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Éventuel changement de la Constitution en RDC : Le kabiliste Ferdinand Kambere rappelle au régime le récent soulèvement au Népal

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L’arène politique congolaise est aujourd’hui dominée par les pétitions visant le bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Vital Kamerhe. Nombre d’analystes estiment que cette démarche cacherait une manœuvre du régime pour écarter l’actuel président de la Chambre basse, jugé inflexible face à l’idée d’une révision constitutionnelle destinée à accorder une rallonge présidentielle à Félix Tshisekedi.

Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, parti d’opposition, partage cette analyse. Réagissant aux scènes inattendues survenues le 15 septembre dernier en plein direct lors de la rentrée parlementaire, l’opposant regrette que les députés se soient affrontés « non pour la paix et la sécurité dans l’Est du pays, ni contre la vie chère, encore moins pour la survie d’une population plongée dans la misère, mais pour leurs émoluments et gratifications promises en échange d’un vote », écrit-il ce mercredi 17 septembre sur son compte X.

Pour le kabiliste, ces dérives rappellent celles des Première et Deuxième Républiques, où l’objectif était de diviser pour mieux régner en neutralisant toute voix discordante, ouvrant ainsi la voie à des régimes autoritaires. Évoquant les soupçons d’un probable changement de la Constitution pour maintenir Félix Tshisekedi au-delà des mandats prévus, Ferdinand Kambere s’appuie sur l’article 64 de la Loi fondamentale et rappelle le soulèvement populaire survenu au Népal. Celui-ci avait débouché sur la chute du régime monarchique : certains dirigeants furent capturés et humiliés dans les rues, tandis que d’autres, sauvés de justesse, durent s’échapper en s’accrochant à un fil suspendu à un hélicoptère pour échapper à la colère du peuple.

« L’histoire comparée nous enseigne qu’aucun peuple ne demeure éternellement passif : au Népal en 2006, comme encore cette année, le peuple avait renversé la monarchie absolue. La RDC, il faut se le rappeler, n’échappera pas à cette logique de sa propre histoire », écrit Kambere dans sa tribune.

Le pouvoir de Kinshasa s’était déjà clairement engagé dans une démarche visant à faire basculer le pays vers une Quatrième République, permettant ainsi à Félix Tshisekedi de prolonger son règne au-delà des deux mandats constitutionnels. Cependant, l’avancée des rebelles dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu a interrompu ce processus, en particulier après la chute de Goma et de Bukavu. Profitant du cessez-le-feu, redoutent certains observateurs, le régime pourrait toutefois rebondir et relancer l’initiative.

Charles Mapinduzi

RDC : La Belgique déplore l’aggravation de la crise du M23 malgré les engagements internationaux

Près de trois mois après la signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, et deux mois après la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et le M23, la situation sur le terrain ne s’est guère améliorée. Les hostilités se poursuivent, et les deux camps multiplient des stratagèmes qui freinent tout retour à la paix.

La Belgique, par le biais de son ministère des Affaires étrangères, a exprimé mardi 16 septembre sa frustration face à l’inefficacité des processus de paix menés aux États-Unis et au Qatar. Maxime Prévôt a déclaré le mardi 16 septembre que « la situation est désormais plus dramatique qu’au moment de la signature de ces engagements ». Il invite Kinshasa à privilégier le dialogue interne afin de calmer les tensions persistantes et d’éviter une aggravation du conflit.

Si l’accord de Washington n’a donné aucun résultat concret, Doha demeure aujourd’hui l’unique espoir pour la RDC, malgré le renforcement continu des positions du M23. Néanmoins, le diplomate belge souligne que les initiatives en cours ont tout de même permis de progresser dans le dialogue entre toutes les parties impliquées.

Charles Mapinduzi

IGF : 38 ans au service de la bonne gouvernance en RDC

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L’Inspection Générale des Finances (IGF) célèbre ce mercredi 17 septembre 2025 ses 38 ans d’existence, marqués par un engagement constant dans le contrôle et la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo. La cérémonie se tient au salon Congo de l’hôtel Pullman à Kinshasa, en présence des inspecteurs des finances ainsi que de l’ensemble des agents et cadres de l’institution.

Sous la direction du Chef de service Christophe Bitasimwa et de son adjoint Emmanuel Tshibingu, les inspecteurs réaffirment leur détermination à lutter contre la corruption et le détournement des ressources publiques, conformément à la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La célébration sera également l’occasion de distinguer certains inspecteurs généraux des finances admis à la retraite.

Ces 38 années d’existence illustrent le rôle essentiel de l’IGF dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance, tout en poursuivant sa mission de contrôle rigoureux des finances publiques en RDC.

Blanchi Lungala M

RDC : Nzanga Mobutu dément la rumeur sur la mort de sa maman, Bobi Ladawa

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Alors que plusieurs publications sur les réseaux sociaux annonçaient le décès de Bobi Ladawa, épouse de l’ancien Président Joseph Mobutu, sa famille a démenti ces informations. Dans un tweet publié dans la nuit du mardi 16 septembre, Nzanga Mobutu Ngbangawe a rassuré le public :

« Merci de votre inquiétude. Maman Bobi Ladawa se porte très bien et continue sa vie avec sérénité. Nous vous prions d’arrêter de relayer des rumeurs infondées. Concentrons-nous plutôt sur la vérité et sur le respect dû aux vivants. »

Bobi Ladawa, qui vit depuis plusieurs années à Rabat, au Maroc, avait exprimé en 2024 son souhait de revenir en République démocratique du Congo, à condition d’y bénéficier d’un accueil digne de son rang. Elle était la deuxième épouse de Mobutu et a eu avec lui quatre enfants.

La famille appelle ainsi à la prudence et au respect envers les vivants, soulignant l’importance de ne pas relayer de fausses informations.

Bienvenu Musoy

Budget 2026 : La France et la RDC discutent des priorités financières du gouvernement

Dans le cadre de la préparation du budget 2026, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a rencontré mardi 16 septembre Rémi Marechaux, ambassadeur de France en République démocratique du Congo. Au cœur des échanges figuraient « les priorités du budget 2026 dans la perspective de la prochaine revue du programme du Fonds Monétaire international », a indiqué un communiqué officiel.

Outre les aspects liés au budget national, la discussion a également porté sur « l’action de la France en RDC, des programmes de développement financés par la France, et qui doivent nécessairement bénéficier des dotations budgétaires pour leur fonctionnement ». Ces échanges témoignent de l’importance des partenariats bilatéraux pour soutenir les initiatives de développement dans le pays, tout en assurant la bonne allocation des ressources publiques.

Hervé Conan, nouveau directeur de l’Agence Française de développement (AFD), a participé à l’entrevue, renforçant ainsi la dimension technique et opérationnelle des discussions. Cette rencontre s’inscrit dans une série de concertations entre la RDC et ses partenaires internationaux visant à aligner les priorités budgétaires avec les programmes de coopération et les exigences du FMI pour l’année à venir.

Cedrick Katay Kalombo

Infrastructures à Kalemie : Banza Lunda et la Première ministre lancent un projet stratégique

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Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, entame ce mercredi 17 septembre 2025 une mission d’inspection à Kalemie, dans la province du Tanganyika, accompagné de la Première ministre, Judith Suminwa. Cette initiative vise notamment la modernisation du port de Kalemie, un levier stratégique pour le commerce régional, ainsi que la réhabilitation de la route Kalemie–Manono, essentielle pour l’exploitation du lithium, et le renforcement de la voirie urbaine, en particulier le boulevard Lumumba.

Le ministre Banza Lunda entend privilégier une approche de terrain, fondée sur le constat de l’avancement réel des chantiers, la correction des failles et l’accélération des travaux. Cette méthode combine stratégie politique et suivi technique, afin d’assurer une dynamique tangible de progrès pour la population du Tanganyika.

Lors de cette visite, la Première ministre Judith Suminwa devrait souligner l’importance de cette étape dans sa tournée gouvernementale, rappelant que Kalemie doit devenir un symbole de relance économique et de développement d’infrastructures modernes au service du pays.

Blanchi Lungala M

RDC : La FECOFA met en place une commission transitoire pour relancer la Linafoot

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Face à la paralysie prolongée du championnat national, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a confié la gestion de la Ligue nationale de football (Linafoot) à une commission transitoire. Cette décision, annoncée le mardi 16 septembre, intervient après plusieurs mois de blocage entre le Comité de normalisation de la FECOFA (CONOR) et les dirigeants des clubs, qui réclamaient la tenue d’élections avant toute reprise des compétitions. L’objectif principal est d’éviter un boycott massif et d’assurer le démarrage effectif de la saison sportive.

La mission de cette commission provisoire est de garantir le lancement du championnat et de rétablir une stabilité administrative. La tenue d’élections crédibles d’ici décembre 2025 demeure néanmoins essentielle pour sortir de la transition et offrir au football congolais une gouvernance solide et durable.

Cette crise a également été aggravée par des difficultés financières, notamment le gel des comptes de la fédération à la suite d’un litige avec son ancien équipementier, qui avait retardé l’organisation des élections. La récente décision de justice favorable à la FECOFA permet de lever cet obstacle et offre une marge de manœuvre pour une meilleure gestion du football congolais.

Cedrick Katay Kalombo

Assemblée nationale : Jean-Claude Tshilumbayi visé par une nouvelle pétition

La crise politique au sein de l’Assemblée nationale connaît un nouveau rebondissement. Après plusieurs membres du Bureau, le premier vice-président, Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, se retrouve désormais visé par une pétition de destitution initiée par ses collègues députés.

L’annonce a été faite mardi 16 septembre par le député Samuel Yumba, qui indique avoir déjà collecté 54 signatures en faveur de cette initiative. La pétition devrait être déposée officiellement ce mercredi 17 septembre auprès des services de la Chambre basse du Parlement.

Les signataires reprochent à Tshilumbayi une absence répétée aux séances plénières et une proximité jugée compromettante avec le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe. Selon eux, cette relation l’aurait impliqué dans des manœuvres destinées à neutraliser d’autres pétitions par l’intermédiaire d’une commission spéciale.

Cedrick Katay Kalombo

La Banque mondiale salue les réformes en RDC présentées par Jean-Pierre Lihau

La République Démocratique du Congo a été mise en avant par la Banque mondiale comme un exemple de réussite dans la mise en œuvre de réformes en contexte difficile. Au Forum mondial pour les coalitions de réformes, tenu le 16 septembre à Washington, le Vice-Premier Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présenté devant plus de 2 000 participants issus de 98 pays l’expérience congolaise en matière de transformation de l’administration publique, conduite sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi.

Dans son intervention, Jean-Pierre Lihau a souligné que le succès des réformes réside dans leur appropriation par les fonctionnaires eux-mêmes. L’approche congolaise a privilégié un dialogue constant avec les syndicats et une sensibilisation des agents de l’État sur les bénéfices directs de ces changements, plutôt qu’une application verticale. Cette méthode a permis de réduire les résistances et de bâtir un consensus interne favorable à la modernisation de l’appareil administratif.

Cette reconnaissance internationale illustre la volonté du gouvernement congolais de promouvoir une gouvernance plus efficace et participative. En transformant les fonctionnaires en partenaires actifs du changement, la RDC se distingue des modèles classiques de réforme et offre une source d’inspiration pour d’autres pays confrontés à des défis similaires.

Guyvenant Misenge

Uvira : Les milices Wazalendo posent leurs conditions à Kinshasa et sèment le doute sur leur loyauté

Les tensions montent entre les milices Wazalendo et les autorités de Kinshasa, révélant la complexité de la situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo. Alors que ces groupes armés locaux sont censés appuyer les forces armées congolaises (FARDC) sur les lignes de front, leur influence croissante et leurs revendications politiques posent de sérieuses questions sur leur réelle loyauté. Un mémo adressé au président Félix Tshisekedi par les Wazalendo, depuis la ville d’Uvira, témoigne d’une ambition qui dépasse désormais le simple soutien militaire et soulève des inquiétudes quant à leur capacité de nuisance en cas de non-satisfaction de leurs exigences.

Les revendications formulées dans ce mémo sont à la fois militaires et politiques. Sur le plan sécuritaire, les miliciens demandent l’interdiction des mouvements de populations provenant des zones sous le contrôle des groupes armés, et exigent que les responsables gouvernementaux affectés à Uvira résident effectivement sur place plutôt qu’à Bujumbura, au Burundi. De plus, ils proposent de déployer leurs propres hommes aux entrées de la province du Sud-Kivu, une initiative qui, bien que présentée comme une mesure de protection, témoigne d’une volonté d’autonomie et de contrôle territorial. Sur le plan politique, les Wazalendo réclament de participer aux discussions de paix, y compris aux pourparlers internationaux de Doha. Ils exigent également l’intégration de leurs cadres au sein des gouvernements national et provincial, ainsi que dans les institutions étatiques et para-étatiques, cherchant à institutionnaliser leur pouvoir.

Ces exigences audacieuses reflètent un rapport de force qui s’est progressivement inversé. Initialement perçus comme des supplétifs, les Wazalendo se positionnent désormais comme des acteurs incontournables, voire comme un pouvoir parallèle. L’absence de réponse officielle au mémo met en lumière un vide de commandement. La structure paramilitaire de la Réserve armée de la Défense (RAD), créée en 2023 pour encadrer ces milices, n’est toujours pas opérationnelle à Uvira, laissant un manque de supervision et un contrôle lacunaire des combattants sur le terrain. Cette situation permet aux leaders des Wazalendo d’agir de leur propre chef, alimentant les tensions avec les FARDC et créant une confusion sur la chaîne de commandement.

La question de la loyauté des Wazalendo est plus que jamais d’actualité. Si leur présence est notable aux côtés des FARDC, on les retrouve également dans de nombreuses villes, bien au-delà des zones de conflit direct, du Maniema au Sud-Kivu. Leur mobilisation, qui dépasse les lignes de front, soulève des inquiétudes croissantes parmi les observateurs et les organisations humanitaires. Des rapports d’ONG et de l’ONU pointent du doigt les risques de leur militarisation croissante et les défis qu’ils représentent pour la souveraineté de l’État congolais. La situation d’Uvira, où la présence des Wazalendo a conduit à un affrontement avec le général Olivier Gasita, est un indicateur de la complexité du problème : ces milices se perçoivent comme une force indépendante, et non comme un simple prolongement de l’armée régulière.

Guyvenant Misenge