À l’occasion de la commémoration du 32ᵉ anniversaire du génocide contre les Tutsi au Rwanda (Kwibuka 32), le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a accusé Kigali d’avoir exporté la violence en République démocratique du Congo depuis 1996.
« La violence qui a commencé au Rwanda a été exportée dans notre pays par cycles répétitifs depuis 1996, avec la complicité d’une succession de supplétifs. Ceux qui se présentent aujourd’hui en victimes sont, malheureusement, devenus des bourreaux en perpétuant cette culture de violence. Le génocide d’hier s’est transformé en RDC en plusieurs formes : massacres, crimes de guerre et crimes contre l’humanité », a déclaré le ministre.
Dans une déclaration au ton accusateur publiée sur ses réseaux sociaux et exploitée ce mercredi 8 avril 2026 par la rédaction de Netic-News, Patrick Muyaya a également remis en cause les justifications sécuritaires avancées par Kigali, notamment la lutte contre les FDLR, qu’il qualifie de « prétexte fallacieux ». Selon lui, une idéologie ne se combat pas par les armes, appelant ainsi à une approche différente pour résoudre les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Dans la foulée, le ministre de la Communication et Médias a critiqué la gouvernance du président rwandais Paul Kagame, estimant que la violence ne peut produire la paix. Il a, par ailleurs, plaidé pour que justice soit rendue à toutes les victimes, y compris les familles des anciens présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, morts dans l’attentat contre leur avion en 1994.
Blanchi Lungala M.
