Le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, a présenté ce mardi 7 avril 2026 à Kinshasa les conclusions exhaustives des missions d’experts menées sur l’ensemble du territoire national dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026. Ce diagnostic technique a permis d’évaluer avec précision 36 sites du Centre d’amélioration, d’adaptation et de production des semences agricoles améliorées (CAAPSA), ainsi que 11 centres de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (INERA).
Pour le patron de l’Agriculture, cet état des lieux sans complaisance constitue une étape charnière pour identifier les faiblesses structurelles et valoriser les centres de recherche, plaçant ainsi la production de semences de qualité au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo.
Cette démarche de redevabilité, saluée par le secrétaire général à l’Agriculture, Benjamin Toirambe, a mobilisé des ressources importantes pour permettre aux experts de sillonner les provinces et de récolter des données fidèles aux réalités du terrain. Au-delà du simple inventaire, ces rapports dressent un panorama complet du personnel et des services administratifs, tout en identifiant les leçons apprises pour corriger les dysfonctionnements observés depuis le lancement de la campagne en août 2025 à Menkao. Ce travail méthodique vise à renforcer la transparence et l’efficacité des interventions étatiques, garantissant que les politiques publiques soient désormais dictées par des données probantes plutôt que par des estimations approximatives.
L’objectif final de ce diagnostic est de préparer le succès des prochaines saisons culturales, avec une attention particulière portée sur les campagnes 2026 et 2027. En orientant les investissements vers la modernisation des infrastructures semencières et l’adaptation des politiques aux besoins réels des producteurs, le gouvernement entend transformer l’agriculture congolaise en un véritable moteur de croissance économique. Le ministre Muhindo Nzangi a insisté sur le fait que ce suivi rigoureux est le gage d’un développement durable capable d’assurer la sécurité alimentaire et de générer une prospérité partagée, faisant de la RDC un géant agricole capable de nourrir sa population et de s’imposer sur les marchés régionaux.
Guyvenant Misenge

