Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, est appelé à reprendre la conduite de l’ensemble des opérations militaires menées dans la province. C’est ce qui ressort d’une correspondance attribuée au vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, adressée au chef d’état-major général des FARDC depuis le 5 juin dernier.
Le document précise que cette décision a été prise sur instruction du commandant suprême des FARDC et s’inscrit dans le cadre des mesures d’application de l’état de siège en vigueur dans une partie du territoire national. La hiérarchie militaire est ainsi invitée à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la mise en œuvre de cette instruction.
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La diffusion de cette lettre a suscité de nombreuses réactions et interrogations. Certains observateurs estiment qu’elle pourrait entraîner un changement dans l’organisation du commandement militaire au Nord-Kivu. Plusieurs commentaires laissent notamment entendre que cette décision retirerait certaines prérogatives aux commandants opérationnels déployés sur les différents fronts de la province. Dans un contexte marqué par la poursuite des opérations contre les groupes armés, notamment les ADF, la question de la chaîne de commandement reste sensible.
Face à ces interprétations, le député national Chafi Musitu a apporté des éclaircissements. Selon lui, la correspondance ne modifie pas l’organisation actuelle du commandement militaire sur le terrain. Il estime que le général Muguisha demeure commandant du secteur et commandant des opérations du Front Nord, tandis que le gouverneur militaire conserve son rôle de supervision et de conduite générale des opérations au niveau provincial.
Pour l’élu de Butembo, il s’agit avant tout d’un rappel administratif du rôle du gouverneur dans le cadre de l’état de siège. Les commandants opérationnels continuent ainsi à exercer leurs responsabilités habituelles, tout en lui transmettant régulièrement leurs rapports.
Charles Mapinduzi
