Dans une sortie sur les médias sociaux, Me Ferdinand Kambere, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et fidèle de l’ancien président Joseph Kabila, s’en est vivement pris à certains professeurs de droit constitutionnel désormais acquis au régime Tshisekedi.
Dans sa réaction critique, l’opposant dit avoir été profondément choqué par le communiqué du professeur André Mbata, secrétaire général de l’Union sacrée, qu’il accuse d’incarner la dérive d’une certaine élite intellectuelle congolaise :
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« Ils se drapaient hier dans la toge du constitutionnaliste comme dans un manteau de vertu pour critiquer Kabila ; aujourd’hui, ils sont devenus les sorciers du texte fondamental », tacle Me Kambere, dénonçant un reniement moral et scientifique.
Selon lui, ceux qui citaient jadis Montesquieu et Rousseau pour défendre la limitation des mandats présidentiels sont désormais engagés dans une entreprise de justification du pouvoir en place, transformant la Constitution en instrument au service du prince du jour.
Poursuivant sa charge, Me Kambere accuse ces professeurs, dont André Mbata et Jacques Ndjoli, d’avoir troqué la rigueur doctrinale contre la complaisance politique :
« Autrefois, ils prétendaient défendre l’État de droit, aujourd’hui ils s’appliquent à enterrer la Loi fondamentale », déplore-t-il.
L’opposant évoque même la naissance d’une « République du ventre », où la loyauté se mesure aux faveurs du pouvoir :
« Ils ont confondu la science du droit avec la science du repas », ironise-t-il, avant de dénoncer la désacralisation du Parlement et la soumission du législatif à l’exécutif.
Me Kambere fustige également les contradictions de ceux qui, hier, qualifiaient toute velléité autoritaire d’atteinte grave à la démocratie, mais qui aujourd’hui, par peur de perdre leurs nominations, applaudissent les dérives du pouvoir.
Pour lui, l’histoire finira par juger ces « prêtres du droit devenus griots du pouvoir ». Il rappelle que Joseph Kabila, en respectant la limitation de ses mandats et en assurant la première alternance pacifique à la tête du pays, a consolidé le constitutionnalisme congolais :
« Le vrai constitutionnaliste, c’est celui qui reste du côté de la Loi contre la folie du pouvoir, du côté du peuple contre l’ivresse du trône », conclut-il, affirmant que malgré les manipulations du discours juridique, le peuple congolais voit clair et distingue désormais le droit du peuple du droit du pouvoir.
Une pique directe à l’endroit de ceux qu’il accuse d’avoir renié leurs convictions au profit des privilèges du moment.
Charles Mapinduzi
