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Activisme des ADF : 11 ans déjà depuis le début d’une longue série de tragédie à l’Est de la RDC

Il y a 11 ans, jour pour jour, la RDC connaissait dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), les premiers massacres d’envergure des civils par les rebelles des Forces alliées et démocratiques (ADF), un groupe armé arrivé au Congo à la fin des années 80 et qui n’était jamais aussi hostile contre les populations locales. En effet, ce fut le 2 octobre 2014 que Mukoko et Kokola, 2 villages situés à plus de 20 km au nord de Beni, vivaient une tragédie qui sera, malheureusement le début d’une longue série de tueries dans toute la région de Beni et finalement même au delà, dans les territoires de Mambasa, Irumu (Ituri) et Lubero (Nord-Kivu).

Comme le rappelle l’historien Benjamin Babunga, dans la nuit du 2 octobre 2014, un groupe de gens non autrement identifiés font irruption dans les 2 villages, tuant à leur passage hommes, femmes, enfants et vieillards. Les victimes sont alors décapitées devant les membres de leurs familles, tués à l’aide d’armes blanches. Le gouvernement de Kinshasa avait alors conclu que les rebelles ougandais de l’ADF-NALU étaient responsables de ces tueries.

Depuis lors, le rythme et l’intensité des massacres ont varié. Au cours de ces 11 ans, on a assisté à des massacres similaires dans les agglomérations de Linzo Sisene, Apetinasana, Mayimoya, Kisiki, Eringeti, Kainama, Malehe, Oicha, Ngite, Kadou, Ngadi, Munzambay, Kibidiwe, Matembo, Mavivi, Matiba, et la périphérie de Beni.

Les forces vives locales estiment qu’en 10 ans, c’est plus de 15.000 personnes qui ont été massacrées et plusieurs milliers d’autres enlevés. Des opérations militaires de tout genre ont déjà été menées contre ces djihadistes mais aucune d’elle n’est jamais venue à bout de la nébuleuse. Bien au contraire : l’ADF a déjà repris du poils de la bête et continue de décimer des villages après avoir prêté allégeance à l’Etat islamique.

Charles Mapinduzi

RDC-M23 : Les deux délégations attendues la semaine du 6 octobre prochain pour la suite des pourparlers à Doha

Les délégations congolaises et du M23 pourraient bien se retrouver de nouveau à Doha (Qatar) la semaine du 6 octobre 2025, pour entamer le 6e round des négociations. C’est ce que rapportent des sources au processus de paix en cours.

Le 1e octobre dernier, les représentants de la RDC et du Rwanda dans le cadre du processus de paix de Washington se sont de nouveau réunis au sein du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, un organe chargé de piloter la mise en oeuvre de clauses contenues dans cet accord et ont alors salué l’annonce de ce nouveau round au Qatar dans l’objectif d’avancer la paix en RDC.

Jusqu’ici, il n’y a pas encore d’avancées significatives à Doha, hormis le fait que les 2 camps aient abouti à un compromis pour l’échange des prisonniers respectifs grâce à l’aide du CICR. Le 1e octobre, les délégués congolais et rwandais ont effectivement encouragé la démarche, soutenant la nécessité de l’accès du CICR à tous les prisonniers qui doivent faire l’objet de l’échange entre la RDC et le M23 dans le cadre du processus de Doha.

Charles Mapinduzi

Kongo Central : Jacquemain Shabani intervient en sapeur pompier face à la crise au sein de l’Assemblée provinciale

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a convoqué en urgence, ce vendredi 3 octobre 2025, les deux groupes de députés provinciaux du Kongo-Central, engagés dans une vive querelle autour des pétitions visant d’une part le président et le vice-président de leur organe délibérant, et d’autre part le rapporteur du même bureau

Au terme de ces consultations, le VPM a écouté avec attention les revendications de chaque groupe, avant d’insister sur la nécessité de privilégier la stabilité des institutions provinciales et le maintien de l’ordre public. Il a en outre rappelé que toute sortie de crise devait s’appuyer sur le respect strict des lois et règlements d’ordre intérieur régissant l’Assemblée. Cette intervention a permis de désamorcer la confrontation imminente dans l’hémicycle et de rétablir un climat de dialogue.

Jacquemain Shabani a également martelé sur l’importance de l’engagement signé lors de l’atelier de Kinshasa le mois dernier, qui encourage la concertation entre autorités territoriales, animateurs et membres des institutions provinciales pour résoudre pacifiquement les conflits internes. La résolution de cette crise souligne l’efficacité d’un suivi étroit de la hiérarchie nationale dans le maintien de la cohésion institutionnelle au niveau provincial.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Martin Fayulu réitère son appel au dialogue, gage contre toute menace de Balkanisation du pays

Face à la crise sécuritaire qui secoue la République Démocratique du Congo dans sa partie orientale, l’opposant Martin Fayulu ne cesse d’insister sur la tenue d’un dialogue national inclusif. Dans son message publié, ce vendredi 3 octobre 2025 sur ses réseaux sociaux, le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), estime que seule la voie du dialogue est la solution pour contrer la menace de balkanisation du pays.

Dans la foulée, Fayulu a appelé l’ensemble de ses compatriotes à jouer chacun sa partition et à se mobiliser pour faire échec aux projets des ennemis de la République.  »Peuple congolais, disons un NON ferme et irrévocable à la balkanisation de notre pays. Plus que jamais, la seule voie de salut reste un dialogue national inclusif, sincère et guidé par l’intérêt supérieur de la Nation. Chacun doit assumer sa responsabilité », a-t-il écrit sur son compte X (anciennement Twitter)

Par cet appel, Martin Fayulu tire la sonnette d’alarme sur l’exacerbation des violences dans les zones occupées par les rebelles du M23/AFC. Kinshasa de son côté déplore la volonté belligérante manifestée par la rébellion, en dépit des accords signés. La situation sécuritaire demeure préoccupante dans les localités du Nord et Sud Kivu, mais aussi de l’Ituri.

Blanchi Lungala M

RDC : L’Allemagne exprime son inquiétude après la condamnation à mort de Joseph Kabila

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La condamnation à mort prononcée récemment par la Haute Cour Militaire contre l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, continue de susciter des réactions internationales. Jeudi 2 octobre 2025, Gesa Brautigam, diplomate allemande et directrice Afrique des Affaires Étrangères pour l’Afrique subsaharienne, a exprimé sur son compte X sa préoccupation face à ce qu’elle qualifie de « châtiment cruel et inhumain ».

Dans son message, Brautigam a rappelé la position de l’Allemagne et de l’Union européenne sur la peine de mort, soulignant qu’elle devrait être rejetée en toutes circonstances et appelant à son abolition dans le monde entier. « La peine de mort est une forme de punition cruelle et inhumaine », a-t-elle insisté.

Pour rappel, l’ancien président de la RDC a été condamné en son absence le 29 septembre 2025 pour crimes de guerre et trahison. Le Front Commun pour le Congo (FCC), sa famille politique, a dénoncé ce verdict, estimant qu’il fragilise la cohésion nationale et vise à écarter Joseph Kabila de la scène politique.

Blanchi Lungala M

Haut-Katanga : 182 décès et 1 223 accidents de la route recensés en six mois

Le bilan des accidents de la route dans le Haut-Katanga pour le premier semestre 2025 est alarmant. Selon la Convention nationale de prévention routière (CNPR), la province a enregistré 1 223 collisions ayant causé 182 décès. Lubumbashi concentre à elle seule plus de la moitié des cas, avec 671 accidents, dont 87 mortels, illustrant la gravité de la situation dans la capitale économique de la province.

Christophe Liya, chargé de la technique à la CNPR, a déclaré ce vendredi 3 octobre : « Nous mobilisons la population à respecter le code de la route et à éviter l’alcool au volant pour garantir la vie de nos passagers. Le bilan que nous avons déjà donné est très lourd. » Parmi les facteurs responsables figurent l’alcool au volant, l’excès de vitesse et le non-respect des règles de circulation, aggravés par certaines tracasseries policières qui perturbent la circulation.

Des incidents tragiques ont marqué ces six mois, notamment le 16 avril dernier, lorsqu’un taxi-bus poursuivi par la Police congolaise routière (PCR) a percuté plusieurs passants sur l’avenue Sendwe, causant huit morts sur place. Les conducteurs sont appelés à renforcer la prévention routière et à respecter les règles en vigueur, car « la sécurité sur nos routes dépend de la responsabilité de chacun », rappelle Christophe Liya.

Cedrick Katay Kalombo

Kasaï-Oriental : Félix Tshisekedi attendu à Mbuji-Mayi pour inaugurer l’Université officielle

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Sauf changement de dernière minute, le Président de la République, Félix Tshisekedi, se rendra le 6 octobre prochain à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, pour inaugurer l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM). Les travaux de construction et de modernisation, lancés en avril 2022 par l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi Butondo, sont désormais achevés et les barricades ayant bloqué les chantiers depuis plusieurs mois ont été retirées lundi dernier.

L’Université officielle de Mbuji-Mayi, réalisée par une entreprise russe, comprend 16 auditoires de 200 places, 2 amphithéâtres de 400 places, une salle informatique de 60 postes, ainsi qu’une bibliothèque de 44 tables de lecture. Elle dispose également d’une salle des professeurs de 25 places, d’une résidence estudiantine de 154 chambres, d’un réseau autonome d’eau potable, d’un grand groupe électrogène et d’une connexion électrique privée, le tout sécurisé par une clôture métallique.

La mise en service de cette infrastructure moderne illustre la volonté du gouvernement congolais d’améliorer les conditions d’enseignement supérieur et de fournir des cadres de qualité dans l’espace Grand Kasaï, contribuant ainsi au développement académique et socio-économique de la région.

Blanchi Lungala M

Assemblée nationale : l’UNC revendique la succession de Vital Kamerhe

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La destitution de Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale relance les débats sur sa succession. À la plénière du jeudi 02 octobre, le député Jean-Baudouin Mayo Mambeke a rappelé que le poste devrait revenir logiquement au regroupement AA/UNC, considéré comme la deuxième force politique de la majorité parlementaire, sauf décision contraire de la Haute Autorité de l’Union sacrée de la Nation (USN).

Le cadre de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a insisté sur l’attachement de son parti au partenariat avec l’UDPS et à l’accompagnement du président Félix Tshisekedi. Selon lui, l’UNC reste « totalement engagée à soutenir la vision du Chef de l’État », poursuivant ainsi la collaboration entamée dès le début du mandat.

À  la veille de la démission de Vital Kamerhe, une délégation de l’UNC avait été reçue par le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, dans le but d’apaiser les tensions croissantes entre les deux principales composantes de la majorité parlementaire.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Les agents du ministère de la Formation professionnelle réclament leurs arriérés de salaire

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Les agents et cadres du ministère de la Formation professionnelle ont manifesté ce vendredi 3 octobre à Kinshasa pour exiger le paiement de plusieurs mois d’arriérés salariaux. Ils accusent leur ministre de tutelle, Marc Ekila, de bloquer ces paiements et conditionnent la reprise du travail à la régularisation de leur situation.

Au-delà de cette revendication financière, les manifestants réclament également le départ du ministre Ekila, estimant qu’il a failli dans la gestion de ce portefeuille. Leur mouvement intervient trois jours après la rencontre tenue le 30 septembre entre le ministre et les représentants légaux, les coordinations, les détenteurs de centres et les formateurs, consacrée à la question du paiement des agents du secteur.

Lors de ces échanges, Marc Ekila avait promis d’examiner les conditions salariales, tout en appelant à une évaluation approfondie du secteur. Il avait aussi annoncé la tenue prochaine des États généraux de la formation professionnelle afin d’assainir les mandats de gestion et de mettre en place une prise en charge durable.

Par Bienvenu Musoy

Kinshasa/Gombe : le gouvernement annonce la démolition des constructions anarchiques sur l’avenue Tabu-Ley

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Le gouvernement provincial de Kinshasa, par le biais du ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alain Tshilungu, a annoncé la démolition imminente de toutes les constructions anarchiques sur l’avenue Tabu-Ley (ex-Tombalbay) dans la commune de Gombe. Cette décision vise à privilégier l’intérêt général et à faciliter la modernisation de cette artère stratégique de la capitale.

Selon le communiqué officiel, ces constructions illégales entravent le déroulement des travaux de réhabilitation et de construction des routes. Le gouvernement souligne que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la mobilité urbaine et de la modernisation des infrastructures de Kinshasa.

Dans une mégapole confrontée aux embouteillages et aux catastrophes naturelles, l’exécutif provincial estime que la démolition des constructions anarchiques constitue une solution pour certains problèmes urbains. Il est toutefois recommandé que des mesures d’accompagnement soient mises en place afin de limiter les impacts négatifs sur les populations affectées.

Blanchi Lungala M