À Kisangani, la route menant au dépôt Makayabo, jadis axe majeur du commerce de poissons salés et de haricots, est aujourd’hui laissée à l’abandon. Transformée en un véritable champ de nids-de-poule et envahie par les ordures, cette artère vitale de la ville de Tshopo est devenue presque impraticable. L’odeur pestilentielle des déchets et l’état de la chaussée ternissent l’image de ce carrefour économique essentiel.
Les commerçants dénoncent un calvaire quotidien. « C’est un enfer pour nous. Nos clients ne peuvent plus venir en moto ou en véhicule. Ils doivent laisser leurs engins loin et venir à pied, en slalomant entre les ordures et les trous », témoigne une vendeuse de poissons salés. Cette inaccessibilité progressive provoque une chute drastique des ventes et fragilise la survie économique des familles qui dépendent de ce marché.
Le problème s’étend jusqu’à l’arrière du dépôt, dégradé par la circulation des poids lourds et l’absence totale d’entretien. Face à cette situation, commerçants, transporteurs et habitants lancent un appel pressant aux autorités pour réhabiliter cette route stratégique, condition indispensable au maintien de l’activité économique locale et à la dignité des habitants.
Guyvenant Misenge
