Les chefs d’État de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) expriment leur inquiétude face au procès visant l’ancien président congolais Joseph Kabila. Le 22 août dernier, le ministère public a requis la peine de mort à son encontre pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel, une décision jugée « offensante et symboliquement dangereuse » par plusieurs capitales régionales, selon Africa Intelligence du lundi 22 septembre.
Les dirigeants de la SADC redoutent qu’une telle sévérité n’instaure un précédent lourd de conséquences pour la stabilité politique dans la région. Plusieurs États membres ont déjà fait part de leur mécontentement à Kinshasa, appelant les autorités congolaises à tempérer le climat autour de ce dossier hautement sensible.
Alors que le verdict est attendu dans les prochains jours, les proches de Joseph Kabila dénoncent un procès politique visant à écarter un adversaire de poids. Ils soulignent le paradoxe d’un gouvernement engagé dans des pourparlers avec le M23 à Doha, tout en poursuivant l’ancien chef d’État qu’il accuse d’en être le véritable instigateur.
Charles Mapinduzi
