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Kinshasa : L’ONATRA sollicite 205 millions $ pour fluidifier la circulation

Face à l’aggravation des embouteillages dans la capitale congolaise, l’Office National des Transports (ONATRA) a proposé au gouvernement un financement de 205 millions de dollars pour acquérir 6 trains urbains et 26 taxis fluviaux. Armand Osase, président de l’intersyndical de l’ONATRA, a précisé que 100 millions de dollars seraient nécessaires en urgence pour lancer ce projet capable de désengorger la circulation à Kinshasa.

Lors de sa déclaration du jeudi 14 août, M. Osase a rappelé que le secteur des transports n’avait ni trains ni bateaux opérationnels lors du passage de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Selon lui, l’introduction de ces moyens de transport permettra de fluidifier la circulation, notamment dans des zones stratégiques comme Tshangu, où la congestion est particulièrement critique pour accéder à l’aéroport international de N’djili et au centre-ville.

Le projet de l’ONATRA vise à moderniser le transport urbain à Kinshasa et à offrir aux habitants une alternative efficace face aux embouteillages chroniques, qui paralysent quotidiennement la capitale. Les autorités congolaises sont désormais appelées à examiner cette demande de financement pour améliorer la mobilité urbaine.

Bienvenu Musoy

RDC : Félix Tshisekedi convoque une nouvelle réunion du présidium de l’Union Sacrée

Le Président de la République et Haute Autorité Politique de l’Union Sacrée de la Nation (USN), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présidera ce jeudi 14 août 2025 une réunion du présidium de la plateforme au siège de l’USN. Il s’agit de la troisième rencontre en moins de quinze jours, signe d’une volonté affichée de redynamiser la coalition au pouvoir.

À l’ordre du jour figurent l’adoption de documents clés, notamment la nouvelle Charte et le Règlement intérieur de l’Union Sacrée. Les discussions porteront également sur la convocation et la fixation de la date du prochain congrès, où la nouvelle Charte sera soumise à l’approbation de l’ensemble des membres de la plateforme.

L’annonce a été faite le 13 août 2025 dans un communiqué officiel signé par le Secrétaire permanent de l’USN, le professeur André Mbata Mangu. Ce dernier a souligné l’importance stratégique de cette rencontre pour l’avenir politique et organisationnel de la coalition.

Guyvenant Misenge

RDC : Recul des cas de Mpox et progrès dans la lutte contre le choléra

La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une baisse notable des cas de Mpox au cours de la semaine épidémiologique 31, allant du 28 juillet au 3 août 2025, selon un communiqué de l’Institut national de santé publique (INSP) parvenu le jeudi 14 août 2025 à Netic-news.net. Le rapport indique 40 098 cas suspects recensés à l’échelle nationale, contre plus de 50 000 la semaine précédente, une tendance attribuée à l’efficacité des interventions sanitaires dans les zones les plus touchées.

Concernant le choléra, environ 44 000 cas et plus de 1 200 décès ont été enregistrés sur la même période, soit un taux de létalité de 2,7 %. Plusieurs provinces, dont Kinshasa et l’Équateur, connaissent une diminution significative du nombre de cas, grâce aux mesures de prévention, aux campagnes de sensibilisation et à la prise en charge rapide des malades.

L’INSP exhorte la population à maintenir les gestes préventifs et à signaler tout cas suspect aux structures sanitaires les plus proches, afin de consolider les acquis dans la lutte contre ces deux maladies.

Fabrice Kabamba

RDC : Judith Suminwa veut traduire la stabilité macroéconomique en actions concrètes

La Première ministre, Judith Suminwa, a présidé mercredi 13 août 2025 une réunion avec les ministres impliqués dans le « Compact résilience », un programme d’urgence adopté lors du Conseil des ministres du 25 juillet 2025. Ce dispositif vise à faire bénéficier la population congolaise des retombées de la stabilité du cadre macroéconomique.

À l’issue de ces échanges, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’orienter ses interventions vers la sécurité alimentaire en misant sur la production locale de produits stratégiques tels que le maïs, le riz, le soja et le haricot. Le désenclavement des zones rurales figure également parmi les priorités, afin de rendre tangibles les avancées économiques dans le quotidien des Congolais.

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a précisé que d’autres actions sont prévues, notamment l’assainissement urbain, en particulier dans la ville de Kinshasa. Ces initiatives doivent contribuer à améliorer durablement les conditions de vie de la population.

Blanchi Lungala M

Affaire Constant Mutamba : Le boomerang judiciaire d’un ex-ministre de la Justice

L’ex-ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba, est suspendu à son sort alors que le tribunal doit rendre son verdict d’ici la fin du mois d’août dans le dossier qui l’oppose au ministère public dans la présumée affaire de détournement de près de 20 millions de dollars du Trésor public.

Comme il l’a lui-même reconnu devant les juges, il s’agit du procès de sa vie, dont l’impact politique et social restera marqué, quelle que soit l’issue de la procédure en cours.

Un atterrissage en catastrophe

En intégrant de façon inattendue le gouvernement Suminwa, alors qu’il s’était porté candidat à la présidentielle contre Félix Tshisekedi, dont il avait critiqué la gouvernance, Constant Mutamba n’imaginait pas une chute aussi soudaine, et surtout pas de cette manière.

Ses derniers mots lors du procès traduisent son amertume et son désarroi d’être passé du rang de puissant ministre d’État à celui de prévenu :

« Aujourd’hui, cette justice que j’ai servie avec tant d’amour m’a arraché ma crédibilité, mon honneur, mon directeur de cabinet », a-t-il lâché, décontenancé.

Il y a quelques mois encore, Mutamba était au sommet, en tête dans certains sondages, résolu à affronter tous les « monstres », même ceux tapis dans l’ombre. Il avait notamment initié une action contre le procureur général près la Cour de cassation, soupçonné d’avoir détourné près d’un million de dollars. Ses prises de position, y compris face à la Première ministre Judith Suminwa, avaient déjà été jugées déconcertantes par une partie de l’opinion.

Paradoxalement, celui qui avait publiquement érigé Joseph Kabila en « patrimoine national » et « panafricaniste de haut rang » a accepté d’ouvrir un procès aux implications politiques, sécuritaires et sociales lourdes contre l’ancien chef de l’État.

Pour ses admirateurs, ces initiatives traduisaient un courage politique digne d’un « Lumumba ressuscité ». Pour ses détracteurs, elles relevaient davantage du populisme et de l’orgueil.

Un procès à valeur pédagogique

Pour ses partisans, le procès de Constant Mutamba a une dimension politique. Mais au-delà, il offre surtout une leçon pédagogique à la classe dirigeante congolaise.

Encore dans l’opposition, Mutamba dénonçait la « justice à double vitesse » utilisée par le pouvoir pour museler les faibles. Peu avant sa nomination, il promettait même de « l’humaniser » afin de faire vivre un véritable État de droit. Félix Tshisekedi lui-même avait déploré une justice « malade » nécessitant une « thérapie de choc ».

Pourtant, conscient de ces faiblesses, Mutamba n’a pas hésité à s’appuyer sur ce système pour cibler certains opposants, en particulier Joseph Kabila, dans ce qui avait tout d’un procès politique. Un an plus tard, cette même justice se retourne contre lui, au point de lui valoir le réquisitoire implacable du ministère public : dix ans de prison.

« Tu t’es appuyé sur une justice malade pour servir un individu en ouvrant des dossiers sans fondement. Voilà que cette même justice vient de t’attraper. Tu y as cru quand tu pensais qu’elle n’agissait que contre les autres. Tu dois donc en assumer les conséquences », a ironisé l’internaute Samuel Kwangiba après le réquisitoire.

Une leçon pour le pouvoir

L’affaire Mutamba illustre un principe intemporel : l’arme qu’on utilise contre les faibles peut toujours se retourner contre soi. Les détenteurs de pouvoir, actuels comme futurs, devraient garder à l’esprit que nul n’est intouchable et que la roue finit toujours par tourner.

Charles Mapinduzi

RDC : Ève Bazaïba passe le relais à Marie Niange Ndambo au ministère de l’Environnement

La cérémonie de remise et reprise a eu lieu jeudi 14 août au ministère de l’Environnement, du Développement durable et de l’Économie du Climat entre Ève Bazaïba, ministre sortante, et Marie Niange Ndambo, sa successeure. L’ancienne locataire du ministère a exprimé son souhait de voir cette dernière réussir son mandat au bénéfice de la République, tout en saluant la volonté du Chef de l’État de promouvoir la « masculinité positive » au sein du gouvernement.

Ève Bazaïba a également remercié la Première ministre pour sa reconduction au poste de ministre des Affaires sociales, réaffirmant son engagement à défendre les intérêts de la population dans ses nouvelles fonctions. Elle a encouragé la nouvelle équipe du ministère de l’Environnement à poursuivre les efforts en faveur du développement durable et de la protection des ressources naturelles.

Marie Niange Ndambo, nouvelle ministre de l’Environnement, est forestière de formation, diplômée de l’Université Laval au Canada. Elle travaillera aux côtés d’Arlette Bahati Tito, nommée ministre déléguée à l’Économie du Climat, pour mettre en œuvre les politiques environnementales du pays.

Bienvenu Musoy

DINACOPE : Révoqué, réhabilité par Mwaba, le directeur Mbaka menacé d’une nouvelle éviction

Pour les mêmes griefs.
Mbaka, directeur du SECOPE, avait été révoqué pour détournement de fonds sous le ministre Maker Mwangu Fwamba. Il a ensuite eu des démêlés avec la justice, mais a fini par recouvrer sa liberté. Le ministre Tony Mwaba l’a réintégré au SECOPE en tant que directeur financier. Cependant, hanté par les mêmes démons, il a été à nouveau écarté de son poste pour mauvaise gestion.

Quelques temps plus tard, il a été récupéré par la ministre d’État Raïssa Malu Dinanga. Englué dans les mêmes tares, le directeur Mbaka semble incorrigible. Avant le réaménagement technique du gouvernement, il ne s’acquittait plus de ses fonctions et ne participait à aucune réunion, y compris celles convoquées par son autorité, la ministre d’État. Il restait systématiquement absent.

Selon des informations circulant au sein de la DINACOPE, le directeur aurait encore commis des manquements signalés à la ministre d’État. Une nouvelle éviction serait donc déjà en préparation. Mbaka semble une fois de plus sur la sellette.

Christian Ntole

Brazzaville dément la présence de Joseph Kabila et exige des preuves à Kinshasa

De récentes rumeurs sur un prétendu séjour de trois jours de l’ancien président Joseph Kabila à Brazzaville ont circulé sur les réseaux sociaux, affirmant qu’il serait allé solliciter le président Denis Sassou Nguesso pour faciliter la tenue d’un dialogue national en RDC. Plusieurs médias, principalement pro-Kinshasa, ont relayé ces informations qui ont rapidement attiré l’attention des autorités congolaises.

Face à ces allégations, l’ambassadeur congolais à Kinshasa a été convoqué pour fournir des explications. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, a démenti ce jeudi 14 août ces rumeurs et demandé que des preuves de la présence de Joseph Kabila au Congo voisin soient présentées, tout en précisant qu’aucun obstacle n’existerait si l’ancien chef d’État décidait de rendre visite à Brazzaville.

Cette affaire rappelle une situation similaire survenue il y a quelques mois, lorsque Kinshasa avait ouvert une procédure contre Kabila pour un déplacement supposé à Goma. Bien que l’ancien président ait d’abord démenti, il s’était finalement rendu dans la ville quelques jours plus tard. Ces événements ont suscité des critiques sur le manque de rigueur des autorités congolaises face aux rumeurs circulant sur des sujets sensibles.

Charles Mapinduzi

Ituri : Le député Gratien Iracan dénonce des crimes contre la communauté Hema

Le député national Gratien Iracan a alerté, jeudi 14 août, sur de graves crimes commis contre la communauté Hema dans les localités d’Iga-barrière, Lopa, Nizi et leurs environs, en territoire de Djugu (Ituri). Dans une publication sur son compte X, il évoque des « massacres, viols, pillages, destructions et bombardements » touchant même les camps de déplacés, entraînant un déplacement massif de populations. Selon lui, des témoins accusent des éléments des FARDC, associés à des miliciens de la CODECO, d’avoir attaqué des civils sous prétexte de rechercher des rebelles.

L’élu de Bunia affirme que des messages circulent pour appeler à des attaques généralisées contre des habitants accusés, sans preuves, d’appartenir à la CRP de Thomas Lubanga. Il juge la situation « extrêmement préoccupante » et s’indigne de « l’impuissance » de la MONUSCO face à ces violences. Il dénonce également le silence du gouvernement depuis trois mois, malgré les informations transmises aux institutions compétentes.

Gratien Iracan reproche aussi à l’Assemblée nationale de n’avoir pas réagi à ses correspondances officielles. Il indique que le gouverneur militaire de l’Ituri a été rappelé à Kinshasa depuis lundi, à la suite de ses demandes répétées au président de la République, mais redoute qu’il ait « laissé derrière lui un plan » qui pourrait bientôt être révélé.

Bienvenu Musoy

RDC : Ensemble de Moïse Katumbi appelle à la mobilisation pour préserver les acquis démocratiques

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Ensemble pour la République, parti de l’opposant Moïse Katumbi, accuse le régime de Félix Tshisekedi de dérives autoritaires. À l’issue d’un conclave tenu du 12 au 13 août 2025 à Bruxelles (Belgique), la formation politique a appelé les forces vives du pays à s’unir pour défendre les acquis démocratiques. Dans sa déclaration, consultée ce jeudi 14 août, le parti encourage son président à mobiliser toutes les forces politiques partageant cette vision, afin de contrer toute tentative de gouverner en dehors des prescrits constitutionnels.

Le parti dresse également un constat alarmant de la situation sécuritaire et socio-économique en République démocratique du Congo. Selon Ensemble, ces crises exigent la formation d’une large coalition pour faire barrage à toute dérive dictatoriale et rétablir un pouvoir légitime issu d’élections crédibles et transparentes. Cette démarche s’inscrit, selon le mouvement, dans une logique de sauvegarde de l’État de droit et des libertés fondamentales.

Par ailleurs, le camp Katumbi se dit favorable à un dialogue national placé sous la médiation de l’Église catholique et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Il estime que cette initiative pourrait permettre de restaurer un climat politique apaisé et de jeter les bases d’un consensus national autour de la gouvernance et des réformes démocratiques.

Blanchi Lungala M.