Le train de la révolution est bel et bien en marche en République démocratique du Congo.
Ce message fort a été porté par l’un des fers de lance de la jeunesse contestataire. « La conscience collective d’un peuple est l’âme d’une nation », pouvait-on lire sur les affiches disposées à l’entrée et à l’intérieur de la salle Bamberlota, dans la commune de Lingwala, cadre ayant accueilli ce meeting populaire, le samedi 2 août 2025.
Parmi les invités d’honneur, l’ancien député provincial Mike Mukebayi a électrisé la salle avec un discours simple mais percutant, appelant le peuple congolais à sortir de la résignation qu’il semble entretenir face au régime en place.
À propos des multiples processus de paix et de la formation annoncée d’un gouvernement restreint et d’ouverture, celui qui fut le meilleur élu de Lingwala en 2018 a insisté : pour lui, la seule véritable issue à la crise actuelle demeure le dialogue prôné par la CENCO et l’ECC.
« Le gouvernement annoncé dans les prochains jours est un enfant prématuré, ou plutôt un mort-né. La voie de sortie de crise reste le dialogue tel que proposé par la CENCO-ECC. Ce combat qui commence aujourd’hui se poursuivra jusqu’en 2028 », a-t-il déclaré avant de céder la parole à l’hôte de l’événement.
Fidèle à ses convictions, Marley Vuvu a dressé un bilan sans complaisance du régime, qu’il accuse de se contenter de « solutions-pansement ».
Il a qualifié les accords signés par les autorités actuelles d’« escroqueries ».
« À Washington comme à Doha, la RDC est traitée comme le dindon de la farce, à cause de l’incompétence de Félix Tshisekedi. Sa présence à la tête de l’État représente un danger si aucun rapport de force ne lui est opposé sur le terrain. Désormais, il sera balayé par la rue. Nous devons défendre nos droits », a-t-il affirmé d’un ton grave.
S’adressant à la jeunesse, il a ajouté avec détermination :
« Notre destin est entre nos mains. Nous nous opposons à la voyoucratie au sommet de l’État. La République n’est pas un bien privé, mais un patrimoine collectif. »
Le discours a suscité l’adhésion d’un public majoritairement jeune, qui l’a salué par des applaudissements nourris et enthousiastes.
Le regard tourné vers l’avenir, le Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC) a prévenu qu’il ne laissera aucune marge à Félix Tshisekedi à l’expiration de son mandat, prévue pour 2028.
« À partir du 20 décembre 2028, si Tshisekedi est encore président, il marchera sur nos cadavres, comme il le disait autrefois quand il était dans l’opposition… », a conclu Marley Vuvu.
L’heure de la révolution, du réveil et de l’action semble avoir sonné. Le MRC entend désormais incarner cette jeunesse consciente, prête à écrire une nouvelle page de l’histoire politique congolaise.