L’émir de l’État du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, est arrivé ce vendredi 21 novembre 2025, à Kinshasa où il a été accueilli par le président Félix Tshisekedi. Sa visite dans la capitale congolaise intervient dans un contexte où les discussions entre la RDC et le M23 peine à aboutir, malgré la signature de l’accord-cadre le 15 novembre dernier. La veille, le dirigeant qatari séjournait à Kigali pour des échanges avec Paul Kagame, une étape qui précède sa première visite officielle en RDC.
Entre Kinshasa et les rebelles du M23, les divergences profondes empêchent toujours la mise en œuvre de cet accord, au point que Doha envisagerait désormais de transférer la suite du processus vers un pays africain pour tenter de relancer les discussions. Dans cette atmosphère d’incertitude, l’émir multiplie les consultations dans les deux capitales impliquées, un geste interprété par plusieurs analystes comme une tentative de redonner forme à une médiation qui s’essouffle. La simultanéité de ses échanges à Kigali et Kinshasa laisse penser que le Qatar veut sonder de nouvelles options pour accélérer la recherche d’un compromis.
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À Kinshasa, l’arrivée de l’émir est perçue comme un signal diplomatique fort, susceptible de clarifier les intentions du gouvernement congolais face à un processus de paix encore fragile. Alors que la situation sécuritaire reste explosive dans l’Est du pays et que la défiance envers le M23 demeure constante, les autorités congolaises devraient profiter de cette rencontre pour repositionner leurs priorités dans les discussions. Loin d’un simple voyage protocolaire, cette visite apparaît comme une tentative de sauver une médiation en perte de vitesse.
Charles Mapinduzi
