Accueil Blog Page 238

RDC : les FARDC renforcent l’opération « Ngemba » contre les miliciens Mobondo aux environs de Kinshasa

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié l’opération militaire « Ngemba » dans la partie ouest du pays, notamment à la périphérie de la ville de Kinshasa, afin de mettre un terme aux activités des miliciens Mobondo encore opposés au processus de démobilisation engagé par les autorités nationales.

Cette montée en puissance de l’opération « Ngemba » a été annoncée vendredi 23 janvier lors de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres, à travers le rapport présenté par le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, et relayé par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya. Selon les autorités, cette opération s’inscrit dans une stratégie globale visant à restaurer durablement la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones sensibles situées autour de la capitale congolaise.

Au-delà de l’ouest du pays, le Conseil des ministres a également examiné l’évolution de la situation sécuritaire dans les provinces de l’est, particulièrement au Sud-Kivu. Après le retrait des troupes de la coalition RDF/M23 de la ville d’Uvira, les unités des FARDC ont repris leurs positions initiales afin de renforcer la défense de la ville et d’assurer la protection des populations civiles, conformément aux orientations du commandement militaire.

Fulgence Mavula

Conférence des gouverneurs : Kinshasa presse pour la réhabilitation des aéroports de Bandundu et Kikwit

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a été instruit vendredi 23 janvier, par la Première ministre, Judith Suminwa, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la réalisation rapide et efficace des travaux de réhabilitation des aéroports de Bandundu et de Kikwit, dans la province du Kwilu. Cette décision s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, selon le compte rendu du 75ᵉ Conseil des ministres lu vendredi à la télévision nationale.

Selon le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, une évaluation de l’état d’avancement des préparatifs a permis de relever des efforts notables fournis par le gouvernement provincial du Kwilu ainsi que par les secrétaires permanents de la Conférence des gouverneurs. Ces efforts contribuent déjà à la mise en place des conditions logistiques nécessaires à la tenue de cette rencontre nationale.

Toutefois, certaines actions doivent être renforcées afin de garantir le succès de la conférence, mais aussi d’assurer la mobilité du Président de la République lors de l’itinérance prévue à l’occasion de ces assises. Ces défis concernent notamment les infrastructures aéroportuaires appelées à jouer un rôle clé dans l’accueil et le déplacement des participants.

Pour y faire face, le vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication a été instruit, en collaboration avec les ministres des Finances et des Infrastructures, de finaliser sans délai le processus de contractualisation des travaux. Il lui revient également de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer l’exécution rapide et efficace de la réhabilitation des aéroports de Bandundu et de Kikwit.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa, capitale de la débrouille et des arnaques : le phénomène « Kwanga » en pleine expansion

0

Kinshasa, terrain fertile des nouvelles formes d’escroquerie. Plus les jours passent, plus les stratégies d’arnaque se perfectionnent dans la capitale congolaise.

À Kinshasa, certains individus sans scrupules multiplient les vols et surtout les escroqueries, ciblant des lieux à forte concentration humaine. Du rond-point Victoire à Ngaba, en passant par Super Lemba, l’UPN et plusieurs marchés populaires, les Kinois sont désormais confrontés à une nouvelle pratique frauduleuse qui fait des ravages. Son nom est désormais bien connu dans le jargon populaire : « Kwanga ».

« Kwanga » : un mot, une arnaque bien rodée

En Lingala, Kwanga signifie Chikwangue. Mais dans la rue kinoise, ce terme a pris une tout autre connotation. Il désigne aujourd’hui une escroquerie organisée autour de faux téléphones portables, savamment mise en scène pour tromper des clients pressés et attirés par des prix défiant toute concurrence.

Le mode opératoire des vendeurs de “Kwanga”

Le stratagème est aussi simple qu’efficace. Les escrocs abordent leurs victimes sur des rond-points ou dans des marchés, proposant des téléphones de grandes marques comme Samsung, iPhone, Tecno et autres à des prix dérisoires. Un appareil qui coûte normalement 300 à 400 dollars américains dans des maisons fiables est proposé à 30 ou 50 dollars seulement.

Pour rassurer le client, les arnaqueurs présentent d’abord un véritable téléphone, parfaitement fonctionnel. La victime vérifie l’appareil, constate sa qualité et, convaincue par la “bonne affaire”, accepte de conclure la transaction. C’est à ce moment précis que tout bascule.

Le piège au moment décisif

Sous une habileté déconcertante, les escrocs procèdent à un échange rapide : le vrai téléphone est subtilement remplacé par une fausse réplique, la fameuse Kwanga. Après l’échange, ils mettent la pression sur le client en lui demandant de ne plus vérifier le téléphone, prétextant que tout a déjà été contrôlé et que l’appareil est en parfait état. Pressée par la foule, séduite par le prix et parfois intimidée, la victime s’éloigne sans se douter du piège.

Une découverte amère et humiliante

Ce n’est qu’après coup que la vérité éclate. En tentant de rallumer ou d’examiner le téléphone, la victime découvre avec stupeur qu’il ne s’agit que d’un simple revêtement vide, rempli de sable, collé à l’extérieur pour imiter le poids et la forme d’un vrai appareil. Pas de batterie, pas de composants électroniques, rien de fonctionnel. Un objet entièrement fabriqué dans le seul but d’escroquer. C’est cela que les Kinois appellent désormais, avec amertume, la “Kwanga”.

Un phénomène devenu alarmant à Kinshasa

Aujourd’hui, cette pratique est devenue très récurrente dans la ville de Kinshasa. Plusieurs personnes, jeunes comme adultes, ont déjà été victimes de cette arnaque de mauvais goût. Le phénomène prospère grâce à la pauvreté, au chômage, à l’attrait des bonnes affaires et surtout à l’absence de contrôles stricts dans certains espaces publics.

Jusqu’à quand ?

Face à la montée en puissance de cette escroquerie, une question brûle toutes les lèvres : Jusqu’à quand ces pratiques continueront-elles à ternir le quotidien des Kinois ?

Entre sensibilisation de la population, vigilance individuelle et intervention des autorités compétentes, la lutte contre le phénomène Kwanga s’impose désormais comme une urgence pour protéger les citoyens et restaurer un minimum de confiance dans les échanges commerciaux informels de la capitale.

Voldy Matiafu

La prime « encadrement de la paie » crée des rivalités à l’ESU-RSI

0

Un brasier couve sous les cendres de l’administration de l’Enseignement supérieur universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESU-RSI), où a été instituée une structure dénommée «Encadrement de la paie». Cette structure, à la fois informelle et budgétivore, compte parmi ses membres des agents de l’ESU-RSI, de la Fonction publique, du cabinet du ministre de l’ESU-RSI, ainsi que des agents des ministères des Finances, du Budget et même des syndicalistes de l’ESU-RSI.

Les membres de cette structure bénéficient d’une prime jugée alléchante, variant entre 4.000.000 et 10.000.000 FC, selon les grades. C’est cette répartition jugée inéquitable qui serait à la base de la discorde, créant une véritable cacophonie au sein de l’administration de l’ESU-RSI, au point que certains syndicalistes ont rapidement exprimé leur mécontentement, allant jusqu’à créer une nouvelle branche syndicale baptisée « Parlons-en ».

Dans leur fronde, ces syndicalistes mécontents ont adressé une correspondance à l’autorité hiérarchique pour réclamer une répartition équitable de la prime « Encadrement de la paie ».

Cette démarche n’a cependant pas reçu l’agrément de l’autorité, qui a décidé de suspendre pour trois mois, avec privation de salaire, les syndicalistes membres de l’aile «Parlons-en », dont Jacques Muyaya et Mbuyi Alexis.

Il est plus que temps de se pencher sérieusement sur la situation qui prévaut au sein de l’administration de l’ESU-RSI, où plane une odeur persistante de magouille dans laquelle tout le monde semble s’enliser au nom du gain facile.

Que le gouvernement se lève et suive de près cette affaire de « fausse prime d’encadrement de la paie », qui commence sérieusement à vicier le climat de travail au sein de l’administration de l’ESU-RSI.

St Augustin K.

Kasaï : Un cadre de la coordination sous-provinciale de l’Églises du Christ au Congo poignardé à Tshikapa

0

Un acte de violence s’est produit, ce vendredi 24 janvier 2026 à Tshikapa dans la provence du Kasaï, au sein de la coordination sous-provinciale de l’Église du Christ au Congo (ECC). Le chef du personnel non autrement identifié a été violemment poignardé par le directeur de l’École primaire Makenda, dans l’enceinte même de l’établissement scolaire.

L’annonce a été faite par Raymond Tshimanga, membre de la société civile de Tshikapa qui l’a annoncé vendredi 24 janvier 2026. Selon lui, l’agression serait intervenue à la suite d’une mesure de suspension disciplinaire prise à l’encontre du directeur de l’EP Makenda.

Contestant cette décision administrative, ce dernier avait carrément choisi la voie de la violence, transformant un différend professionnel en un acte criminel. Entre temps, la victime qui a été grièvement blessée, a été évacuée d’urgence vers une structure sanitaire pour y recevoir des soins appropriés. Son état de santé reste une préoccupation majeure pour la communauté éducative et religieuse locale. Cet acte est unanimement qualifié d’intolérable dans un cadre de travail, encore plus au sein.

Rodriguez Kikamba

RDC : Kinshasa se prépare à redessiner l’avenir des infrastructures

La ville de Kinshasa accueillera du 28 au 30 janvier 2026, la Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics. Cet événement majeur rassemblera près de 500 participants en provenance des secteurs public, privé, académique et des partenaires internationaux. L’annonce a été faite, ce vendredi 23 janvier par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, lors de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette rencontre pour le développement national.

La conférence se déroulera sous le thème « Infrastructures durables et innovantes vers un système moderne et compétitif pour les ITP en RDC », et vise à positionner le ministère comme l’acteur central du pilotage, de la régulation et de la reconstruction durable des infrastructures. Elle mettra également l’accent sur l’innovation technologique, l’attractivité des investissements par les partenariats public-privé et le renforcement des compétences humaines dans le secteur.

À l’issue de ces assises, plusieurs livrables concrets sont attendus : une feuille de route opérationnelle pour 2026-2030, une Déclaration de Kinshasa et un mécanisme de suivi multi-acteurs avec indicateurs clés de performance. Cette conférence s’inscrit dans la vision présidentielle de modernisation des infrastructures et sera suivie début février par l’atelier de lancement des travaux de la Commission nationale sectorielle chargée de fixer les normes de construction et d’infrastructures en RDC.

Fulgence Mavula

Crise en RDC : Devant le congrès américain, Kigali reconnaît sa collaboration avec le M23

Un tournant diplomatique s’est produit ce vendredi 23 janvier 2026 à Washington. Devant les élus américains, l’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis a admis l’existence d’une coordination sécuritaire entre Kigali et la rébellion de l’AFC/M23 active dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette déclaration, faite lors d’une audition officielle au Congrès, met fin aux années de refus rwandais face aux accusations de soutien militaire aux rebelles que la RDC a souvent démontrées. Kigali justifie cette coopération par la nécessité, selon lui, de neutraliser les FDLR et de protéger les populations tutsi, évoquant la création d’une zone tampon de sécurité le long de la frontière congolaise.

Tout en reconnaissant des liens opérationnels avec l’AFC/M23, la diplomatie rwandaise s’est toutefois efforcée de tracer une ligne rouge politique. L’ambassadrice soutient que son pays n’avait aucune intention d’influencer l’avenir institutionnel de la RDC ni de favoriser un changement de régime à Kinshasa. Un discours qui contraste avec les revendications publiques du mouvement rebelle, lequel se présente comme un acteur luttant contre ce qu’il qualifie de gouvernance autoritaire de Félix Tshisekedi. Cette ambiguïté n’est pas nouvelle : Paul Kagame avait déjà exprimé une certaine compréhension à l’égard du M23 dans une interview accordée à Jeune Afrique, ce qui avait suscité des soupçons sur la nature réelle de l’implication rwandaise.

Cet aveu intervient dans un contexte de tensions diplomatiques, alors que l’accord de paix signé à Washington peine à produire des résultats concrets sur le terrain. Les États-Unis, de plus en plus critiques, estiment que les engagements pris n’ont pas été respectés et évoquent désormais des mesures contre les acteurs jugés responsables de la poursuite des violences. En reconnaissant publiquement son rôle aux côtés de l’AFC/M23, Kigali s’expose à une pression internationale accrue, tandis que Kinshasa pourrait s’appuyer sur cette déclaration pour relancer le dossier de l’agression rwandaise dans les enceintes diplomatiques et multilatérales.

Jean Ngaviro

Agression rwandaise : l’AFRICOM resserre la coopération militaire avec les FARDC

Dans un contexte de persistance de la guerre d’agression et de défis sécuritaires majeurs dans l’Est de la République démocratique du Congo, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont accueilli, cette semaine, une délégation du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). Cette mission visait à examiner les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité.

L’information a été rendue publique, ce vendredi 23 janvier par l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Kinshasa sur son compte X. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de soutien international aux efforts du gouvernement congolais pour faire face aux menaces sécuritaires et consolider la stabilité du pays.

Cité par la source, le colonel Michael Gacheru, chef de l’équipe de l’AFRICOM, a salué cette collaboration avec des forces congolaises.

« L’AFRICOM est reconnaissant de la volonté et de la coopération constantes des FARDC pour explorer les moyens de renforcer notre coopération en matière de sécurité et de faire progresser la paix par la force », a-t-il déclaré, soulignant que cette visite témoigne du « soutien indéfectible aux FARDC et au gouvernement de la RDC »

Fulgence Mavula

Kinshasa : Le Grand Marché Zando retrouve sa belle robe grâce à une opération d’assainissement

Longtemps confronté à des conditions d’hygiène précaires, le Grand Marché Zando, a bénéficié, ce vendredi 23 janvier d’une opération d’assainissement en profondeur, supervisée par le ministre provincial de l’Environnement. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme du gouvernement provincial « Kinshasa ezo bonga » visant à rendre la capitale plus propre et plus salubre.

D’après le communiqué du ministère provincial de l’Environnement consulté par Netic-news.net, cette opération a permis de nettoyer efficacement les allées, les espaces de vente et les zones périphériques du marché, améliorant ainsi les conditions de travail des commerçants et la sécurité sanitaire des consommateurs.

Le ministère souligne que ce type d’action sera poursuivi dans d’autres marchés et lieux publics de Kinshasa, dans le but de renforcer la propreté et l’hygiène urbaine à travers la capitale.

Fulgence Mavula

Lutte contre la corruption : Guillaume Ngefa ordonne un examen sur la gestion du Kongo-Central

À travers un communiqué, ce vendredi 23 janvier 2026, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a donné l’instruction au procureur général près la Cour de cassation « d’examiner » les faits relevés dans la gestion de la province du Kongo-Central, située dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo.

L’examen portera sur la période allant de janvier à décembre 2025 et fait suite au rapport de contrôle de gestion réalisé par l’Inspection générale des Finances (IGF), qui a enquêté sur le gouvernorat, l’Assemblée provinciale, la régie provinciale de mobilisation des recettes locales ainsi que les entités décentralisées.

Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse des finances publiques, affirmant que toutes les mesures appropriées seront prises pour corriger les anomalies éventuelles et renforcer la bonne gouvernance au niveau provincial.

Fulgence Mavula