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RDC : Me Laurent Onyemba sollicite la liberté provisoire de Jean-Marcel Kabeya Mbuyi pour raisons de santé

Dans une correspondance adressée ce vendredi 24 avril 2026 à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le cabinet Onyemba et associés rappelle les termes de sa lettre du 3 mars dernier concernant la demande de liberté provisoire de son client, Jean-Marcel Kabeya Mbuyi, détenu par la justice militaire. Celui-ci fait l’objet d’une enquête approfondie menée durant six mois par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), portant sur de graves accusations notamment d’association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat, trahison présumée en lien avec une puissance étrangère, ainsi que diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Le cabinet d’avocats indique que l’état de santé de l’intéressé s’est considérablement détérioré en détention. Il invoque le respect de la dignité humaine, ainsi que les droits fondamentaux garantis par la Constitution, notamment les articles 16 et 17 relatifs à la liberté individuelle et à la présomption d’innocence. Dans ce contexte, il sollicite l’aménagement de ses conditions de détention, notamment son transfert vers une structure hospitalière adaptée pour une prise en charge médicale appropriée.

Estimant que son client remplit les conditions légales requises pour bénéficier d’une mesure exceptionnelle, le cabinet Onyemba et associés appelle l’Auditeur général à réexaminer la situation de Jean-Marcel Kabeya Mbuyi. Il plaide, à titre principal, pour l’octroi d’une liberté provisoire pour raisons humanitaires, ou à défaut, pour son transfert immédiat vers un établissement hospitalier.

Blanchi Lungala M

Papa Wemba, de Kinshasa aux scènes internationales : L’épopée d’une légende

Papa Wemba s’est imposé comme l’une des figures majeures de la rumba congolaise, portant ce genre musical bien au-delà des frontières africaines. Très tôt, il a contribué à l’internationalisation de la musique congolaise, en s’inscrivant dans des circuits artistiques prestigieux qui ont renforcé la visibilité de son œuvre et de son style unique.

À la fin des années 1990, son influence franchit un cap symbolique lorsque le réalisateur italien Bernardo Bertolucci retient deux de ses titres, Maria Valencia et Le Voyageur, pour illustrer son film Paradiso e inferno. Cette présence dans une production cinématographique internationale consacre l’entrée de la rumba congolaise dans l’univers du cinéma mondial, confirmant son rayonnement culturel.

En 2014, Papa Wemba affirme davantage sa dimension de passeur avec l’album Maître d’école, conçu comme un projet de transmission musicale. Il y réunit plusieurs artistes africains, dont Barbara Kanam, Nana Kouyaté et JB Mpiana, dans une logique de continuité artistique. Artiste complet, il explore aussi la peinture et expose à Kinshasa, avant de s’éteindre le 24 avril 2016 à Abidjan, laissant derrière lui un héritage musical et culturel considérable.

Fulgence Mavula

RDC : Le CREFDL dénonce des marchés suspects de plus de 34,6 millions USD liés à la gestion du FRIVAO et saisit la justice

Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) a saisi la justice congolaise afin d’obtenir la récupération de plus de 34,6 millions de dollars américains, qu’il estime liés à des marchés publics irréguliers dans la gestion du Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Selon cette organisation, ces fonds, destinés à l’indemnisation des victimes des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, auraient été engagés entre 2022 et 2025 dans des conditions ne respectant pas les principes de transparence et de bonne gouvernance.

Dans un communiqué publié le jeudi 23 avril, le CREFDL affirme que plusieurs opérations financières soulèvent des préoccupations majeures. L’organisation cite notamment des paiements importants effectués au profit de diverses structures dans le cadre de projets d’infrastructures et de services, parfois sans lien clairement établi avec les besoins identifiés ou les procédures de passation des marchés publics. Elle évoque également des écarts significatifs entre les montants initialement prévus et les sommes effectivement décaissées, portant ainsi le total contesté à plus de 34,6 millions USD.

Face à ces allégations, le CREFDL appelle la justice à faire toute la lumière sur la gestion de ces fonds et à engager les procédures nécessaires pour leur récupération au profit du Trésor public. Cette dénonciation relance le débat sur la gouvernance des ressources publiques destinées aux victimes des conflits dans l’Est du pays, et met en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle afin de prévenir de nouvelles irrégularités dans la gestion des programmes financés par l’État.

Charles Mapinduzi

Crise dans l’Est : La RDC et le Rwanda réaffirment leur engagement en faveur de la paix lors du Comité mixte de suivi

La République démocratique du Congo et le Rwanda ont pris part, le 23 avril 2026, à une nouvelle réunion du Comité mixte de suivi consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington. Cette rencontre a réuni plusieurs partenaires internationaux, notamment les États-Unis, le Qatar, le Togo ainsi que l’Union africaine. Les échanges ont porté sur les progrès réalisés depuis les précédentes réunions de mars, ainsi que sur les actions entreprises pour réduire les tensions persistantes dans l’est de la RDC, où la situation sécuritaire demeure fragile.

Au cours des discussions, les deux pays ont présenté les avancées enregistrées dans l’application de l’accord, tout en réaffirmant leur volonté commune de privilégier la désescalade et la stabilité. Une attention particulière a été accordée aux négociations en cours entre la RDC et le groupe AFC/M23, un processus dans lequel le Qatar joue un rôle de facilitation active. Les membres du Comité ont salué les efforts de médiation, notamment ceux liés au processus de Doha, considéré comme un levier essentiel pour la consolidation de la paix dans la région.

À l’issue de la réunion, toutes les parties ont renouvelé leur engagement à poursuivre les efforts en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Les gouvernements congolais et rwandais ont exprimé leur gratitude envers les partenaires impliqués dans ce processus, soulignant l’importance de leur accompagnement. L’objectif commun reste de consolider les acquis, de maintenir le dialogue entre les parties prenantes et de progresser vers une paix durable dans une région encore marquée par des tensions récurrentes.

Jean Ngaviro

Élections 2028 en RDC : La CENI tire la sonnette d’alarme sur un risque de glissement

Le processus électoral en République démocratique du Congo traverse une zone de fortes turbulences. Dans son dernier rapport annuel déposé à l’Assemblée nationale, consulté ce jeudi 23 avril 2026 par Netic-News, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dresse un bilan alarmant. Entre un financement bloqué à moins de 50 %, une insécurité chronique dans l’Est et des pillages signalés dans 18 provinces, la centrale électorale estime que le respect de l’échéance de décembre 2028 est désormais « quasiment impossible ».

Le tableau logistique s’est considérablement assombri suite à l’incendie dévastateur de novembre 2025, qui a réduit en cendres une part majeure des équipements stockés à Kinshasa. Près de 25 000 batteries de machines à voter et des milliers de dispositifs techniques ont été détruits, créant un déficit matériel que l’institution peine à combler faute de crédits de fonctionnement suffisants. Cette fragilité structurelle, couplée à l’absence d’une cartographie électorale finalisée, paralyse les étapes clés de la feuille de route prévue pour 2026.

Au-delà d’un simple état des lieux, ce cri du cœur de la CENI résonne comme un avertissement politique majeur. En exposant ces difficultés devant la représentation nationale, la centrale électorale place les décideurs devant leurs responsabilités budgétaires et sécuritaires. Si des mesures d’urgence ne sont pas prises pour sécuriser les sites et débloquer les fonds nécessaires au rééquipement, la RDC s’expose à une rupture du cycle constitutionnel, compromettant la tenue des scrutins dans les délais impartis.

Guyvenant Misenge

Éliminatoires Coupe du monde U-17 : La RDC joue son avenir contre la Zambie

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Le chemin vers le Maroc se précise pour la sélection féminine des moins de 17 ans de la République démocratique du Congo. Selon le programme de la Confédération africaine de football (CAF), seize nations sont officiellement en lice pour le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde U-17. Les jeunes Congolaises devront ainsi se mesurer à la Zambie, dans un duel régional qui s’annonce décisif pour la suite de la compétition planétaire.

Les combinaisons de ce tour, consultées ce jeudi 23 avril 2026, placent la RDC au cœur d’un tableau relevé où figurent également des chocs tels que Sénégal-Cameroun ou Tanzanie-Afrique du Sud. Ces épreuves éliminatoires, prévues entre le 17 octobre et le 7 novembre prochain, serviront de rampe de lancement pour les équipes africaines ambitieuses. Pour les Léopards, l’objectif est clair : s’imposer face aux « Cooper Queens » pour valider leur ticket et représenter fièrement le drapeau national sur la scène internationale.

Cette phase qualificative souligne le dynamisme croissant du football féminin sur le continent, avec des confrontations réparties sur toute l’Afrique de l’Est à l’Ouest. En affrontant la Zambie, la RDC mise sur sa préparation technique pour franchir cet obstacle majeur. Les supporters congolais auront les yeux rivés sur cette double confrontation dont l’issue déterminera si les fauves de Kinshasa rejoindront l’élite mondiale du ballon rond féminin l’année prochaine.

Guyvenant Misenge

Kasaï 1 : Le gouvernement stoppe les exclusions scolaires et ouvre une enquête sur le PAAF

À travers un communiqué de presse publié ce jeudi 23 avril, le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a réagi avec fermeté aux incidents survenus le 22 avril 2026 dans la province éducationnelle Kasaï 1, en lien avec le programme de bourses du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF).

Faut-il préciser que des perturbations de cours et des blessures ont été signalées dans ce coin du pays, poussant les autorités à exprimer leur solidarité envers les élèves affectées et à rappeler qu’aucune apprenante ne doit être exclue pour des raisons administratives ou financières.Parmi les mesures urgentes annoncées par le ministère, figurent la cessation immédiate des renvois d’élèves liés au programme, la mise en place d’une cellule de crise et le déploiement d’une mission de stabilisation.

Le ministère exige également un calendrier de régularisation des paiements sous 72 heures et lance une revue administrative et financière pour identifier les dysfonctionnements dans la gestion des bourses.Les autorités éducatives, en concertation avec la Banque mondiale, ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités dans ces incidents.

Jérémie Ngunga Léman

Médias : Netic-News TV, l’audace du contenu face au diktat de l’apparence

L’arrivée de Netic-News TV dans l’univers médiatique congolais ne doit pas être réduite à de simples considérations techniques de plateau ou de sonorisation, comme le font certains observateurs superficiels. Au-delà du décor, le lancement officiel de cette chaîne sur YouTube a surtout marqué les esprits par la stature des invités présents : de l’icône de la Rumba congolaise Ferre Gola au patron de l’UNPC Jean-Marie Kassamba, en passant par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Réunir un tel panel pour un nouveau-né médiatique témoigne d’une crédibilité et d’un poids professionnel que peu de promoteurs peuvent revendiquer dès leurs premiers pas.

Il est regrettable de constater que la critique s’est focalisée sur les balbutiements esthétiques — inhérents à tout démarrage — au lieu de saluer la rigueur journalistique et l’effort de fond. Que ce soit lors des échanges musclés et pleins de répartie avec Ferre Gola ou dans le cadre d’analyses stratégiques et sécuritaires avec le porte-parole du gouvernement, Gauthier Sey a fait montre d’un professionnalisme constant. La pertinence des questions et la maîtrise des dossiers prouvent que Netic- News TV privilégie l’intelligence du contenu et la force de l’information sur le simple m’as-tu-vu technologique.

Soutenir Gauthier

Derrière ce « nouveau-né » se cache une décennie de persévérance, de réunions de rédaction sous les arbres et de traversées du désert. Plutôt que de pointer du doigt le vernis du plateau, il est temps de reconnaître la foi d’un homme qui, d’un simple site web, bâtit, brique après brique, un groupe de presse multimédia. Le son et le décor s’amélioreront avec le temps, mais le talent et la vision, eux, sont déjà bien présents.

Guyvenant Misenge

Chantier de la route Bianda en difficulté : L’enchevêtrement des réseaux freine les travaux

Les travaux de modernisation de la route Bianda, dans la commune de Mont-Ngafula, se heurtent à des contraintes techniques imprévues liées à l’anarchie des réseaux urbains. L’ingénieur chef de chantier, lors d’une descente effectuée jeudi 23 avril 2026 par Netic-news, Jean Abeli, ingénieur a alerté sur les obstacles majeurs que représentent l’alignement défectueux des poteaux électriques et la présence désordonnée des conduites d’eau potable. Ces entraves, situées dans cette zone de l’ouest de la capitale, obligent les équipes techniques à multiplier les ajustements pour poursuivre le terrassement.

L’entreprise en charge des travaux pointe du doigt un manque de coordination historique entre les services publics. Selon les responsables du chantier, les installations de la SNEL et les tuyauteries de la Régideso ont été implantées sans respecter une cartographie rigoureuse, compliquant l’exécution du plan de construction. Cette situation force désormais les ingénieurs à envisager des opérations de déplacement coûteuses et complexes pour libérer l’emprise de la chaussée.

Malgré ces difficultés logistiques, le chantier demeure une priorité pour désenclaver cette partie de la commune de Mont-Ngafula. L’enjeu pour les autorités est désormais de fluidifier la communication entre les différents gestionnaires de réseaux (eau, électricité, infrastructures routières) afin d’éviter de nouveaux retards. La réussite de la route Bianda dépendra de la célérité avec laquelle ces réseaux seront réalignés pour permettre un aménagement durable et conforme aux normes d’urbanisme.

Guyvenant Misenge

Justice à Barumbu : L’étau se resserre autour des braqueurs de cambistes

Au-delà de la simple lecture de l’acte d’accusation à l’ouverture, jeudi 23 avril, le procès des présumés braqueurs d’un cambiste devant le tribunal militaire de garnison de la Gombe est entré de plain-pied dans la phase décisive de l’instruction. En siégeant en chambre foraine à Barumbu, la justice a immédiatement imposé un rythme soutenu, confrontant les prévenus aux preuves matérielles de leur entreprise criminelle. Les débats ne se sont pas limités aux formalités ; ils ont plongé dans le mode opératoire de ce réseau, révélant la dangerosité d’une structure organisée capable de manier des armes de guerre en plein cœur de la capitale.

L’audience a rapidement pris une tournure technique avec l’identification des armes saisies et la confrontation de premières versions des faits. Face aux dénégations prévisibles de certains prévenus, le Ministère public a commencé à compulser les pièces du puzzle démontrant l’existence d’une « association de malfaiteurs » rodée. Ce n’est plus seulement le récit d’un fait divers qui se trame sous le hangar de Barumbu, mais une démonstration de force juridique visant à déconstruire, point par point, l’assurance de ceux qui pensaient défier l’autorité de l’État par la poudre et le sang.

Alors que les victimes et les témoins commencent à défiler à la barre, le procès s’oriente vers une analyse minutieuse des complicités internes. La fermeté affichée par le tribunal laisse présager une suite de débats sans concession, où chaque détail sur la provenance des munitions de guerre sera passé au crible. Pour les opérateurs économiques de Gombe, de Barumbu, bref de la ville de Kinshasa, ce procès dépasse désormais le cadre du simple contentieux pénal pour devenir le baromètre de la riposte sécuritaire face à la criminalité urbaine organisée.

Le tribunal poursuit les débats, ce vendredi 24 avril, marquant une seconde phase cruciale consacrée à l’audition des victimes et à la confrontation des témoins oculaires avec les prévenus.

Guyvenant Misenge