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Dialogue en vue : Une feuille de route en préparation entre la présidence et les confessions religieuses

Les confessions religieuses et la présidence de la République travaillent activement à l’élaboration d’une feuille de route en vue d’un dialogue inclusif. C’est ce qu’a confirmé, mercredi 6 août 2025, le pasteur Erick Senga, porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC). Selon lui, l’exclusivité de ce cadre doit être prise en compte.

« Tout est clair dans nos esprits qu’il y aura dialogue. Et c’est justement sur la feuille de route que nous sommes en train de travailler », a-t-il déclaré, tout en précisant que plusieurs étapes restent à franchir, notamment l’harmonisation des outils et la définition des préalables.

L’initiative du pacte social portée par les églises catholique et protestante vise à instaurer un dialogue national inclusif, dans le but de renforcer la cohésion et l’unité du pays. Le pasteur Senga a insisté sur la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel, rejetant toute tentative de révision de fond.

« Aujourd’hui, tout le monde est d’accord qu’il faut protéger cet ordre constitutionnel », a-t-il martelé.

Par ailleurs, le porte-parole de l’ECC a estimé que les initiatives internationales, notamment celles de Washington et de Doha, ne doivent pas être perçues comme concurrentes, mais plutôt comme complémentaires à l’approche congolaise.

« Il faut maximiser l’opportunité de ces accords par un processus national inclusif », a-t-il soutenu, soulignant que seule une démarche interne et concertée permettra de poser les bases d’un dialogue efficace et durable.

Rodriguez Kikamba

Procès Mutamba : L’ASADHO dénonce des irrégularités et appelle au respect de procédures judiciaires

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) tire la sonnette d’alarme sur le procès contre l’ancien ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, actuellement en cours devant la Cour de cassation. L’organisation évoque une série d’irrégularités graves qui selon elle, portent atteinte aux droits de la défense et compromettent le droit de l’accusé à un procès juste et équitable.

Lors d’un point de presse ce mercredi 6 août 2025 à Kinshasa, Jean-Claude Katende, coordonnateur de cette structure, dénonce une violation des principes.

« l’audience du 09 juillet 2025, les avocats de la défense réclament la non saisine de la Cour du fait que Mutamba a été notifié de la date d’audience à la requête à la requête du greffier en chef de la cour de cassation, en lieu et place du ministère public comme l’exige l’article 54 du code pénale », a fait savoir Jean-Claude Katende .

Il soulève par ailleurs une exception d’inconstitutionnalité et des résolutions prises par l’Assemblée nationale. Pour lui, les griefs formulés contre ces décisions sont les mêmes : elles violent la constitution parce qu’elles ont été votées en main levées, à la place des bulletins secrets comme le prévoit la constitution.

« La cour de cassation a pris ces expériences en délibéré et a rendu sa décision, quelques heures après, en déclarant tous ces moyens non fondés sans référence à aucune base juridique. Elle a juste évoqué l’abus de procédure dans le chef des avocats de la défense, alors que leur position se fonde sur la constitution », a-t-il ajouté, avant d’appeler au respect strict des procédures judiciaires, dans un esprit d’indépendance et d’équité.

Jérémie Ngunga Léman

Procès Mutamba : Willy Musheni disculpé par le Guichet unique de création d’entreprise

Un coin de voile est levé sur la responsabilité de Willy Musheni dans le détournement présumé de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une maison d’arrêt à Kisangani, dans province de la Tshopo. Au cours de l’audience de ce mercredi 6 août 2025 devant la Cour de cassation, le représentant du Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) a confirmé l’existence légale de la société Zion Construction, avec deux associés : M. Willy Musheni et Mme Kinahoro Ange Marie à sa création. Le premier associé a contribué à la constitution du capital à hauteur 51% et le second pour 49%.

Avec évolution, l’associé Musheni a cédé ses parts à M. Lutete Jacques, constaté par un acte de cession accepté par les associés et présenté au GUCE, conformément à la loi. Ce qui veut dire que Willy Musheni n’est impliqué en rien dans ce dossier, dans lequel est cité l’ancien ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba.

Il convient de rappeler que le procès de ce mercredi 6 août est consacré à l’audition des témoins, en vue de faire lumière sur le déroulement des faits liés à cette affaire de détournement.

Gauthier Sey

Procès Mutamba : Gerard Bolema affirme avoir visité à deux reprises le site choisi pour abriter la prison à Kisangani

Le procès de l’ancien ministre de la justice, Constant Mutamba se poursuit ce mercredi 6 août 2025 devant la Cour de cassation à Kinshasa. Consacré à l’audition des témoins et aux renseignements, plusieurs éléments mettent actuellement en lumière le déroulement des faits liés à cette affaire. Lors de son audition, Gerard Bolema Kombozi, chef de division de la Justice et Garde des sceaux dans la province de la Tshopo, a révélé avoir visité à deux reprises le site choisi pour la réalisation de ce grand projet de construction de la prison à Kisangani.

Il reconnaît avoir été officiellement informé par Constant Mutamba, lors de son passage à Kisangani et donne des précisions du site choisi, dont l’indication renvoie sur la rive droite, à 11 kilomètres de la ville de Kisangani, sur la route menant vers l’aéroport de Bangboka.

Très médiatisé, ce procès est suivi de près par une grande partie de la population. Des voix n’ont cessé de dénoncer des irrégularités constatées, portant ainsi atteinte aux droits de la défense et compromettant le droit de l’accusé à un procès juste et équitable. L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a de son côté, appelé ce mercredi 6 août, au respect strict des procédures judiciaires, dans un esprit d’indépendance et d’équité.

Rappelons que, Constant Mutamba accusé de détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, a lors de sa démission à la tête du ministère de la justice qu’il dirigeait, évoqué un acharnement politique et un complot orchestré contre lui depuis Kigali.

Blanchi Lungala M

Afflux de réfugiés en Ituri : Médecins Sans Frontières au chevet d’un système de santé sous pression

Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une intervention d’urgence pour fournir des soins médicaux vitaux, à plus de 33 000 réfugiés qui ont fui depuis mai 2025 la violence au Soudan du Sud, vers le nord de la République démocratique du Congo (RDC). Dans son rapport parvenu ce mercredi 6 août 2025 à notre rédaction, MSF affirme que cette instabilité a provoqué l’effondrement total des services publics déjà fragiles, forçant ainsi la structure à fermer deux hôpitaux et à réduire certaines de ses activités à cause d’attaques contre les structures de santé.

À en croire ce rapport, la plupart des personnes arrivant en RDC ont fui le comté de Morobo, dans l’État d’Équatoria central – une zone extrêmement instable où les combats se sont intensifiés cette année, causant la mort à plus de 730 civils entre janvier et mars 2025. Face à cette situation, MSF a été contraint de suspendre toutes ses activités à Morobo, y compris la prestation de services dans les camps pour personnes déplacées internes, ainsi que dans le comté voisin de Yei River. Cette décision fait suite à l’enlèvement de deux agents de santé, dont un membre de son personnel.

Le rapport met ainsi en lumière une situation humanitaire critique en République démocratique du Congo (RDC), particulièrement dans la province de l’Ituri. Déjà fragilisée par des décennies de conflits internes avec des groupes armés comme Zaïres, CODECO et ADF, la région est confrontée à une affluence massive de réfugiés fuyant les violences au Soudan du Sud. Cette double crise, entre insécurité interne et afflux de déplacés, exerce une pression intenable sur des infrastructures de santé déjà précaires.

Le paludisme est la principale maladie recensée. Pour lutter contre le risque d’épidémies, une campagne de vaccination massive est prévue en ce mois d’août, ciblant 62 000 enfants contre la rougeole. De plus, des kits de première nécessité seront distribués à près de 6 000 familles vulnérables.

Guyvanant Misenge

Kinshasa : Daniel Bumba lance l’opération « Retour à la norme » pour lutter contre le désordre urbain

Dans un contexte sécuritaire préoccupant, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a réaffirmé sa volonté de restaurer l’ordre dans la capitale congolaise. Lors de la réunion ordinaire du Conseil provincial de sécurité tenue, mardi 5 août 2025, il a appelé à une intensification de la lutte contre les réseaux de banditisme urbain communément appelés « Kuluna », ainsi qu’à l’assainissement des espaces publics anarchiquement occupés.

À cette occasion, Daniel Bumba a officiellement lancé l’opération « Retour à la norme », avec pour objectif de cibler prioritairement l’éradication des marchés et garages pirates, souvent à l’origine de l’insalubrité et de l’insécurité dans plusieurs communes. Selon le chef de l’exécutif provincial, il s’agit de redonner à Kinshasa son image de ville moderne et vivable, en commençant par des actions pilotes dans la commune de la Gombe, avant une extension progressive à toutes les zones urbaines de la capitale.

Le Patron de la ville a également exhorté les membres du Conseil à faire preuve de fermeté et à adopter des mesures concrètes pour garantir l’efficacité de cette campagne. Pour lui, seul un engagement total des autorités et des forces de sécurité permettra d’endiguer le chaos urbain qui gangrène Kinshasa depuis de nombreuses années.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Prince Epenge ne jure que par la voie du dialogue inclusif

Le porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge était l’invité du journal sur TV5 Monde, mardi 5 août 2025. Ce proche de Fayulu est revenu sur plusieurs questions politiques du pays, notamment le récent rapprochement entre le président Félix Tshisekedi et l’opposant Martin Fayulu, qui selon lui s’inscrit dans une logique de « recherche de vérité » et non d’alliance politique.

Dans la foulée, Epenge a proposé au régime en place la voie d’un dialogue inclusif, gage d’une sortie de la crise qui sévit actuellement en République Démocratique du Congo

« Pour résoudre les différentes crises en RDC, les enfants du Congo doivent se mettre autour d’une table pour se dire des vérités et ses réconcilier, à 30 mois de la tenue des élections au pays, on ne peux pas aborder des élections sans dialogue », a fait savoir Prince Epenge, porte-parole de la coalition de l’opposition Lamuka sur TV5 Monde.

Il convient de souligner que la sortie médiatique de Prince Epenge intervient dans un contexte marqué par la sortie sine die du gouvernement Suminwa 2. Plusieurs indiscrétions évoquent quelques ministres venant de la coalition Lamuka de Martin Fayulu notamment Prince Epenge

Blanchi Lungala M

Procès Mutamba : Deux juges se déportent, l’affaire prise en délibéré

Le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, s’est poursuivi, ce mercredi 6 août 2025 devant la Cour de cassation. Initialement consacré à l’audition des témoins, l’affaire a connu un nouveau rebondissement. Deux magistrats de la composition, dont le président de la formation, ont décidé de se retirer du dossier, suite à la demande de récusation faite par le prévenu Mutamba. Il s’agit du magistrat Justin Kibamba Moket, qui s’est lui-même déporté.

« Je n’ai aucun intérêt à m’accrocher à ce dossier et, par élégance, je préfère me déporter sous réserve de l’acceptation de monsieur le premier président » a-t-il fait savoir.

De son côté, le second juge, Otshudi Thomas, a fait sa déclaration verbalement.

« Je vous prie d’acter, monsieur le greffier, mon déport dans la cause RP 22-CR. Je le fais non par faiblesse, mais par honneur et dignité ; non par crainte, mais par fidélité aux règles éthiques et déontologiques qui régissent ma profession de magistrat et qui donnent à la justice des hommes sa légitimité. Je le fais non pour moi, mais pour cette justice qui n’a ni l’âge du prévenu ni le visage des avocats des parties ou le mien, mais celui du droit. Et par-dessus tout, je le fais parce que j’ai une idée de la justice qui ne s’exerce ni sous la dictature du populisme, ni sous celle de l’opinion » a souligné le juge.

Prenant la parole, le ministère public a invité la Cour à tirer les conclusions de cette situation. Après ces déclarations, la Cour de cassation a pris l’affaire en délibéré et une décision est attendue dans les prochaines minutes. Il convient de noter que plusieurs personnes appelées à témoigner par Constant Mutamba sont présentes à l’audience, notamment le ministre des ITPR Alexis Gisaro et l’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo. Toutefois, la Première ministre, également citée, n’est pas encore arrivée.

Guyvanant Misenge

Goma : Le M23 boucle Mabanga Sud et rassemble les hommes au stade de l’Unité

Dans la matinée du mercredi 6 août 2025, des éléments du M23 ont procédé à un bouclage strict du quartier Mabanga Sud, dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu actuellement sous occupation partielle. La quasi-totalité des hommes adultes du quartier ont été embarqués de force et regroupés au stade de l’Unité, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants.

« Ils ont pris mon père et mes deux frères. Nous ne savons pas s’ils reviendront ou s’ils seront recrutés de force. Nous avons peur », témoigne une résidente, visiblement bouleversée.

Selon certaines sources proches du mouvement rebelle, cette opération viserait à identifier et neutraliser des présumés bandits armés, notamment des éléments Wazalendo qui se seraient infiltrés dans la population civile pour y semer l’insécurité. Le triage se ferait au stade de l’Unité afin de distinguer les civils des suspects. Toutefois, cette méthode alimente les craintes d’un recrutement forcé, déjà observé dans d’autres localités tombées sous le contrôle du M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Cette opération, qui s’inscrit dans un contexte d’occupation prolongée et de tensions persistantes, relance les inquiétudes sur le respect des droits humains dans les zones tenues par le M23. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont déjà alerté sur les pratiques de recrutement forcé et les violations contre les civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

Jean Ngaviro

RDC–Amérique latine : Une délégation congolaise en mission diplomatique à Montevideo

Une délégation du gouvernement congolais est arrivée le mardi 5 août 2025 à Montevideo, capitale de la République orientale de l’Uruguay, dans le cadre d’une tournée visant à renforcer les relations bilatérales entre la République Démocratique du Congo (RDC) et plusieurs pays d’Amérique latine. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie diplomatique orientée vers la diversification des partenariats internationaux, à l’heure où la RDC cherche des solutions durables aux défis sécuritaires et économiques auxquels elle fait face.

Composée du Vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, de la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, de la ministre de l’Environnement, Ève Bazaïba, du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, et de la ministre de la Culture et des Arts, Yolande Elebe, la mission entend explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines militaire, politique, économique et culturel.

Cette démarche traduit la volonté du gouvernement congolais de renforcer sa présence sur la scène internationale, en nouant des partenariats stratégiques avec des pays à croissance rapide du sous-continent latino-américain, en dehors des circuits diplomatiques traditionnels.

Bienvenu Musoy