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RDC : Jacky Ndala pas encore éligible à une libération conditionnelle, selon Guillaume Ngefa

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Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a évoqué Lors d’un briefing tenu ce mercredi 17 septembre à Kinshasa,la situation de l’opposant Jacky Ndala, détenu à la prison centrale de Makala.Interrogé sur une possible libération conditionnelle, le ministre a précisé que « pour obtenir une libération conditionnelle, il faut remplir certains critères, notamment avoir passé ⅔ de sa peine, ce qui n’est pas le cas de Monsieur Ndala ». Selon lui, la décision de libération relève du ministère de la Justice et du parquet, mais « nous devons nous assurer que les personnes à libérer remplissent effectivement les critères ».

Concernant l’état de santé préoccupant de l’ancien président de la jeunesse du parti Ensemble pour la République, Ngefa a assuré que Jacky Ndala avait déjà reçu des soins médicaux après avoir été transféré vers deux hôpitaux de la capitale. Le ministre a ajouté que « aujourd’hui, il est retourné à la prison de Makala. Un médecin suit l’évolution de sa santé et nous aurons un rapport sur ses conditions ».

Jacky Ndala, par l’intermédiaire de ses avocats, avait sollicité un transfert hospitalier afin de bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée, quelques jours après avoir alerté l’opinion publique sur sa santé. Dans ses déclarations médiatiques, l’opposant avait évoqué les risques encourus et laissé entendre que son éventuel décès pourrait être imputé au pouvoir en place.

Cedrick Katay Kalombo

RDC – Tshopo : Doudou Fwamba et l’ambassadeur de France misent sur des solutions rapides à la crise énergétique

Le dossier énergétique de la Tshopo s’est invité au cœur des échanges entre le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, ce mercredi 17 septembre à Kinshasa. Le ministre a relayé les plaintes des habitants de Kisangani ainsi que des élus locaux, dénonçant des délestages chroniques. Il a plaidé pour des solutions urgentes :

« Il est impératif de combiner des mesures immédiates et des projets de long terme », a-t-il insisté, appelant les partenaires internationaux à agir rapidement.

Du côté français, le diplomate a confirmé que l’énergie demeure un pilier de la coopération entre les deux pays. « L’AFD est déjà engagée dans la réhabilitation du barrage de la Tshopo et reste un acteur majeur du projet Ruzizi III », a rappelé Rémi Maréchaux, soulignant que ce chantier régional contribuera autant à l’intégration économique qu’à la stabilité dans l’Est de la RDC. Paris réaffirme ainsi sa volonté d’accompagner Kinshasa dans un secteur vital pour la relance du pays.

Au-delà de la question électrique, les discussions ont mis en lumière une coopération bilatérale en pleine expansion. L’ambassadeur a salué les résultats obtenus : « La France a investi près de 500 millions d’euros en trois ans, atteignant ainsi ses objectifs avant l’échéance prévue. » Une performance perçue comme la preuve d’une dynamique solide, que les deux parties souhaitent prolonger à travers une nouvelle feuille de route, élargie aux domaines économiques et sociaux, en cohérence avec les priorités fixées par le président Félix Tshisekedi et le gouvernement de Judith Suminwa.

Cedrick Katay Kalombo

RDC: Le Ministre Guillaume Ngefa fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille

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Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a conjointement animé, ce mercredi 17 septembre 2025, un briefing presse avec Guillaume Ngefa, nouveau ministre d’État en charge de la Justice. Essentiellement basé sur les priorités dans le secteur judiciaire, ce rendez-vous devant la presse a permis au nouveau locataire du Palais de la justice, d’affirmer son engagement à lutter contre la corruption en République Démocratique du Congo.

 »D’abord, en termes de priorité, je crois que je dois d’abord lutter contre la corruption. La corruption, c’est vraiment une priorité numéro un en ce qui me concerne. Et pour lutter contre la corruption dans le secteur de la justice, je dois collaborer et travailler avec le Conseil supérieur de la magistrature », a déclaré le ministre Ngefa.

Dans la foulée, le ministre s’est plaint de la corruption qui a pris racines dans le corps des avocats. À cet effet, il a annoncé avoir refusé de signer certains documents dépourvus de rapport d’audience. La corruption qui est l’un des fléaux qui freine le développement du pays, est à ce jour au cœur des plusieurs stratégies pouvant stopper son expansion. Pour y parvenir, le ministre Ngefa mise sur les sanctions disciplinaires et pénales, mais aussi sur une étroite collaboration avec le Conseil supérieur de la magistrature.

Blanchi Lungala M

RDC : Une commission spéciale dispose de 72 h pour examiner les pétitions contre le bureau Kamerhe

L’Assemblée nationale a mis en place, ce mercredi 17 septembre, une commission spéciale chargée d’examiner dans un délai de 72 heures les pétitions déposées contre le bureau dirigé par Vital Kamerhe. Cette structure temporaire est composée d’un délégué par groupe parlementaire ainsi que d’un représentant des députés non-inscrits.

Ce débat a suscité de vives divergences au sein de la chambre basse. Le député Justin Bitakwira a rappelé à ses collègues l’urgence des questions sécuritaires, dénonçant l’occupation de plusieurs zones du pays par la coalition M23-AFC et l’armée rwandaise. Pour lui, s’attarder sur les pétitions au détriment des priorités nationales expose les élus à la critique d’« inconscience » de la part de la population. Ses propos ont toutefois été contestés par plusieurs députés, qui l’ont invité à se limiter au sujet du jour.

De leur côté, les initiateurs des pétitions réaffirment leur détermination à obtenir la destitution du bureau Kamerhe, à l’exception de Christophe Mboso, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. La commission devra donc trancher sur cette question dans le délai imparti.

Bienvenu Musoy

Budget 2026 en RDC : La Belgique réaffirme son soutien aux réformes budgétaires

L’ambassadrice de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, a été reçue ce mercredi 17 septembre par le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito. Présentée comme une visite de courtoisie, cette rencontre a surtout servi de cadre à un échange autour de la coopération bilatérale et de la gouvernance financière, secteur où Bruxelles accompagne déjà Kinshasa.

Les discussions ont permis d’évoquer les priorités qui guideront l’élaboration du budget 2026, dans un contexte où le gouvernement congolais entend aligner ses choix financiers sur les six piliers du programme présidentiel. La Belgique, partenaire historique de la RDC, a réitéré son appui aux réformes engagées pour renforcer la transparence et la crédibilité des finances publiques.

Pour sa part, Adolphe Muzito a insisté sur la nécessité de bâtir un budget réaliste et adapté aux défis actuels, notamment économiques et sécuritaires. Le numéro un du Budget a souligné que l’objectif du gouvernement reste de consolider la discipline budgétaire tout en garantissant des marges de manœuvre pour répondre aux besoins prioritaires de la population.

 

Cedrick Katay Kalombo

« Quand ce peuple nous regarde, il pense qu’on a en face de lui des inconscients », lance Justin Bitakwira à ses collègues députés

Lors de la plénière tenue ce mercredi 17 septembre à l’Assemblée nationale, l’élu d’Uvira, Justin Bitakwira, a marqué les esprits par une déclaration pour le moins percutante.

« Quand ce peuple nous regarde, il pense qu’on a en face de lui des inconscients », a-t-il lancé à l’endroit de ses collègues députés nationaux.

Ses propos faisaient allusion aux pétitions visant certains membres du bureau de la Chambre basse.

Cette sortie s’est produite au cours d’une séance dirigée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi. L’ordre du jour portait sur la mise en place d’une commission chargée d’examiner les pétitions déposées contre le président Vital Kamerhe et quelques membres de son bureau. Devant l’Assemblée, il a été demandé à Justin Bitakwira de retirer ses propos jugés excessifs.

La réaction du député du Sud-Kivu n’a pas tardé à faire réagir au-delà de l’hémicycle. Sur les réseaux sociaux, certains internautes estiment que son intervention constitue une interpellation directe aux élus du peuple, rappelant aux parlementaires leur responsabilité vis-à-vis de la population.D’autres voix, en revanche, jugent cette sortie inopportune, estimant que le moment choisi ne se prêtait pas à de telles déclarations. Pour ces critiques, l’urgence devait plutôt être accordée au traitement serein des pétitions et au climat politique déjà tendu autour de la gouvernance de l’Assemblée nationale.

 

Cedrick Katay Kalombo

Haut-Katanga : La Namibie plaide pour des échanges commerciaux renforcés avec la RDC

La consule générale de Namibie à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, Adri Pillay, a souligné ce mercredi 17 septembre,l’importance de consolider les relations économiques entre son pays et la République démocratique du Congo. Lors d’une audience accordée par le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe Mwamba, elle a annoncé l’ouverture prochaine de bureaux consulaires pour la délivrance de visas afin de faciliter les échanges commerciaux.

« Nous avons insisté sur le renforcement des relations entre nos deux pays, en particulier sur la collaboration entre les assemblées provinciales. Nous avons également annoncé l’ouverture officielle de nos bureaux pour la délivrance des visas afin de faciliter les échanges commerciaux », a déclaré Mme Pillay.

Par ailleurs, Michel Kabwe Mwamba a reçu le chargé d’affaires de l’ambassade du Kenya à Kinshasa, Moni Manyange, pour discuter de la consolidation des liens entre l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga et les provinces kenyanes. Ces initiatives témoignent d’une volonté accrue de renforcer la coopération régionale et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour la province et pour la RDC.

Les discussions ont également porté sur des initiatives conjointes visant à promouvoir le développement socio-économique, notamment dans le secteur de l’éducation. Selon la diplomate namibienne, l’entretien a été particulièrement constructif.

« Nos échanges ont été fructueux, car le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga s’est montré réceptif. Nous avons réaffirmé la volonté de nos deux États de renforcer les relations économiques au bénéfice de nos peuples respectifs », a-t-elle ajouté.

Cedrick Katay Kalombo

Bandundu-Ville : Le Général-Major Shiko Tshitambwe participe à la réunion provinciale de sécurité

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Le Général-Major Jérôme Shiko Tshitambwe, commandant de la première zone de défense, a visité ce mercredi 17 septembre Bandundu-Ville, chef-lieu de la province du Kwilu, dans le cadre de sa tournée dans l’espace Grand-Bandundu. Cette visite s’inscrit dans sa mission d’inspection et d’évaluation des opérations en cours contre les insurgés Mobondo, actifs dans plusieurs villages de la région.

Au cours de cette visite, le Général-Major Shiko a pris part à une réunion provinciale de sécurité présidée par le vice-gouverneur du Kwilu, Espoir Masamaki Iziri. La rencontre a été consacrée à l’analyse de l’état sécuritaire de l’ensemble de la province et à l’identification des zones sensibles nécessitant une attention particulière.

Le commandant de la première zone de défense a réaffirmé son engagement à rétablir la paix et à renforcer la présence militaire dans ces zones instables. Il était accompagné du commandant de la onzième région militaire et de son état-major, a rapporté le porte-parole des opérations dans l’espace Grand-Bandundu, le capitaine Anthony Mwalushay.

Bienvenu Musoy

ZLECAF : Kinshasa salue l’adoption de nouvelles règles commerciales

Présent à ces assises, le gouvernement congolais par son ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a salué une décision qui « met l’Afrique sur la voie de l’autonomie économique ». Il a rappelé que ces réformes consolident la mise en œuvre du démantèlement tarifaire et traduisent la volonté des États africains de réduire leur dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. Pour lui, cette dynamique permettra aux pays africains de cesser d’être de simples débouchés pour les autres continents, en développant plutôt leurs propres chaînes de valeur.

Le Conseil des ministres du Commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a franchi une nouvelle étape mardi 16 septembre au Nouveau Caire, en Égypte. Réunis pour leur 17e session, les ministres ont adopté des règles d’origine dans les secteurs stratégiques de l’automobile et du textile. Désormais, 60 % des intrants utilisés dans la fabrication automobile devront provenir du pays producteur. Une mesure qui, selon les responsables, vise à stimuler l’industrialisation du continent et à renforcer le commerce intra-africain, fort d’un marché potentiel de plus d’1,4 milliard de consommateurs.

Au-delà de ces avancées techniques, les ministres du Commerce ont également évoqué la nécessité d’une position commune face aux chocs extérieurs, citant notamment la guerre commerciale déclenchée par l’administration Trump, ainsi que l’avenir de l’AGOA dans la politique étrangère américaine. Une orientation qui conforte la vision d’une Afrique unie et résiliente, prête à défendre ses intérêts sur la scène internationale.

 

Cedrick Katay Kalombo

Plus de 90 civils tués par l’ADF dans l’Est : Un député interpelle le ministre de la Défense

Le député national Rémy Mukweso a adressé une question écrite au ministre de la Défense, Guy Mwadiamvita, afin d’exiger des explications après une série d’attaques meurtrières menées par le groupe armé ADF contre des civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Selon cet élu de la ville de Butembo (Nord-Kivu), au moins 91 civils ont été tués en l’espace d’une semaine, entre le 8 et le 14 septembre, principalement dans les territoires de Lubero et de Beni. Rémy Mukweso demande au ministre de détailler les mesures concrètes prévues par le gouvernement pour éviter la répétition de telles tragédies.

Il souhaite également que le ministre précise ce que l’État congolais entend faire pour venir en aide aux rescapés, dont plusieurs ont perdu leurs biens, vu leurs maisons incendiées ou souffrent de graves blessures. Le député réclame par ailleurs que le gouvernement rende publics l’état d’avancement des enquêtes et les résultats obtenus jusqu’à présent.

Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise, sont responsables depuis une dizaine d’années de massacres et atrocités contre les populations civiles dans l’Est de la RDC. Malgré une coopération militaire entre les armées congolaise et ougandaise engagée depuis près de quatre ans, ces rebelles n’ont pas été neutralisés. Ces derniers mois, leurs attaques se sont intensifiées, alors que nombre d’observateurs reprochent aux autorités congolaises de faire preuve de complaisance.

Dans la région, beaucoup estiment que Kinshasa concentre son attention sur la crise du M23, reléguant au second plan la menace des ADF, pourtant considérée comme la plus meurtrière du pays.

Charles Mapinduzi