Médecins Sans Frontières (MSF) continue de tirer la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire en République démocratique du Congo. Dans son rapport d’activités 2026, publié le 24 juillet, l’organisation indique que les besoins restent particulièrement importants dans l’est du pays, où les conflits armés, les déplacements de populations, les épidémies et la malnutrition continuent d’affecter les communautés. Au cours du premier semestre 2025, MSF affirme avoir pris en charge plus de 3 600 blessés de guerre dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements entre l’AFC/M23, les FARDC appuyées par les Wazalendo et d’autres groupes armés se sont intensifiés.
Les civils restent les premières victimes de cette situation. À Mweso, dans le Nord-Kivu, ils représentent jusqu’à 80 % des blessés admis dans les structures soutenues par MSF. Durant la même période, près de 27 000 survivantes de violences sexuelles ont été prises en charge dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Maniema, dont 10 % de mineures. L’organisation dénonce également les menaces visant les soignants et les entraves à la circulation des ambulances. Selon MSF, des combattants de plusieurs groupes armés, y compris des FARDC et leurs alliés Wazalendo ainsi que de l’AFC/M23, ont ouvert le feu dans ou autour de structures sanitaires. Trois membres du personnel de l’organisation ont également perdu la vie au Nord-Kivu en 2025.
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Face à l’aggravation de la crise humanitaire et à la baisse des financements, MSF appelle les autorités congolaises, les partenaires internationaux et les bailleurs à renforcer leur engagement en faveur de la protection des civils et de l’accès aux soins. L’organisation estime que la diminution des ressources complique davantage la prise en charge des populations, alors que les besoins restent très élevés dans plusieurs régions du pays.
Jean Ngaviro
