Kinshasa : La commune de Masina n’a reçu 0% de rétrocession en 2022 et 3,2% en 2023, selon une étude du CREFDL

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Une session de restitution de l’étude sur le potentiel fiscal des Entités Territoriales Décentralisées (ETD), menée par le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), a été organisée mardi à Kinshasa à l’intention des experts de six communes. Le communiqué du CREFDL, consulté ce mercredi 19 novembre 2025, a révélé des disparités criantes et une sous-exécution chronique des recettes. Dans le cas spécifique de la commune de Masina, les résultats ont montré qu’en 2022, elle n’a reçu aucune quotité des recettes d’intérêt commun et à caractère national, malgré des prévisions chiffrées à 180 000 000 FC. Pour 2023, les recettes transférées au titre de rétrocession n’ont atteint que 3,2% des prévisions.

Contre-performance et absence d’investissement

Cette faible mobilisation se traduit par des contre-performances majeures dans la gestion locale. L’étude a souligné que, durant les trois années couvertes par l’étude, la commune de Masina n’a exécuté aucune dépense d’investissement, se limitant uniquement aux dépenses courantes. Paradoxalement, Masina se classe en deuxième position, après la commune de Lemba, en termes de recouvrement des recettes. Sur la période 2021-2023, la commune a mobilisé 376 510,18 USD sur un total attendu de 647 005,49 USD, soit un taux de réalisation de 58,39%. Ce chiffre met en lumière un potentiel fiscal réel qui est actuellement mal exploité ou mal rétrocédé.

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Au terme de la restitution, le CREFDL a réitéré une série de recommandations fondamentales à l’attention des communes concernées. Celles-ci incluent la digitalisation de la chaîne de la recette fiscale locale, la promotion de la transparence et de la participation citoyenne, et l’amélioration des capacités administratives et techniques des agents des ETD. Un point saillant concerne l’activation de l’Impôt Personnel Minimum (IPM). Selon le Centre, la mise en œuvre de l’IPM pourrait potentiellement contribuer jusqu’à 64% aux revenus locaux, offrant ainsi une solution majeure pour inverser la tendance actuelle et permettre l’exécution des dépenses d’investissement.

Guyvenant Misenge

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