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Haut-Uelé : Huit mois d’arrêt des travaux sur la route Aba-Faradje aggravent la crise locale

Les travaux de réhabilitation de la route Aba-Faradje, longue de 67 kilomètres dans la province du Haut-Uelé, sont interrompus depuis plus de huit mois. À peine 11 kilomètres ont été réalisés, rendant désormais la circulation impossible pour les véhicules, motos et vélos. La dégradation avancée de la route et l’effondrement du pont Njoro compliquent la vie quotidienne des populations et freinent les activités économiques dans la région.

Le député national Etienne Andrito Alendo, élu de Faradje, a alerté sur les conséquences de cette situation, notamment la hausse des prix des denrées et le risque d’une crise alimentaire. Selon lui, plus de 150 gros véhicules mettent désormais plus d’un mois pour traverser la rivière à la barque là où le pont s’est écroulé, chaque traversée coûtant environ 350 dollars américains.

Le député appelle le gouvernement central et provincial à intervenir rapidement pour réhabiliter la route et le pont entre Faradje et Watsa, au village Vodo, situé à 11 kilomètres de Faradje-centre. Entre-temps, le blocage de cette voie d’intérêt général continue de pénaliser les agriculteurs et les opérateurs économiques de la région.

Rodriguez Kikamba

Mbuji-Mayi : L’Autorité de régulation des marchés publics sensibilise sur la transparence

À Mbuji-Mayi, le président du Conseil d’administration de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), Armand Tshamala Kaninda, a échangé le weekend avec le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, des députés provinciaux, des magistrats ainsi que d’autres parties prenantes. Cette rencontre visait à rappeler l’importance d’une gestion transparente des marchés publics, gage d’égalité entre soumissionnaires et de respect des besoins réels de la population.

Armand Tshamala a rappelé que la bonne gouvernance dans ce secteur repose sur trois acteurs clés : l’autorité contractante, le ministère des Infrastructures et Travaux Publics avec les titulaires des marchés, ainsi que la société civile bénéficiaire des ouvrages. Selon lui, il est essentiel que ces acteurs collaborent pour garantir la conformité et la transparence de chaque marché public.

« Nous sommes venus à Mbuji-Mayi pour faire passer le message de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, qui émet les règlements et textes devant encadrer la passation des marchés. Ce travail de sensibilisation et d’identification des besoins au niveau provincial permettra d’assurer que les normes soient respectées par toutes les autorités contractantes », a souligné le PCA.

Rodriguez Kikamba

Assemblée nationale : Envol critique les députés préoccupés par leurs avantages

Le parti politique de l’opposition Ensemble National des Valeureux Œuvrant pour la Liberté (ENVOL), dirigé par Delly Sesanga, a lancé ce week-end à Kinshasa la campagne de vulgarisation de son projet intitulé « Refondation du Congo », marquant ainsi sa rentrée politique.

À cette occasion, le secrétaire général du parti, Me Rodrigue Ramazani, a appelé les militants à se mobiliser autour de cette initiative qu’il qualifie d’alternative pour répondre aux défis nationaux, notamment les tueries récurrentes dans l’Est du pays. Il a dénoncé la mauvaise gouvernance qui, selon lui, empêche les Congolais de bien vivre et rappelé que l’Envol, par la voix de son président, avait déjà milité pour la réduction du train de vie des institutions.

Revenant sur la crise politique actuelle à l’Assemblée nationale, Me Ramazani a critiqué les députés qui, selon lui, privilégient leurs intérêts personnels au détriment de ceux de leurs électeurs.

« Pendant que les gens meurent, que les embouteillages et la faim frappent la population, les députés se battent pour l’augmentation de leurs salaires, sans aucun souci des conditions des fonctionnaires », a-t-il déclaré.

Rodriguez Kikamba

Lutte contre les constructions anarchiques : Une maison détruite sur un caniveau à Kinshasa

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Une maison construite illégalement au-dessus d’un caniveau dans le quartier Aketi, commune de Kinshasa, a été démolie ce dimanche 21 septembre 2025 lors d’une opération de démantèlement des constructions anarchiques. L’intervention a été supervisée par le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba.

« Nous sommes ici pour mettre fin à une occupation illégale qui viole les normes urbanistiques. Cette maison, bâtie sur un caniveau, représente un danger pour la salubrité publique et empêche la libre circulation des eaux. De telles pratiques ne peuvent être tolérées », a déclaré le ministre sur place.

Cette action s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales de restaurer l’ordre urbanistique et de prévenir les inondations récurrentes à Kinshasa. Le ministère provincial de l’Environnement annonce que d’autres démolitions sont prévues dans plusieurs quartiers de la capitale, appelant les habitants à respecter les normes de construction pour préserver l’environnement urbain et la sécurité publique.

Fabrice Kabamba

Lubumbashi : Jacquemain Shabani plaide pour le rôle des autorités locales dans la gouvernance et la paix

Le vice Premier ministre ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a clôturé ce dimanche 21 septembre à Lubumbashi dans le Haut -Katanga,les travaux de la 12ᵉ Assemblée générale de la Plateforme des autorités locales des pays des Grands Lacs (PALPGL). Devant les maires et les délégués venus de plusieurs pays africains, il a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à accompagner les autorités locales dans leurs initiatives.

« Le gouvernement reste engagé à promouvoir une gouvernance inclusive et durable », a-t-il insisté, tout en appelant au renforcement du dialogue régional.

Le ministre n’a pas manqué d’évoquer les tensions régionales, regrettant l’absence de la délégation rwandaise à cette rencontre. À travers son message, il a rappelé que la PALPGL demeure « un instrument essentiel de coopération et de stabilité dans la région ». Transmettant également la vision du chef de l’État, il a souligné que Félix Tshisekedi veut « mettre fin à cette guerre imposée depuis plusieurs décennies », réaffirmant ainsi la volonté de Kinshasa de s’investir pour la paix et le vivre-ensemble.

Réunis du 17 au 21 septembre, les participants à cette assemblée parmi lesquels des maires de la région des Grands Lacs, des délégations du Kenya, de la Zambie, du Cameroun et de la Tanzanie, mais aussi des représentants du gouvernement, de la société civile et du monde académique ont adopté plusieurs recommandations. Ces résolutions insistent sur un rôle accru des autorités locales dans les politiques climatiques et environnementales, notamment dans le cadre de la lutte contre les effets de la crise climatique et la réduction des risques de catastrophes.

 

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Le PNUD salue la restauration de 14 000 hectares de forêts et la réhabilitation de 40 000 hectares agricoles

Un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publié en septembre 2025, met en évidence les avancées environnementales de la République démocratique du Congo pour l’année 2024. Le document indique que le pays a restauré plus de 14 000 hectares de forêts et réhabilité près de 40 000 hectares de terres agricoles, dans le cadre d’une transition écologique et énergétique souveraine.

Ces efforts traduisent la volonté du gouvernement de concilier protection des écosystèmes, sécurité alimentaire et développement durable. En parallèle, plus de 600 infrastructures sociales ont été construites et plus de 7 000 petites et moyennes entreprises soutenues, confirmant une approche intégrée de développement.

Au-delà des résultats chiffrés, le rapport souligne que ces initiatives ouvrent la voie à la finance carbone, appelée à devenir un levier stratégique pour valoriser les territoires forestiers. Pour le PNUD, l’engagement de la RDC illustre une dynamique vers un avenir plus vert, plus inclusif et résilient.

Guyvenant Misenge

Assemblée nationale : Le rapport sur la pétition visant le bureau Kamerhe attendu ce lundi

Les députés nationaux se réunissent ce lundi 22 septembre en plénière sous la présidence du premier vice-président, Jean-Claude Tshilumbayi, pour examiner le rapport de la commission spéciale chargée d’analyser la pétition contre le bureau de Vital Kamerhe, à l’exception du deuxième vice-président Christophe Mboso. Constituée pour 72 heures, cette commission a auditionné à la fois les membres du bureau visés et les députés pétitionnaires.

La décision de la plénière, attendue à l’issue de ce rapport, pourrait sceller le sort de Vital Kamerhe et de son équipe à la tête de l’Assemblée nationale. Les partisans du président de la chambre basse dénoncent des irrégularités dans le processus, évoquant notamment la signature d’un député fictif supposément proche de Christophe Mboso. Ces accusations ont été rejetées par Steeve Mbikayi, membre de la commission, qui assure que la procédure s’est déroulée dans les règles.

Si le bureau Kamerhe venait à tomber, l’Assemblée nationale serait dirigée par un bureau d’âge, avec le retour de Christophe Mboso N’kodia en tant que doyen pour assurer l’intérim. Cette plénière apparaît donc décisive pour l’avenir de la direction de l’hémicycle congolais.

Bienvenu Musoy

RDC : La VSV alerte sur les risques de la crise politique à l’Assemblée nationale

La Voix des sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a réagi ce dimanche 21 septembre à la pétition visant le bureau de l’Assemblée nationale, rappelant que si la démarche des députés repose sur une légalité incontestable, son opportunité interroge au regard du contexte sécuritaire. L’organisation évoque en particulier l’agression dont est victime la République démocratique du Congo et l’occupation prolongée des villes de Goma et de Bukavu.

Dans ce contexte, la VSV redoute que les tensions politiques internes ne détournent l’attention des autorités et de la population de la situation dramatique à l’Est du pays et des urgences sociales qui persistent. Elle exhorte les élus nationaux à agir avec responsabilité afin que la crise parlementaire ne fragilise pas davantage la cohésion nationale.

Tout en appelant les députés mis en cause à tirer les leçons des griefs formulés contre eux, l’organisation insiste sur la nécessité de privilégier l’intérêt supérieur du pays. Qu’ils soient maintenus ou déchus, souligne la VSV, leur contribution reste indispensable pour garantir un meilleur fonctionnement de l’Assemblée nationale et renforcer la démocratie congolaise.

Gilbert Ngonga

Coupure d’électricité à l’aéroport de Ndjili : Un nouveau coup dur dans les dysfonctionnements

Dans la matinée de ce dimanche 21 septembre vers 05h50, l’aéroport international de Ndjili (Kinshasa) a subi une coupure d’électricité. Selon Kin Kiey Mulumba, président du Conseil d’Administration de la Régie des Voies Aériennes (RVA-SA), les équipements datant de 2014 n’ont pas pu reprendre automatiquement le relais.

L’origine du problème

D’après le PCA de la RVA-SA, la coupure est survenue après le départ du président Félix Tshisekedi, dans des circonstances encore inexpliquées. Les équipements de secours — notamment l’inverseur de charge — ne sont plus fiables car arrivés en obsolescence. En conséquence, la RVA-SA envisage d’abandonner le recours à la SNEL (Société Nationale d’Électricité) pendant la nuit et de fonctionner avec les groupes électrogènes pour les coupures, mais cela implique un renouvellement urgent du matériel défectueux.

La récente précédente coupure et la suspension

Cette nouvelle panne intervient alors qu’une coupure longue avait déjà eu lieu le 11 septembre 2025, de 00h24 à 05h20, plongeant l’aéroport dans le noir total. Ce jour-là, plusieurs avions ont dû être détournés vers Brazzaville. L’aéronef transportant le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui revenait d’Astana (Kazakhstan), était en phase d’atterrissage pendant cette panne. Heureusement, malgré l’obscurité, l’atterrissage s’est déroulé sans incident majeur.

À la suite de cet incident du 11 septembre, des sanctions ont été engagées : le commandant de l’aéroport de Ndjili a été suspendu, pour ne pas avoir respecté les instructions concernant l’achat de l’inverseur de charge adéquat, et pour la gestion du protocole d’urgence en cas de panne. Plus récemment (seulement quelques jours avant la panne du 05h50 de ce matin), le directeur général de la RVA-SA, Léonard Ngoma Mbaki, a lui-même été suspendu pour trois mois à titre conservatoire, en raison d’indices de fautes de gestion liés à ces incidents.

Le voyage de Félix Tshisekedi : où s’envolait-il ?

Ce dimanche 21 septembre 2025, le président congolaise Félix-Antoine Tshisekedi est arrivé à New York (États-Unis), accompagné de la Première Dame et de membres de son gouvernement, pour participer à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies.

Le programme prévoit notamment :

des activités de commémoration du 80ᵉ anniversaire de l’ONU sous le thème « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».

son discours à l’Assemblée générale prévu pour le mardi 23 septembre (heure de Congolais : 19h Kinshasa)

la participation à divers rendez-vous bilatéraux ainsi qu’à des discussions sur des enjeux majeurs : sécurité, développement, droits humains, et plus spécialement la reconnaissance du « Génocost » congolais.

Analyse et perspectives

L’enchaînement des coupures à l’aéroport de Ndjili, surtout celles qui coïncident avec des déplacements présidentiels, soulève plusieurs questions :

la fiabilité des équipements de secours — on évoque le matériel obsolète, le manque d’inverseur fiable ou l’improvisation de dépannage de nuit ;

la planification et la maintenance préventive : si les responsabilités se confirment, il y aurait des manquements dans les chaines de commandement ou de suivi technique ;

l’image nationale et internationale : des pannes à l’aéroport principal du pays pendant des moments sensibles (retour du président, arrivée de vols internationaux) affectent la crédibilité de l’État, tant devant les citoyens que sur la scène diplomatique.

Gilbert Ngonga

Mbilia Bel témoigne après un accident mystique à la Cité Bethel

Quelques jours après avoir survécu à un accident qualifié de mystique et mortel à Kinshasa, l’icône de la rumba congolaise Mbilia Bel a fait une apparition remarquée ce dimanche 21 septembre à l’église Cité Bethel, dans la commune de Limete, dirigée par le pasteur Moïse Mbiye.

Émue devant une assemblée touchée par sa présence, la chanteuse a rendu grâce à Dieu pour sa survie :

« L’amour de Dieu m’a gardée en vie. Je suis debout aujourd’hui uniquement par sa grâce », a-t-elle confié.

Elle a également souligné l’impact spirituel des chants de Moïse Mbiye, qu’elle considère comme une source d’inspiration et de force dans sa foi.

Ce témoignage, salué par les fidèles, confirme un tournant spirituel dans la vie de celle qu’on surnomme la « Cléopâtre » de la musique congolaise. Entre reconnaissance et foi, Mbilia Bel a délivré un message d’espérance et de courage à tous ceux qui traversent des épreuves.

Voldy Matiafu