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Nord-Kivu : Une entreprise américaine lance un projet de forage de cuivre à Butembo/Bashu après le partenariat stratégique RDC–États-Unis

Quelques semaines après la signature d’un partenariat stratégique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo portant sur les minerais critiques et la stabilité régionale, une entreprise américaine annonce une activité d’exploration minière au Nord-Kivu. La société Copper Intelligence prévoit l’arrivée prochaine d’une unité de forage destinée à explorer le cuivre dans la zone de Butembo et du territoire de Bashu, a-t-on appris mardi 10 mars.

Pour cette opération, l’entreprise collabore avec son partenaire sud-africain Gemdrill, chargé de déployer une plate-forme de forage dénommée XY-44 sur le site du projet. Selon les informations communiquées, le temps de transit de l’équipement est estimé entre deux et trois semaines avant son arrivée à la frontière congolaise. Le matériel sera ensuite déchargé dans la cité frontalière de Kasindi, avant d’être acheminé vers la zone d’exploration.

Après la réception de l’équipement, les équipes prévoient environ une semaine supplémentaire pour installer le camp, stabiliser la plate-forme et organiser le matériel logistique. La campagne de forage ne débutera qu’à l’issue de ces préparatifs. Cette initiative pourrait marquer une nouvelle étape dans l’exploration minière au Nord-Kivu, dans un contexte où les ressources congolaises occupent une place de plus en plus stratégique dans les partenariats internationaux, souligne le journaliste Fiston Mahamba.

Charles Mapinduzi

Haut-Katanga : La CNDH dénonce la détention prolongée de plus de 120 enfants à Lubumbashi

Plus de 120 enfants sont détenus depuis près d’un mois dans les installations de la brigade criminelle de recherche et de surveillance (BCRS), à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. L’alerte a été donnée mardi 10 mars 2026 par le coordinateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Me Joseph Nkongolo, à l’issue d’une visite effectuée sur place. Il évoque une situation préoccupante marquée par une détention qu’il qualifie d’irrégulière.

Selon lui, ces enfants, interpellés dans les rues de Lubumbashi, devraient être orientés vers des centres de formation ou des structures d’encadrement adaptées, et non maintenus dans un cachot. Ils passeraient la nuit à même le sol, dans un hangar grillagé, sans matelas, et seraient mélangés à des adultes, dont huit personnes atteintes de troubles mentaux ainsi que des présumés criminels.

« Sur les 130 enfants recensés, dix sont tombés malades et suivent actuellement des soins dans une structure hospitalière de la place », a précisé Me Joseph Nkongolo, soulignant les risques sécuritaires et sanitaires auxquels ils sont exposés.

La CNDH fustige ainsi des violations flagrantes des droits de l’enfant et des règles de procédure pénale en République démocratique du Congo. Elle rappelle que, même dans le cadre d’opérations d’assainissement urbain comme celles menées à Kaniama Kasese, la détention ne peut excéder les délais légaux. L’institution appelle le gouvernement provincial du Haut-Katanga à agir en urgence afin de faire libérer ces enfants et de garantir le respect de leurs droits.

Rodriguez Kikamba

Sud-Kivu : Les FARDC abattent deux drones rwandais et dénoncent une provocation aérienne

La tension reste vive dans l’est de la République démocratique du Congo. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, mardi 10 mars, avoir abattu deux drones qu’elles attribuent à l’armée rwandaise et à ses alliés dans la zone de Mikenge, près de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.

Selon l’armée congolaise, ces appareils ont pénétré « illégalement » l’espace aérien national dans la zone de Minembwe. Les FARDC dénoncent un acte d’agression et une violation de l’Accord de Washington. « Cet acte constitue une nouvelle provocation, mais nos forces restent vigilantes, disciplinées et prêtes à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », ont déclaré les responsables militaires.

L’armée affirme par ailleurs poursuivre la surveillance et la protection de l’espace aérien congolais afin de garantir la sécurité du territoire et de la population. Cet incident intervient dans un contexte de reprise des combats dans l’est du pays, où les FARDC, appuyées par les groupes Wazalendo, affrontent les rebelles de l’AFC/M23 que Kinshasa accuse d’être soutenus par le Rwanda. Ces derniers jours, l’armée congolaise affirme avoir réalisé plusieurs avancées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Fulgence Mavula

Modeste Bahati se défend : « Je n’ai jamais dit non à la révision de la Constitution »

Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, est sorti de son silence une semaine après la polémique provoquée par ses propos sur la Constitution. Dans un message écrit, il affirme avoir été mal compris lors d’un point de presse, précisant que sa réponse faisait suite à une question « hors sujet » d’un journaliste.

L’ancien chef du regroupement politique AFDC-A soutient que ses déclarations ont été sorties de leur contexte. Il explique avoir simplement indiqué qu’il est nécessaire de « changer d’abord les mentalités avant de changer la Constitution », estimant que le véritable problème réside davantage dans l’application des textes que dans leur contenu. Bahati Lukwebo insiste également sur le fait qu’il n’a jamais affirmé être opposé à une éventuelle modification de la loi fondamentale, proposant plutôt que le débat se tienne au sein de l’Union sacrée de la Nation.

La controverse est née lorsqu’il a été interrogé sur le slogan de certains partisans du pouvoir affirmant que le président Félix Tshisekedi « n’a pas de mandats mais une mission ». En réaction, Bahati Lukwebo avait rappelé qu’il se considère comme un républicain et que le chef de l’État dispose d’un mandat qui court jusqu’en 2028. Depuis ces propos, les réactions se multiplient au sein de la majorité, tandis qu’une pétition initiée par le sénateur Dany Kabongo continue de recueillir des signatures pour dénoncer des déclarations jugées inappropriées à l’égard du président de la République, à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire prévue le 15 mars.

Fulgence Mavula

Minerais stratégiques et sécurité : Le Collège des hautes études de stratégie et de défense en première ligne du débat à Kinshasa

Un atelier de réflexion consacré aux minerais stratégiques et aux questions de sécurité dans le Bassin du Congo s’est ouvert ce mardi 10 mars au Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), à Kinshasa. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, en présence de plusieurs experts et responsables du secteur de la défense.

Cette rencontre scientifique est organisée conjointement avec le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), une institution rattachée à l’Université nationale de défense des États-Unis. L’initiative vise à réunir chercheurs, décideurs et spécialistes des questions sécuritaires afin d’examiner les défis liés à l’exploitation et à la gestion des ressources minières stratégiques dans la région du Bassin du Congo.

Au cours de ces travaux, les participants devraient analyser les interactions entre ressources naturelles, stabilité régionale et développement. Les discussions permettront également d’explorer des pistes susceptibles de renforcer la gouvernance des minerais stratégiques tout en contribuant à la consolidation de la sécurité dans cette zone riche en ressources mais confrontée à de multiples enjeux géopolitiques.

Cedrick Katay Kalombo

Tshopo : Le gouvernement provincial déclare la guerre aux spéculateurs du carburant

Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a adressé une mise en garde aux opérateurs du secteur pétrolier contre toute pratique de spéculation sur les carburants. Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations autour d’éventuelles hausses injustifiées des prix des produits pétroliers dans la province.

Selon un communiqué officiel consulté mardi 10 mars par Netic-News.net, les autorités provinciales ont rappelé aux opérateurs économiques l’obligation de respecter les règles en vigueur en matière de commercialisation des produits pétroliers. Le gouvernement provincial insiste notamment sur l’interdiction de la rétention de stocks, de la spéculation et de toute augmentation injustifiée des prix du carburant.

« Le gouvernement provincial de Tshopo met en garde contre toute spéculation, rétention de stocks ou hausse injustifiée des prix des produits pétroliers, suite à une concertation avec les opérateurs économiques du secteur », indique le communiqué signé par Claudine Atisandi, porte-parole du gouvernement provincial.

Les autorités préviennent que des mesures pourraient être prises contre les contrevenants afin de protéger les consommateurs.

Fulgence Mavula

Est de la RDC : Le BCNUDH sonne l’alarme face à l’horreur des violences sexuelles

Face à la persistance des violences sexuelles liées au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) appelle à une mobilisation collective accrue. Lors d’une intervention publique, son directeur, Patrice Vahard, a insisté sur la nécessité de briser le silence autour de ces crimes et d’intensifier les actions en faveur des victimes. Il exhorte le leadership congolais à aller au-delà des discours pour envoyer un signal fort aux survivantes et survivants, en impliquant l’ensemble de la société dans cette lutte.

La situation demeure particulièrement préoccupante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui concentrent près de 80 % des victimes recensées. Dans son dernier rapport, le BCNUDH indique que 75 % des cas documentés sont attribués à des groupes armés, notamment le Mouvement du 23 mars (M23), les Wazalendo, la Coopérative de développement du Congo (CODECO), plusieurs groupes Maï-Maï, ainsi que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées (ADF). Le rapport évoque également l’implication d’acteurs étatiques, dont des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Police nationale congolaise (PNC) et de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Le BCNUDH met en lumière des crimes d’une extrême gravité, notamment des cas d’esclavage sexuel, avec des femmes et des filles maintenues en captivité, victimes de viols répétés et de grossesses forcées. L’organisation alerte aussi sur le sort des enfants nés du viol, souvent confrontés au rejet familial, à l’absence d’enregistrement à l’état civil et à un risque accru de recrutement par des groupes armés. Si environ 70 % des victimes accèdent à des soins médicaux d’urgence, moins de 2 % bénéficient d’une prise en charge holistique incluant un accompagnement juridique, psychologique et social, alors que les efforts diplomatiques peinent encore à produire des effets concrets sur le terrain.

Fulgence Mavula

RDC : Un rapport explosif accuse le géant CMOC Group Limited d’impacts sanitaires graves

La transition énergétique mondiale, largement portée par la demande croissante de cobalt et de cuivre pour les véhicules électriques, pourrait avoir un lourd coût humain en République démocratique du Congo. Un rapport publié par l’Environmental Investigation Agency US (EIA) et l’organisation PremiCongo, intitulé « Toxic Transition », met en lumière de graves conséquences sanitaires liées à l’exploitation minière dans certaines zones du pays.

Selon ce document, l’exploitation du cuivre et du cobalt par CMOC Group Limited, premier producteur mondial de cobalt, serait à l’origine d’une pollution de l’air autour de la mine de Tenke Fungurume Mine. Le rapport évoque des cas de toux répétitive, de saignements de nez et même de vomissements de sang parmi les populations locales. Les enquêteurs affirment avoir analysé plus de 1 200 dossiers médicaux anonymisés provenant d’un dispensaire situé à proximité de l’usine 30K, exploitée par Tenke Fungurume Mining depuis 2023. L’étude s’appuie également sur une surveillance indépendante de la qualité de l’air et sur des témoignages de travailleurs et d’habitants de la zone.

Face à ces accusations, Tenke Fungurume Mining rejette toute responsabilité et affirme que les données de surveillance collectées entre fin 2024 et début 2025 ne révèlent aucune pollution, la concentration de dioxyde de soufre restant, selon l’entreprise, dans les limites réglementaires. Le rapport interpelle par ailleurs plusieurs constructeurs automobiles occidentaux, dont BMW, Mercedes-Benz, Peugeot et Volkswagen, accusés de ne pas assumer pleinement leur responsabilité dans la chaîne d’approvisionnement du cobalt utilisé pour les véhicules électriques. Tandis que certains promettent d’ouvrir un dialogue ou d’enquêter sur ces allégations, les organisations auteurs du rapport appellent à un examen plus strict des normes environnementales et de gouvernance dans le secteur minier congolais.

Fulgence Mavula

Médias : NeticNews TV recrute journalistes et caméramans-monteurs pour renforcer son équipe

La Direction Générale de NeticNews TV, média audiovisuel appartenant au journaliste Gautier Sey, a annoncé le lancement officiel d’une campagne de recrutement en vue de consolider son équipe rédactionnelle et technique.

À travers ce communiqué rendu public le 9 mars 2026 à Kinshasa, la chaîne informe le public de l’ouverture de plusieurs postes, notamment pour des journalistes et des caméramans-monteurs capables d’assurer à la fois la prise de vues et le montage vidéo de manière autonome.

Des profils variés encouragés à postuler

Selon la Direction Générale, les candidats doivent être titulaires d’un diplôme de licence en journalisme ou d’un brevet équivalent. Toutefois, une attestation de réussite pourra être acceptée en cas d’absence du diplôme définitif.

Fait notable, les personnes n’ayant pas suivi un cursus universitaire en journalisme, mais justifiant d’une expérience avérée dans le domaine ou ayant appris le métier sur le tas au sein d’un média, sont également vivement encouragées à soumettre leur candidature.

Les postulants doivent démontrer une bonne maîtrise des techniques rédactionnelles et/ou audiovisuelles. Pour les caméramans, la capacité à réaliser le montage vidéo en toute autonomie constitue un critère déterminant. Dynamisme, créativité et aptitude à travailler sous pression figurent également parmi les qualités recherchées.

Calendrier et modalités

La période de dépôt des candidatures s’étend du mardi 10 au vendredi 13 mars 2026. Le casting est prévu pour le samedi 14 mars 2026 à 08h00 précises, à l’adresse suivante : Avenue de la Justice n°4, dans la commune de la Gombe (référence : Maison communale de la Gombe).

Les dossiers doivent comprendre :

Une lettre de motivation ;

Un CV détaillé ;

Une copie du diplôme de licence ou équivalent (ou, à défaut, une attestation de réussite).

Les candidatures peuvent être déposées physiquement au bureau situé à l’adresse indiquée ou transmises en ligne via les contacts téléphoniques et adresses électroniques mis à disposition par le média.

Gilbert Ngonga

Kwilu : Les enseignants révoltés suite à la retenue de 10 000 FC sur leurs salaires par la banque Afriland d’Idiofa

La paie des salaires des enseignants de la province éducationnelle du Kwilu 3, dans le territoire d’Idiofa, a été lancée, le lundi 9 mars 2026 à l’agence d’ Afriland First Bank d’Idiofa, après plusieurs mois de tensions marquées par des grèves et arrêts de cours liés à des soupçons de détournement des rémunérations du mois d’octobre 2025. Cependant, de nombreux enseignants dénoncent une retenue de 10 000 FC opérée directement sur chaque salaire, présentée comme des « frais de fermeture de compte ».

Selon des sources locales, la reprise de la paie serait intervenue à la suite d’un lobbying des responsables éducatifs de la province éducationnelle Kwilu 3 auprès du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Les acteurs éducatifs appellent désormais à la transparence, estimant que le salaire déjà modeste des enseignants ne devrait faire l’objet d’aucun prélèvement sans justification officielle. La retenue de 10 000 FCconcerne près de 19 000 enseignants, le montant total prélevé pourrait atteindre 190 000 000 FC, ce qui alimente davantage la controverse.

Les professionnels de la craie jugent cette pratique irrégulière et réclament des explications claires de la banque ainsi que des autorités compétentes. La balle est dans le Camp des autorités pour étudier le dossier et trouver des paramètres qui pourront apporter des solutions concrètes à ces fléaux afin que la paix règne entre les enseignants et l’agence Afriland First Bank dans cette contrée de la province du Kwilu.

Jamely Timothée Kayembe