Dans une correspondance adressée ce vendredi 24 avril 2026 à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le cabinet Onyemba et associés rappelle les termes de sa lettre du 3 mars dernier concernant la demande de liberté provisoire de son client, Jean-Marcel Kabeya Mbuyi, détenu par la justice militaire. Celui-ci fait l’objet d’une enquête approfondie menée durant six mois par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), portant sur de graves accusations notamment d’association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat, trahison présumée en lien avec une puissance étrangère, ainsi que diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.
Le cabinet d’avocats indique que l’état de santé de l’intéressé s’est considérablement détérioré en détention. Il invoque le respect de la dignité humaine, ainsi que les droits fondamentaux garantis par la Constitution, notamment les articles 16 et 17 relatifs à la liberté individuelle et à la présomption d’innocence. Dans ce contexte, il sollicite l’aménagement de ses conditions de détention, notamment son transfert vers une structure hospitalière adaptée pour une prise en charge médicale appropriée.
Estimant que son client remplit les conditions légales requises pour bénéficier d’une mesure exceptionnelle, le cabinet Onyemba et associés appelle l’Auditeur général à réexaminer la situation de Jean-Marcel Kabeya Mbuyi. Il plaide, à titre principal, pour l’octroi d’une liberté provisoire pour raisons humanitaires, ou à défaut, pour son transfert immédiat vers un établissement hospitalier.
Blanchi Lungala M
