Dans une adresse à l’opinion ce dimanche 13 août 2023, Franck Diongo est revenu sur son arrestation fin juin par des éléments de la garde républicaine.
Selon le Président du parti politique Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), il s’agissait d’une arrestation préméditée par le pouvoir en place afin de l’écarter de la course à la présidentielle de décembre prochain dont il est candidat.
« J’étais le prisonnier personnel de monsieur Félix Tshilombo qui a voulu l’élimination physique d’un opposant historique et charismatique à son régime, afin de l’écarter de l’élection présidentielle prochaine dont il est candidat », dit Franck Diongo.
Revenant également sur les conditions de son arrestation, Franck Diongo dénonce un enlèvement en plein jour et une violence subie avant son transfert à la prison de Ndolo.
« J’ai été enlevé comme d’autres fois, de manière la plus arbitraire par la Garde Républicaine de Monsieur Tshilombo, en collaboration avec la police nationale congolaise ainsi que d’autres services de sécurité, en plein jour au niveau du croisement des avenues des Huileries et Kabinda, conduit avec violence et brutalité successivement à l’Inspection provinciale de la Police de Kinshasa, à la DEMIAP où j’ai passé plusieurs semaines, transféré par la suite à l’Auditorat de garnison de la Gombe, avant d’être nuitamment acheminé à la prison militaire de Ndolo où j’ai été incarcéré, et privé de ma liberté pendant plusieurs jours », explique-t-il.
Et d’ajouter : « Il et inadmissible dans un Etat qui se veut de droit, que l’autorisation de poursuivre un paisible citoyen soit engagée par le commandant de la Garde républicaine, entérinée et autorisée par le Président de la République ».
Par ailleurs, l’opposant déplore également l’instrumentalisation de l’armée, la police et des services de sécurité sous le règne de Félix Tshisekedi.
« Sous le règne de Félix Tshilombo, nous assistons à l’instrumentalisation des éléments de nos Forces armées, ceux de la Police nationale congolaise et des Services de sécurité. Nous assistons également à l’instauration d’une justice au garde à vous, qui, désormais fait que, face aux faibles, le plus fort soit toujours ‘‘le meilleur’’ sans aucune forme de procès » , regrette Franck Diongo.
Cependant, Franck Diongo dit avoir des problèmes de la santé suite à la torture subie à l’ex DEMIAP dont des perfusions sens consentement et en l’absence de son médecin personnel.
« J’ai des ennuis de santé par le fait que lors de ma détention injustifiée à l’ex-DEMIAP, des éléments des renseignements militaires m’ont perfusé par deux fois sans mon consentement et en l’absence de mon médecin personnel, de mes avocats et des membres de ma famille. Pour les perfusions, ils ont utilisé des produits dont j’ignore ni la teneur, ni même l’origine, à la suite desquels je suis tombé malade. Le monde doit savoir que s’il m’arrivait quelque chose de dramatique sur les plans sanitaire et sécuritaire, c’est Félix Tshilombo qui en sera responsable », a-t-il ajouté.
Jusqu’à sa libération, le 15 juillet dernier, l’affaire n’était pas encore fixée en audience publique pour connaître l’issue du dossier.
Agape Ntona

