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Kinshasa : Les agents du Trans Académia en grève suite aux arriérés de près de 3 ans

Les agents de Trans Academia ont décrété une grève sauvage pour protester contre ce qu’ils qualifient de mauvaise gestion au sein de l’entreprise, chargée du transport des étudiants. Selon les informations parvenues, ce mardi 10 mars 2026 à notre rédaction, ces derniers affirment que la situation est devenue intenable et dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles.

Selon eux, depuis la création de Trans Academia il y a près de trois ans, les agents n’auraient perçu que 11 mois de salaire. Une situation jugée injuste par ces travailleurs qui assurent pourtant quotidiennement le service de transport destiné aux étudiants. Face à cette crise, les agents exigent le départ immédiat du comité de gestion qu’ils tiennent pour responsable des dysfonctionnements.

Ils appellent également le président de la République, Félix Tshisekedi, à intervenir pour réorganiser la direction de l’entreprise, promettant de reprendre le travail si un nouveau comité est mis en place.

Jérémie Ngunga Léman

Embouteillages à Kinshasa : L’inefficacité des contrôles routiers à nu, l’urgence s’impose pour fluidifier la circulation

Après une brève accalmie consécutive au lancement d’une vaste opération de contrôle des documents de bord par l’autorité urbaine, les embouteillages refont surface dans les grandes artères de la ville de Kinshasa. Présentée comme une réponse ferme à l’anarchie routière, l’initiative du gouvernorat avait suscité un réel espoir chez les usagers. Les premières semaines avaient laissé entrevoir une légère amélioration de la circulation, avec une présence accrue des agents de contrôle et une mise en conformité progressive de nombreux automobilistes.

Mais cet effet semble s’être estompé. Ce mardi 10 mars 2026, les mêmes scènes de congestion réapparaissent aux heures de pointe avec comme conséquences : ralentissements interminables, carrefours saturés et conducteurs exaspérés. Malgré les contrôles administratifs, la fluidité du trafic n’est pas au rendez-vous. Pour plusieurs observateurs, cette reprise des embouteillages démontre que le problème dépasse la simple vérification des documents de bord.

La question de la mobilité urbaine à Kinshasa demeure structurelle et nécessite des solutions plus larges, incluant l’amélioration des infrastructures, une meilleure organisation du transport public et une planification urbaine cohérente. En attendant des mesures plus profondes, les Kinois continuent de perdre de longues heures dans les bouchons, signe que la bataille contre les embouteillages est loin d’être gagnée.

Jamely Timothée Kayembe

Lomami : Un accident de circulation fait 1 mort et plusieurs blessés à Mwene-Ditu

Un grave accident de circulation s’est produit dans la journée du lundi 9 mars 2026 sur la route reliant Mwene-Ditu à Mbuji-Mayi, dans la province de Lomami. Selon les premières informations recueillies, un camion de marque Howo, qui quittait Mwene-Ditu en direction de Mbuji-Mayi, est entré violemment en collision avec un autre camion circulant devant lui.

L’accident serait survenu à la suite d’une défaillance du système de freinage, entraînant un choc avant que le véhicule ne se renverse sur la chaussée. Le drame s’est produit précisément au niveau de Zamika, dépassant l’endroit communément appelé « Moustiquaire », une zone très fréquentée par les usagers de cet axe routier. Le bilan provisoire fait état d’un enfant décédé sur le coup, tandis que plusieurs autres personnes ont été blessées. Les victimes ont été rapidement acheminées vers des structures sanitaires de la région afin de recevoir les soins appropriés.

Une enquête pourrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident. Toutes fois des tels cas d’accidents de circulation qui sont devenus répétitifs doivent rappeler surtout aux chauffeurs de respecter le code de la route et l’état de l’engin avant son usage afin d’éviter les dégâts matériels et humains.

Jamely Timothée Kayembe

Tshopo : Le Rapporteur adjoint de l’Assemblée provinciale suspendu pour fraude

L’Assemblée provinciale de la Tshopo traverse une zone de turbulences suite à la suspension préventive de son rapporteur adjoint, le député Jules Yuma Silikani. Selon une décision signée,.lundi 9 mars 2026 par le président de l’organe délibérant, l’élu du territoire d’Ubundu est écarté de ses fonctions pour une durée pouvant atteindre trois sessions parlementaires. Cette mesure de rigueur s’accompagne d’une privation totale d’émoluments, de primes et de tout autre avantage lié à son rang.

Les griefs retenus contre le député provincial sont particulièrement graves. Il est accusé d’avoir produit une fausse attestation médicale, datée du 2 janvier 2026, pour justifier des absences répétées lors des travaux parlementaires. Plus compromettant, le bureau de l’Assemblée lui reproche une usurpation de fonction pour avoir signé une feuille de route administrative sans en avoir la compétence légale. Ces faits font suite aux conclusions d’une commission spéciale chargée d’enquêter sur l’absentéisme chronique observé durant la session ordinaire de septembre 2025.

Au-delà de la sanction administrative, le sort de Jules Yuma Silikani pourrait désormais se jouer devant les tribunaux. La décision de l’Assemblée précise en effet que l’élu sera mis à la disposition de la justice pour répondre des faits pénaux qui lui sont reprochés, notamment le faux et usage de faux. Cette affaire intervient dans un climat de reprise en main de la discipline interne, alors que plusieurs sources parlementaires indiquent que la régularité des présences des élus est désormais scrupuleusement scrutée pour restaurer la crédibilité de l’institution.

Guyvenant Misenge

Ituri : Les forces conjointes FARDC-UPDF détruisent quatre bastions des ADF à Mambasa

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée ougandaise (UPDF), mènent depuis le 5 mars 2026 jusqu’à ce jour, une offensive de grande envergure dans la Réserve de faune à Okapi (RFO). Ce pilonnage intensif a déjà permis la destruction de quatre bastions stratégiques des rebelles ADF dans le territoire de Mambasa en Ituri. Selon le colonel Tshishimbi Maxime, administrateur militaire adjoint de la zone, le bilan provisoire fait état de lourdes pertes ennemies, de la récupération de plus de 100 kg d’explosifs, de plusieurs armes de guerre, ainsi que de la libération d’une dizaine d’otages.

Cette montée en puissance opérationnelle fait suite aux instructions fermes du chef d’état-major adjoint des FARDC chargé des opérations, le général Jacques Nduru Ychaligonza, visant à pacifier durablement le triangle Mambasa-Beni-Irumu. Sur le plan politique et social, ces succès suscitent une lueur d’espoir. Le député provincial Gilbert Sivamwenda a d’ailleurs confirmé la mort du médecin personnel de Moussa Baluku, chef de file de la rébellion. L’élu plaide désormais pour une simultanéité des frappes dans les trois territoires afin d’empêcher tout repli de l’ennemi et d’éradiquer définitivement la menace.

Cependant, malgré ces avancées, la vigilance reste de mise face à la résilience des ADF qui multiplient les attaques contre les civils. Dans ce contexte de forte présence militaire étrangère, l’administration de Mahagi a récemment rappelé que toute entrée de l’UPDF en Ituri demeure soumise à une autorisation préalable de la haute hiérarchie. Cette mesure vise à mieux encadrer les mouvements de troupes, notamment dans les zones de Karombo et Anzida, afin de garantir une coordination optimale entre les forces régulières et les contingents alliés engagés dans l’opération Shujaa depuis novembre 2021.

Guyvenant Misenge

RDC : Doudou Fwamba appelle les opérateurs de jeux d’argent à s’acquitter de la taxe liée à l’autorisation d’exploitation

À travers un communiqué daté du 05 mars dont une copie est parvenue, ce mardi 10 mars 2026, à Netic-News.net, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba rappelle aux opérateurs de jeux d’argent leurs obligations fiscales et administratives conformément à la législation en vigueur. Cette mise au point concerne les entreprises opérant dans les paris sportifs, les casinos, les loteries, les concours de pronostics et autres activités assimilées.

En effet, le ministre précise que les opérateurs du secteur doivent s’acquitter notamment de la taxe liée à l’autorisation d’exploitation, une condition indispensable pour exercer légalement leurs activités sur le territoire national.

« Les sociétés concernées sont également soumises à la taxe ad valorem appliquée aux gains des joueurs. Prévue dans la Loi de Finances et les textes réglementaires en vigueur, cette taxe vise à renforcer l’encadrement fiscal d’un secteur en forte croissance en République démocratique du Congo», indique le document.

Par ailleurs, les autorités mettent en garde contre l’exploitation illégale des jeux d’argent. Les entreprises opérant sans agrément officiel sont appelées à se faire identifier et à régulariser leur situation avant la date limite fixée par le gouvernement. Les opérateurs ont ainsi jusqu’au 31 mars 2026 pour se conformer à la réglementation. Passé ce délai, prévient le ministre, les contrevenants s’exposeront à des sanctions prévues par la loi, allant de pénalités financières à la suspension, voire la fermeture de leurs activités.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa – Limete: les affrontements entre deux gangs de « Kuluna » sèment la terreur à la 7è rue sous l’oeil spectateur de la Police

Le phénomène  »Kuluna » continue de semer l’insécurité dans la ville-province de Kinshasa. Dans la nuit du lundi 09 mars 2026, une bagarre entre deux groupes de ces malfrats, a éclaté dans la commune de Limete, précisément au niveau du boulevard Lumumba. Deux bastions de deux quartiers séparés par le boulevard, à savoir le quartier résidentiel et industriel, ont terrorisé la population suite à des combats intenses.

Selon les informations recueillies par la rédaction de Netic-News, les  »Kuluna » du quartier résidentiel ont attaqué leurs adversaires d’industriel, dont le champ de bataille se situe à quelques mètres du boulevard. Un kuluna du quartier résidentiel a été blessé pendant ces affrontements, une situation qui a suscité le renfort de ses camarades, qui par la suite se sont livrés aux actes de vandalisme.

Sac, téléphone, argent, table, chaise, n’ont pas été épargnés par ces inciviques. Les témoins de l’événement sur place ont déploré l’inefficacité des éléments de la Police, qui n’ont intervenu en aucun moment, malgré la présence de leur véhicule. La population appelle ainsi, les autorités à renforcer la présence des forces de l’ordre dans ce coin de la capitale, afin de mettre fin à ce conflit qui désormais risque de faire beaucoup de dégâts matériels et humains.

Bienvenu Musoy

Haut-Uélé : L’extension de Kibali Gold Mine plonge Durba dans l’incertitude, plusieurs investissements modernes voués à la démolition

Plusieurs quartiers de la cité de Durba, ainsi que des infrastructures clés comme la route bétonnée, sont désormais menacés de délocalisation, suite à l’annonce d’une nouvelle cartographie minière par la société Kibali Gold Mine sème l’inquiétude dans le territoire de Watsa (Haut-Uele). L’alerte a été donnée, le lundi 09 mars 2026 par la population locale, suite au constat qui décrit la situation sur terrain.

Le nouveau tracé englobe l’avenue Kisangani ainsi que des segments importants des quartiers Lebrun, Malemba, Nganya et Canana. Ce qui frappe les esprits, c’est l’ampleur des investissements privés et publics situés dans cette « zone rouge ». Des stations-service modernes, des hôpitaux, des complexes scolaires et des immeubles de rapport, dont certains viennent à peine d’être achevés, pourraient être voués à la démolition. La crainte majeure des résidents cristallise autour de la route bétonnée, véritable colonne vertébrale de la cité.

Selon les documents cartographiques récents émanant du géant minier Kibali Gold Mine, le périmètre d’exploitation de l’entreprise s’apprête à mordre significativement sur le tissu urbain de Durba. Cette extension, motivée par la nécessité d’atteindre de nouveaux gisements aurifères, cible des zones densément peuplées et stratégiques pour l’économie locale.

L’avenir de Durba, longtemps perçu comme un pôle d’attraction et un modèle de prospérité dans le Haut-Uele, dépend désormais de l’arbitrage des autorités. Si la délocalisation s’avère inévitable, la communauté locale exige une transparence totale sur les compensations et la garantie que les nouvelles zones de relocalisation bénéficieront des mêmes standards d’infrastructures que ceux sacrifiés.

Guyvenant Misenge

Ituri : Le Gouverneur Luboya dépêche une mission à Mahagi pour stopper la crise du carburant

La grève des transporteurs de produits pétroliers, déclenchée suite à la hausse du prix à la pompe, paralyse désormais les activités socio-économiques en province de l’Ituri, particulièrement sans la ville de Bunia. Face à ces perturbations majeures touchant le commerce et les transports, le Gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, a annoncé, lundi 9 mars 2026 des mesures d’urgence. L’objectif de l’exécutif provincial est de stabiliser l’économie locale et de restaurer un approvisionnement normal pour soulager la population.

Pour décanter la situation, une importante délégation officielle sera dépêchée à Mahagi, ce mercredi 11 mars 2026. La mission de médiation aura pour mandat de dialoguer avec toutes les parties prenantes, afin de trouver des mécanismes concrets pour maîtriser les prix et fluidifier le passage des camions-citernes. Les autorités espèrent ainsi obtenir des garanties de la part des opérateurs économiques pour éviter que cette pénurie artificielle ne s’installe durablement dans la région.

Par la voix du porte-parole du gouvernement provincial, le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, les autorités lancent un message d’apaisement et appellent les habitants au calme. Le gouvernement réaffirme sa détermination à accompagner toute initiative visant la stabilité sociale, tout en rassurant que des solutions pérennes sont en cours d’élaboration. En attendant l’issue des discussions de Mahagi, la patience reste de mise pour les usagers dont le quotidien dépend étroitement de l’accès aux hydrocarbures.

Guyvenant Misenge

RDC : Les autorités sanitaires Intensifient la riposte face aux nouvelles urgences, malgré une accalmie du Mpox

La situation épidémiologique en République démocratique du Congo a présenté, lundi 9 mars dernier des signes contrastés. Alors que certaines maladies semblent reculer, d’autres continuent de susciter l’inquiétude des autorités sanitaires. Le Mpox, notamment, montre des signes de stabilisation avec moins de 300 nouveaux cas recensés par semaine. Cette amélioration est en grande partie attribuée à la campagne de vaccination menée dans plusieurs provinces, qui a déjà permis d’immuniser plus de 750 000 personnes. Ces résultats ouvrent la voie à une possible levée de la réponse d’urgence sanitaire envisagée pour la fin du mois de mars.

Dans le même temps, les autorités intensifient la riposte face à d’autres menaces. Dans la province du Kongo Central, un plan d’intervention estimé à 270 000 dollars a été activé, afin de contenir une flambée de méningite signalée dans la zone de Mangembo. Par ailleurs, dans l’Est du pays, un cas suspect d’Ebola a été signalé à Beni, au Nord-Kivu. Des équipes sanitaires ont immédiatement lancé des investigations et des mesures de contrôle pour prévenir toute propagation de cette maladie hautement contagieuse.

Malgré ces efforts, certains foyers restent préoccupants. À Kinshasa, la prison centrale de Makala fait face à une situation alarmante liée au choléra, avec 123 cas et six décès enregistrés depuis le 7 février. Cette situation a conduit à une demande urgente de vaccination adressée au ministère de la Justice. Parallèlement, la rougeole connaît une progression notable avec près de 4 000 nouveaux cas signalés, poussant les autorités sanitaires à renforcer les actions de prévention et de vaccination dans huit provinces identifiées comme prioritaires.

Cedrick Katay Kalombo