Dans une déclaration rendue publique le mercredi 26 août 2025, Godefroid Matondo, porte-parole de l’intersyndicale de l’enseignement, a annoncé qu’une grève pourrait être déclenchée du 1er au 6 septembre si le Gouvernement ne prend pas en compte les revendications des enseignants.
Selon lui, cette cessation de travail concernerait toutes les activités scolaires, administratives et d’inspection, paralysant ainsi le secteur éducatif au moment crucial de la rentrée scolaire. Les syndicats reprochent à l’exécutif d’avoir partiellement rempli ses engagements issus des commissions paritaires de Mbwela Lodge et Bibwa.
L’intersyndicale dénonce notamment :
La non-uniformisation de la prime de la gratuité au primaire ;
L’absence d’augmentation salariale jusqu’au troisième pallier ;
La discrimination dans l’octroi des primes de fonction spéciale aux inspecteurs et des primes spéciales aux agents administratifs d’appoint de l’Inspection générale ;
La non-prise en compte du banc syndical au sein de la commission interministérielle ;
L’irrégularité de la paie des enseignants dans plusieurs provinces, notamment à Idiofa, ainsi que dans les zones sous occupation ;
Le non-paiement des intervenants aux évaluations certificatives (hors session, ENAFEP, TENASOP et session ordinaire de 2025) ;
L’abandon des travaux du Centre national des corrections et du Centre national d’organisation depuis plus de trois ans.
Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, les enseignants reviennent à la charge pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail et la revalorisation de leurs salaires. Après quelques négociations, un accord partiel est souvent signé, mais sans suite concrète. D’où la question : qui trompe qui ?
Alors que le niveau de l’enseignement national continue de se dégrader, cette nouvelle menace de grève met une fois de plus en lumière le manque de volonté politique à apporter des solutions durables aux problèmes du secteur éducatif.
Rodriguez Kikamba
