Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement (BAD) en République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une progression notable ces dernières années, passant d’environ 1,2 milliard USD en 2022 à plus de 1,5 milliard USD en 2025. Cette annonce a été faite par la vice-ministre des Finances de la RDC, Mme Yamba Kazadi Gracia, lors de l’ouverture des travaux de la revue de la performance du portefeuille le 19 novembre 2025 à Kinshasa.
« Le portefeuille actif de la BAD en RDC a connu une progression au cours des trois dernières années, il est passé d’environ 1,2 milliard USD en 2022 à plus de 1,5 milliard USD en 2025 », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de cette revue pour identifier les contraintes et améliorer la qualité globale des opérations financières.
Parallèlement à cette croissance, la BAD réitère son engagement à soutenir les efforts du gouvernement congolais pour l’industrialisation et le renforcement de la production nationale.
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La Banque africaine de développement met l’accent sur le soutien à la production locale et la transformation agro-industrielle pour réduire la dépendance aux importations, conformément à la vision stratégique du pays. Mohamed Cherif, directeur adjoint de la BAD, a confirmé cette orientation, déclarant :
« La BAD appuie les efforts du gouvernement de la RDC pour renforcer la production locale, développer la transformation agro-industrielle et réduire la dépendance vis-à-vis des importations, afin de garantir une production nationale forte et compétitive. »
Il a également précisé que la Banque a déjà investi environ 400 millions USD en 2024 dans le Programme de transformation de l’agriculture. La BAD souhaite attirer d’autres partenaires au développement en démontrant la faisabilité des actions entreprises :
« Nous voulons démontrer que c’est possible afin d’attirer d’autres partenaires au développement à se joindre à l’appel », a ajouté M. Cherif.
Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche de forte coordination pour concrétiser la « mission 300 » visant à améliorer l’accès à l’électricité, essentielle pour l’industrialisation de l’agriculture. Les opérations actuelles de la BAD, dont les engagements s’élèvent à 1,6 milliard USD, couvrent des secteurs prioritaires tels que les infrastructures de transport et énergétique, l’agriculture, et la formation professionnelle. La focalisation sur la transformation de l’Agriculture traduit l’ambition de faire en sorte que le « sol prenne sa revanche sur le sous-sol », comme l’a si bien indiqué le Président de la République Felix Antoine Tshisekedi. La vice-ministre des Finances a par ailleurs mentionné les efforts déployés pour l’assainissement du portefeuille et l’amélioration du taux de décaissement, notamment « à travers l’annulation des projets à risques dans le secteur de l’énergie (projets Boali, Zongo et Nelsap) ».
Guyvenant Misenge
