Les images de la célébration de la Tabaski 2026 diffusées par l’État islamique mettent en lumière une réalité préoccupante dans les bastions des ADF/ISCAP dans l’Est de la République démocratique du Congo. Plusieurs clichés montrent une forte présence d’enfants, souvent à visage découvert et placés au premier plan, contrairement à de nombreux adultes dont l’identité est masquée. Selon les analyses relayées par le journaliste et chercheur sur la question des ADF, Fiston Mahamba, ces mineurs seraient pour certains nés dans les zones contrôlées par le groupe armé, tandis que d’autres pourraient avoir été enlevés lors d’attaques contre des villages de la région.
Ces images soulèvent également des inquiétudes quant au risque d’endoctrinement auquel sont exposés ces enfants.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde

Grandissant dans un environnement marqué par la violence, la présence permanente des armes et les discours extrémistes, ils évoluent loin des structures traditionnelles de protection et d’éducation telles que la famille et l’école. Pour plusieurs observateurs, cette situation favorise une assimilation progressive des pratiques et des règles imposées par le groupe armé, compromettant ainsi leur développement et leur avenir.
La présence de femmes et d’enfants dans les bases des ADF/ISCAP constitue par ailleurs un défi majeur pour les forces engagées dans la lutte contre cette rébellion. D’après les informations rapportées par Fiston Mahamba, les armées privilégient souvent les opérations terrestres plutôt que des frappes aériennes de grande ampleur afin de limiter les risques pour les non-combattants. À cela s’ajoutent les difficultés liées au relief montagneux, à la densité de la forêt et aux dispositifs de protection mis en place par les rebelles, autant de facteurs qui compliquent les opérations militaires et rendent particulièrement difficile la neutralisation de cette menace dans l’Est du pays.
Charles Mapinduzi
