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Molendo Sakombi : “L’ARE doit devenir le gardien inflexible de la souveraineté énergétique”

Ce mardi, à l’occasion de la cérémonie de remise et reprise à l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a inscrit cette transition dans une dynamique stratégique majeure. Plus qu’un simple changement d’équipe dirigeante, cette étape marque l’entrée de l’ARE dans une phase de maturité décisive pour la réussite de la réforme énergétique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’électricité, a-t-il rappelé, constitue un pilier de croissance, d’emplois et de cohésion territoriale.

Dans son mot de circonstance, ce dernier a rendu hommage aux responsables sortants pour avoir posé les bases institutionnelles dans un contexte exigeant, le Ministre a souligné que le temps de l’installation est désormais révolu. L’ARE entre dans l’ère de la performance mesurable, où la crédibilité du régulateur se jugera à l’amélioration concrète de la qualité du service, à la fluidité des investissements et à la protection effective des usagers. La régulation ne se limite pas à produire des textes ; elle doit générer des résultats perceptibles pour les citoyens.

S’adressant aux nouveaux dirigeants, Molendo Sakombi a fixé trois priorités structurantes : renforcer la sécurité juridique et réglementaire pour garantir la prévisibilité aux investisseurs ; sacraliser les droits des consommateurs, l’électricité étant un vecteur de dignité humaine ; et encadrer rigoureusement l’ouverture du marché afin d’éviter déséquilibres et situations de rente. L’indépendance du régulateur, a-t-il insisté, demeure un principe fondamental, mais elle s’exerce en cohérence avec la vision stratégique du Gouvernement.

Réaffirmant le soutien indéfectible de l’État à l’ARE, le Ministre a assuré que l’institution disposera des moyens nécessaires pour accomplir sa mission dans le strict respect de ses prérogatives.

« L’électricité est un levier de souveraineté, et l’ARE en est le gardien », a-t-il déclaré, appelant les équipes à faire de l’exigence de résultats leur boussole permanente.

Pour Molendo Sakombi, l’ARE doit désormais s’imposer comme une autorité forte, prévisible et respectée, au service d’un secteur électrique fiable, attractif et durable.

Jérémie Ngunga Léman

Relance de la MIBA : Les 50 millions USD promis par Félix Tshisekedi enfin disponibles

C’est un ouf de soulagement pour les travailleurs de la Minière de Bakwanga (MIBA) et leurs dépendants. L’État congolais a effectivement décaissé les 50 millions de dollars américains promis par le chef de l’État pour la relance de cette entreprise stratégique du Kasaï-Oriental. L’annonce a été faite mardi 3 mars 2026 par Eugène Badibanga, vice-président de l’intersyndicale de la MIBA, qui salue une avancée significative tout en appelant à la vigilance dans la gestion de ces fonds.

« Pour nous, relancer les activités passe par la remise en état des engins de production et de terrassement. Ce montant constitue un bon capital de démarrage et, à ce titre, nous espérons que tout se passera bien. Nous espérons que cette fois-ci sera la bonne et que nous ne retomberons plus dans des mécanismes financiers qui ne tiennent pas la route », a déclaré Eugène Badibanga.

Les représentants des travailleurs insistent sur la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse afin d’éviter les erreurs du passé qui ont fragilisé l’entreprise.

Parmi les priorités évoquées figurent la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique, la réhabilitation des équipements — notamment la laverie des diamants — ainsi que la régularisation des salaires. L’annonce du décaissement ravive ainsi l’espoir au sein du personnel et de la population locale, qui dépend directement ou indirectement des activités de la MIBA pour sa survie économique.

Rodriguez Kikamba

Insécurité en RDC : Le Dr Denis Mukwege réclame l’isolement diplomatique du Rwanda

Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Dr Denis Mukwege hausse le ton et réclame un renforcement substantiel des sanctions contre le Rwanda. S’il salue les récentes mesures prises par le Trésor américain, le prix Nobel de la paix estime qu’elles demeurent insuffisantes pour infléchir durablement la dynamique du conflit.

Dans sa déclaration, le médecin congolais appelle les partenaires internationaux à réévaluer leurs relations avec Kigali et à mettre en place des sanctions concertées. L’objectif, selon lui, est d’isoler politiquement, diplomatiquement et économiquement le régime rwandais afin d’exercer une pression réelle susceptible de modifier son implication présumée dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

Le lauréat du Nobel insiste par ailleurs sur l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige notamment un cessez-le-feu immédiat, le retrait des forces rwandaises du territoire congolais, la cessation du soutien au M23 ainsi que le démantèlement des administrations parallèles dans les zones occupées. Pour Denis Mukwege, seule une mobilisation internationale accrue permettra de rééquilibrer le rapport de force et d’ouvrir la voie à une paix durable en RDC.

Fulgence Mavula

Bas-Uélé : Les députés provinciaux exigent le respect du Code minier par des exploitants chinois et ougandais

Les députés provinciaux du Bas-Uélé ont, dans une déclaration lue mardi 3 mars 2026 par le député provincial Omar Vulakulu, porte-parole de circonstance, exigé le strict respect du Code minier par certains exploitants chinois et ougandais opérant dans la province. Ils ont également interpellé trois membres du Gouvernement central : le ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, pour les questions migratoires ; le ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, pour la présence militaire sur les sites miniers ; et le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, au sujet de l’utilisation de permis de recherche comme permis d’exploitation.

Cette prise de position fait suite à une descente récente d’une commission mixte composée de l’Assemblée provinciale, du gouvernorat et des services de sécurité sur plusieurs sites miniers. Les élus provinciaux dénoncent notamment des irrégularités liées à l’entrée et au séjour de sujets chinois et ougandais dans la province. Ils demandent au ministre de l’Intérieur de veiller au respect de la réglementation en matière migratoire, en instruisant la Direction générale de migration (DGM) de ne pas favoriser des entrées clandestines susceptibles d’alimenter l’insécurité. Ils sollicitent également l’évacuation des exploitants concernés du site minier d’Eke, situé à la limite des territoires d’Ango, de Poko et de Gbolé, jusqu’à la régularisation de leurs dossiers.

Par ailleurs, les députés provinciaux appellent le ministre de la Défense à interdire toute présence militaire sur les sites miniers, estimant que cette mission relève plutôt de la police des mines. Ils demandent enfin au ministre des Mines d’annuler les titres octroyés à la société Oasis Money SPRL, notamment les permis de recherche n°1625 (23 carrés miniers à Poko), n°16206 (28 carrés à Ango et un à Poko) et n°16203 (28 carrés dont 26 à Poko et 2 à Ango). Tout en dénonçant ces pratiques, la province du Bas-Uélé réaffirme rester ouverte aux investisseurs sérieux et respectueux des lois, afin de transformer son potentiel minier en richesse au bénéfice de la population.

Rodriguez Kikamba

RDC : La Conférence épiscopale nationale du Congo alerte sur une crise sociale touchant 80 % du territoire

La Conférence épiscopale nationale du Congo tire la sonnette d’alarme sur l’état du pays. Au terme de son assemblée plénière, elle a dressé le tableau d’une République démocratique du Congo minée par une crise sociale profonde, où la précarité gagne du terrain et fragilise la cohésion nationale.

Par la voix de son secrétaire général, l’abbé Donatien Nshole, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) affirme que près de 80 % du territoire national est affecté par la précarité, dans un contexte marqué par des divisions persistantes et des replis identitaires. Selon lui, une grande partie de la population vit sans accès suffisant aux services sociaux de base, particulièrement dans les zones reculées, où l’absence de l’État et la faiblesse de l’intervention humanitaire accentuent la vulnérabilité des communautés.

Face à cette situation, la CENCO appelle les consacrés à un engagement plus résolu sur le terrain. Elle les invite à quitter leurs cadres habituels pour se rapprocher des populations marginalisées, parfois laissées-pour-compte. Monseigneur Nshole les exhorte à devenir des artisans du pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble, afin de contribuer à la reconstruction d’un tissu national plus solidaire et à l’avènement d’une RDC plus unie et plus stable.

Fulgence Mavula

Kwilu : John Banza lance les travaux de la Route Provinciale 231 entre Batshiamba, Gungu et Kakobola

Fin du calvaire pour la population de Gungu. Le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics (ITP), john banza lunda, a officiellement lancé, ce mardi 3 mars 2026, le projet de construction de la Route Provinciale 231 (RP231), sur l’axe Batshiamba-Gungu-Kakobola dans la province du Kwilu. Long de 69 kilomètres, ce chantier d’envergure s’inscrit dans la vision de transformation structurelle de la RDC. Ces travaux structurés vont répondre aux standards de durabilité et de sécurité.

Selon Nico Nzau Nzau, Directeur Général de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), maître d’ouvrage délégué, l’exécution se fera en deux phases; l’ouverture de la piste suivie d’asphaltage. La première phase sera dédiée à la stabilisation de la piste. De son côté, le vice-gouverneur du Kwilu, a salué ce projet qui sonne le glas de l’isolement économique de la région.

« Ce projet vient mettre fin au calvaire de la population de Gungu, qui peinait jusqu’ici à évacuer ses produits agricoles vers les grands centres de consommation », a-t-il déclaré.

Ce projet qui va positivement impacter sur la sécurité alimentaire et sur l’économie locale, marque un tournant décisif et historique pour le territoire de Gungu. À cet, le ministre John Banza a exhorté la population locale à s’approprier ce projet, qui est une pierre apportée à la reconstruction de l’édifice national.

Blanchi Lungala M

Haut-Katanga : Un réseau de vol de câbles électriques démantelé à Kipushi

Les forces de sécurité ont neutralisé un réseau spécialisé dans le vol et la revente illégale de câbles électriques en cuivre ce mardi 3 mars à Kipushi dans le Haut -Katanga. L’opération, menée conjointement par l’Agence nationale de renseignements (ANR) et la Police nationale congolaise (PNC), a permis la saisie d’un rouleau de câble d’environ 300 mètres, destiné à alimenter un circuit clandestin de commerce de cuivre, métal très prisé dans cette région à forte activité minière.

Selon les autorités, plusieurs individus, dont des hommes et deux femmes, ont été arrêtés. Le réseau démantelé se distinguait par sa structure organisée : certains membres étaient chargés de saboter les installations électriques, tandis que d’autres géraient le stockage et la commercialisation du cuivre dérobé. Les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels commanditaires et receleurs liés à cette filière.

Le phénomène du vol de câbles reste un enjeu majeur dans le Haut-Katanga, provoquant non seulement des pertes financières mais aussi des coupures d’électricité et des risques pour la population. Les autorités locales appellent à une vigilance accrue des communautés et à un renforcement des dispositifs de traçabilité pour mieux contrôler le cuivre et prévenir la prolifération de réseaux clandestins.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : l’Organisation mondiale de la Santé déploie une stratégie de quadrillage pour contenir le choléra

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en place une stratégie de quadrillage communautaire pour faire face à l’épidémie du choléra dans la ville de Kinshasa. Selon les informations parvenues, ce mardi 3 mars 2026 à notre rédaction, l’OMS va coordonner ses actions avec le ministère de la Santé publique, l’Institut national de santé publique ainsi que les acteurs communautaires, pour mobiliser ses équipes, qui interviendront maison par maison, afin de procéder à la désinfection des foyers, au chlorage de l’eau et à l’identification rapide des cas suspects.

Cette opération va s’accompagner d’une vaste campagne de sensibilisation. Des kits sanitaires et des produits de désinfection sont distribués, tandis que la population est informée sur les gestes essentiels : lavage régulier des mains, traitement de l’eau et signalement rapide des cas de diarrhée aiguë. Les zones de santé de Limete, Kingabwa, Kalamu II, Binza Ozone et Kingasani sont prioritaires, concentrant à elles seules plus de 80 % des infections recensées à Kinshasa. Dans le but de toucher le plus grand nombre de personnes, l’OMS va quant à ce, mobiliser également les crieurs publics, les radios locales, les écoles et les lieux de culte.

Selon l’OMS, Kinshasa, demeure un foyer préoccupant du choléra. En 2025, plus de 71 200 cas et 2 070 décès ont été enregistrés à l’échelle nationale. À lui seul, Kinshasa concentre près de 30 % des nouvelles infections. Les quartiers densément peuplés, où l’accès à l’eau potable reste limité, ont favorisé la propagation de la maladie.

Blanchi Lungala M

RDC : Le ministère de la Pêche dote l’ONPA de kits informatiques pour renforcer son fonctionnement administratif

L’administration de l’Office national de pêche et aquaculture (ONPA) a bénéficié ce mardi à Kinshasa, d’un lot de kits informatiques et de fournitures de bureau remis par le ministre de la Pêche et Élevage. Selon Agence Congolaise de Presse (ACP), cette dotation vise à renforcer le fonctionnement interne de cet établissement public stratégique pour le développement du secteur halieutique en République démocratique du Congo.

«Nous venons de remettre à l’ONPA des kits informatiques et des fournitures de bureau. Il s’agit de l’accompagnement de notre ministère à cet établissement public appelé à moderniser le secteur halieutique afin d’assurer la sécurité alimentaire, conformément à la vision du Chef de l’État », a déclaré le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana.

À travers cet appui logistique, le gouvernement entend améliorer la gestion administrative de l’ONPA et soutenir la modernisation d’un secteur clé pour la sécurité alimentaire et la création d’emplois.

Jérémie Ngunga Léman

Kongo-Central : Trois convois attaqués par des coupeurs de route en 60 heures

Trois convois de véhicules en partance de Kinshasa pour la frontière de Lufu, entre la RDC et l’Angola, ont été attaqués dans la nuit de dimanche à lundi 2 mars 2026, dans le territoire de Songololo, dans la province du Kongo-Central. L’administrateur adjoint du territoire, Roger Mbuyi, a indiqué qu’une complicité locale serait à l’origine de ces attaques, certains voyageurs et habitants fournissant des renseignements aux assaillants. Le bilan fait état de biens et d’argent emportés, et certaines femmes auraient été agressées.

Selon Roger Mbuyi, ces attaques ont eu lieu vers 3 heures du matin, notamment au niveau de Vuvamu, non loin de l’entrée de Lufu. Les criminels prendraient place à bord des bus et surgiraient à l’endroit convenu. L’intervention des autorités est souvent tardive, le territoire ne disposant que d’une seule jeep pour les opérations de sécurité. Le samedi précédent, un autre cas similaire avait été signalé au niveau de Bangu.

« Depuis quelque temps, nous luttons contre ce phénomène. Mais le vrai problème est que les chauffeurs veulent toujours voyager la nuit, alors que nous avons interdit les déplacements nocturnes. Au niveau du territoire, nous organisons régulièrement des réunions de sécurité, mais la mobilité reste insuffisante », a ajouté Roger Mbuyi.

Rodriguez Kikamba