Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi lors du Conseil des ministres, face à la recrudescence alarmante des braquages et des vols à main armée dans la capitale, Kinshasa. Le compte rendu de cette réunion a été présenté par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Le chef de l’État a exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la ville. De plus en plus fréquents, les actes de banditisme se déroulent désormais en plein jour et ciblent les quartiers résidentiels, les grands axes routiers, les abords de supermarchés ainsi que plusieurs établissements publics. Cette montée de l’insécurité a contribué à l’installation d’un climat de peur généralisée parmi les habitants.
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« Les Kinois vivent dans l’angoisse, tant les braquages sont devenus quotidiens », a rapporté Patrick Muyaya. Les violences, souvent accompagnées de tirs, provoquent un profond sentiment d’impuissance au sein de la population.
Un événement particulièrement marquant s’est produit le 30 mai dernier, lorsqu’un groupe de criminels armés a attaqué des cambistes sur le site de l’Université de Kinshasa. Cet acte audacieux illustre la gravité de la situation et l’urgence d’une réponse étatique ferme.
Face à cette « situation intolérable », le président Tshisekedi a réaffirmé l’impératif de rétablir l’ordre et la sécurité dans la capitale. Il a donné des instructions précises au vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, au ministre d’État en charge de la Justice, ainsi qu’au vice-premier ministre en charge de la Défense. Ces autorités sont appelées à mobiliser sans délai tous les services compétents pour une riposte coordonnée et durable.
Parmi les mesures envisagées figurent :
• le renforcement des opérations de sécurité sur l’ensemble du territoire urbain,
• l’intensification des patrouilles,
• une surveillance accrue dans les zones sensibles, notamment durant les heures de pointe,
• une présence policière et militaire renforcée le long des grands axes, dans les quartiers à risque et autour des zones commerciales.
Le gouvernement prévoit également de durcir les poursuites judiciaires. L’opération Dobo sera poursuivie, avec un accent mis sur l’organisation de procès publics pour dissuader les criminels potentiels. Les condamnés seront transférés dans des prisons éloignées de leur environnement d’origine, afin de briser les réseaux de complicité locale.
En conclusion, le président Tshisekedi a lancé un message sans équivoque aux délinquants : l’État ne tolérera plus l’insécurité à Kinshasa. Les efforts pour sécuriser la capitale seront intensifiés dans les prochains jours, avec une volonté affirmée de restaurer l’autorité de l’État et de garantir la sécurité des citoyens.
Par Cedrick Katay Kalombo
