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RDC : Nathalie Kambala honorée au Burkina Faso pour son combat en faveur des droits des femmes

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La Directrice Générale de l’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), Nathalie Kambala Luse, a été décorée le jeudi 18 septembre 2025 à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, lors de la clôture de la 11ᵉ édition du Forum International des Élites Féminines (FIEF). Elle a reçu le prix de « Femme d’honneur, de vision et de valeur » en reconnaissance de son engagement pour la promotion et la protection des droits des femmes et des jeunes filles, rejoignant ainsi les dix lauréates africaines distinguées cette année.

Selon Nana Wend-Puire Justine, organisatrice du FIEF, le choix porté sur Mme Kambala est motivé par « son parcours, ses engagements et son rayonnement » dans la défense des droits humains, particulièrement auprès des communautés vulnérables en RDC. Elle a souligné que le travail de la FMMDI constitue une référence en matière d’autonomisation et de protection des femmes et des filles sur le continent.

En recevant cette distinction, Mme Kambala a exprimé sa gratitude et rappelé que ce prix constitue autant une reconnaissance qu’un défi à relever.

« Ce diplôme n’est pas seulement une reconnaissance à notre combat, mais plutôt un défi qui nous est lancé afin de porter plus haut les voix des femmes et filles victimes des violations de leurs droits », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement de son organisation à promouvoir dignité, justice et inclusion.

Fabrice Kabamba

Économie numérique : La RDC peut gagner 9,8 trillions de CDF à son PIB d’ici 2029

Un rapport du Global System for Mobile Association (GSMA), présenté lors du Digital Africa Summit à Kinshasa, révèle que la République Démocratique du Congo pourrait ajouter 9,8 trillions de CDF à son Produit Intérieur Brut d’ici 2029 grâce à l’économie numérique. Cette perspective s’inscrit dans le contexte de la création du ministère de l’Économie Numérique au sein du gouvernement Suminwa II.

Le document intitulé « Stimuler la croissance économique par la transformation numérique en RDC » souligne l’impact stratégique de la téléphonie mobile sur l’agriculture, les mines et les services publics. Toutefois, la pénétration du numérique reste freinée par une couverture internet limitée à 45% de la population, des coûts élevés des terminaux et forfaits, une fiscalité jugée contraignante ainsi qu’un déficit criant d’infrastructures.

Pour libérer ce potentiel, la GSMA propose une feuille de route articulée autour de cinq priorités : moderniser la fiscalité, harmoniser les politiques énergétiques et télécoms, renforcer les compétences numériques, réformer la gestion du spectre et intégrer les services mobiles dans les services publics.

« La RDC a l’opportunité de faire un bond en avant vers une économie numérique », a déclaré Angela Wamola, directrice Afrique de la GSMA, appelant à un partenariat étroit entre l’État et les acteurs privés du secteur.

Guyvenant Misenge

Ituri : La société civile réclame une exploitation de l’or au profit de la population locale

La société civile de l’Ituri a exprimé ses attentes concernant l’exploitation de l’or dans la province, au lendemain d’une journée de sensibilisation pour la relance de la mine de Mungwalu. Le coordinateur de la structure, Dieudonné Lossa, a insisté sur la nécessité que les richesses aurifères profitent d’abord aux habitants et au trésor public.

La mine d’or de Mungwalu, située dans le territoire de Djugu, va redémarrer sous la direction de la compagnie britannique Horizon Corporation, en partenariat avec Mungwalu Gold Mining (MGM). Selon l’exploitant, cette reprise permettra de créer des milliers d’emplois pour les jeunes de la région, contribuant ainsi à dynamiser l’économie locale.

Dieudonné Lossa a appelé à une exploitation transparente et responsable :

« Nous voulons que l’or de l’Ituri apparaisse sur le plan international par les circuits officiels au profit de la population locale et du trésor public. » Cette déclaration marque un pas important dans le dialogue entre l’État, les entreprises minières et les communautés.

Guyvenant Misenge

Sécurité au Kwilu et au Kwango : Le Général-Major Shiko Tshintambwe fait le point sur les tensions

Le Général-Major Jérôme Shiko Tshintambwe, commandant de la première zone de défense, a tenu une réunion stratégique à Kinshasa avec son état-major, après une mission d’évaluation dans les provinces du Kwilu et du Kwango. Selon son rapport, 78 conflits coutumiers et fonciers ont été recensés dans ces deux provinces. Bien que localisés, ces tensions présentent un risque d’escalade et de débordements intercommunautaires.

L’état-major a également évoqué la présence d’ex-combattants Mobondo actifs dans plusieurs zones rurales, notamment le long des routes nationales 1 et 17. Le Général-Major Shiko a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue, soulignant que « certains de ces conflits sont susceptibles de dégénérer et de menacer la stabilité des groupements proches de Kinshasa ».

Un rapport détaillé sera soumis à la hiérarchie militaire pour proposer des solutions urgentes et durables. La mission du Général Shiko se poursuivra dans la province du Maï-Ndombe, où il est attendu à Inongo pour examiner les tensions entre les communautés Tende et Nunu, liées à la cohabitation et à l’accès aux ressources.

Guyvenant Misenge

RDC : Steve Mbikayi dément les irrégularités dans la pétition contre Vital Kamerhe

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Steve Mbikayi, membre de la commission spéciale et temporaire chargée d’examiner les pétitions contre le bureau de l’Assemblée nationale, a démenti ce samedi 20 septembre les informations faisant état de fausses signatures parmi les pétitionnaires visant le président de la chambre basse, Vital Kamerhe.

« Nous portons à la connaissance de l’opinion que l’information selon laquelle au moins 25 fausses signatures auraient été découvertes est fausse. Elle est cousue de fil blanc pour discréditer la commission », a-t-il écrit sur son compte X.

Le député national a assuré que les travaux se poursuivent dans la sérénité et dans un climat démocratique. Il a précisé que les échanges entre la commission, les pétitionnaires et Vital Kamerhe, tenus vendredi 19 septembre, se sont déroulés sans incident majeur. Pour lui, les campagnes d’intoxication propagées sur les réseaux sociaux n’auront aucune incidence sur l’indépendance des membres de la commission ni sur leur détermination à mener à bien leur mission.

Pour rappel, plusieurs documents relayés par les médias avaient laissé entendre qu’un faux député proche du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale aurait signé la pétition, et qu’un autre député y aurait apposé sa signature à deux reprises. Ces accusations, qualifiées d’« acharnement » contre Vital Kamerhe par certains observateurs, sont désormais rejetées par la commission.

Bienvenu Musoy

RDC : Des avis partagés après des irrégularités dans la pétition contre Vital Kamerhe

Des irrégularités ont été relevées dans la pétition visant Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, auditionné vendredi dernier par une commission spécialement mise en place. Le document comporte notamment des doublons, des noms de députés sans signatures, ainsi que la signature d’une personne qui n’est pas députée nationale.

Ces anomalies joueront-elles en faveur de Vital Kamerhe ? Les avis divergent. Pour un juriste, « la fraude corrompt tout. Si les irrégularités sont avérées, la pétition doit être déclarée nulle. Même si le règlement intérieur est muet, ce principe s’applique comme principe général de droit », affirme-t-il. Un autre acteur abonde dans le même sens : « La validité d’une pétition dépend du respect de la procédure, notamment de la sincérité des signatures. Si des signatures frauduleuses sont confirmées, cela pourrait rendre la pétition irrecevable ou entraîner son annulation. Des sanctions ou des recours judiciaires sont envisageables ».

À l’inverse, un analyste estime qu’il ne s’agit que d’erreurs matérielles, corrigibles sans conséquence majeure : « Le nom d’un député doit être accompagné de sa signature. Il va de soi que la signature d’un non-député invalide uniquement sa propre apposition et non l’ensemble du document. De même, une signature falsifiée est nulle et non avenue. Seuls les députés nationaux en exercice peuvent signer la pétition. La présence d’une signature irrégulière n’entache pas la validité globale de la pétition », explique-t-il.

Reste à savoir quel sort sera réservé à cette initiative et ce que dit précisément le Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale. Quoi qu’il en soit, si Félix Tshisekedi n’intègre plus Vital Kamerhe dans ses calculs politiques – ce qui semble être le cas – la pétition pourrait aller jusqu’au bout, quelles que soient les irrégularités constatées. Car, pour des raisons politiques, les lois ont souvent été foulées aux pieds, et sous Félix Tshisekedi, les exemples ne manquent pas.

Charles Mapinduzi

RDC : Des agents de l’UNICEF attaqués par la milice de Thomas Lubanga en Ituri

Des agents de l’UNICEF ont été pris pour cible dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 septembre à Tché, dans le territoire de Djugu (Ituri), par la milice CRP dirigée par Thomas Lubanga. L’armée congolaise, par la voix de son porte-parole en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, a dénoncé cette attaque qu’elle considère comme une aggravation de la souffrance des déplacés déjà affectés par les violences armées.

Selon les premières informations, les humanitaires sont tombés dans une embuscade alors qu’ils se rendaient dans ce village pour y installer un puits d’eau destiné à soulager les populations locales. Le bilan exact de l’incident n’a pas été communiqué, les FARDC évoquant simplement une opération lâche contre des civils engagés dans une mission humanitaire.

Ancien chef de guerre et premier condamné de la Cour pénale internationale, Thomas Lubanga a repris les armes en Ituri, sa province d’origine, à travers cette milice qui multiplie des exactions dans le territoire de Djugu. Les FARDC affirment avoir lancé des opérations pour neutraliser ce groupe armé, mais reconnaissent que les résultats se font encore attendre.

Charles Mapinduzi

RDC : Denis Kadima Kazadi inspecte le Centre de cybersécurité de la CENI pour renforcer la protection des données électorales

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Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a effectué ce samedi 20 septembre une visite d’inspection au Centre des opérations de sécurité de la Centrale électorale, un site stratégique exposé aux cyberattaques. Ce centre, opérationnel depuis décembre 2023, fonctionne 24h/24 et 7j/7 pour surveiller les trafics informatiques, collecter les incidents de sécurité et y répondre en temps réel, garantissant ainsi la protection des données sensibles liées aux électeurs et aux scrutins.

Lors de cette visite, Denis Kadima Kazadi a rappelé l’importance d’anticiper les tentatives d’intrusion et de maintenir un dispositif de sécurité efficace. Il a cité l’exemple des élections des 19 et 20 décembre 2023, qui ont été confrontées à 3 422 attaques informatiques, soulignant la nécessité de disposer d’une équipe technique qualifiée capable de faire face à ces menaces et de protéger l’intégrité des résultats électoraux.

Le Président de la CENI a également évoqué les contraintes techniques et financières, notamment la qualité irrégulière de l’électricité qui complique l’implémentation d’une infrastructure de cybersécurité performante. Il a insisté sur la nécessité de disposer d’équipements de pointe pour rester à la hauteur des attaques informatiques toujours plus sophistiquées.

Gilbert N.

RDC : Le gouvernement met l’accent sur la sécurisation des récoltes de cacao et de café dans l’Est

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a présenté au Conseil des ministres du vendredi 19 septembre une note d’information axée sur la protection des récoltes de cacao et de café dans les couloirs reliant le Kivu à Kinshasa. Ces cultures constituent, selon lui, « des leviers majeurs pour la diversification économique, la réduction de la pauvreté et la stabilisation des zones rurales ». Toutefois, les zones productrices de l’Est restent fragilisées par des défis sécuritaires persistants.

Face à cette réalité, une expérience pilote a déjà vu le jour à Mutanga, dans le territoire de Beni, avec l’appui de l’Alliance Virunga et du Parc national de Virunga. Cette initiative combine « sécurité des agriculteurs, développement agricole et protection environnementale ». L’objectif, a expliqué le ministre, est d’étendre progressivement ce modèle le long du corridor vert Kivu-Kinshasa, un axe stratégique tant sur le plan agricole que logistique. Le projet entend « sécuriser les bassins de production et les corridors de commercialisation, réduire les pertes post-récolte dues à l’insécurité et à l’enclavement, renforcer la souveraineté alimentaire et les exportations agricoles, ou encore créer des emplois et priver les groupes armés et les bandits armés des ressources qui perpétuent les cercles vicieux de l’insécurité ».

Dans cette dynamique, l’Alliance Virunga prévoit la mise en place de 129 bases opérationnelles avancées (FOB) sur les axes jugés prioritaires, dans une logique de maillage territorial ciblant les zones à forte valeur agricole. « Par ailleurs, le gouvernement a été invité de considérer cet outil de sécurisation agricole et de prendre note de la mise en place d’un comité de pilotage autour du ministre d’État, ministre de l’Agriculture et d’inscrire le projet dans les priorités du Plan national du développement et du programme de transformation agricole », a déclaré Muhindo Nzangi devant ses collègues.

 

Cédrick Katay Kalombo

RDC : Jacquemain Shabani présente son rapport hebdomadaire au Gouvernement

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a présenté au Conseil des ministres du vendredi 19 septembre 2025 son rapport hebdomadaire sur l’État et l’administration du territoire national. Selon lui, « l’état d’esprit de la population a été notamment marqué par les initiatives parlementaires en cours, visant par pétition quelques membres du Bureau ou encore par des commentaires et réactions consécutives à la signature par le gouvernement de la RDC et le CICR de l’acte du mécanisme d’échange de prisonniers avec les supplétifs AFC/M23 ». Il a rappelé que, conformément à la recommandation de la 17ᵉ réunion du Conseil des ministres du 11 octobre 2024, une commission interministérielle chargée de la problématique de l’identification des éleveurs dits Imbororo a été mise en place.

« Cette commission a été constituée avec des experts qui représentent toutes les structures spécialisées », a-t-il indiqué.

Concernant les travaux préparatoires, Jacquemain Shabani a précisé que « les gouverneurs des cinq provinces concernées par cette problématique ont été instruits à dater du 13 septembre 2025 à localiser, répertorier, identifier les mouvements, les campements et les sites de ces éleveurs et faire une cartographie assortie à titre indicatif en dedans de 30 jours pour permettre d’évaluer la mission d’identification proprement dite ». Dans le même registre, il a fait le point de sa récente mission en Chine, où il a défini les grandes orientations de la coopération bilatérale, principalement au niveau de la Police nationale. Celle-ci, a-t-il expliqué, « devra bénéficier d’une assistance technique en termes de formation, d’équipement et de renforcement de ses capacités opérationnelles ». Il a également mentionné les échanges menés avec les experts chinois autour du projet Smart Congo, qui consiste à sécuriser les personnes et les biens grâce à un dispositif de vidéosurveillance basé sur l’intelligence artificielle.

Évoquant les catastrophes de la semaine, le vice-Premier ministre a signalé les naufrages enregistrés sur le fleuve Congo, « spécifiquement dans les territoires de Bolobo, en province de Maï-Ndombe ». Enfin, il a conclu son intervention en informant le Conseil de la réunion tenue le samedi 13 septembre à son cabinet, consacrée à l’évaluation de l’exécution de l’ordre opérationnel. Celui-ci vise, a-t-il précisé, « à désigner clairement les services et organismes publics habilités à exercer aux frontières de la République démocratique du Congo ».

Cedrick Katay Kalombo