Accueil Blog Page 587

Kinshasa : Les enseignants brandissent la menace d’une grève du 1er au 6 septembre face aux promesses non tenues du Gouvernement

Dans une déclaration rendue publique le mercredi 26 août 2025, Godefroid Matondo, porte-parole de l’intersyndicale de l’enseignement, a annoncé qu’une grève pourrait être déclenchée du 1er au 6 septembre si le Gouvernement ne prend pas en compte les revendications des enseignants.

Selon lui, cette cessation de travail concernerait toutes les activités scolaires, administratives et d’inspection, paralysant ainsi le secteur éducatif au moment crucial de la rentrée scolaire. Les syndicats reprochent à l’exécutif d’avoir partiellement rempli ses engagements issus des commissions paritaires de Mbwela Lodge et Bibwa.

L’intersyndicale dénonce notamment :

La non-uniformisation de la prime de la gratuité au primaire ;

L’absence d’augmentation salariale jusqu’au troisième pallier ;

La discrimination dans l’octroi des primes de fonction spéciale aux inspecteurs et des primes spéciales aux agents administratifs d’appoint de l’Inspection générale ;

La non-prise en compte du banc syndical au sein de la commission interministérielle ;

L’irrégularité de la paie des enseignants dans plusieurs provinces, notamment à Idiofa, ainsi que dans les zones sous occupation ;

Le non-paiement des intervenants aux évaluations certificatives (hors session, ENAFEP, TENASOP et session ordinaire de 2025) ;

L’abandon des travaux du Centre national des corrections et du Centre national d’organisation depuis plus de trois ans.

Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, les enseignants reviennent à la charge pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail et la revalorisation de leurs salaires. Après quelques négociations, un accord partiel est souvent signé, mais sans suite concrète. D’où la question : qui trompe qui ?

Alors que le niveau de l’enseignement national continue de se dégrader, cette nouvelle menace de grève met une fois de plus en lumière le manque de volonté politique à apporter des solutions durables aux problèmes du secteur éducatif.

Rodriguez Kikamba

Rentrée scolaire en RDC : Quand les frais imposés par les écoles étouffent les parents malgré les mesures du Gouvernement

À une semaine de la reprise des cours, l’inquiétude grandit au sein des familles congolaises. Après deux mois de congé, les enfants doivent reprendre le chemin de l’école, mais les parents, eux, peinent à réunir les moyens nécessaires. Entre acomptes, frais d’inscription, frais de confirmation et achat des fournitures scolaires, la rentrée s’annonce comme un véritable casse-tête.

Certains parents de Kinshasa dénoncent la boulimie financière de certains chefs d’établissements, accusés d’exiger des sommes exorbitantes en violation des directives officielles.

Dans le quartier M’Binza UPN, commune de Ngaliema, un parent – ayant requis l’anonymat – a confié, le mercredi 27 août 2025, que l’école fréquentée par ses enfants réclame un acompte de 300 dollars américains par élève. Une situation similaire serait observée dans une école catholique de Bandalungwa. Face à la crise socio-économique qui sévit, ce parent redoute de ne pas pouvoir assurer la scolarité de ses enfants cette année.

Pourtant, il y a quelques semaines, les autorités de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) avaient rappelé une série de mesures : interdiction de percevoir les frais de confirmation, obligation de laisser aux parents le choix des fournitures et uniformes, et encadrement strict des frais exigibles. Mais dans les faits, rares sont les écoles qui se conforment à ces prescriptions pourtant jugées salutaires pour les ménages.

De leur côté, les enseignants ne sont pas en reste. La Synergie des enseignants de la RDC a récemment interpellé le Gouvernement, lui demandant d’uniformiser la prime au niveau du primaire et de consolider les mesures d’encadrement pour garantir l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base. Ce regroupement syndical a réaffirmé son adhésion à la rentrée scolaire fixée au 1er septembre, tout en lançant un ultimatum aux autorités pour résoudre les litiges persistants concernant les conditions des enseignants.

Rodriguez Kikamba

Kasaï Oriental : La Cour constitutionnelle réhabilite le gouverneur Mbuebue Kapo

La Cour constitutionnelle a annulé, ce jeudi 28 août 2025, la mise en accusation du gouverneur du Kasaï Oriental, Jean Paul Mbuebue Kapo, décidée le 10 mai dernier par l’Assemblée provinciale. Dans son arrêt, la haute juridiction a jugé cette décision non conforme à la Constitution et a ordonné la réintégration immédiate du gouverneur dans ses fonctions.

La Cour a fixé un délai maximal de dix jours, à compter de la notification, pour l’exécution de son arrêt, qui sera transmis à la Présidence de la République, au Parlement, à la Primature, à l’Assemblée provinciale ainsi qu’au gouverneur concerné. Elle rappelle ainsi l’obligation de toutes les institutions de respecter les principes de l’État de droit.

Au-delà du cas individuel, cette décision marque un signal fort en faveur de la stabilité institutionnelle et du bon fonctionnement des provinces. Elle réaffirme le rôle d’arbitre de la justice dans les rapports entre organes provinciaux et écarte le risque de blocage administratif qui aurait pu freiner la gestion de la province.

Fabrice Kabamba

Kasaï-Central : FMMDI signale deux nouveaux cas de viols sur mineures

L’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) a dénoncé, ce mardi 26 août 2025, deux nouveaux cas de violences sexuelles sur mineures dans la province du Kasaï-Central. Le premier met en cause un policier accusé d’avoir abusé d’une fillette de 7 ans à Kananga, tandis que le second concerne un homme d’une quarantaine d’années arrêté dans le territoire de Demba pour le viol d’un nourrisson âgé de 6 mois. Ces incidents surviennent peu après un autre cas similaire signalé dans le territoire de Dimbelenge, témoignant d’une inquiétante recrudescence de ces violences.

Selon FMMDI, les deux présumés auteurs ont été interpellés. Le policier a été conduit à la Police District Ville de Kananga, et l’homme de Demba est détenu sur place avant son transfert à Kananga pour jugement. L’ONG appelle la justice congolaise à sanctionner sévèrement ces crimes afin de protéger les enfants et mettre fin à l’impunité.

FMMDI exhorte les parents et la population à rester vigilants, à dénoncer tout cas de violences sexuelles et à collaborer avec les services compétents. Elle réaffirme son soutien aux familles des victimes et appelle à une mobilisation collective pour préserver l’avenir des enfants du Kasaï-Central.

Fabrice Kabamba

Lualaba : Vingt-trois morts dans un accident de camion sur la route Sandoa–Kasaji

Un drame routier a endeuillé la province du Lualaba dans la nuit du 26 au 27 août 2025. Un camion de marque Ohwo, en provenance de Mbuji-Mayi et en partance pour Kolwezi, a quitté la chaussée près du village de Mwinedjungu, sur l’axe Sandoa–Kasaji. Selon l’administrateur du territoire de Sandoa contacté par Netic-news.net ce jeudi 28 août, Jean Augustin Tshijika, la vitesse excessive combinée à l’ivresse du conducteur serait à l’origine de cet accident qui a coûté la vie à vingt-trois personnes.

La violence du choc a laissé le véhicule couché sur la chaussée, compliquant les opérations de secours. « Tard dans la nuit, il y a un qui était grièvement blessé qui s’est ajouté, avec la probabilité de trouver d’autres corps sous le camion. Mais nous n’avons pas d’équipements adéquats pour le relever et vérifier », a expliqué Jean Augustin Tshijika. Le manque de moyens logistiques rend particulièrement difficile la récupération et l’identification des victimes coincées sous la carcasse.

Face à l’ampleur de la tragédie, le gouvernement provincial a dépêché une équipe pour fournir cercueils et linceuls. Treize corps ont pu être placés à la morgue locale, dont la capacité est limitée à six tiroirs, tandis que dix autres, en état avancé de décomposition, ont été enterrés dans la chefferie de Lumaka. Les autorités locales appellent désormais à un renforcement des moyens d’intervention afin de mieux gérer ce type de catastrophe et limiter de nouvelles pertes humaines.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Thabo Mbeki et le retour du modèle “1+4” face à une crise sécuritaire persistante

Alors que le conflit s’enlise en République démocratique du Congo et que l’espoir d’un retour à la paix s’éloigne peu à peu, l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki s’invite de nouveau dans les débats congolais.

Témoin clé de la réunification du Congo entre 2002 et 2003, Thabo Mbeki est aujourd’hui à l’origine d’une initiative de paix impliquant de nombreux acteurs majeurs congolais : membres de la coalition au pouvoir, opposants politiques, seigneurs de guerre et activistes de la société civile. Vital Kamerhe, Antipas Mbusa Nyamwisi, Martin Fayulu, Seth Kikuni, Eberande Kolongele, Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Corneille Nangaa, Thomas Lubanga, la CENCO et l’ECC, entre autres, sont conviés à un dialogue prévu du 3 au 6 septembre prochain.

Organisée par la Fondation Thabo Mbeki, cette rencontre se tiendra en marge d’une conférence sur la paix et la sécurité en Afrique du Sud et vise à discuter des causes profondes du conflit congolais. La particularité de cette séance est de regrouper toutes les sensibilités, y compris le M23 et la CRP (Convention pour la révolution populaire), milices actives dans l’Est du pays. Pour ces groupes armés, le conflit trouve ses racines dans la mauvaise gouvernance, l’exclusion, le tribalisme, la haine et le détournement des deniers publics.

Le contexte actuel rappelle étrangement celui des années 1998-2003. Après la chute de Mobutu, la RDC était fragmentée en principautés contrôlées par divers groupes armés. Pour stopper l’hémorragie, les Congolais se sont réunis à Sun City, à l’initiative de Thabo Mbeki. Les négociations ont abouti à la formule “1+4” : un président (Joseph Kabila) et quatre vice-présidents représentant les principaux groupes belligérants, avec l’ex-président sud-africain comme médiateur.

Aujourd’hui, la RDC fait face à une situation similaire. Depuis près de quatre ans, avec la chute de Bunagana (Nord-Kivu) et le contrôle de plusieurs localités par des groupes armés, le gouvernement peine à exercer son autorité. Le M23, par exemple, a instauré une administration parallèle dans les zones qu’il contrôle et refuse de se retirer. Les citoyens y vivent coupés du reste du pays, avec des banques et aéroports fermés, rappelant les risques de partition de facto.

En tentant de rééditer la formule “1+4”, Thabo Mbeki apparaît comme un acteur majeur pour une sortie de crise. Mais la situation actuelle diffère de celle de Sun City : tous les acteurs ne visent pas le pouvoir central, et certains, dont Kabila et Katumbi, pourraient se montrer désintéressés par un partage de postes dans un gouvernement d’union nationale dirigé par Félix Tshisekedi. La coupe pourrait donc être plus amère à avaler cette fois-ci.

Charles Mapinduzi

Maniema : Le VPM de la Défense visite les sites militaires de Tomenga et Katako

Le vice-premier ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, s’est rendu jeudi 28 août dans la province du Maniema pour évaluer les conditions de cantonnement des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il a notamment visité les sites de Tomenga et Katako, situés dans le territoire de Kayulu, avant de se rendre à l’hôpital militaire de la garnison de Kindu.

Lors de cette visite, le VPM a constaté le manque de certains équipements de laboratoire et de produits de première nécessité. Il a promis la construction prochaine d’un hôpital militaire moderne de référence, dans le cadre du projet de modernisation des infrastructures militaires.

Depuis plusieurs mois, Guy Kabombo effectue des visites dans diverses provinces de la RDC afin de résoudre les problèmes touchant son secteur et de renforcer l’organisation et l’efficacité de l’armée congolaise.

Bienvenu Musoy

Lubumbashi : Préparatifs contrastés pour la rentrée scolaire 2025-2026

À quatre jours de la rentrée scolaire, l’effervescence habituelle tarde à se manifester dans les marchés de Lubumbashi. Sur l’avenue Kasaï, où s’alignent habituellement vendeurs de cahiers, sacs et stylos, l’ambiance reste morose.

« Il est déjà midi, mais je n’ai vendu que deux cahiers depuis ce matin », confie Josiane, vendeuse au marché Kenya.

Les revendeurs d’uniformes rencontrent le même désarroi, concurrencés par les écoles qui vendent elles-mêmes les tenues scolaires à des prix souvent supérieurs à ceux du marché.

Côté parents, la frustration grandit face à ces pratiques. Certains dénoncent l’obligation d’acheter uniformes et fournitures directement à l’école, sous peine de voir leur enfant refusé à la rentrée, ce qui pèse sur des familles déjà affectées par la hausse du coût de la vie.

« On nous impose des achats à des prix excessifs, mais si on refuse, l’enfant est rejeté le jour de la rentrée », déplore Mireille, mère de trois enfants.

Du côté des établissements, les préparatifs avancent malgré tout. Inscriptions de dernière minute, nettoyage des classes et réunions pédagogiques rythment ces derniers jours avant l’accueil des élèves.

« Nous voulons que tout soit prêt pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions », indique un responsable du complexe scolaire Nasi.

Entre marchés calmes, parents inquiets et écoles actives, Lubumbashi se prépare à une rentrée 2025-2026 aux contrastes marqués.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Embouteillages et chaos routier à l’approche de la rentrée scolaire

À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, se déplacer à Kinshasa est devenu un véritable cauchemar pour les habitants. Jadis perçue comme une ville agréable, la capitale congolaise souffre aujourd’hui d’une circulation paralysante qui transforme les trajets quotidiens en épreuves pour conducteurs, passagers et piétons.

Atteindre le centre-ville ou se rendre d’une commune à une autre est désormais un défi quotidien. Beaucoup de Kinois se lèvent à l’aube pour attraper les premiers moyens de transport et tenter d’éviter les embouteillages interminables. Mais le retour à la maison reste le moment le plus difficile : en fin d’après-midi, lorsque la circulation devient dense, tous sont pénalisés, des automobilistes aux usagers des bus et taxis, en passant par les piétons. Certains n’hésitent pas à abandonner leur véhicule pour parcourir de longues distances à pied, parfois au risque de leur sécurité, car l’insécurité reste omniprésente dans plusieurs quartiers.

Les communes de Lemba, Ngaba, Selembao et Mont-Ngafula sont particulièrement touchées. L’avenue By-pass, axe stratégique emprunté par les poids lourds en direction du Kongo-Central ou vers Kinshasa, se transforme régulièrement en goulot d’étranglement. Les bus réduisent leurs trajets, obligeant les passagers à multiplier les correspondances, tandis que les motocyclistes profitent de la situation pour augmenter le prix de leurs courses.

L’Hôtel de Ville avait tenté d’alléger le trafic en interdisant la circulation des gros véhicules en journée, une mesure qui avait temporairement fluidifié la circulation. Mais après concertation avec les entreprises d’importation, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, est revenu sur cette décision, replongeant les habitants dans leurs difficultés quotidiennes.

Face à ce désordre, une question se pose : le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) pourrait-il envisager la création de nouvelles routes ou la restructuration de certains quartiers pour désengorger la capitale ? Une telle initiative représenterait un remède durable à ce problème chronique. Mais le coût financier reste un obstacle majeur, soulevant des doutes quant à la capacité du gouvernement congolais à concrétiser un tel projet.

Pour les Kinois, la rentrée scolaire 2025-2026 ne sera donc pas seulement synonyme de reprise des classes, mais également d’un nouveau défi face à une circulation qui semble chaque année plus ingérable.

Gilbert Ngonga

Musique : Négo Dimaria détrône DJ Mombochi et affirme la suprématie du Coupé-Décalé à Kinshasa

0

Le Coupé-Décalé, jadis perçu comme un genre délictueux et immoral, gagne progressivement du terrain en République Démocratique du Congo, pays pourtant dominé par la rumba et le ndombolo. Aujourd’hui, ce style musical parvient à séduire les mélomanes de toutes générations grâce à son rythme entraînant, ses pas de danse uniques et l’émergence de DJ charismatiques capables de captiver le public du jour au lendemain.

Cependant, cette popularité grandissante confronte les auteurs du genre, souvent appelés « décalistes » ou DJ, à une rude compétition. À l’instar de la rumba congolaise portée par Fally Ipupa, Ferre Gola, Héritier Wata, Koffi Olomide et bien d’autres, le Coupé-Décalé connaît ses figures emblématiques : DJ Mombochi et Négo Dimaria. Comme dans chaque génération musicale congolaise, un artiste finit par dominer la scène. Et selon nos observations ce jeudi 28 août 2025, c’est Négo Dimaria qui a pris le dessus sur DJ Mombochi à Kinshasa.

Le succès fulgurant de « Kosa-kosa » et « Béni Kinzumbi » propulse Dimaria au sommet

Avec ses nouveaux tubes « Béni Kinzumbi » et « Kosa-kosa », Négo Dimaria, chouchou de Tshangu à l’est de la capitale, s’impose désormais comme le leader incontesté du Décalé. Ces morceaux deviennent viraux sur les réseaux sociaux et séduisent même des personnalités du football national, comme Fiston Mayele, qui a récemment célébré un sacre continental avec l’un de ses hits. Dans les carrefours animés et les événements festifs de Kinshasa, le succès du natif de Tshangu est indéniable. Sa voix percutante et ses mélodies accrocheuses inscrivent son nom parmi les artistes ayant marqué l’histoire du Décalé en RDC.

DJ Mombochi : Une ascension rapide freinée par la censure

DJ Mombochi, de son vrai nom Steve Kiula, s’était lui aussi imposé rapidement sur la scène Décalé avec des titres phares comme « Mbongo », « Esendé » et « Doté ». Sa voix aiguë et ses fonds mélancoliques ont conquis le public pendant moins de deux ans, mais la redondance de son message codé, perçu comme sujet à censure, a limité sa portée. Critiqué et progressivement délaissé par le public, il laisse la place à Négo Dimaria, dont les textes variés continuent de captiver les auditeurs.

Le Coupé-Décalé : De la Côte d’Ivoire à la RDC

Originaire de Côte d’Ivoire au début des années 2000, le Coupé-Décalé est né dans les boîtes afro-parisiennes de la diaspora ivoirienne, avec des pionniers tels que Douk Saga et Le Molare. En RDC, le genre était initialement associé aux « Pomba » (hommes forts et parfois délinquants) et restait cantonné à certains milieux populaires. L’ascension du tube « Kotazo » de Papy Mbavu a ouvert la voie, mais il restait difficile pour le Décalé de s’imposer dans d’autres classes sociales. Aujourd’hui, grâce au succès de DJ Mombochi et Négo Dimaria, le Coupé-Décalé a franchi ces barrières et s’impose comme un pilier incontournable de la musique congolaise.

Blanchi Lungala M