Dans une tribune publiée ce vendredi, l’analyste politique Me Prince Lukeka appelle à défendre le « nouveau narratif congolais », concept porté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Selon lui, ce récit souverain incarne désormais la dignité nationale face aux tentatives de diversion et de manipulation visant à affaiblir la République.
« Ce narratif n’est pas une improvisation. Il est une conquête de grandeur », écrit Me Lukeka. Dans son argumentaire, il insiste sur la nécessité pour la République Démocratique du Congo (RDC) de se réapproprier son image et son discours, afin de contrer les clichés de guerre et de misère.
Une souveraineté narrative aux multiples dimensions
La tribune rappelle que la RDC est bien plus qu’un champ de conflits. Avec le bassin du fleuve Congo et sa forêt équatoriale, le pays représente la deuxième réserve écologique mondiale après l’Amazonie, essentielle pour réguler le climat et absorber des milliards de tonnes de CO₂.
À cela s’ajoutent les ressources stratégiques du sous-sol – cobalt, coltan, lithium – qui constituent le socle de la transition énergétique mondiale. « Ces richesses ne sont plus un butin destiné au pillage, mais un levier pour un développement équitable », souligne l’auteur.
Mémoire, jeunesse et résilience
Me Lukeka rappelle également le « GENOCOST », tragédie marquée par des millions de morts, comme une source de légitimité historique pour la RDC dans les débats sur justice et réconciliation. De plus, la vitalité démographique – 60 % de la population ayant moins de 25 ans – est présentée comme une force de créativité et d’innovation.
« Cette génération est la locomotive de l’espérance et du renouveau », affirme la tribune.
Défense et crédibilité internationale
Le texte met en avant les réformes sécuritaires menées sous la présidence de Félix Tshisekedi : adoption de la loi de programmation militaire, création de la réserve armée, modernisation des équipements et revalorisation des soldes. Ces mesures visent à garantir la souveraineté et la sécurité du pays.
Sur le plan international, l’auteur cite l’élection de la RDC au Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU (où elle occupe une vice-présidence) et au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le mandat 2026-2027 comme preuves de la montée en crédibilité du pays.
« Un antidote contre l’empire du mensonge »
Face aux campagnes de manipulation venues de Kigali et relayées par des complicités internes, le nouveau narratif se veut un antidote. « La République Démocratique du Congo n’est plus condamnée au silence. Elle a repris la parole, et avec elle la maîtrise de son récit », insiste Me Lukeka.
Pour lui, cette souveraineté narrative repose sur un mot simple : la dignité du peuple congolais.
Gilbert Ngonga