Kasaï-Central : FMMDI dénonce deux cas de violences basées sur le genre à Kananga

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L’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) tire la sonnette d’alarme après deux nouveaux cas de violences basées sur le genre (VBG) enregistrés à Kananga, dans la province du Kasaï-Central. Ces actes, visant des filles mineures, traduisent une situation préoccupante pour la protection des enfants dans la région.

Selon les informations recueillies par FMMDI, le premier cas concerne une jeune écolière agressée sexuellement par un individu non identifié, dans la nuit de mercredi dernier, au quartier Kamayi. La victime avait été renvoyée du domicile familial par son grand frère pour avoir accordé à crédit une boisson alcoolisée à un client. Sans abri, elle s’était réfugiée dans son école, où elle a été surprise, torturée et violée par son agresseur, qui lui a infligé de graves blessures, dont la perte de deux dents. Grâce au soutien de FMMDI, elle reçoit actuellement des soins médicaux dans une structure sanitaire locale. Le second cas implique une adolescente de 17 ans, chassée du domicile maternel après avoir refusé d’abandonner ses études pour se livrer à la prostitution, comme le lui exigeait sa mère, souffrant d’un handicap visuel. Restée trois jours sans abri, la jeune fille a découvert que sa mère avait brûlé ses vêtements et uniformes scolaires. L’intervention de FMMDI a permis d’assurer un accompagnement psychosocial et de favoriser la réconciliation entre la fille et sa mère.

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Dans sa dénonciation parvenue ce samedi 25 octobre 2025, FMMDI condamne avec la plus grande fermeté ces violences qu’elle qualifie d’atteinte grave aux droits des enfants et à la dignité humaine. L’organisation appelle les autorités judiciaires et policières à ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs conformément à la loi. FMMDI exhorte également les parents et tuteurs à garantir la sécurité, l’éducation et le bien-être de leurs enfants, afin de leur permettre de grandir dans un environnement sain et sans violence. « La protection des droits de l’enfant est une responsabilité collective », insiste l’ONG, qui appelle à une mobilisation générale pour éradiquer les violences basées sur le genre dans la société congolaise.

Fabrice Kabamba

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