Accueil Blog Page 497

Nord-Kivu : l’armée congolaise multiplie les frappes aériennes contre le M23

0

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié, depuis plusieurs jours, leurs frappes aériennes contre les positions du M23 dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu. Des avions de chasse et des drones CH-4 ont été déployés pour cibler les bastions rebelles, notamment autour de la cité de Buleusa, bombardée le jeudi 2 octobre, selon des témoins sur place.

D’après des sources sécuritaires, les frappes visent en priorité les voies de ravitaillement du mouvement rebelle, y compris certaines carrières minières utilisées pour financer et approvisionner ses troupes. Le pont stratégique de Mpeti, à Walikale, aurait également été touché afin de freiner les mouvements de combattants vers Walikale-centre, dans un contexte marqué par des soupçons d’expansion vers l’ex-Province Orientale.

Face à ces offensives, le M23 a reconnu implicitement les bombardements dans un communiqué, suscitant des réactions d’habitants du Nord-Kivu qui y voient un signe de vulnérabilité du mouvement. « Quand le M23 multiplie des communiqués sur les offensives avec les FARDC, c’est qu’il a vraiment été touché. L’armée doit continuer », estime un ressortissant local.

Par Charles Mapinduzi

Succession de Vital Kamerhe : l’Assemblée nationale attend les directives de Tshisekedi

Près de deux semaines après la démission de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale, aucune indication claire n’a encore été donnée sur son remplacement. Le bureau intérimaire dirigé par Isaac Tshilumbayi, cadre de l’UDPS, n’a pas annoncé de calendrier pour l’élection du nouveau président.

Lors de la plénière du jeudi 2 octobre, Tshilumbayi a indiqué que la Chambre basse se tournait vers le chef de l’État pour recevoir des orientations. Une position qui a aussitôt suscité des critiques, rappelant que lors de la destitution de Kamerhe, Félix Tshisekedi avait soutenu qu’il s’agissait d’une affaire interne au Parlement. « Quand il s’agit d’évincer un président, on parle de compétence interne. Mais pour le remplacer, on attend le chef de l’État. Soit le Parlement est indépendant, soit il n’est qu’une caisse de résonance de la Présidence », a réagi l’ancien ministre Jean-Claude Kibala.

Ce nouvel épisode met une fois de plus en lumière la dépendance du Parlement vis-à-vis de l’exécutif. Majoritairement acquis à Félix Tshisekedi, les deux Chambres peinent à s’affirmer comme véritables organes de contrôle, se contentant souvent d’accompagner l’action du Gouvernement, au grand dam de l’opposition.

Par Charles Mapinduzi

Kinshasa : les agents publics urbains annoncent un sit-in pour réclamer 9 mois d’arriérés

Les agents de l’Administration Publique Urbaine de Kinshasa prévoient un sit-in ce lundi 6 octobre 2025 devant l’hôtel de ville pour exiger le paiement de neuf mois d’arriérés de rémunérations. Dans un communiqué publié jeudi 2 octobre, l’intersyndicale indique que la marche partira du Boulevard du 30 Juin pour chuter devant le cabinet du gouverneur Daniel Bumba. Les syndicalistes n’excluent pas de déclencher une grève générale à la même date si leurs revendications ne sont pas entendues.

L’intersyndicale rappelle qu’un accord avait été signé avec l’Exécutif provincial le 6 septembre dernier, prévoyant l’apurement progressif des arriérés dès le 20 septembre. Mais selon elle, aucune concrétisation n’a suivi, ce qui entretient un climat de méfiance. Les agents exigent le paiement immédiat d’au moins trois mois de salaires sur les neuf dus, sans excuses ni explications.

En outre, les agents dénoncent la gestion jugée chaotique des autorités provinciales, pointant du doigt l’« incompétence » et les « promesses fallacieuses » du gouverneur. Ils estiment que cette situation plonge les familles dans une misère intenable, aggravant la crise sociale déjà perceptible dans la capitale.

Blanchi Lungala M

RDC : Roger Kamba prêche par l’exemple en se vaccinant contre le virus Ebola

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a choisi de se faire vacciner publiquement contre le virus Ebola jeudi 2 octobre, envoyant ainsi un message fort à la population. Par ce geste, il entend non seulement réaffirmer la confiance des autorités sanitaires dans le vaccin, mais aussi inciter les Congolais à suivre l’exemple afin de briser la méfiance qui entoure encore les campagnes de vaccination.

Au-delà de son acte symbolique, le ministre a mis en avant la riposte nationale déjà en cours. Il a salué le travail du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) et de son coordonnateur, le professeur Christian Ngandu, dont les équipes sont en première ligne face aux urgences sanitaires multiples : Ebola, choléra et Mpox. Selon lui, l’épidémie d’Ebola est désormais contenue dans une seule zone de santé, signe que les efforts conjugués portent des résultats encourageants.

Les chiffres récemment communiqués confirment cette tendance. À ce jour, 64 cas ont été recensés, dont 53 confirmés, avec un total de 42 décès. Treize patients sont toutefois déjà guéris, un signal positif pour la suite de la riposte. Dans la zone la plus touchée, Bulape, aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis cinq jours, une stabilité qui alimente l’espoir de maîtriser définitivement la flambée.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Face aux diversions, le nouveau narratif s’impose comme un acte de dignité nationale

0

Dans une tribune publiée ce vendredi, l’analyste politique Me Prince Lukeka appelle à défendre le « nouveau narratif congolais », concept porté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Selon lui, ce récit souverain incarne désormais la dignité nationale face aux tentatives de diversion et de manipulation visant à affaiblir la République.

« Ce narratif n’est pas une improvisation. Il est une conquête de grandeur », écrit Me Lukeka. Dans son argumentaire, il insiste sur la nécessité pour la République Démocratique du Congo (RDC) de se réapproprier son image et son discours, afin de contrer les clichés de guerre et de misère.

Une souveraineté narrative aux multiples dimensions

La tribune rappelle que la RDC est bien plus qu’un champ de conflits. Avec le bassin du fleuve Congo et sa forêt équatoriale, le pays représente la deuxième réserve écologique mondiale après l’Amazonie, essentielle pour réguler le climat et absorber des milliards de tonnes de CO₂.

À cela s’ajoutent les ressources stratégiques du sous-sol – cobalt, coltan, lithium – qui constituent le socle de la transition énergétique mondiale. « Ces richesses ne sont plus un butin destiné au pillage, mais un levier pour un développement équitable », souligne l’auteur.

Mémoire, jeunesse et résilience

Me Lukeka rappelle également le « GENOCOST », tragédie marquée par des millions de morts, comme une source de légitimité historique pour la RDC dans les débats sur justice et réconciliation. De plus, la vitalité démographique – 60 % de la population ayant moins de 25 ans – est présentée comme une force de créativité et d’innovation.

« Cette génération est la locomotive de l’espérance et du renouveau », affirme la tribune.

Défense et crédibilité internationale

Le texte met en avant les réformes sécuritaires menées sous la présidence de Félix Tshisekedi : adoption de la loi de programmation militaire, création de la réserve armée, modernisation des équipements et revalorisation des soldes. Ces mesures visent à garantir la souveraineté et la sécurité du pays.

Sur le plan international, l’auteur cite l’élection de la RDC au Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU (où elle occupe une vice-présidence) et au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le mandat 2026-2027 comme preuves de la montée en crédibilité du pays.

« Un antidote contre l’empire du mensonge »

Face aux campagnes de manipulation venues de Kigali et relayées par des complicités internes, le nouveau narratif se veut un antidote. « La République Démocratique du Congo n’est plus condamnée au silence. Elle a repris la parole, et avec elle la maîtrise de son récit », insiste Me Lukeka.

Pour lui, cette souveraineté narrative repose sur un mot simple : la dignité du peuple congolais.

Gilbert Ngonga

Kananga : FMMDI plaide pour l’exemption fiscale des survivantes de violences basées sur le genre

0

Avec l’appui du PNUD et du Canada, l’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral (FMMDI) a présenté, mercredi 2 octobre 2025, une note de plaidoyer à la Ministre provinciale des Affaires sociales du Kasaï-Central. L’objectif est d’obtenir un statut d’indigence pour les survivantes de violences basées sur le genre (VBG), afin de les exempter du paiement de taxes et tickets dans les marchés de Kananga.

La Directrice générale de FMMDI, Nathalie Kambala, a souligné que cette mesure garantirait aux femmes concernées un meilleur accès aux services sociaux et les protégerait des tracasseries fiscales. Elle a également plaidé pour la délivrance de documents d’autorisation d’exercer leurs activités génératrices de revenus, afin de sécuriser leurs initiatives économiques.

En réaction, la Ministre provinciale des Affaires sociales a salué cette initiative et promis de transmettre le dossier au Gouverneur de province. Sa conseillère chargée des questions de VBG a proposé la mise en place d’un document officiel pour les bénéficiaires, accompagné d’une note technique à l’attention du Gouverneur.

Fabrice Kabamba

CAF-Match des Légendes : Kinshasa accueille une fête du football africain

0

Kinshasa s’apprête à devenir la capitale du football continental à l’occasion de la 47e Assemblée Générale Ordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF), prévue le lundi 6 octobre 2025. Cet événement réunira dirigeants, décideurs et figures emblématiques pour réfléchir aux progrès réalisés, aux perspectives des compétitions et au développement structurel du football en Afrique.

Moment fort de ce rendez-vous, un prestigieux panel de légendes africaines sera présent pour marquer l’édition : Herita Ilunga et Jean-Florent Ibenge pour la RDC, Didier Drogba, El Hadji Diouf, Emmanuel Adebayor, Kalusha Bwalya, Geremi Njitap, Gaëlle Enganamouit ou encore Sophia Mwasikili. Aux côtés du président de la CAF, Patrice Motsepe, ces icônes incarneront la mémoire, la passion et l’ambition du sport roi sur le continent.

En prélude à l’assemblée, un match d’exhibition des Légendes est prévu ce samedi 4 octobre au Stade des Martyrs de Kinshasa. Cette rencontre symbolique réunira anciennes gloires et personnalités du football autour d’un moment de communion avec le public congolais, célébrant l’unité africaine et l’héritage d’un sport qui continue d’unir le continent.

Voldy Matiafu

Haut-Uele : Le retour des éleveurs Mbororo à Dungu, Watsa et Faradje ravive les tensions

Le retour des éleveurs Mbororo dans les territoires de Dungu, Watsa et Faradje, dans la province du Haut-Uele, a été confirmé ce mercredi 1er octobre 2025 par le capitaine Yuma, porte-parole militaire du secteur opérationnel FARDC/Haut-Uele 2. Initialement regroupés sur le site de Nambia, dans le territoire de Niangara, pour un cantonnement encadré par les services compétents tels que la Direction Générale de Migration (DGM), les éleveurs nomades ont de nouveau circulé vers d’autres zones, faute d’un relais effectif des services civils pour leur accueil et leur gestion.

Selon le capitaine Yuma, cette défaillance logistique, combinée à la crise alimentaire et au manque d’eau pour le bétail sur le site de Nambia, expliquerait ce déplacement. Le nombre d’éleveurs aurait sensiblement augmenté, avec des arrivées depuis la République centrafricaine voisine, situation qualifiée par l’officier militaire d’« acte de sabotage d’autorité » face à l’échec du processus de désarmement et de réintégration.

Le retour des Mbororo suscite une vive inquiétude auprès des populations locales, déjà marquées par les dégâts agricoles et l’insécurité liés aux précédents passages. La présence de ces éleveurs, souvent source de conflits et d’inflation des prix des produits agricoles, relance un dossier sensible nécessitant une coordination urgente des autorités congolaises et des services sécuritaires et migratoires pour prévenir toute aggravation de la situation humanitaire et sécuritaire.

Guyvenant Misenge

Kananga : FMMDI équipe les leaders communautaires de mégaphones, gilets et banderoles pour lutter contre les VBG

Mardi 1er octobre 2025, six leaders communautaires de la ville de Kananga (Kasaï-Central) ont été dotés de matériels destinés à la sensibilisation contre les violences basées sur le genre (VBG), dans le but de renforcer l’action communautaire pour la promotion de l’égalité et la protection des droits des femmes et des filles.

La remise de ces kits, comprenant mégaphones, gilets, polos, banderoles, dépliants et boîtes à images, a été organisée par l’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral (FMMDI), avec l’appui technique du PNUD et le financement du Canada, dans le cadre du projet « Justice, Autonomisation et Dignité de la femme et de la jeune fille ». La cérémonie a rassemblé la ministre provinciale du Genre, la responsable de la Division provinciale du Genre, ainsi que des représentants de la société civile.

Les bénéficiaires, ayant signé un acte d’engagement, utiliseront ces outils pour mener des campagnes de sensibilisation de masse, des dialogues communautaires et des émissions radiophoniques afin d’informer et mobiliser la population sur la lutte contre les VBG.

Fabrice Kabamba

Nord-Kivu : Une centaine de miliciens se rendent aux FARDC à Lubero

Le jeudi 2 octobre dernier, quatre éléments du groupe FPP/AP dirigé par le général autoproclamé Kabido se sont rendus aux autorités provinciales du Nord-Kivu à Ivingu, dans le territoire de Lubero, munis de leurs armes.

Cette reddition est significative dans un contexte sécuritaire délicat, d’autant qu’une partie du territoire de Lubero reste sous le contrôle du M23. Le gouverneur militaire, le général Evariste Somo, a salué le courage, la détermination et le patriotisme de ces miliciens, les exhortant à contribuer au retour de la paix dans la région.

Bien que hostiles au gouvernement par le passé, ces miliciens, ainsi que leur chef, s’étaient rapprochés de l’État avec l’avènement du M23. Cependant, face à l’avancée de la rébellion dans le territoire de Lubero et à l’éventualité que le M23 étende son contrôle, Kabido avait un moment annoncé son ralliement à cette rébellion. Rapidement désavoué par une partie de ses hommes et critiqué par l’opinion, il est revenu sur ses propos, niant son adhésion au M23.

Ce mea culpa n’a cependant jamais été pris au sérieux. Pour beaucoup, Kabido avait ainsi révélé sa véritable nature. Quelques jours plus tôt, il avait été appréhendé par les services congolais et serait actuellement détenu dans une prison à Kinshasa. C’est dans ce contexte qu’une centaine de ses hommes ont finalement choisi de se rendre.

Charles Mapinduzi