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Coopération RDC–Algérie : Un nouveau cap stratégique en préparation à Kinshasa

La redynamisation de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et l’Algérie a franchi une nouvelle étape ce mardi 21 avril 2026 à Kinshasa. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères parvenu à Netic-news, la vice-ministre Noëlla Ayeganagato Nakwipone et l’ambassadeur algérien, Nacim Gaouaou, ont jeté les bases d’un renforcement des échanges politiques et économiques entre les deux nations.

Au cœur de cette rencontre figurait la planification des toutes premières consultations politiques, prévues dans les prochains mois, ainsi que l’opérationnalisation effective de la commission mixte de coopération. Ces mécanismes institutionnels visent à structurer durablement le dialogue entre Kinshasa et Alger pour répondre aux enjeux communs de développement et de stabilité régionale.

Affichant une volonté de pragmatisme, la vice-ministre a insisté sur la nécessité d’aboutir à des résultats concrets. Elle a notamment plaidé pour une accélération de la mise en œuvre des engagements déjà pris et la finalisation rapide des nouveaux accords en cours de préparation, marquant ainsi la volonté de la RDC de transformer les intentions diplomatiques en actions tangibles.

Guyvenant Misenge

Accord migratoire avec les États-Unis : la RDC face à l’hypothèse d’un accueil de migrants afghans

Un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis est récemment arrivé à Kinshasa, principalement en provenance d’Amérique latine, notamment de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un accord migratoire conclu entre Washington et les autorités congolaises. Ces migrants sont accueillis de manière temporaire, le temps d’organiser leur retour vers leurs pays d’origine, selon les autorités.

Cependant, cette première vague pourrait en annoncer d’autres. D’après des informations publiées par le New York Times, les États-Unis envisageraient d’envoyer en RDC plus de 1 100 ressortissants afghans. Ces derniers, anciens collaborateurs de l’armée américaine — dont des soldats, des interprètes et leurs familles — ont été évacués après le retour des talibans au pouvoir en 2021 et vivent depuis au Qatar. Certaines sources humanitaires évoquent une pression exercée sur ces personnes, contraintes de choisir entre un retour risqué en Afghanistan ou un transfert vers la RDC.

Cette perspective suscite des inquiétudes, dans un contexte où la RDC fait déjà face à d’importants défis sécuritaires et humanitaires, notamment à l’est du pays avec des millions de déplacés internes. L’éventualité d’un nouvel afflux de migrants, en provenance cette fois d’un autre continent et d’un conflit particulièrement sensible, soulève de nombreuses interrogations. À ce stade, aucune position officielle n’a été communiquée par Kinshasa, même si la Première ministre Judith Suminwa a récemment laissé entendre, lors d’une intervention médiatique, que cette option restait envisageable.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : des députés provinciaux enquêtent sur la crise des déplacés à Kinkole

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Face à la détérioration des conditions de vie des populations déplacées de Pakadjuma et Kawele, une délégation de députés provinciaux de Kinshasa a effectué, mardi 21 avril, une mission d’enquête à N’Sele Est. Conduits par Niangi Kahonda Olivier, membre de la Commission des droits de l’homme, ces élus se sont rendus sur le terrain afin d’évaluer l’ampleur de la crise humanitaire et sécuritaire que traversent ces sinistrés, désormais regroupés à Kinkole. L’objectif affiché est clair : documenter la situation et proposer des solutions concrètes aux autorités provinciales.

Avant leur descente, les députés ont échangé pendant près d’une heure avec le bourgmestre de la commune de N’Sele, Franck Mbo Nzolameso, autour des efforts déjà engagés par l’administration locale. Sur le site d’accueil installé à l’Hôpital général de Kinkole (CNPP), au quartier Sikotra-Lokali, la délégation a constaté des conditions de vie particulièrement précaires. Entre manque d’abris, absence d’infrastructures hygiéniques et exposition aux maladies comme le choléra, les déplacés vivent dans une extrême vulnérabilité. Plusieurs témoignages recueillis sur place insistent sur l’urgence d’un relogement digne, au-delà de l’aide alimentaire ponctuelle.

La mission s’est poursuivie à l’hôpital militaire du camp CETA, où sont pris en charge les blessés des récents incidents ayant coûté la vie à quatre personnes. À l’issue de cette descente, Niangi Kahonda Olivier a annoncé la rédaction d’un rapport détaillé destiné au président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Lévi Mbuta. Ce document devrait déboucher sur des mesures rapides pour améliorer durablement les conditions de vie des sinistrés, dont la situation reste jugée critique.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Des familles jetées à la rue à Gombe, indignation autour d’un déguerpissement jugé «illégal»

À Kinshasa, la situation reste tendue dans la commune de Gombe, où plus de 40 familles ont passé la nuit à la belle étoile après une opération de déguerpissement dénoncée comme « illégale et forcée ». Selon des témoignages recueillis ce mardi 21 avril, ces occupants affirment être victimes d’une injustice sociale persistante liée à plusieurs années d’arriérés de salaires.

« Où est l’État de droit ? 27 ans de service, 63 mois d’impaiement, et aujourd’hui on nous jette dehors », s’indigne l’un des sinistrés.

D’après les informations disponibles, ces familles, pour la plupart d’anciens agents de l’Office Congolais des Postes et Télécommunications, devenu la Société Congolaise des Postes et Télécommunications, occupaient ce site depuis 1999 avec l’aval de leur hiérarchie, dans un contexte marqué par une profonde crise sociale.

Une occupation liée à des salaires impayés

Comme révélé dans une précédente enquête publiée le 10 avril, ces occupants justifient leur présence par un accord tacite conclu avec l’entreprise, leur permettant de réhabiliter et sécuriser un site abandonné, en contrepartie de leur installation. Cette situation faisait suite à plus de 63 mois d’arriérés de salaires, plongeant plusieurs agents dans une précarité extrême.

Un plan social mis en place en 2004 pour accompagner leur départ n’aurait jamais été exécuté de manière effective. Résultat : des dizaines de familles se retrouvent sans rémunération, sans couverture médicale, ni retraite, certaines ayant même enregistré des décès parmi leurs membres.

Une démolition contestée

 

Face à la récente opération de démolition, les victimes dénoncent une procédure irrégulière, affirmant disposer de documents administratifs et judiciaires attestant de la légitimité de leur occupation. « 19 heures passées, plus de 40 familles dorment dans la rue pour avoir simplement réclamé leurs droits », déplore un autre témoin.

Les concernés pointent également la responsabilité de l’État congolais et de la SCPT, notamment en ce qui concerne les cotisations sociales non versées et les engagements non respectés.

Dans ce climat de tension, ces familles appellent les autorités à intervenir en urgence afin de faire respecter leurs droits. Elles réclament notamment le paiement des arriérés de salaires, des indemnités, des dommages et intérêts, ainsi qu’un accompagnement pour un relogement digne.

Gilbert Ngonga

RDC : l’Union sacrée clarifie sa position et nie tout engagement en faveur d’une réforme constitutionnelle

Le secrétariat permanent de l’Union sacrée de la Nation a publié, ce mardi 21 avril, un communiqué visant à dissiper toute confusion autour de la question de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Dans ce document signé par André Mbata, la plateforme présidentielle rejette les interprétations selon lesquelles elle aurait officiellement pris position pour une modification de la Constitution. Cette mise au point intervient après les réactions suscitées par un précédent communiqué diffusé le 20 avril, diversement compris par l’opinion.

Dans ses explications, le secrétariat permanent précise que le message initial ne constituait pas une initiative politique engageant l’Union sacrée ni les institutions de l’État. Il s’agissait plutôt de relayer auprès du président de la République, Félix Tshisekedi, des préoccupations exprimées par certains citoyens, acteurs politiques et groupes organisés favorables à une réforme constitutionnelle. Le rôle du secrétaire permanent s’inscrivait ainsi dans une logique de transmission d’opinions, sans intention d’initier un processus officiel.

Le communiqué rappelle également que toute décision majeure, notamment en matière de réforme constitutionnelle ou de convocation des instances dirigeantes, relève exclusivement du chef de l’État. Tout en déplorant des interprétations jugées malveillantes, l’Union sacrée appelle à la responsabilité des acteurs politiques et de l’opinion publique, invitant à préserver l’unité nationale. Toutefois, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes dénoncent un rétropédalage face à la pression de l’opinion.

Charles Mapinduzi

RDC : Une plainte pour faux en écriture vise le député Laddy Yangotikala après sa motion contre Jacquemin Shabani

Une nouvelle controverse secoue l’Assemblée nationale en République démocratique du Congo. Depuis le 20 avril 2026, une plainte pour faux en écriture a été déposée au Parquet général près la Cour de cassation contre Laddy Yangotikala Senga. À l’initiative de Pambu Jean Marie, cette démarche vise à obtenir l’ouverture d’une enquête sur de présumées irrégularités liées à une motion de défiance contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo. Au cœur des accusations : des signatures contestées qui remettraient en cause la validité même de cette motion.

Selon la plainte, plusieurs députés nationaux auraient publiquement nié avoir signé le document. Parmi eux, Mpembi Isomi Bazego Thérèse affirme n’avoir ni apposé sa signature ni donné procuration à quiconque pour le faire en son nom. Ces contestations, relayées sur les réseaux sociaux et dans divers échanges, jettent un sérieux doute sur l’authenticité des signatures. Si les faits sont établis par la justice, ils pourraient être qualifiés de faux et usage de faux, des infractions prévues et sanctionnées par le Code pénal congolais.

De son côté, Laddy Yangotikala Senga rejette fermement ces accusations et défend la régularité de sa démarche. Il soutient que la motion, déposée le 12 avril, réunissait le nombre requis de signatures, estimé à une cinquantaine. Le député dénonce une tentative d’intimidation visant à entraver son action politique, affirmant que son initiative s’inscrivait dans une volonté de dénoncer ce qu’il considère comme des insuffisances dans la gestion de la sécurité par le ministre, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans plusieurs régions du pays.

Charles Mapinduzi

Occupation illégale : Kinshasa entame la phase de répression au marché central

À Kinshasa, les autorités urbaines ont lancé une offensive contre l’occupation anarchique de la voie publique. Le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a annoncé, ce mardi 21 avril en soirée, le début des opérations de démolition des marchés pirates, marquant la fin de l’ultimatum accordé aux vendeurs installés illégalement. Cette décision s’inscrit dans la volonté de restaurer l’ordre et la fluidité dans la capitale.

Les premières interventions visent les abords du marché central, connu sous le nom de Zando, notamment sur les avenues Kasa-Vubu, Rwakadingi et Bokasa, où les embouteillages sont devenus récurrents. Accompagné de l’exécutif provincial et des services de sécurité, le gouverneur a également officialisé la fin de la phase de sensibilisation de la campagne « Balabala Ezali Wenze Te », ouvrant la voie à une répression stricte. « Les trottoirs sont réservés aux piétons », a-t-il insisté, appelant les commerçants à respecter les règles.

L’opération s’étend à plusieurs autres axes, dont les avenues Plateau, Wangata, Dima, Isoke et Kigoma, où toute occupation illégale est désormais interdite. Les autorités préviennent que des sanctions sévères seront appliquées, allant de la saisie des marchandises à des arrestations. En parallèle, la souscription aux étals, kiosques et magasins du marché central est prolongée afin d’offrir des alternatives légales aux commerçants et mettre fin durablement au désordre dans les rues de la ville.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Patrick Muyaya découvre les installations modernes de Netic News TV

Après les passages remarqués de Jean-Marie Kassamba, Mike Mukebayi et de l’artiste Ferré Gola, le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya a, à son tour, visité les nouveaux locaux du média Netic News TV, ce mardi 21 avril, à Kinshasa. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de valorisation des initiatives médiatiques modernes en République démocratique du Congo, témoignant de l’intérêt des autorités pour l’évolution du paysage audiovisuel national.

Accueilli par le Directeur général du groupe de presse Netic News, Gauthier Sey, le ministre a salué la qualité des infrastructures et des équipements mis en place. Impressionné par le niveau de modernisation du média, il a félicité son hôte pour les efforts consentis, tout en encourageant l’ensemble de la rédaction à redoubler d’ardeur afin de relever les nombreux défis liés à la profession journalistique, notamment en matière de crédibilité, d’innovation et de compétitivité.

Profitant de cette tribune, Patrick Muyaya a également abordé une question d’actualité qui alimente les débats : celle des migrants expulsés aux États-Unis qui sont déjà présents à Kinshasa. Le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique en précisant que toutes les dépenses liées à leur séjour sont entièrement prises en charge par le gouvernement américain. Il a en outre souligné que leur présence en République démocratique du Congo revêt un caractère strictement temporaire, dissipant ainsi les inquiétudes et rumeurs persistantes autour de ce dossier sensible.

Voldy Matiafu

RDC : Patrick Muyaya élevé au rang d’ambassadeur de l’Université Omnia Omnibus

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a reçu en audience, lundi 20 avril 2026 à Kinshasa, le recteur de l’Université catholique de l’Archidiocèse de Kinshasa Omnia Omnibus, l’abbé Christian Ngazain Ngelesa. Au centre des échanges, le projet de construction d’un bâtiment académique de type R+2, inscrit dans le programme de développement infrastructurel de cette institution universitaire, avec pour ambition de moderniser l’offre éducative et d’accroître les capacités d’accueil des étudiants.

Profitant de cette rencontre, la délégation universitaire a procédé à la remise officielle d’un diplôme d’honneur au ministre, lui conférant le titre d’« Ambassadeur de l’Université Omnia Omnibus ». Cette distinction s’inscrit dans le cadre du projet « Omnia Fund Me », une initiative destinée à mobiliser des appuis institutionnels et stratégiques en faveur de l’éducation et de l’inclusion.

« L’Université Omnia Omnibus l’a choisi pour promouvoir notre mission éducative et renforcer notre visibilité », a expliqué le recteur, soulignant l’importance des relations déjà établies avec le ministre.

Selon l’abbé Christian Ngazain Ngelesa, ce choix se justifie également par l’implication antérieure de Patrick Muyaya dans les activités scientifiques de l’université, notamment lors des journées académiques de la faculté des sciences de l’information et de la communication. Dans la perspective du projet de construction, un espace spécifique lui sera dédié en reconnaissance de son engagement. D’une durée initiale de douze mois renouvelable, ce mandat d’ambassadeur vise à soutenir le rayonnement de l’université à travers un accompagnement institutionnel et relationnel accru.

Gilbert Ngonga

RDC–États-Unis : Kinshasa accueille un premier groupe de migrants expulsés sous encadrement de l’OIM

Le gouvernement congolais a sollicité l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin d’apporter une assistance humanitaire au premier contingent de 15 migrants arrivés à Kinshasa après leur expulsion du territoire américain. Cet accueil s’inscrit dans le cadre d’un accord négocié entre l’administration de Donald Trump et la RDC. Les autorités congolaises ont précisé que ces personnes sont admises pour un « court séjour », conformément à la législation nationale sur l’entrée et le séjour des étrangers ainsi qu’aux engagements internationaux du pays.

Dans un communiqué publié lundi, l’OIM a tenu à clarifier qu’elle « ne joue aucun rôle dans les accords bilatéraux » comme celui conclu entre Kinshasa et Washington. L’agence onusienne indique qu’elle se réserve le droit de limiter, de refuser ou de suspendre son implication si les normes minimales de protection ne sont pas garanties. Elle souligne par ailleurs que toute question relative aux modalités de cet accord relève exclusivement des autorités gouvernementales concernées. L’organisation rappelle toutefois qu’elle peut proposer une assistance fondée sur les besoins, y compris un appui au retour volontaire pour les migrants qui en font la demande, dans le respect de son mandat et des cadres juridiques applicables.

De son côté, la Première ministre Judith Suminwa a affirmé sur TV5 Monde que cet accord constitue « un service » rendu aux États-Unis, tout en reconnaissant ne pas disposer d’informations précises sur les nationalités des personnes du premier contingent. Le gouvernement insiste sur le caractère strictement temporaire et limité du dispositif, excluant toute installation durable ou relocalisation permanente à Kinshasa. Néanmoins, le flou persiste quant au nombre total de migrants concernés et à leurs pays d’origine. Cet accord suscite de vives réactions au sein de l’opposition, de la société civile et des organisations de défense des droits humains, qui redoutent des conséquences similaires à celles observées en 1994 dans l’est du pays lors de l’afflux massif de réfugiés lié au génocide rwandais.

Fulgence Mavula