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Sud-Kivu : violents combats entre les FARDC et l’AFC/M23 à Minembwe

Les affrontements armés sont en cours ce mardi 3 mars 2026 dans la région de Minembwe, en province du Sud-Kivu, opposant les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/ Mouvement du 23 Mars ( AFC/M23 ), selon des sources concordantes locales.

Les hostilités se concentrent notamment dans la localité de Gekenke et ses environs, au cœur des hauts plateaux de Fizi. D’après des témoignages recueillis sur place, l’armée congolaise, appuyée par ses alliés, aurait lancé une offensive d’envergure impliquant l’usage de drones de combats ainsi que des tirs d’artillerie lourde. En face, les combattants de l’AFC/M23 auraient riposté, donnant lieu à des échanges nourris dont l’issue demeure incertaine à ce stade. Des détonations ont été entendues à plusieurs kilomètres à la ronde, provoquant un mouvement de panique au sein des populations civiles.

Dans l’immédiat, aucun bilan officiel n’était disponible. Des sources sécuritaires évoquent toutefois une situation évolutive, marquée par l’intensification des opérations militaires dans cette zone stratégique.

Jamely Timothée Kayembe

Jean-Claude Katende met en garde contre un parallèle entre la RDC et le conflit Iran–Israël/USA

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre ce qu’ils qualifient d’« axe de la résistance » dirigé par la République islamique d’Iran continue de remodeler l’actualité politique internationale. À Kinshasa, cette séquence géopolitique alimente les analyses sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les autorités accusent le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23.

Dans ce contexte, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, a estimé mardi 3 mars sur le réseau social X que « ce qui se passe dans le monde devrait interpeller le président Kagame et ses alliés de l’AFC/M23 ». Pour le défenseur des droits humains, les mutations en cours sur l’échiquier international pourraient influencer les dynamiques régionales, alors que les tensions persistent dans les provinces orientales congolaises.

Il a également souligné que « l’aventure de l’AFDL ne se répétera pas » et que « 2024 n’est pas 1996 », en référence au contexte ayant conduit à la chute du maréchal Mobutu. Cette prise de position intervient au moment où Washington a annoncé, lundi 2 mars, des sanctions contre quatre responsables militaires rwandais, une décision contestée par Kigali qui y voit une marque de partialité dans le processus diplomatique en cours.

*Fulgence Mavula*

Haut-Katanga : Tshisekedi valide Kazembe, Kyabula oublié !

Ce lundi 2 mars 2026, le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu à la Cité de l’Union africaine le Gouverneur intérimaire de la province du Haut‑Katanga, Martin Kazembe. Cette rencontre officielle portait sur les projets de développement économique, social et sécuritaire portés par les autorités provinciales, ainsi que les défis majeurs auxquels la province est confrontée.

Le choix d’une rencontre à ce niveau montre que l’État central souhaite s’assurer d’une coordination étroite entre les priorités nationales et les actions locales, notamment dans une province riche en ressources mais confrontée à des défis de gouvernance.

Le Haut‑Katanga, comme plusieurs autres provinces congolaises, constitue un carrefour économique et social important. La province s’attèle à renforcer ses infrastructures et à développer ses investissements afin de soutenir les secteurs productifs, attirer de nouveaux investisseurs et favoriser la croissance locale.

La sécurité et la stabilité demeurent également des priorités, dans le but d’assurer un environnement apaisé pour les populations et les acteurs économiques.

Parallèlement, des défis sociaux persistent, notamment l’amélioration de l’accès aux services de base et la réduction des inégalités.

L’audience tenue à ce sujet permet à Kinshasa de mesurer les progrès réalisés par la province en matière de développement et de sécurité, tout en vérifiant leur alignement avec les orientations stratégiques nationales.

Parallèle avec le Kasaï‑Oriental : l’intérim face à une crise de gouvernance

Un précédent comparable s’est produit dans la province du Kasaï‑Oriental lorsque, en 2025, le vice‑gouverneur a assuré l’intérim après que le gouverneur ait été destitué par l’Assemblée provinciale pour des problèmes de gestion. L’intérim avait duré plusieurs mois, démontrant comment des transitions temporaires peuvent venir en soutien à des institutions provinciales en crise et favoriser la continuité de l’administration publique.

Ce cas a montré que des audiences entre le chef de l’État et les dirigeants intérimaires peuvent servir à légitimer l’action de ces derniers et à renforcer la stabilité institutionnelle dans des moments délicats.

Le cas significatif de la province du Lualaba

Un deuxième parallèle pertinent concerne la province du Lualaba, où Mme Fifi Masuka Saini, ancienne vice‑gouverneure, avait assuré l’intérim du gouverneur pendant une période prolongée avant d’être installée comme gouverneure titulaire.

Transition intérimaire puis accession au poste

Selon les archives officielles et historiques, Fifi Masuka, à l’époque vice‑gouverneure, avait été désignée pour assurer l’intérim du gouverneur en raison de l’absence prolongée de celui‑ci, qui était retenu à Kinshasa pour des raisons institutionnelles. Cette période avait été marquée par un travail soutenu de gestion et d’animation de l’exécutif provincial.

Par la suite, elle a été confirmée dans ses fonctions comme gouverneure à part entière, à la suite d’un processus électoral provincial en 2024, devenant ainsi la première femme gouverneure de cette province riche en ressources minières.

Réception par le chef de l’État

Durant sa période intérimaire, Mme Masuka avait été reçue par le Président de la République, ce qui constituait une marque de reconnaissance politique et institutionnelle importante. Cette réception a permis d’affirmer le rôle de l’intérimaire dans la gouvernance provinciale et d’encourager la coordination entre le niveau central et la province du Lualaba.

Impacts de la période intérimaire

La gouvernance du Lualaba sous Mme Masuka avait été marquée par une attention particulière aux grands projets d’infrastructures et au renforcement du climat des affaires, une surveillance accrue de la sécurité publique, notamment avec l’arrestation de malfrats à Kolwezi, ainsi qu’une implication active dans les forums internationaux visant à attirer des investissements dans le secteur minier.

Ce parcours illustre comment un intérimaire peut progressivement asseoir sa légitimité et transformer ces responsabilités temporaires en un mandat pleinement reconnu.

Similarités et enseignements croisés

Les trois situations (Haut‑Katanga, Kasaï‑Oriental, Lualaba) révèlent des constantes dans la gouvernance provinciale en RDC

Être désigné gouverneur intérimaire n’est pas une simple charge administrative, mais un rôle politique crucial, marqué par une responsabilité accrue dans la gestion des affaires publiques et par une relation directe avec l’État central afin d’aligner les politiques provinciales sur les stratégies nationales.

Les audiences avec le chef de l’État comptent

Ces rencontres permettent, outre la communication institutionnelle, une légitimation politique pour les responsables provinciaux, qu’ils soient intérimaires ou confirmés. Elles envoient aussi un signal aux administrés provinciaux sur l’importance accordée à la cohésion nationale.

Stabiliser la gouvernance locale

Ces trois exemples montrent que lorsqu’un titulaire est absent, retenu ou remis en cause, l’intérim, accompagné d’un soutien institutionnel, devient un instrument de stabilité politique et administrative, limitant les ruptures et les blocages.

Un rôle national qui dépasse l’intérim

La rencontre du 2 mars 2026 entre le Président et Martin Kazembe ne se limite pas à une simple audience protocolaire. Elle s’inscrit dans une logique plus large de gouvernance intégrée entre le niveau central et les provinces, et rappelle les parcours d’autres provinces où l’intérim a servi de transition vers une gouvernance stable et légitime, comme à Lualaba avec Mme Fifi Masuka.

Gilbert NGONGA

Kananga : Neuf personnes interpellées par les habitants à Ndesha pour suspicion de vols

Une vive tension a été observée à l’aube de ce mardi 3 mars 2026 dans la commune de Ndesha, à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central. Aux alentours de 4 heures du matin, neuf personnes soupçonnées d’activités criminelles ont été neutralisées par des riverains avant d’être remises aux autorités.

 

D’après des témoignages recueillis sur place, ces arrestations citoyennes font suite à une série de vols et d’agressions nocturnes qui auraient semé l’inquiétude dans plusieurs quartiers ces dernières semaines. Lassés par la multiplication des cambriolages, certains habitants se seraient mobilisés pour surveiller leur environnement, ce qui aurait conduit à l’interpellation des suspects. Informée de la situation, la Police nationale congolaise est rapidement intervenue afin de rétablir le calme et de prévenir tout acte de justice populaire. Les individus appréhendés ont été placés à la disposition des services compétents pour des vérifications et auditions.

Les premières indications laissent penser que les personnes arrêtées pourraient être liées à des faits de cambriolage visant des ménages de la commune. Les autorités ont ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire et déterminer les responsabilités éventuelles.

Fabrice Kabamba

Kananga : la construction du stade moderne de 10 000 places progresse à 20 %

La construction du nouveau stade de football moderne de 10 000 places à Kanyoka, dans la ville de Kananga, province du Kasaï-Central, a atteint un taux d’exécution de 20 %. Ce projet structurant, dont le lancement officiel des travaux a été fait à la fin de l’année 2025, s’inscrit dans une dynamique ambitieuse de modernisation des infrastructures sportives provinciales, avec une livraison programmée pour 2026.

Financé dans le cadre du programme de coopération sino-congolaise, ce complexe sportif bénéficie de la supervision technique de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), garantissant le respect des standards de qualité, des délais contractuels et des normes internationales en matière d’infrastructures sportives. Conçu pour répondre aux exigences contemporaines, le futur stade comprendra une aire de jeu conforme aux standards internationaux, des tribunes sécurisées et couvertes, des vestiaires modernes, des espaces administratifs, ainsi que des installations adaptées aux médias et aux officiels. Il constituera un levier majeur pour le développement du sport, la promotion des talents locaux et l’organisation d’événements sportifs d’envergure régionale et nationale.

Au-delà de sa vocation sportive, ce projet représente un investissement stratégique pour la province du Kasaï-Central, en contribuant à la création d’emplois, au dynamisme économique local et au rayonnement institutionnel de la ville de Kananga. La progression actuelle des travaux, estimée à 20 %, témoigne de l’engagement des parties prenantes à mener à bien cette infrastructure structurante, appelée à devenir un symbole de modernité et de fierté provinciale à l’horizon 2027.

Jamely Timothée Kayembe

Visite à Gaborone : la RDC s’engage à régler ses arriérés auprès de la SADC

Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a entamé lundi 2 mars une visite officielle de deux jours à Gaborone, au Botswana, siège de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Cette mission, axée sur le renforcement de la coopération régionale, visait à consolider les liens entre la RDC et l’organisation sous-régionale.

« Nous avons discuté de la question du paiement des cotisations et nous nous sommes accordés. Je suis venu également pour confirmer que la RDC est pleinement engagée à respecter ses obligations financières. C’est cela qui permet à la SADC de fonctionner et au secrétariat de continuer à nous soutenir, ainsi que les autres États membres. Nous nous sommes accordés sur la question du paiement des arriérés », a souligné le ministre.

Les échanges avec le Secrétaire exécutif de la SADC, Elias Mpedi Magosi, ont porté sur les propositions congolaises pour le développement régional et la consolidation de la paix dans la sous-région. « Le ministre est venu partager avec nous les propositions que la RDC adresse à la SADC, au Secrétariat exécutif, en rapport avec les recommandations formulées lors du dernier Sommet. Ces propositions seront examinées et approuvées par le Conseil », a indiqué M. Magosi.

Cedrick Katay Kalombo

Sanctions américaines contre la RDF : Kigali confronté à un blocus financier et à des défis stratégiques

Le 2 mars 2026 marque un tournant majeur dans la géopolitique de l’Afrique des Grands Lacs. En imposant des sanctions ciblées contre de hauts responsables de la Rwanda Defence Force (RDF) — notamment le Général de brigade Andrew Nyamvumba — les États-Unis ont activé un levier de pression financier sans précédent. Si l’objectif affiché est de contraindre Kigali à cesser son soutien présumé aux rebelles du M23 en République démocratique du Congo, les répercussions de cette décision dépassent largement le cadre du champ de bataille.

La conséquence la plus immédiate est d’ordre technique. En inscrivant ces officiers sur la liste noire de l’OFAC, Washington interdit toute transaction financière passant par le système bancaire américain. Pour le Rwanda, cela signifie un risque d’exclusion du réseau SWIFT pour ses opérations militaires.
Toute banque rwandaise ou régionale qui traiterait avec les entités sanctionnées s’expose à des « sanctions secondaires », menaçant son accès aux dollars américains. Ce verrouillage complique non seulement le paiement des soldes des troupes déployées à l’étranger, mais freine aussi l’acquisition de pièces de rechange et de technologies de pointe, souvent facturées en devises fortes.

Des répercussions internes et régionales ne sont pas écartées

Au niveau interne, le défi pour le Rwanda est de maintenir la cohésion de son appareil sécuritaire. La RDF est un pilier de l’économie rwandaise à travers divers conglomérats. L’isolement financier de ses chefs pourrait, à terme, peser sur le moral des troupes si les primes de mission — cruciales pour le standing des officiers — venaient à être bloquées.

Cependant, l’analyse doit rester nuancée. Le Rwanda a prouvé par le passé une grande capacité de résilience et pourrait explorer des circuits financiers alternatifs (monnaies régionales, systèmes de compensation non-occidentaux) pour contourner l’asphyxie.

En République démocratique du Congo, ces sanctions sont perçues comme une victoire diplomatique de Kinshasa, affaiblissant logistiquement l’AFC/ M23 qui occupe actuellement plusieurs localités et deux grandes villes stratégiques dans l’est de la RDC. Mais dans la région, elles créent une incertitude : un retrait forcé des troupes rwandaises du Mozambique ou de Centrafrique, faute de financement, laisserait un vide sécuritaire que ni l’ONU ni la SADC ne semblent encore prêts à combler.

Le Rwanda envisagerait de nouvelles alliances ?

L’une des conséquences indirectes de ce blocus financier pourrait être un glissement géopolitique. Isolé par ses partenaires occidentaux traditionnels, Kigali pourrait être tenté de renforcer ses liens avec des puissances émergentes ou des acteurs non-occidentaux pour sécuriser ses approvisionnements militaires et ses flux financiers.

Enjeux pour le secteur bancaire

Pour les banques rwandaises, l’heure est à la prudence extrême. La conformité internationale devient une question de survie. Chaque transaction liée à la défense sera désormais scrutée, risquant de ralentir les investissements directs étrangers dans un pays qui a fait de la stabilité financière sa marque de fabrique.

La stabilité régionale reste un pari risqué

Si les sanctions américaines du 2 mars visent la paix en RDC, elles ouvrent une période de turbulences pour l’ensemble des Grands Lacs. Entre la pression financière de Washington et la résilience souveraine de Kigali, le bras de fer ne fait que commencer. L’équilibre entre sanctionner les responsables et préserver la stabilité économique régionale sera le défi majeur des prochaines semaines.

Guyvenant Misenge

RDC : Félix Tshisekedi échange avec Martin Kazembe sur les projets du Haut-Katanga

Le développement du Haut-Katanga s’est invité au cœur de l’agenda présidentiel. Lundi 2 mars, à Kinshasa, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a accordé une audience au gouverneur intérimaire de cette province stratégique du sud-est de la République démocratique du Congo, Martin Kazembe. Au centre des échanges : l’état d’avancement des projets structurants engagés au niveau provincial et les perspectives de consolidation de la stabilité locale.

Selon la Présidence congolaise, les discussions ont porté sur les initiatives déployées par les autorités provinciales dans les secteurs clés de l’économie et du développement social. Les deux personnalités ont également abordé la question sécuritaire, considérée comme un levier indispensable à l’attractivité des investissements et à la mise en œuvre effective des politiques publiques.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de suivi rapproché des provinces impulsée par le Chef de l’État. Elle vise à harmoniser l’action du pouvoir central et des exécutifs provinciaux, afin d’accélérer la transformation socio-économique du Haut-Katanga et de relever les défis structurels qui entravent encore son plein essor.

*Fulgence Mavula*

Haut-Uélé : à Isiro, l’absence de morgue moderne expose 200 000 habitants à une crise sanitaire et sociale

À Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, l’absence d’une morgue moderne pour près de 200 000 habitants transforme chaque deuil en épreuve d’indignité. Faute de moyens adéquats de conservation, les familles sont contraintes à des inhumations précipitées dans un délai de 24 à 48 heures, au détriment des rites funéraires traditionnels. Pour le professeur Hervé Muniama Bakomba, président d’Intelligence Congo Plus, cette carence inflige un « profond traumatisme » aux proches, privés d’un dernier hommage serein.

Au-delà de l’aspect moral, la situation constitue une véritable urgence sanitaire. La décomposition rapide des dépouilles en milieu non réfrigéré favorise la prolifération de micro-organismes pathogènes et accroît les risques de contamination environnementale. Ce déficit infrastructurel entrave également la médecine légale, rendant les autopsies impossibles en cas de décès suspects. « L’absence d’infrastructures adaptées compromet les capacités d’investigation », alerte le professeur Muniama, qui évoque un recul scientifique préoccupant pour la province.

Sur le plan technique, l’investissement nécessaire pour ériger une structure conforme aux normes — incluant chambres froides et salle d’autopsie — est estimé entre 150 000 et 500 000 dollars américains. Bien que sept morgues figurent au programme du gouvernement provincial, le projet se heurte à des priorités budgétaires concurrentes et à un déficit énergétique persistant. En l’absence d’échéance claire communiquée par les autorités, la société civile appelle à l’arbitrage du gouverneur Jean Bakomito Gambu, estimant que la construction d’une morgue à Isiro relève désormais d’un impératif de gouvernance et de salubrité publique.

Guyvenant Misenge

Fonds de Promotion de l’Industrie : lancement annoncé du barrage hydroélectrique de Mbombo à Kananga

La ville de Kananga s’apprête à sortir de l’obscurité avec la construction imminente du barrage hydroélectrique de Mbombo. L’annonce a été faite ce lundi 02 mars 2026 à Kinshasa par Hervé-Claude Batukonke, Directeur Général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), lors d’un échange stratégique avec le gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu. Ce projet d’envergure, mené en synergie avec l’ANSER, promet de fournir du courant électrique aux populations locales dans un délai de 18 mois après le lancement des travaux. « Les études de faisabilité ont déjà été faites », précise le communiqué, confirmant qu’une descente technique sur le site est prévue incessamment.

Ce choc énergétique servira de socle à une révolution industrielle sans précédent dans la région, grâce à un partenariat avec des investisseurs sud-africains. Conséquence directe de la récente mission économique RDC-Afrique du Sud, ces capitaux étrangers visent à implanter des unités de transformation agro-pastorale, notamment une grande production laitière et des usines de fabrication de jus à Kananga. L’objectif affiché est clair : créer des chaînes de valeurs et des emplois pour booster la croissance économique locale.

Pour le gouverneur Joseph Moïse Kambulu, ce dynamisme impulsé par le management du FPI s’aligne parfaitement avec la vision de développement du président Félix Tshisekedi. En finançant ces projets structurants, le FPI ne se contente pas d’apporter l’électricité, mais vise l’autosuffisance alimentaire avec des effets d’entraînement sur les provinces voisines. « L’ambition est de financer des projets à travers le pays pour booster la croissance », souligne la direction du Fonds, marquant ainsi une étape décisive pour l’économie du centre de la République.

Guyvenant Misenge