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Kinshasa : Le Grand Marché Zando retrouve sa belle robe grâce à une opération d’assainissement

Longtemps confronté à des conditions d’hygiène précaires, le Grand Marché Zando, a bénéficié, ce vendredi 23 janvier d’une opération d’assainissement en profondeur, supervisée par le ministre provincial de l’Environnement. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme du gouvernement provincial « Kinshasa ezo bonga » visant à rendre la capitale plus propre et plus salubre.

D’après le communiqué du ministère provincial de l’Environnement consulté par Netic-news.net, cette opération a permis de nettoyer efficacement les allées, les espaces de vente et les zones périphériques du marché, améliorant ainsi les conditions de travail des commerçants et la sécurité sanitaire des consommateurs.

Le ministère souligne que ce type d’action sera poursuivi dans d’autres marchés et lieux publics de Kinshasa, dans le but de renforcer la propreté et l’hygiène urbaine à travers la capitale.

Fulgence Mavula

Lutte contre la corruption : Guillaume Ngefa ordonne un examen sur la gestion du Kongo-Central

À travers un communiqué, ce vendredi 23 janvier 2026, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a donné l’instruction au procureur général près la Cour de cassation « d’examiner » les faits relevés dans la gestion de la province du Kongo-Central, située dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo.

L’examen portera sur la période allant de janvier à décembre 2025 et fait suite au rapport de contrôle de gestion réalisé par l’Inspection générale des Finances (IGF), qui a enquêté sur le gouvernorat, l’Assemblée provinciale, la régie provinciale de mobilisation des recettes locales ainsi que les entités décentralisées.

Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse des finances publiques, affirmant que toutes les mesures appropriées seront prises pour corriger les anomalies éventuelles et renforcer la bonne gouvernance au niveau provincial.

Fulgence Mavula

OGEFREM : Le DG William Kazumba suspendu par le VPM Jean-Pierre Bemba

Dans un document publié, ce vendredi 23 janvier 2026, le Vice-premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a annoncé la suspension du Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), William Kazumba. Cette décision intervient suite au dossier du décaissement de 1,6 millions de dollars effectué sous l’intitulé de « Fonds Secret de Recherche ».

Malgré cette suspension, le VPM des Transports affirme attendre des explications claires sur l’utilisation de ces fonds, endéans 48 heures. Jean-Pierre Bemba instruit le Directeur Général adjoint, Emmanuel Mayele, de jouer l’intérim à la tête de cette institution dès la signature de cette décision.

Dans sa lettre de demande d’explications, le ministre des Transports avait également soulevé l’ordre de transfert d’un montant de 150 000 USD, dont la démarche et l’utilisation par la direction dudit établissement restent floues.

Bienvenu Musoy

23 janvier 2026 : L’opinion se souvient du tout dernier discours de Joseph Kabila en tant que chef d’État congolais

Le 23 janvier 2019 – 23 janvier 2026, cela fait exactement sept ans depuis Joseph Kabila a prononcé son tout dernier en tant que chef d’État congolais, à la veille de la prestation de serment de son successeur, Félix Tshisekedi. Après 18 ans à la tête du pays, il annonçait officiellement son départ du pouvoir, un moment historique pour la RDC. Dans un discours sobre, il avait affirmé qu’il allait transmettre le pouvoir sans regret ni remords, tout en soulignant son attachement au respect de la Constitution.

Cette allocution intervenait dans un contexte politique sensible, marqué par la première alternance pacifique entre deux présidents élus, tous deux encore en vie, une situation inédite dans l’histoire du pays. Dans son message, Joseph Kabila avait reconnu la non-réalisation de certains projets durant ses années au pouvoir, tout en mettant en avant les efforts réalisés pour la stabilité et la cohésion nationale. Il avait insisté sur la nécessité pour la classe politique de travailler ensemble, malgré le fait que le nouveau président ne disposait pas de la majorité à l’Assemblée nationale.

Il ne s’agissait pas, selon lui, d’un appel à la cohabitation conflictuelle, mais plutôt d’une invitation à regarder dans la même direction et à unir les forces. Il avait ainsi appelé à la formation d’une large alliance des forces progressistes pour protéger les intérêts du pays, notamment face aux appétits autour des ressources naturelles de la RDC. Comme le rappelle l’historien Benjamin Babunga, ce discours traduisait une volonté affichée de préserver l’unité nationale au moment d’un passage de relais politique délicat.

Joseph Kabila avait également adressé des mots de félicitations à son successeur, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lui souhaitant plein succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. Il avait promis de rester disponible pour lui apporter conseil et soutien chaque fois que l’intérêt supérieur de la Nation l’exigerait. Enfin, il avait insisté sur l’importance pour la RDC de renforcer son leadership en Afrique et de mieux défendre sa place sur le marché stratégique des minerais.

Sept ans plus tard, en ce 23 janvier 2026, cette dernière adresse reste un repère marquant de l’histoire politique congolaise, symbole d’une alternance pacifique et d’un tournant majeur dans la gouvernance du pays. Cependant, 7 ans plus tard également, Kabila est toujours au cœur de l’actualité congolaise. Son successeur l’accuse d’être le vrai commanditaire du M23, une rébellion qui a réussi à occuper plusieurs entités dans l’Est du pays.

Jean Ngaviro

Haut-Katanga : Muhindo Nzangi lance le programme de distribution gratuite d’intrants agricoles à Lubumbashi

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Le Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi a officiellement lancé, le jeudi 22 janvier 2026 à Lubumbashi, une vaste opération de distribution gratuite d’intrants au profit des fermiers et coopératives du Haut-Katanga, à l’issue d’une cérémonie organisée aux entrepôts de la SIDCO. Cette initiative concrétise les promesses du ministre Muhindo Nzangi Butondo, visant à soutenir les petits exploitants dans le cadre de la politique nationale de relance agricole.

L’ objectif principal est de régénérer la qualité des sols et de doper la productivité locale. Cette action s’inscrit directement dans la vision présidentielle de la « revanche du sol sur le sous-sol », visant à consolider la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo. Ces intrants sont essentiels pour « accroître significativement les rendements agricoles » et permettre aux agriculteurs de passer d’une agriculture de subsistance à une production compétitive capable de nourrir la région.

Les bénéficiaires et les autorités provinciales ont salué cet appui stratégique, perçu comme un levier majeur pour réduire la dépendance alimentaire vis-à-vis des pays voisins comme la Zambie ou l’Afrique du Sud. Le ministre provincial de l’Agriculture, Bobo Malulu, a exhorté les exploitants à un « usage responsable, rationnel et productif » de ces ressources pour maximiser l’impact économique local. En transformant le secteur agricole en pilier de développement, le gouvernement espère non seulement stabiliser les prix des denrées sur les marchés de Lubumbashi, mais aussi créer des emplois durables en milieu rural.

Guyvenant Misenge

Agression rwandaise: Paris réaffirme son soutien à la souveraineté de la RDC

À l’invitation du Président Emmanuel Macron, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi s’est entretenu ce vendredi 23 janvier 2026 au Palais de l’Élysée avec son homologue français, dans le cadre d’une visite de travail à Paris. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de dialogue politique régulier entre la France et la République démocratique du Congo.

Lors de ces échanges largement consacrés à la situation humanitaire et sécuritaire préoccupante dans l’Est de la RDC, le Président Tshisekedi a exposé les priorités de son gouvernement face à l’urgence humanitaire et aux défis de stabilisation de cette région. Le Président Emmanuel Macron a, pour sa part, réaffirmé l’engagement constant de la France en faveur de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la RDC.

À l’issue de cette rencontre, Paris a souligné son attachement à une solution durable fondée sur le respect du droit international, le dialogue régional et le soutien aux efforts de paix. Les deux chefs d’État ont enfin passé en revue les perspectives de coopération bilatérale, notamment dans les domaines humanitaire, sécuritaire, économique et du développement. Ils ont exprimé leur volonté commune de renforcer le partenariat franco-congolais au service de la stabilité régionale et du bien-être des populations.

Jérémie Ngunga Léman

23 janvier 2026 : Un an après l’assassinat au front de Peter Cirimwami, ex-gouverneur militaire du Nord-Kivu, l’ombre demeure !

Le 23 janvier 2025, le général Peter Cirimwami, alors gouverneur militaire du Nord-Kivu, était assassiné sur la ligne de front à Kasengesi, dans la zone de Mubambiro, près de Nzulo, en territoire de Masisi (Nord-Kivu). Un an après, la justice n’a toujours pas été rendue. Officiellement, les autorités congolaises accusent le Rwanda et ses supplétifs d’avoir utilisé un sniper pour cibler l’officier.

Toutefois, des sources militaires internes avancent une autre thèse : celle d’un acte commis par des Wazalendo, en colère, accusant l’ex-gouverneur d’avoir ordonné des replis supposément favorables aux rebelles ou d’avoir détourné des fonds qui leur étaient alloués par Kinshasa. Des accusations graves, jamais prouvées jusqu’à ce jour, et qui apparaissent, selon plusieurs observateurs, comme des allégations gratuites, laissant planer le doute et l’ombre d’un complot jamais élucidé.

La disparition brutale de Peter Cirimwami avait plongé l’opinion congolaise dans la peur et ouvert une période de confusion et de rumeurs. Les rebelles s’étaient vite emparés de la nouvelle. Leur déclaration avait suscité de nombreuses spéculations, avant que le gouvernement congolais ne procède à une coupure totale d’internet à Goma, renforçant le flou autour des circonstances exactes de son décès. Ce n’est que le lendemain que l’information avait été officiellement confirmée, sans qu’aucune précision claire ne soit donnée sur les faits.

 

À l’époque, plusieurs versions contradictoires avaient circulé. Certains affirmaient que des résistants Wazalendo, mécontents, lui auraient interdit de rentrer à Goma avant d’ouvrir le feu sur lui. De son côté, le porte-parole des FARDC, le général Sylvain Ekenge, s’était limité à déclarer que le gouverneur militaire avait succombé à ses blessures après son évacuation à Kinshasa pour des soins appropriés.

Comme le rappelle l’historien Benjamin Babunga, ce drame est survenu dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu : Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, était alors sous forte pression du M23. Quatre jours après la mort du général Peter Cirimwami, la ville tombait entre les mains du groupe armé, qui l’occupe encore aujourd’hui, y consolide son administration et a depuis étendu son emprise à d’autres localités du Nord-Kivu ainsi qu’au Sud-Kivu, où un gouverneur rebelle a également été installé à Bukavu.

Élevé à titre posthume au rang de lieutenant-général, le général-major Peter Cirimwami a été inhumé huit mois après son décès, le lundi 1ᵉʳ septembre 2025 à Kinshasa, aux côtés du colonel Rugabisha Alexis, commandant de la 12ᵉ brigade, lui aussi mort au front contre le M23 en février 2025 au Sud-Kivu.

Jean Ngaviro

RDC-M23: Les FARDC alertent sur un plan visant à semer le chaos à Goma et Bukavu

Les Forces armées de la RDC (FARDC), ont à travers un communiqué publié ce vendredi 23 janvier 2026, alerté l’opinion nationale et internationale sur un plan de la rébellion de l’AFC/M23, visant à créer le chaos, notamment dans les villes de Goma et Bukavu, comme cela aurait déjà été le cas à Uvira. Les FARDC rappellent qu’à la veille de leur évacuation d’Uvira, ces forces avaient systématiquement pillé la ville et l’avaient laissée à la merci de bandes organisées.

Le communiqué indique que ces actes ont été préparés lors d’une réunion tenue le 17 janvier 2026 à Uvira, réunissant l’armée rwandaise, les rebelles de l’AFC/M23 et leurs alliés Twiraneho et Red Tabara. À l’issue de cette rencontre, il était décidé de détruire des infrastructures publiques et privées, d’emporter des matériels destinés à la réhabilitation des routes et des véhicules de l’État, et d’instrumentaliser les communautés locales du Sud-Kivu. Les FARDC dénoncent également des accusations mensongères relayées contre l’armée congolaise, l’accusant à tort de maltraiter certaines communautés.

Par ailleurs, l’armée assure que, depuis la reprise de la ville d’Uvira, des dispositifs de sécurité et de protection ont été déployés afin d’assurer la sécurité de toutes les communautés, sans distinction. Elles soulignent que la communauté Banyamulenge a refusé toute instrumentalisation et a choisi de rester à Uvira. L’armée congolaise réaffirme ainsi son attachement au respect des droits de l’homme et du droit de la guerre, tout en avertissant qu’elle ne tolérera aucun plan visant à commettre des actes de génocide sur le sol congolais.

Jean Ngaviro

Affaire Luvumbu : Mike Mukebayi interpelle le leadership de Didier Budimbu pour un acte patriotique envers le joueur

Le député provincial honoraire Mike Mukebayi est monté au créneau, ce vendredi 23 janvier 2026, pour plaider en faveur de l’international congolais Héritier Luvumbu Nzinga, auteur d’un geste de patriotisme retentissant posé au Rwanda lors d’un match de championnat. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et largement saluée par l’opinion publique, Mike Mukebayi exhorte le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, à accorder une attention particulière à la situation du joueur congolais, à l’instar de ce qu’il avait fait avec Michel Kuka, dit Lumumba, après avoir dignement honoré la République démocratique du Congo lors de la CAN Maroc 2025.

« Tout le monde est content de l’acte posé par Didier Budimbu envers Lumumba », a souligné Mukebayi, avant d’appeler le ministre à faire preuve de la même grandeur d’âme et du même sens de responsabilité envers Héritier Luvumbu, aujourd’hui en difficulté.

Plus loin, l’élu honoraire interpelle le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya et invite les autorités compétentes a s’imprègner pleinement de la situation du joueur, qui serait impayé depuis plusieurs mois et écarté des terrains, malgré son courage et son engagement patriotique.

Mike Mukebayi dit compter sur le leadership éclairé du ministre Didier Budimbu pour subvenir aux besoins d’Héritier Luvumbu et lui apporter le soutien nécessaire, rappelant que l’attaquant congolais a posé un geste extrêmement osé sur le sol rwandais, là où beaucoup ont choisi le silence. Pour rappel, au mois de février 2024, Héritier Luvumbu avait marqué les esprits lors d’un match du championnat rwandais. Après avoir inscrit un somptueux but sur coup franc, le joueur congolais avait masqué sa bouche de la main gauche et imité un revolver sur sa tête de la main droite, un geste fort pour dénoncer l’agression rwandaise dans la partie Est de la RDC. Cette scène s’était déroulée au stade Kigali Pelé, lors de la rencontre entre Rayon Sports et Police FC de Kibungo, comptant pour la 20ᵉ journée du championnat rwandais.

Voldy Matiafu

RDC : Le gouvernement appelle l’OGEFREM à clarifier les raisons du décaissement d’une somme de 1,6 millions USD

Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a officiellement saisi, ce vendredi 23 janvier 2026, la direction générale de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), au sujet de décaissements jugés préoccupants effectués sous l’intitulé de « Fonds Secret de Recherche ». Dans une correspondance signée par le Vice-Premier ministre, Jean-Pierre Bemba Gombo, le gouvernement révèle des sorties de fonds mensuelles totalisant, pour l’année 2025, plus de 1,6 million de dollars américains.

Un ordre de transfert national de 150 000 USD, daté du 6 janvier 2025, est notamment cité comme élément justificatif. Le ministre s’interroge sur la légalité et la justification de ces dépenses, soulignant que le fonds secret de recherche est normalement réservé aux services et ministères de souveraineté chargés d’enquêtes et d’investigations, ce qui ne correspond pas aux missions dévolues à l’OGEFREM. Il rappelle, à cet effet, le décret n°09/63 du 3 décembre 2009 fixant les statuts de cet établissement public.

Face à ces constats, la direction générale de l’OGEFREM est sommée de fournir des explications détaillées dans un délai de 24 heures, une démarche qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la transparence et du contrôle de la gestion financière des entreprises publiques.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de lutter contre les irrégularités financières et de promouvoir la bonne gouvernance au sein des entreprises publiques.

Jamely Timothée Kayembe