Accueil Blog Page 19

RDC: l’IGF lance la vulgarisation du contrôle systémique pour renforcer la surveillance des finances publiques

L’inspecteur général de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Christophe Bitasimwa, a procédé, ce mercredi 20 mai 2026, au lancement de la vulgarisation du contrôle systémique. Cette campagne vise à retracer les malversations financières, détecter tout acte ou tentative de détournement ainsi que la corruption, avec un contrôle permanent par le système informatique.

Dans son allocution, l’inspecteur Général Bitasimwa a souligné que cette nouvelle disposition se repose sur un plan stratégique triennal allant de 2026 à 2028, avec un coût de 39 millions de dollars qui sera versé par l’État congolais. 22 millions de dollars sont déjà mobilisés, et l’IGF attend 17 millions pour accompagner cette stratégie qui doit faire respirer la caisse de l’État et mettre un terme aux détournements et corruptions.

Cette stratégie vient compléter la patrouille financière, qui selon le Chef de service de l’IGF, a montré ses limites. Le contrôle systématique permettra donc de suivre plusieurs dossiers à la fois, dans un processus crédible et mettre la main sur les pilleurs de la caisse de l’État.

Bienvenu Musoy

Débat autour de la Constitution : Le mouvement « Sauvons la RDC » de Kabila soutient la coalition  »C64 »

Le mouvement « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila, salue le lancement officiel de la coalition « Article 64 » de l’opposition, pour la défense de l’ordre constitutionnel. Dans un communiqué publié, ce mercredi 20 mai 2026, le mouvement dirigé par l’ancien président se réjouit de voir des partis politiques, des organisations et des forces sociales, rejoindre une position qu’il dit défendre depuis plusieurs mois la protection de la Constitution actuelle.

Dans sa déclaration, « Sauvons la RDC » estime que l’application de l’article 64 de la Loi fondamentale est une nécessité pour protéger le pays face aux projets visant son changement. Le mouvement accuse ainsi le pouvoir de vouloir changer la Constitution, afin de prolonger le mandat de Félix Tshisekedi au-delà de 2028 et d’ouvrir la voie à un 3e mandat. Pour cette organisation, la défense de l’ordre constitutionnel constitue aujourd’hui un combat qu’il juge légitime et important pour l’avenir du pays.

Le mouvement appelle également la coalition C64 à aller plus loin dans son engagement politique et invite la population congolaise à rester mobilisée, pour empêcher toute tentative de maintien au pouvoir du régime actuel. Le communiqué se termine par un appel à l’unité des Congolais autour de ce qu’il présente comme une urgence nationale liée à l’avenir démocratique de la RDC.

Charles Mapinduzi

RDC : L’UDPS riposte et lance à son tour la coalition  »C4 » en soutien au changement de la Constitution

Le débat autour de la Constitution devient un véritable champ de bataille politique en République démocratique du Congo. 24 heures après le lancement de la plateforme  »C64 » de l’opposition, le parti au pouvoir UDPS/Tshisekedi annonce la création de sa propre plateforme politique. Cette nouvelle structure porte le nom de « Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution » (C4). Elle est présentée comme une réponse directe à l’initiative de l’opposition.

Selon les responsables du parti, la  »C4 » a pour mission de mobiliser les différents acteurs du pays autour de l’initiative du changement de la Constitution. La structure compte rassembler les partis politiques, les organisations de la société civile, les confessions religieuses ainsi que les mouvements associatifs. Le but affiché est de mener une campagne de sensibilisation pour convaincre la population d’adhérer à cette démarche. Le sigle C4 est aussi expliqué par la référence aux 4 grandes zones linguistiques du pays, pour montrer une volonté de représenter toute la nation.

Cette nouvelle situation fait planer la confrontation entre les deux camps politiques. D’un côté, la  »C64 » de l’opposition qui se positionne contre toute modification de la Constitution, et de l’autre la  »C4 » qui milite pour son changement. Cette opposition directe montre que le débat constitutionnel devient de plus en plus central dans la vie politique congolaise et qu’il risque de déchirer les camps dans les prochains mois.

Charles Mapinduzi

RDC: Véron Mosengo élu président de la FECOFA

C’est un tournant majeur dans l’histoire du football congolais. Avec 60 voix sur 65, Véron Mosengo Omba est élu président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), pour un mandat de quatre ans, à l’issue de l’Assemblée Générale Extraordinaire et Élective, tenue ce mercredi 20 mai 2026, au siège de l’instance du football congolais à Kinshasa.

Dans un scrutin sans suspense, où il était l’unique candidat en lice, Véron Mosengo Omba a été couronné avec succès devant les membres de l’Assemblée. Son arrivée suscite déjà de nombreuses attentes au sein de la famille sportive congolaise, tant sur le plan de la gouvernance que du développement du football national. Son expérience dans les instances sportives africaines est perçue comme un atout majeur pour impulser des réformes ambitieuses et restaurer une image forte de la FECOFA sur la scène continentale.

Sous le slogan « Refonder pour Structurer, Structurer pour Gagner », le nouveau président entend ouvrir une nouvelle ère pour le football congolais. Parmi les défis qui l’attendent figurent notamment la restructuration des compétitions nationales, l’amélioration de l’organisation administrative, le soutien au football des jeunes ainsi que le rayonnement des Léopards sur la scène internationale. Avec cette élection, les regards sont désormais tournés vers les premières actions du nouveau comité dirigeant.

Voldy Matiafu

Ebola en RDC : 32 cas confirmés et plusieurs zones de santé touchées, selon le ministère de la Santé

Après une période d’accalmie, la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle résurgence de l’épidémie d’Ebola, cette fois causée par la souche Bundibugyo. Lors d’un briefing presse tenu le mardi 19 mai 2026, le ministre de la Santé, Roger Kamba, le virologue et directeur général de l’INRB, Jean-Jacques Muyembe, ainsi que le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont dressé l’état des lieux de cette 17ᵉ épidémie et présenté les premières mesures de riposte engagées par le gouvernement.

Selon les autorités sanitaires, quatre zones de santé sont actuellement touchées en Ituri, notamment Mungwalu, Bunia, Rwampara et Nyakunde. Des cas ont également été signalés à Butembo et un cas isolé a été enregistré à Goma. Les analyses réalisées à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont permis de confirmer environ 32 cas positifs. Les données disponibles font également état de décès survenus dans la communauté avant toute prise en charge médicale, compliquant ainsi le suivi épidémiologique.

Sur le plan scientifique, le Pr Muyembe a expliqué que la souche Bundibugyo présente un profil différent d’Ebola Zaïre, avec une mortalité estimée à environ 40 % contre plus de 80 % pour la souche la plus virulente. Il a également souligné qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est encore disponible contre cette souche, tout en rassurant sur les efforts en cours pour développer des solutions thérapeutiques. À ce jour, 69 patients sont pris en charge dans des centres de traitement et environ 543 cas probables sont recensés. La RDC, forte de son expérience dans la gestion des épidémies, a déjà maîtrisé 15 des 17 flambées d’Ebola enregistrées sur son territoire.

Blanchi Lungala M

RDC : Lisanga Bonganga juge la coalition C64 « mort-née » et défend le processus référendaire

L’opposant politique Lisanga Bonganga a vivement critiqué la nouvelle coalition C64, dont la sortie officielle est intervenue le 19 mai à Kinshasa, la qualifiant de « mort-née ». Dans une interview accordée à la presse, il a dénoncé les accusations de « dictature » portées contre le président Félix Tshisekedi, estimant qu’elles ne reflètent pas la réalité politique actuelle du pays. Selon lui, le chef de l’État a plutôt favorisé l’expression démocratique à travers la liberté de manifestation et le dialogue politique.

Abordant la question de la loi référendaire actuellement en discussion au Parlement, Lisanga Bonganga a soutenu que le processus suit son cours normal conformément aux règles démocratiques. Il a indiqué espérer l’adoption de cette initiative portée notamment par le professeur Mbondankoy. L’acteur politique a par ailleurs invité les opposants à privilégier le débat démocratique et à convaincre la population en vue d’un éventuel référendum, au lieu de se présenter comme les seuls défenseurs du peuple.

En conclusion, Lisanga Bonganga a appelé les acteurs politiques à adopter une attitude plus constructive et respectueuse des institutions de la République. Pour lui, l’avenir politique du pays dépendra de la capacité des différentes forces politiques à évoluer dans un cadre démocratique apaisé, sans accusations qu’il juge infondées.

Rabat Batalungu Ramazani

Procès du général Yav : la Haute cour militaire met l’affaire en délibéré après les dernières plaidoiries

Le sort du lieutenant-général Philémon Yav Irung est désormais entre les mains de la Haute cour militaire. Après plusieurs audiences, le tribunal a mis l’affaire en délibéré le mardi 19 mai, à l’issue des plaidoiries finales. L’auditorat militaire affirme qu’il aurait été envoyé par le général rwandais James Kabarebe et l’utilise comme pièce centrale pour étayer l’accusation de trahison après avoir retrouvé un présumé message électronique dans son téléphone.

Pour la défense du général Yav ; ce document n’a jamais été versé officiellement au dossier ni présenté en audience. Les avocats du général ont insisté sur ce point pour demander l’acquittement, estimant que l’accusation repose sur des éléments non vérifiables.

Face au tribunal, l’auditorat militaire a requis la servitude pénale à perpétuité. Il reproche aussi au général Yav d’avoir demandé au général Evariste Mwehu Lumbu de réduire son engagement dans les opérations militaires à l’Est, ce que l’intéressé dément. La défense, elle, a axé sa plaidoirie sur les vices de procédure et parle d’un dossier construit sans preuves matérielles. Pour elle, l’affaire relève davantage d’un règlement de comptes interne aux FARDC que d’une infraction établie. Le général Yav, qui a plaidé son innocence et réaffirmé sa loyauté à la RDC, attend désormais la décision des juges. Le verdict interviendra dans les prochains jours.

Ce procès intervient dans un contexte marqué par la reprise des combats dans l’Est et les accusations répétées de Kinshasa contre Kigali au sujet du soutien à l’AFC/M23. Les implications de cette décision dépassent donc le seul cadre judiciaire.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Lisanga Bonganga juge la coalition C64 « mort-née » et défend le processus référendaire

L’opposant politique Lisanga Bonganga a vivement critiqué la nouvelle coalition C64, dont la sortie officielle est intervenue le 19 mai à Kinshasa, la qualifiant de « mort-née ». Dans une interview accordée à la presse, il a dénoncé les accusations de « dictature » portées contre le président Félix Tshisekedi, estimant qu’elles ne reflètent pas la réalité politique actuelle du pays. Selon lui, le chef de l’État a plutôt favorisé l’expression démocratique à travers la liberté de manifestation et le dialogue politique.

Abordant la question de la loi référendaire actuellement en discussion au Parlement, Lisanga Bonganga a soutenu que le processus suit son cours normal conformément aux règles démocratiques. Il a indiqué espérer l’adoption de cette initiative portée notamment par le professeur Mbondankoy. L’acteur politique a par ailleurs invité les opposants à privilégier le débat démocratique et à convaincre la population en vue d’un éventuel référendum, au lieu de se présenter comme les seuls défenseurs du peuple.

En conclusion, Lisanga Bonganga a appelé les acteurs politiques à adopter une attitude plus constructive et respectueuse des institutions de la République. Pour lui, l’avenir politique du pays dépendra de la capacité des différentes forces politiques à évoluer dans un cadre démocratique apaisé, sans accusations qu’il juge infondées.

Rabat Batalungu Ramazani

Embouteillages sur la RN1 : Une unité spéciale de police déployée à Kasangulu et Cité Verte

Face aux embouteillages récurrents sur la Route nationale n°1, le gouvernement congolais a adopté mardi 19 mai une série de mesures d’urgence visant à rétablir la circulation sur l’axe stratégique reliant Kinshasa à Matadi. La décision est sortie d’une réunion de crise présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Autour de la table : les gouverneurs de Kinshasa et du Kongo Central, la Fédération des entreprises du Congo et la Société de péage du Congo.

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a annoncé le déploiement d’une unité spéciale de la police à Kasangulu et au niveau du triangle Cité Verte, deux zones identifiées comme points noirs du trafic. Le plan prévoit aussi le lancement de travaux de contournement et l’étude de nouveaux dispositifs de gestion au niveau des postes de péage. Objectif : réduire les temps d’arrêt et fluidifier le passage des véhicules légers et des camions de marchandises.

La RN1 concentre l’essentiel du trafic de marchandises entre le port de Matadi et la capitale. Les autorités reconnaissent que les embouteillages actuels freinent les activités économiques, allongent les délais de livraison et renchérissent les coûts logistiques pour les transporteurs et les opérateurs économiques.

« Il faut trouver rapidement des solutions concrètes afin de rétablir la fluidité sur cet axe stratégique pour l’économie nationale », a insisté la Première ministre lors de la réunion.

Le gouvernement appelle toutefois les usagers au respect des consignes pendant la phase de travaux. Certaines sections de la RN1 fonctionneront en circulation alternée, ce qui pourrait entraîner des ralentissements temporaires. Ces interventions s’inscrivent dans le Programme d’actions du gouvernement 2024-2028, dont l’un des volets porte sur l’amélioration des infrastructures et de la connectivité nationale.

Jamely Timothée Kayembe

Ituri : 7 civils tués et plusieurs maisons incendiées lors d’une nouvelle attaque des ADF à Alima

Au moins sept civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF dans le village d’Alima, près de Biakato, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, dans la nuit du mardi au mercredi 20 mai 2026. Selon des sources locales, cinq personnes ont été exécutées au cours de l’incursion des assaillants dans le village, tandis que deux autres civils avaient déjà été tués plus tôt dans la journée dans la même zone.

Outre les pertes en vies humaines, plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, provoquant un mouvement de panique dans les villages environnants. Craignant de nouvelles attaques, de nombreuses familles ont abandonné leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sécurisées. Les habitants dénoncent la recrudescence des violences perpétrées par les ADF, qui continuent de faire des victimes civiles dans cette partie de l’Ituri.

Les activités socioéconomiques restent fortement perturbées dans la chefferie des Babila-Babombi, où la population vit dans une psychose permanente malgré la présence des forces de sécurité. Des sources locales déplorent que, malgré les opérations conjointes menées par les FARDC et l’UPDF, les rebelles ADF continuent de mener des attaques meurtrières dans la région.

Charles Mapinduzi