Au Daring Club Motema Pembe (DCMP), l’atmosphère devient de plus en plus tendue. La fin du mandat de trois ans de Paul Kasembele, survenue en juillet dernier à l’issue de la 30e édition du championnat national, ouvre la voie à une crise de succession qui peine à être tranchée.
Conformément aux textes du club, une Assemblée Générale Ordinaire (AGO) s’est tenue le mois passé. Celle-ci devait être suivie d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGEE) afin d’élire un nouveau président. Mais à ce jour, aucune convocation n’a été faite, laissant planer un vide institutionnel.
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Dans ce contexte, Paul Kasembele continue pourtant d’agir en président en exercice, engageant le club dans des décisions stratégiques. Récemment, il a fait venir à Kinshasa deux entraîneurs, Francklin Kimbongila et Jean-Louis Dingondo, qui ont déjà signé leurs contrats avec les Vert et Blanc.
Cette démarche divise. Certains estiment que Kasembele outrepasse ses prérogatives, son mandat étant arrivé à terme, tandis que d’autres y voient un gage de continuité pour le club. Du côté des supporters, la grogne monte : beaucoup réclament un retour rapide à l’ordre statutaire pour éviter une implosion interne.
Dans l’ombre, Ayi Idambito, figure bien connue des Immaculés, a déjà fait part de son intention de briguer la présidence. Mais faute d’AGEE, sa candidature, comme toute autre ambition, demeure suspendue.
L’incertitude institutionnelle place ainsi le DCMP à la croisée des chemins : sans clarification rapide de la gouvernance, le club risque de s’enliser dans une lutte de pouvoir, au détriment de son avenir sportif.
Voldy Matiafu
