La mission Kamerhe est rentrée bredouille de cette campagne de quête de maïs dans la partie Sud du continent, notamment en Zambie et en Afrique du Sud. La Zambie, qui a eu vent de la venue sur son territoire de la délégation Kamerhe, a pris la défensive. M. Mithika Linturi, secrétaire du cabinet du ministre de l’Agriculture déclarait déjà, le samedi 29 avril 2023 que son pays n’avait pas de maïs à exporter. « Nous n’avons pas de maïs à exporter », a-t-il dit.
En clair, la Zambie a imposé des restrictions à l’exportation de maïs, une mesure qui a affecté la province du Haut-Katanga en RDC, qui borde la Zambie et dépend fortement des importations en provenance de Lusaka.
C’est dire que Kinshasa doit mettre en œuvre cette politique qui encourage la revanche du sol sur le sous-sol, en faisant de son agriculture un véritable levier de développement, en plus des ressources minières incommensurables contenues dans son sous-sol. Don béni de Dieu, ce pays au cœur de l’Afrique est doté de toutes les potentialités pour lancer une révolution verte avec ses riches terres arables à même de nourrir près de la moitié de la population de la planète. Il faut commencer dès à présent pour éviter cette douche froide subie par la délégation Kamerhe à la recherche de la nourriture pour sa population. Alors que la RDC dispose de tous les atouts pour en offrir au monde entier. Quelle honte !
Ci-dessous l’extrait du texte d’un Média Zambien the « East African » qui en dit long.
L’interdiction des exportations de maïs en Zambie nuit à la RD Congo, qui dépend des importations
Samedi 29 avril 2023-La décision des autorités zambiennes de réduire les exportations de maïs nuit à la République démocratique du Congo, dont les régions du Sud considèrent la céréale comme une nourriture de base.
Résumé
Des responsables à Kinshasa disent qu’ils veulent un accord noir sur blanc pour protéger le commerce futur des denrées alimentaires afin d’éviter les pénuries.
Plus tôt en avril, la Zambie a imposé des restrictions à l’exportation de maïs, une mesure qui a affecté la province du Haut-Katanga en RDC.
La RDC possède les plus grandes terres arables d’Afrique et est familièrement considérée comme le poumon droit du monde, compte tenu de son important couvert forestier et de ses précipitations régulières.
Une délégation de ministres est attendue dans le Haut-Katanga pour rencontrer les agriculteurs afin de rechercher des solutions internes permettant de réduire la dépendance aux importations.
La décision des autorités zambiennes de réduire les exportations de maïs nuit à la République démocratique du Congo, dont les régions du sud considèrent le grain comme un aliment de base et dépendent de Lusaka et de l’Afrique du Sud depuis des années pour l’approvisionnement.
Maintenant, les autorités de la RD Congo veulent que Lusaka reconsidère sa décision, les responsables de Kinshasa déclarant qu’ils veulent un accord noir sur blanc pour protéger le commerce futur des denrées alimentaires afin d’éviter les pénuries.
La pénurie de maïs nuit aux habitants car ils achètent maintenant de la farine de maïs à plus de trois fois le prix d’il y a deux mois.
Début mars, un sac de maïs de 25 kg était vendu 25 000 francs congolais (11,21 dollars). Cette semaine, le même sac se vend 92 000 francs congolais (40,37 $).
Vital Kamerhe, vice-Premier ministre chargé de l’Economie, a déclaré cette semaine que la pénurie est le résultat de l’arrêt des exportations de la Zambie pour faire face à ses propres pénuries locales.
Déficit de production locale
En rapport Mithika Linturi, secrétaire du Cabinet de l’Agriculture du Kenya
Zambie : Nous n’avons pas de maïs à exporter une femme se dirigeant vers sa ferme Lubango en Angola.
Le paradoxe de nourrir des millions de personnes affamées en Afrique
« Les causes de cette situation sont liées notamment au déficit de la production locale face à la demande, aux restrictions des exportations zambiennes et au coût élevé des importations, ainsi qu’à la détérioration des conditions climatiques, qui affecte l’agriculture production dans la sous-région », a déclaré Kamerhe.
Plus tôt en avril, la Zambie a imposé des restrictions à l’exportation sur le maïs, une mesure qui a affecté la province du Haut-Katanga en RDC, qui borde la Zambie et dépend fortement des importations en provenance de Lusaka.
La province compte environ cinq millions d’habitants. D’autres provinces voisines souffrent également.
« Des pourparlers avec la Zambie devraient être entamés en vue d’obtenir un accord d’approvisionnement ferme », a déclaré Kamerhe. Il a ajouté que le gouvernement de la RDC devrait engager des pourparlers similaires avec le gouvernement sud-africain.
La pénurie est cependant ironique. La RDC possède les plus grandes terres arables d’Afrique et est familièrement considérée comme le poumon droit du monde, compte tenu de son important couvert forestier et de ses précipitations régulières.
Mais certaines de ses provinces productives ont été en conflit constant et des groupes armés parcourent les régions orientales riches en sols volcaniques et en terres vierges.
Une délégation de ministres est attendue dans le Haut-Katanga pour rencontrer les agriculteurs afin de rechercher des solutions internes permettant de réduire la dépendance aux importations.
Média Zambien the EAST AFRICAN-NETIC-NEWS.NET