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Présidentielle de 2023 : Le dossier de candidature de Moïse Katumbi finalement réceptionné par la CENI

Suite à l’exigence des originaux des documents constituant le dossier de candidature de Moïse Katumbi, sa candidature n’a pas été réceptionné mardi dernier par la commission électorale nationale indépendante (CENI).

C’est finalement ce mercredi 04 octobre que ledit dossier a été réceptionné par la CENI après la présentation des originaux des documents, confirme son parti politique Ensemble pour la République dans un document parvenu à Netic-News.net.

Dans ce document, le Camp Katumbi précise que ce dépôt s’inscrit dans un contexte du deuil de l’un de ses membres, Chérubin Okende assassiné à Kinshasa depuis juillet dernier et en solidarité avec Salomon Kalonda détenu jusque-là à la prison militaire de Ndolo, Mike Mukebayi à la prison centrale de makala et Daniel Safu.

C’est ainsi que, ceci s’est passé sans tambours et clameur publique et sans la présence physique de l’homme de Kashobwe qui a préféré mandater une équipe.

Ainsi, cette formation politique promet de restaurer l’intégralité territoriale de la RDC et sa fierté et sa dignité aux congolais meurtris et massacrés à l’Est de du pays.

M.Kanku

RDC-Politique : Réunion stratégique urgente du clan Kabila à Lubumbashi (Confidences)

Nehemie Mwilanya, Raymond Tshibanda, Jeanine Mabunda et Jaynet Kabila ont voyagé par jet privé pour Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga pour une réunion stratégique d’urgence qui les mettront face à Joseph Kabila Kabange, Autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC). La délégation est arrivée à Lubumbashi à 22 heures. Qu’est-ce qu’il y a de si urgent pour que ce précarité fasse un voyage nocturne ? Qu »est-ce qui est en train de se tramer à Lubumbashi, devenu depuis quelques jours le centre d’attraction des politiques congolais. On se rappelle que le chef de l’État et tout son gouvernement, presque, séjournent dans cette partie du territoire national. Et presque, dans les mêmes conditions, Joseph Kabila, sénateur à vie, convoque son pré carré en toute hâte.

Pendant ce temps, on annonce le séjour dans cette partie du territoire national de l’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete, devenu un haut fonctionnaire international pour la région des Grands Lacs, qui est aussi un ami proche des Kabila et président du comité des sages de la SADC.

Il devient évident  de conforter la rumeur sur une possible médiation que jouerait cet ancien chef d’État tanzanien dans la crise préélectorale congolaise. On dirait que ces pourparlers prennent déjà corps et pour cette raison a fait venir en toute hâte ses lieutenants pour s’asseoir autour d’une table avec l’actuel chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi. Ou encore le round va se jouer entre les lieutenants de deux camps! Ce qui justifierait ce voyage nocturne des hommes de main de Kabila pour Lubumbashi et le gotha politique officiel séjourné depuis le dimanche 1er octobre 2023 !

Pendant ce temps, ce voyage brusqué des hauts cadres du FCC/PPRD suscite un débat fort animé dans les milieux de la famille politique de l’ex homme fort de Kinshasa. La grande question, c’est comment s’est faite la sélection ? Ou pourquoi la nouvelle de ce voyage a-t-elle été tenue secrète ?

Les prochaines heures promettent d’être fertiles en révélations.

Wait end sée!

Gauthier SEY

Annexion des terres congolaises par l’Ouganda : « Il est hors de question que les périmètres des bornes frontalières, établis depuis longtemps, soient modifiés » (Patrick Muyaya)

Enfin la République Démocratique du Congo  a réagi à l’annexion de quelques centimètres des terres congolaises par l’Ouganda. C’était ce mardi 03 octobre dans une conférence de presse animée à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga.

À travers son porte-parole, Patrick Muyaya, le gouvernement congolais dit suivre la question de très près par l’entremise du ministère des affaires étrangères par des voies diplomatiques.

« Il s’agit d’une question suivie de près par le ministère des Affaires Étrangères. Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Jean-Pierre Bemba Gombo, se réfère également au ministre des Affaires Étrangères pour obtenir des informations à ce sujet », a-t-il déclaré.

Dans cette même circonstance, le ministre de la communication et médias a exprimé son opposition à cette démarche qui enfreint à l’intégrité territoriale de la RDC.

« C’est une question que nous suivons de près au niveau du gouvernement. Il est hors de question que les périmètres des bornes frontalières, établis depuis longtemps, soient modifiés », a-t-il ajouté.

Il sied de rappeler que c’est la société civile du territoire de Rutshuru qui a dénoncé depuis la semaine dernière que l’Ouganda aurait installé de nouvelles bornes frontalières entre le village de Mungo et la colline de Musezero dans la province du Nord-Kivu.

M.Kanku

Nord-Kivu : Les FARDC réfutent les accusations du M23/RDF sur les attaques aux environs de Kirolirwe (Document)

Dans un communiqué parvenu à Netic-News et signé par le Lieutenant-Colonel Ndjike Kaiko Guillaume, porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu, les Forces Armées de la RDC (FARDC) réfutent les accusations des rebelles du M23/RDF sur les attaques aux localités environnant Kirolirwe.

« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo considèrent comme manœuvre dilatoire, les accusations portées contre elles par le M23/RDF. Comme le ridicule ne tue pas, ce dernier fait circuler dans les réseaux sociaux et médias sociaux, les informations attribuant les attaques de ce mercredi 04 Octobre 2023, dans les localités environnant Kirolirwe dans le territoire de Masisi aux FARDC », peut-on lire dans ce communiqué.

L’armée congolaise rappelle qu’elle continue d’observer le cessez-le-feu comme l’exigent les accords des Chefs d’États de la Sous-Région.

Les affrontements se poursuivent ce mercredi 04 Octobre, entre les rebelles du M23/RDF et le groupe d’autodéfense Wazalendo. La tension est montée sur la route qui mène vers la cité stratégique de Kitshanga, occasionnant le

Déplacement massif de la population vers les villages voisins, renseignent les sources locales.

Ces mêmes sources précisent que ces jeunes résistants ont pris le contrôle du village de Lushebeshe et récupéré la colline  stratégique de Ndalinga qui surplombe la localité de Burungu, en territoire de Masisi.

Communiqué

Bienvenu Musoy

« Dans deux mois, vous allez sentir un grand changement en ce qui concerne le phénomène Kuluna » : Après plus de 2 mois, la réalité contredit la promesse de Peter Kazadi

« Le phénomène Kuluna est en train d’être combattu, nous avons tout simplement choisi de ne pas utiliser les anciennes méthodes qui ont été décriées. Nous avons des méthodes qui sont en cours et qui donnent des fruits. Je vous donne un petit délai, dans deux mois, vous allez sentir un grand changement en ce qui concerne le phénomène Kuluna, nous y travaillons », cette promesse du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, Peter Kazadi, donnée le 24 Mai 2023, reste l’utopique.

4 mois après, la situation sécuritaire sur terrain se dégrade du jour le jour dans plusieurs coins de la capitale kinoise. Le banditisme communément appelé « Kuluna » prend une autre tournure et des groupes des Gangs se multiplient.

Dans certaines communes où l’ont cité que les Arabes et les Américains, il y a également les Indiens et les Chinois qui ont vu le jour. Ces groupes s’affrontent même pendant la journée et volent les biens des paisibles citoyens, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Certains kinois interrogés à ce sujet, souhaitent le retour de « l’opération Likofi » car disent-ils, « il y avait une diminution de cas du banditisme urbain ».

Lors de son point de presse du 24 Mai, le VPM Peter Kazadi avait également reconnu que ce banditisme n’était pas fini mais s’était diminué car les méthodes qu’utilisent ses services donnent des fruits.

Bienvenu Musoy

RDC-Élections : Marie-Josée Ifoku dépose sa candidature Présidentielle ce jeudi 05 Octobre à la CENI

Marie-Josée Ifoku, présidente du parti politique AéNC, va déposer sa candidature pour l’élection présidentielle ce jeudi 05 Octobre au Bureau de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Avec son slogan de « la Kombolisation », Marie-Josée Ifoku veut mettre un terme avec les fléaux qui ont rongé le pays depuis des années et apporté un nouveau système dans la gestion du pays.

Cette ancienne gouverneure de la Tshuapa, soit de 2016 à 2017, mets l’intérêt général au centre de sa vision politique et l’amélioration de la vie sociale de la population congolaise.

Comme en 2018, Marie-Josée Ifoku pourrait être la seule femme candidate à la magistrature suprême, une détermination qui tire son essence de la parité et « prouver que les femmes peuvent également gérer les grandes institutions et diriger même le pays ».

Bienvenu Musoy

RDC-Affaires foncières : les réformes de Molendo dérangent (SG Gérard Mugangu)

Un sit-in a été organisé, lundi 2 octobre 2023 devant le ministère des Affaires foncières, par une dizaine de délégués syndicaux de la Centrale Congolaise de Travail (CCT).

Les manifestants s’opposent à l’ordre de mission n° 0141/CAB/MIN/AFF.FONC/ASM/TMM/2023 du 26 septembre 2023, avec pour objet : contrôler la régularité des opérations de taxation relatives à la délivrance des contrats et de certificats d’enregistrement, de janvier 2023) ce jour, par nature des actes ; se rassurer de l’effectivité de leur paiement auprès des banques commerciales par le truchement des directions provinciales de la DGRAD sur base des relevés des encaissements ; réquisitionner les registres entrées et sorties du Conservateurs des titres immobiliers à rapprocher avec les registres d’intervention du Bureau domaine, modèle A et B du Bureau enregistrement ainsi que celui d’attribution des numéros cadastraux au Bureau documentation, avec les fiches domaniales, les dossiers mères ainsi que les fardes cadastrales de janvier 2023 à ce jour ; se rassurer que tous les dossiers de mutation sont transmis à l’Inspection générale des finances pour visa ; entendre tous les cadres concernés sur procès-verbal aux fins d’établir les responsabilités à la lumière des irrégularités constatées, faire rapport. Cette mission doit se tenir endéans dix jours.

Les accusations de la CCT

Selon Junior Mbala, secrétaire fédéral adjoint de la CCT, l’inspection est un travail technique qui est du ressort du secrétariat général aux Affaires foncières, et non du ressort du ministère. C’est un détournement.

Pour M. Gérard Mugangu, secrétaire général aux Affaires foncières, le ministère et le secrétariat général ont parfois des actions concurrentes. D’ailleurs la feuille de route du gouvernement reconnait au ministre, le rôle de contrôleur.
« Nous avons parfois des actions qui sont concurrentes entre le secrétaire général et le ministre. Et puis le principe connu de tous : « Qui peut le plus, peut le moins ». Le ministre est autorité n°1 des Affaires foncières, le secrétaire général est l’autorité administrative qui gère le personnel et inclut l’aspect contrôle et inspection. Mais sur la feuille de route du gouvernement confiée au ministre, il y a aussi cet aspect contrôle. Si le ministre, du fait que le gouvernement l’autorise de contrôler, il n’est le premier ministre des Affaires foncières à avoir procédé ainsi en envoyant des membres du cabinet travailler dans le cadre du contrôle. Les anciens ministres comme Lumeya l’ont fiat plusieurs fois : on a vu des membres du cabinet en mission à Lubumbashi, à Kisangani », a éclairé le SG Mugangu.

 

Syndicat irrégulier

D’autre part, a enchaîné, le chef de l’administration des Affaires foncières, ces délégués syndicaux opèrent dans l’illégalité au sein de cette administration.
« Ils se réclament syndicalistes, mais en réalité, ils ne le sont pas parce que pour être syndicaliste, il faut être reconnu par l’institution qui gère tous les syndicats et c’est la Fonction publique. Et la Fonction publique reconnait un syndicaliste au terme des élections, avec un siège pour parler au nom des agents. Les dernières élections aux Affaires foncières, selon l’arrêté qui proclame les résultats et qui reprend les noms des syndicats autorisés à fonctionner, notamment l’Union nationale des travailleurs du Congo (UNTC) représentée par deux délégués syndicaux, la Confédération générale du travail (CGT-1 délégué), le Syndicat Espoir (1 délégué), le Syndicat rationnel des agents et fonctionnaires de l’Etat et paraétatique (Synafet-1 délégué), Force interprofessionnelle de la RDC (Fic-1 délégué), Association du personnel de l’administration publique (1 délégué) et Syndicat interministériel de la réforme de l’administration publique (Sirap-1 délégué). Ce sont les huit délégués cités qui ont qualité, au regard de l’arrêté pour parler au nom des agents des Affaires foncières », a-t-il clarifié par ailleurs.

Pour lui, le syndicat CCT s’invite à une sorte de rébellion. « Ce syndicat existe, mais il n’est pas autorisé de fonctionner au sein de l’administration des Affaires foncières du fait que ce syndicat ne dispose pas de siège. Il peut attendre la tenue de prochaines élections syndicales pour obtenir la confiance des agents, obtenir un siège et ainsi ce syndicat pourra parler au nom de ses syndiqués », a conseillé M. Gérard Mugangu.

Falsification des registres

La CCT accuse aussi les envoyés du ministre Molendo de réquisitionner les registres, d’en arracher quelques pages ou de raturer des numéros raturés.
Accusation que le SG aux Affaires foncières balaie d’un revers de la main
« Ce sont des accusations sans preuves. C’est bien bon quand on n’aime pas la figure de quelqu’un de ne pas le salir pour rien. A ma connaissance, je n’ai pas vu un seul jour qu’il a retiré des pages de registres et c’est la première fois que j’entends parler de ça », a-t-il coupé court.
Et Mbiyi Trésor, un des conseillers du ministre en mission, de suggérer aux délégués syndicaux CCT de traduire en justice le ministre ou les conseillers en mission s’ils ont des preuves, car c’est flagrant comme accusation.

La vraie revendication

Dans leurs revendications, les manifestants accusent le ministre de détourner la prime.
« Faux, répond le secrétaire général aux Affaires foncières. Le ministère de Finances l’a déjà bancarisée. Le ministre Molendo n’a donc aucune mainmise sur ces fonds ».
Pour lui, le problème devait être posé en termes d’amélioration de la situation salariale des agents des Affaires foncières, du reste une question générale pour tous les agents et fonctionnaires de l’Etat de la République.
Néanmoins cette affaire des primes a toujours fait jaser, mais lorsqu’on entre dans la maison pour comprendre cette histoire de primes, on se rend vite compte que les agents réclament qu’on améliore leur situation sociale qui devait se faire de manière générale au niveau de l’administration publique.

Prétendues primes détournées

Le secrétaire général Gérard Mugangu a même expliqué qu’il existe deux types de primes allouées aux agents des Affaires foncières.
Il s’agit de « la prime de rétrocession, laquelle est constituée de 5% des recettes réalisées. Cette rétrocession de 5% à répartir sur plus de 7000 agents, elle devient modique ».
La prime permanente dite aussi « prime spécifique » est allouée à l’administration centrale, comme dans tous les autres ministères.
« Cette prime est instituée sous Molendo, après l’avoir réclamé pendant 15 ans. Elle est payée par pallier, d’abord à 300 agents. En janvier, ce sera 400 bénéficiaires puis pour 650 agents », a renseigné M. Mugangu.

Voici pourquoi Molendo dérange

Le secrétaire général comprend l’attitude des manifestants qui est l’expression d’une sorte de ras-le-bol.
« Les gens digèrent mal la survenue de toutes les réformes initiées par le ministre Molendo. Les réformes ne sont pas toujours des choses faciles à assimiler. Quand il faut changer des habitudes, les gens ont difficile à accepter. Mais la pilule est amère, mais il faut l’avaler, parce qu’il faut commencer à changer certaines choses », a suggéré Gérard Mugangu.
Avant de renchérir en ces termes : « Que le ministre demande à l’IGF de procéder de manière permanente à vérifier si le paiement est dans les normes, pourquoi cela doit déranger les agents parce que ce ne sont pas eux les propriétaires de dossiers. Après une séance de travail avec les inspecteurs de l’IGF, j’ai constaté qu’il n’y a rien qui ralenti le travail, plutôt nous sommes en train de conjuguer des expertises pour améliorer la qualité du travail ».
Au nombre de ces réformes, M. Mugangu cite, entre autres, l’accroissement des recettes.« En 2022, les assignations pour les recettes domaniales s’élevaient 67.036 579. 165, 00 Fc. Les réalisations se sont chiffrées à 69.636.114.088, 15 Fc, soit un bonus de 2 .500 milliards de francs congolaise. Cette performance est due à l’impact positif de contrôle et d’autres séminaires de mise à niveau initiés en provinces (circonscriptions foncières), mise en recouvrement de la RCO, mise en recouvrement des hypothèques (inscriptions hypothécaires)».

La peur du gendarme remet de l’ordre

Pour le secrétaire général aux Affaires foncières, avec la peur du gendarme, on commence à payer.
« Depuis 4 ans, nous avons multiplié nos recettes par 4 ou 5 », a-t-il placé d’autre part. La 2è réforme, c’est la mercuriale pour calculer la valeur des immeubles sans oublier la bancarisation est aussi une bonne chose dans la mesure où elle permet de tout retracer.

Sanction aux rebelles

Etant donné que ce syndicat agit en rebelle, la première autorité qui devait envisager de l’action disciplinaire, c’est le chef hiérarchique. Il s’agit donc du conservateur et du chef de Division du cadastre qui prennent en charge la gestion au quotidien de leur personnel. Ils devront constater les faits, ouvrir des actions disciplinaires avec des conséquences logiques.
Pour le secrétaire général Mugangu, « laisser l’impunité s’installer au sein d’une administration aussi sensible comme des Affaires foncières, c’est ouvrir le passage à tous les diables. Il n’est pas normal que des syndicalistes déplacent le langage dans les réseaux sociaux, jusqu’à aller pratiquement injurier le ministre. Ils ont enfreint à certains articles du code de bonne conduite de l’agent public de l’Etat », a-t-il précisé.
Et le SG de s’interroger si ces délégués syndicaux ont eu le temps de lire la note circulaire du VPM Lihau de la Fonction publique qui dit, de manière sans équivoque, au point 11 qu’ « au regard de ce qui précède, il est donc strictement interdit sous peine des poursuites disciplinaires et éventuellement judiciaires, en cas de recours aux voies de fait, à tout agent ou fonctionnaire de l’Etat d’organiser tout rassemblement de nature syndicale ne respectant les fondamentaux sus-rappelés et d’y participer ».
Et ceux qui ont participé et ceux qui ont organisé, tous tombent sous le coup des dispositions de cet article de la note circulaire.

C’est dire en d’autres termes que l’action menée par ce syndicat est irrégulière dans la mesure où ce syndicat n’a aucune qualité déjà sur le plan de la forme, sans entrer dans leurs réclamations et dans le fond. Ce sont donc des délégués syndicaux qui n’ont jamais été élus, qui se sont autoproclamés et qui passent pour dire c’est moi le syndicaliste CCT ; lequel ne doit pas fonctionner au sein des Affaires foncières.

Gauthier Sey

Assemblée Nationale : Les députés nationaux votent la loi sur l’aménagement du territoire portée par Guy Loando

Les députés nationaux congolais ont voté la loi sur l’aménagement du territoire, portée Guy Loando, ministre de l’aménagement du territoire.

Au total 285 élus sur les 287 présents ont voté pour ladite loi.

C’était ce mardi 03 octobre 2023, lors d’une plénière ténue à l’assemblée nationale.

Satisfait de cette réalisation, Guy Loando a adressé un message de remerciement aux élus du peuple tout précisant que l’étape franchie est un pas de plus vers la mise en place d’une politique nationale d’aménagement du territoire en RDC.

« Après des mois de travail acharné, je suis ravi d’annoncer que la loi sur relative à l’aménagement du territoire en RDC a été votée par nos députés nationaux. C’est un pas crucial pour notre nation depuis l’indépendance. Mes remerciements vont aux élus de la Nation qui ont soutenu cette loi », a déclaré Guy Loando.

Il sied de signaler que cette loi va permettre à la RDC d’établir des directives claires pour la centralisation des données provenant des diverses sources et pour la réalisation d’études économiques, sociales et environnementales.

Communiqué

M.Kanku

RDC : Candidature de Katumbi à la Présidentielle non réceptionnée par la CENI

La candidature à l’élection présidentielle de Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble pour la République, n’a pas été réceptionnée ce mardi 03 Octobre à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

La CENI a constaté quelques irrégularités dans le dossier de Moïse Katumbi et exige les pièces originales afin de constituer son dossier.

Dans le camp du parti de Katumbi, on souligne qu’une équipe a été dépêchée à Lubumbashi afin d’emmener ces dossiers et les mettre à la disposition de la centrale électorale.

« Nous dépêchons une équipe de toute urgence à Lubumbashi pour emmener les pièces originales. Ce qui fait que demain, ces éléments seront mis à la disposition de la CENI afin que la candidature du président Katumbi puisse être déposée. », a déclaré Hervé Diakiese, porte-parole d’Ensemble pour la République.

Notons que c’est le premier candidat à l’élection présidentielle que son dossier contienne des irrégularités dans le dépôt de la candidature.

Bienvenu Musoy

Denis Mukwege après le dépôt de sa candidature à la Présidentielle : « Sur plusieurs plans, notre pays va très mal. Aujourd’hui, nous sommes devant une crise existentielle »

Le Docteur Denis MUKWEGE a déposé sa candidature à la Présidentielle ce mardi 03 Octobre  au Bureau de Réception et Traitement des candidatures (BRTC) situé au siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Le Prix Nobel de la paix 2018 s’est ensuite entretenu avec le Président de la CENI, Denis Kadima sur le déroulement du processus électoral en cours.

Après cet entretien, le Docteur Denis Mukwege a souligné, « Sur plusieurs plans, notre pays va très mal. Aujourd’hui, nous sommes devant une crise existentielle. Il est occupé par des forces étrangères plus de 100 groupes armés à l’Est et dans ces conditions où on ne gère plus l’intégrité territoriale, il y a urgence. Nos richesses sont bradées et nous vivons dans une situation de prédation sans précédent, alors que tout le monde déclare que l’avenir de la planète est en République Démocratique du Congo, malheureusement le Congolais vit dans des conditions inhumaines. Hier, c’était l’uranium, aujourd’hui le développement électronique, c’est le coltan congolais et demain, ce sera notre cobalt pour la transition énergétique. Et devant cette situation, nous ne pouvons plus continuer à rester indifférents et laisser les autres gérer nos ressources en nous privant de tout. Le Congolais a toujours répondu absent par rapport à tout ce développement. C’est urgent aujourd’hui de pouvoir faire la part des choses, mettre tout simplement les Congolais sur orbite pour qu’ils soient les gestionnaires de ces biens ».

Et de poursuivre, « Avec le Président de la CENI, nous avons fait le tour d’horizon par rapport à ce cycle électoral. C’était tout à fait normal qu’il puisse donner son point de vue au sujet de l’organisation des élections. Il appartient aussi à tout citoyen de pouvoir porter son jugement sur ce qui se fait. La finalité, c’est le résultat qui compte et nous attendons de voir comment ce processus va aboutir. Si ce sont les meilleurs qui gagnent, on va l’applaudir, mais si c’est le contraire, on dira que nous ne sommes pas d’accord. Nous avons décidé de nous engager dans ce processus malgré tout ce qui se dit, c’est parce que nous croyons à la capacité du peuple congolais de pouvoir non seulement à aller voter, mais de défendre son vote. Nous disons tout simplement au peuple congolais si vous n’êtes pas d’accord avec la qualité de ce cycle électoral indignez-vous, résistez. Et si votre vote a été volé, vous avez le droit de faire une révolution démocratique, nous ne pouvons plus continuer à accepter ce qui s’est passé au cycle précédent. Sinon, nous entrerons dans un système où tout le monde saura que les élections ne servent à rien ».

Le Prix Nobel de la Paix 2018 fait savoir que, « le fait de déposer ma candidature, de prendre la décision de quitter mon confort, c’est déjà une victoire pour moi. Je crois qu’aujourd’hui, je suis dans la position de dire que c’est maintenant au peuple de décider et il aura le choix au vu de tout ce que nous subissons de faire une rupture avec ce système qui a trop duré et s’engager sur un renouveau qui permet au peuple de pouvoir jouir de ses ressources. Le peuple congolais vit dans une forme d’esclavage qui ne dit pas son nom ».

Bienvenu Musoy