Accueil Blog Page 99

RDC : l’État expose ses projets bancables pour mobiliser les financements privés

À Kinshasa, le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la structuration de ses investissements publics en mettant en avant, mardi, le portefeuille national des projets prioritaires, lors d’un atelier dédié à leur présentation et validation, couplé à l’examen de l’avant-projet de loi révisée sur le Partenariat public-privé (PPP).

Intervenant à l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, a souligné que cette initiative constitue un levier central pour renforcer l’attractivité économique du pays. « Le portefeuille national des projets prioritaires est une dynamique qui offre à l’État une vision prospective claire et une réserve de projets structurés et bancables, alignés sur nos priorités sectorielles », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de disposer d’un pipeline crédible pour mobiliser les financements privés.

Ce mécanisme s’inscrit dans une logique de modernisation de la gouvernance des investissements publics en RDC, avec pour ambition de consolider le cadre juridique des PPP et de garantir une meilleure sélection des projets à fort impact. L’atelier de Kinshasa vise ainsi à harmoniser les priorités nationales avec les exigences des partenaires techniques et financiers, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans la mise en œuvre des projets structurants.

Fulgence Mavula

Kinshasa : L’avenue Libération menacée par l’avancée des érosions à Selembao

L’avenue Libération, ex-24 novembre, l’un des principaux axes routiers de Kinshasa, est aujourd’hui gravement menacée par la progression rapide des têtes d’érosion en provenance du quartier Camping, dans la commune de Selembao. Longue de plus de huit kilomètres, cette artère stratégique pourrait être coupée en deux si aucune intervention urgente n’est engagée, selon des sources administratives locales.

« L’avenue de la Libération est en péril. C’est un risque de paralysie pour Kinshasa », a alerté Pépé Kingudi. D’après lui, la situation a atteint un seuil critique, avec une progression fulgurante des érosions issues de la cité Camping, qui avancent inexorablement vers cette voie essentielle à la mobilité urbaine. Cette dégradation menace non seulement la circulation, mais aussi les activités économiques et sociales dépendantes de cet axe routier majeur.

Face à cette urgence, les autorités locales appellent à une mobilisation rapide des instances compétentes afin de contenir ces phénomènes d’érosion, fréquents dans plusieurs zones de la capitale congolaise. Sans une réponse adaptée et immédiate, le risque est grand de voir cette infrastructure vitale subir des dommages irréversibles, accentuant davantage les difficultés de circulation dans une ville déjà confrontée à de nombreux défis en matière d’urbanisation et de gestion des eaux pluviales.

Fabrice Kabamba

RDC : Louis Watum Kabamba lance un mécanisme de suivi trimestriel dans le secteur minier

Le gouvernement congolais à travers,le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a réuni ce mardi 7 avril les responsables des structures relevant de son portefeuille pour une séance de travail axée sur la performance et la transparence. Cette initiative marque le lancement d’un mécanisme de suivi trimestriel destiné à évaluer les actions menées au sein du secteur minier, avec l’obligation pour chaque dirigeant de présenter un état des lieux précis de ses activités, des obstacles rencontrés et des perspectives envisagées.

Au cœur de cette démarche, le gouvernement voudrait renforcer la gouvernance du secteur en mettant l’accent sur la traçabilité des ressources, la lutte contre la fraude et une meilleure organisation de l’exploitation artisanale. L’objectif affiché est également de faire du secteur minier un véritable levier de développement, en garantissant des retombées concrètes pour les communautés locales tout en stimulant l’exploration géologique et l’attraction d’investissements, notamment à travers l’expertise nationale.

S’inscrivant dans la vision du président Félix Tshisekedi, mise en œuvre par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette réforme organisationnelle est saluée par plusieurs acteurs du secteur. Pour certains responsables, à l’instar de Jean-Paul Kapongo, cette approche constitue une avancée majeure vers une meilleure coordination des services et une gestion plus efficace des politiques publiques minières.

Cedrick Katay Kalombo

Kisangani : Le ministre Guillaume Nguefa annonce des mesures contre la spoliation des biens de l’État

En déplacement à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Nguefa, a placé la lutte contre la spoliation des biens de l’État parmi les axes majeurs de sa mission. Cette question sensible a été abordée ce mardi lors d’une audience avec le gouverneur de la province, Paulin Lendongolia.

Au cours de cet échange, le ministre a dressé un constat préoccupant sur l’occupation illégale de plusieurs domaines publics, citant notamment le site de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (Inera) de Yangambi, aujourd’hui fortement morcelé. Il a également évoqué des constructions anarchiques à proximité d’infrastructures judiciaires, notamment autour d’une prison, dénonçant une situation qui fragilise l’autorité de l’État sur ses propres biens.

Face à cette réalité, Guillaume Nguefa a annoncé des mesures fermes pour restaurer les droits de l’État, notamment à travers des injonctions visant à déguerpir les occupants illégaux et à récupérer les patrimoines spoliés. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de rétablir l’ordre foncier et de renforcer la gouvernance publique, dans un contexte où la protection des biens de l’État demeure un enjeu crucial pour la crédibilité des institutions.

Fulgence Mavula

CAN 2027 : Du 18 juin au 19 juillet au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda

0

La prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) se tiendra du 18 juin au 19 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. L’annonce a été faite ce mardi 7 avril 2026 par Denis Mugimba, président du comité d’organisation ougandais, lors d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs de cette 36e édition de la grand-messe du football africain.

Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, trois pays d’Afrique de l’Est coorganiseront conjointement la CAN, marquant une nouvelle étape dans l’évolution du tournoi continental. Cette édition sera également marquée par l’adoption d’un format élargi, passant de 24 à 28 équipes participantes, conformément à la volonté de la Confédération africaine de football (CAF) d’accroître la visibilité et l’attractivité de l’événement.

Il convient de rappeler que les autorités kényanes avaient sollicité un report de la compétition à 2028. Toutefois, selon Denis Mugimba, le maintien du calendrier en 2027 demeure privilégié, même si un décalage d’une année pourrait être bénéfique pour le Kenya, qui se prépare aux élections législatives prévues en août 2027.

Blanchi Lungala M

Kinshasa : Raïssa Malu ouvre un atelier national sur le leadership et la gestion scolaire

À Kinshasa, les autorités éducatives passent à l’offensive pour améliorer la gestion du système scolaire. La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a ouvert ce mardi 7 avril 2026 un atelier stratégique visant à professionnaliser davantage les responsables provinciaux du secteur.

Organisée dans la salle Maarif de l’École turque de Kinshasa/Gombe, cette session de formation, prévue du 7 au 9 avril sous la coordination du Secrétariat général à l’Éducation nationale, réunit les directeurs issus des 60 provinces éducationnelles du pays. L’objectif est clair : renforcer les compétences en gestion administrative et en leadership afin d’assurer un pilotage plus efficace du système éducatif au niveau local.

Inscrite dans la mise en œuvre du Plan quinquennal 2024-2029, cette initiative vise à hisser l’éducation congolaise vers des standards d’excellence, en cohérence avec la vision du président Félix Tshisekedi, qui fait du capital humain un levier central du développement. Lors de son intervention, Raïssa Malu a insisté sur l’importance d’une gouvernance rigoureuse pour garantir la qualité de l’enseignement. La cérémonie s’est tenue en présence du vice-ministre Théodore Kazadi Muayila et du Secrétaire général Juvénal Sanga Kaubo, illustrant l’engagement des autorités à moderniser durablement le secteur.

Fulgence Mavula

Bukavu : Le prix du carburant flambe jusqu’à 6.000 FC le litre

Une forte spéculation est observée ce mardi 7 avril 2026 sur le prix du carburant dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Selon plusieurs sources locales, le litre de carburant, qui se négociait à 3.500 FC, est passé à 5.000 FC dans certaines stations-service. Dans d’autres, il se vend à 5.500 FC, tandis que chez les revendeurs communément appelés « Kadhafi », le litre atteint 6.000 FC.

D’après ces mêmes sources, cette hausse serait liée à la rareté du produit sur le marché international. La situation suscite l’inquiétude de la population, déjà confrontée aux conséquences socio-économiques de la guerre qui sévit dans la région. Plusieurs habitants dénoncent également la fermeture de certaines stations-service, alors qu’elles disposeraient encore de stocks de carburant.

Les effets de cette flambée se font déjà sentir sur le terrain. Le prix du transport en commun a revu à la hausse : une course en bus, auparavant fixée à 1.000 FC, coûte désormais 1.500 FC, tandis que les motocyclistes sont passés de 1.000 FC à 2.000 FC la course. Face à cette situation, la population lance un appel pressant aux autorités compétentes pour des mesures urgentes.

Blanchi Lungala M

RDC : Lamuka rejette l’accueil de migrants transférés par les États-Unis et exige l’annulation du projet

La question de l’accueil en République démocratique du Congo (RDC) de ressortissants de pays tiers dans le cadre de mécanismes migratoires américains suscite une vive controverse au sein de la classe politique. Alors que le gouvernement congolais a donné son aval à ces modalités définies conjointement avec les États-Unis, l’opposition y voit une décision inopportune pour un pays déjà confronté à une crise humanitaire marquée par des milliers de déplacés de guerre.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 7 avril, par la voix de son porte-parole Prince Epenge, la coalition Lamuka s’oppose « vigoureusement au transfert des migrants des États-Unis vers la RDC » et appelle le Congrès américain à annuler toute procédure de déportation vers le Congo. L’opposant estime que cette initiative ne répond pas aux priorités nationales et accuse le pouvoir en place de faire des concessions diplomatiques controversées.

Prince Epenge affirme par ailleurs que les Congolais attendent des États-Unis un soutien accru pour le rétablissement de la paix à l’Est du pays, plutôt qu’un partenariat migratoire de cette nature. Il convient de rappeler que la RDC et les États-Unis ont récemment signé plusieurs accords de coopération dans divers secteurs, dans le cadre de leurs relations bilatérales.

Bienvenu Musoy

Haut-Uélé : La société civile alerte sur la progression des éleveurs Mbororo à Dungu

La société civile de Dungu, dans la province du Haut-Uélé, dénonce depuis plusieurs mois la progression inquiétante des éleveurs Mbororo dans la région. En l’espace de deux mois, six personnes auraient été victimes d’exactions, dont trois tuées et trois autres enlevées vers une destination inconnue, selon des sources locales.

L’alerte a été lancée mardi 7 avril 2026 par Nelson Bakaato, membre de la société civile de Dungu. Face à cette situation marquée par des enlèvements et des tueries, il appelle les autorités nationales et provinciales à intervenir en urgence afin de sécuriser la population et prévenir de nouvelles attaques.

D’après lui, la porosité de la frontière entre la RDC et le Soudan du Sud favoriserait l’infiltration de ces éleveurs nomades armés dans le territoire de Dungu. Le dernier incident, survenu le 5 avril, fait état de trois personnes enlevées, tandis que fin février, trois civils avaient été tués lors d’attaques signalées notamment à Ngili. Entre-temps, des habitants fuient vers des villages jugés plus sûrs, aggravant la situation humanitaire des familles d’accueil.

Rodriguez Kikamba

RDC : James Swan, le nouveau chef de la MONUSCO, entre en fonction ce mardi

Ce mardi 7 avril 2026, le diplomate américain James Swan devient officiellement le nouveau chef de la MONUSCO et Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, succédant à Bintou Keita. Son arrivée intervient alors que l’Est du pays reste plongé dans une grave insécurité, marquée par de nombreuses attaques de groupes armés et une situation humanitaire qui continue de se dégrader. Un changement observé avec prudence, voire méfiance, tant la mission onusienne est présente depuis 1999 sans avoir réussi à imposer une paix durable.

La MONUSCO, malgré un mandat renforcé depuis 2010 et un contingent longtemps considéré comme le plus important au monde, n’a pas réussi à neutraliser durablement les groupes armés actifs dans l’Est du pays. Le M23 avait même réussi à prendre Goma sous les yeux des Casques bleus. Au fil des années, les milices locales se sont multipliées et la population n’a cessé de critiquer l’efficacité de cette présence, certains allant jusqu’à réclamer le départ de la mission. Cette longue période d’échecs perçus a nourri une profonde méfiance envers la MONUSCO et sa capacité à protéger les civils.

Dans le cadre de son nouveau mandat, James Swan devra conjuguer diplomatie, suivi des accords de paix et appui aux opérations de stabilisation afin de tenter de redorer l’image de l’ONU dans le pays. La communauté internationale attend de la MONUSCO qu’elle soutienne les processus de cessez-le-feu, surveille les groupes armés et contribue efficacement à la protection des populations vulnérables. Mais pour beaucoup d’observateurs, le défi reste immense : après plus de 25 ans de présence sur le terrain, la mission n’a toujours pas réussi à mettre fin à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.

Charles Mapinduzi