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RDC :le gouvernement mise sur les routes stabilisées pour désenclaver les zones rurales

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Le ministre d’État, ministre du Développement rural, Grégoire Mutshial Mutond, a défendu, lors du Conseil des ministres du vendredi 19 septembre, une innovation majeure pour le désenclavement des zones de production agricole. Selon lui, « l’urgence du désenclavement des zones de production par l’aménagement des routes stabilisées est une action prioritaire pour le développement du milieu rural ».

Cette approche s’inscrit dans la logique du programme d’action du gouvernement 2024-2028, qui fait de la base rurale un levier de croissance. « La concrétisation du développement du pays repose sur un ensemble d’activités cohérentes, interdépendantes et interactives à réaliser par le gouvernement », a rappelé le ministre, tout en plaidant pour « l’appropriation politique de la nouvelle innovation qui consiste à adopter la technique de route en terre stabilisée pour la desserte agricole ».

En pratique, il s’agit de promouvoir des routes construites avec un produit stabilisant écologique, capables de résister entre trois et cinq ans. Une solution qui, selon Grégoire Mutshial Mutond, vise à « donner espoir à nos populations rurales par les désenclavants durables de leurs bassins de production afin de permettre l’évacuation des produits des récoltes ».

Cedrick Katay Kalombo

Nord-Kivu : La prison centrale de Beni Kangbayi modernisée grâce à l’appui de la MONUSCO

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Le maire de Beni, le commissaire supérieur principal Nyofondo Te-Kodale Jacob, a inauguré vendredi 19 septembre 2025 plusieurs ouvrages et réceptionné un lot important d’équipements destinés à la prison centrale de Beni Kangbayi. Cette action, appuyée par la MONUSCO, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sécurité et de l’amélioration des conditions de détention dans cette structure pénitentiaire stratégique du Nord-Kivu.

Réalisés en quatre mois, les travaux ont porté sur la réhabilitation du mur de clôture de la prison, garantissant une meilleure sécurité, ainsi que sur la rénovation du canal d’évacuation des eaux, améliorant l’hygiène et la salubrité. En complément, des équipements de bureau, du matériel médical, un réfrigérateur et un système solaire autonome ont été remis pour améliorer le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire.

D’un coût global de 52 290 dollars américains, ce projet a été financé par les fonds programmatiques de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la MONUSCO et exécuté par l’ONG Hope for Development in Africa (HD Africa ASBL). Il traduit l’engagement de la mission onusienne à soutenir le gouvernement congolais dans le secteur de la justice et de la sécurité, tout en contribuant à la stabilité et à la protection des communautés locales du Nord-Kivu.

Guyvenant Misenge

RDC : Un concours national des plans d’affaires annoncé pour dynamiser l’entrepreneuriat

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Le gouvernement congolais veut placer l’entrepreneuriat au centre de la relance économique. Lors du Conseil des ministres du vendredi 19 septembre, le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, a annoncé la création prochaine du Concours national des plans d’affaires simplifiés (CONAPAS). Inspirée du modèle de la Banque mondiale, cette initiative vise à produire une nouvelle génération d’entrepreneurs locaux capables de concrétiser la vision du président de la République en matière de développement.

Au-delà de la création d’opportunités, le CONAPAS entend corriger certains déséquilibres dans l’appui à l’entrepreneuriat. Justin Kalumba a souligné « l’impérieuse nécessité d’un double rééquilibrage », à savoir la réduction de la prédominance des dépenses politiques et institutionnelles ainsi qu’une meilleure répartition géographique des projets. Le financement des initiatives se fera de manière cyclique et régulière par territoire ou circonscription électorale, au prorata du nombre de sièges.

Pour le ministre, cette réforme permettra de consacrer une « équivalence entre la circonscription électorale et la circonscription entrepreneuriale », marquant ainsi « l’heure de la revanche de l’entrepreneuriat sur la politique ». L’opérationnalisation du CONAPAS devrait en outre ouvrir la voie à d’autres initiatives d’accompagnement, publiques comme privées, notamment via des incubateurs. L’approche bénéficie déjà de l’appui de la ministre du Genre, de la ministre de la Jeunesse ainsi que de la ministre déléguée aux Affaires sociales en charge des personnes vivant avec handicap.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Des avis partagés après des irrégularités dans la pétition contre Vital Kamerhe

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Des irrégularités ont été relevées dans la pétition visant Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, auditionné vendredi dernier par une commission spécialement mise en place. Le document comporte notamment des doublons, des noms de députés sans signatures, ainsi que la signature d’une personne qui n’est pas députée nationale.

Ces anomalies joueront-elles en faveur de Vital Kamerhe ? Les avis divergent. Pour un juriste, « la fraude corrompt tout. Si les irrégularités sont avérées, la pétition doit être déclarée nulle. Même si le règlement intérieur est muet, ce principe s’applique comme principe général de droit », affirme-t-il. Un autre acteur abonde dans le même sens : « La validité d’une pétition dépend du respect de la procédure, notamment de la sincérité des signatures. Si des signatures frauduleuses sont confirmées, cela pourrait rendre la pétition irrecevable ou entraîner son annulation. Des sanctions ou des recours judiciaires sont envisageables ».

À l’inverse, un analyste estime qu’il ne s’agit que d’erreurs matérielles, corrigibles sans conséquence majeure : « Le nom d’un député doit être accompagné de sa signature. Il va de soi que la signature d’un non-député invalide uniquement sa propre apposition et non l’ensemble du document. De même, une signature falsifiée est nulle et non avenue. Seuls les députés nationaux en exercice peuvent signer la pétition. La présence d’une signature irrégulière n’entache pas la validité globale de la pétition », explique-t-il.

Reste à savoir quel sort sera réservé à cette initiative et ce que dit précisément le Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale. Quoi qu’il en soit, si Félix Tshisekedi n’intègre plus Vital Kamerhe dans ses calculs politiques – ce qui semble être le cas – la pétition pourrait aller jusqu’au bout, quelles que soient les irrégularités constatées. Car, pour des raisons politiques, les lois ont souvent été foulées aux pieds, et sous Félix Tshisekedi, les exemples ne manquent pas.

Charles Mapinduzi

UDPS : Félix Tshisekedi tente de trancher le duel Augustin Kabuya-Déo Bizibu

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Le Président de la République et autorité morale de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Félix Tshisekedi, a reçu vendredi 19 septembre à la cité de l’OUA les deux secrétaires généraux rivaux du parti, Augustin Kabuya et Déo Bizibu. Cette rencontre, la deuxième depuis l’éclatement de leur querelle, visait à apaiser une crise de leadership qui fragilise la formation politique fondée par Étienne Tshisekedi.

Autour du Chef de l’État se trouvaient également certains cadres du parti, dont le député national Peter Kazadi, président de la commission spéciale chargée d’examiner les pétitions contre les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Le climat reste tendu, chaque camp cherchant à consolider son influence et son autorité sur l’appareil politique du parti présidentiel.

Le camp Bizibu reproche à Augustin Kabuya son incompétence et sa gestion approximative de l’UDPS, tandis que Kabuya, lui, se défend en mettant en avant ses réalisations et en rappelant que sa désignation a été validée par Félix Tshisekedi lui-même et les militants. Malgré les efforts de médiation du Chef de l’État, la rivalité entre les deux secrétaires généraux continue de miner l’unité du parti au pouvoir.

Bienvenu Musoy

Nord-Kivu : 11 corps découverts à Beni après une attaque présumée des ADF

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Au moins 11 corps ont été découverts vendredi 19 septembre dans la chefferie de Batangi-Mbau, en territoire de Beni (Nord-Kivu). Selon les forces vives locales, les victimes auraient péri lors d’une attaque attribuée aux ADF, un groupe armé d’origine ougandaise responsable de plusieurs milliers de morts dans la région. Sept des corps ont déjà été déposés à la morgue de l’hôpital général d’Oicha, selon un acteur de la société civile.

Beni, épicentre des atrocités des ADF, connaît de nouveau des violences alors qu’une accalmie semblait s’observer dans plusieurs localités grâce aux opérations militaires conjointes FARDC-UPDF. Pour certains observateurs, cette attaque serait une riposte des djihadistes aux frappes qui les auraient touchés, tandis que d’autres estiment que les ADF cherchent à disperser les forces armées engagées dans les zones profondes.

Dans cette région, au moins 91 civils ont été tués entre le 8 et le 15 septembre, selon le député Remy Mukweso, qui a saisi le ministre de la Défense pour connaître les mesures prises afin de mettre fin à ces violences.

Charles Mapinduzi

RDC : Une délégation de l’Assemblée nationale dépêchée dans l’Est face à l’activisme de l’ADF

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La Chambre basse du Parlement congolais a dépêché sept députés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri afin d’évaluer la situation sécuritaire liée au groupe armé ADF, responsable de multiples atrocités dans la région. Selon un communiqué officiel consulté ce vendredi, la mission est principalement humanitaire et vise à soutenir les populations de Ntoyo, en territoire de Lubero, et de Mbau, en territoire de Beni.

Cette descente sur le terrain intervient après une semaine particulièrement sanglante : dans la nuit du 14 au 15 septembre, cinq civils ont été tués à Beni-Mbau, tandis que deux autres sont morts à Masuku la nuit précédente. Le 8 septembre, l’ADF a massacré 64 civils à Ntoyo, près de Manguredjipa, et 20 autres à Fotudu, dans le territoire de Lubero, accentuant la peur et l’inquiétude des habitants.

La recrudescence des attaques de l’ADF suscite une vive inquiétude parmi la population, qui déplore l’inaction perçue du gouvernement congolais, surtout en comparaison avec la gestion de la crise du M23. L’Assemblée nationale entend par cette mission officielle manifester sa solidarité et apporter une assistance directe aux communautés affectées.

Charles Mapinduzi

RDC : 6,6 millions de personnes ont reçu une assistance humanitaire entre janvier et juillet 2025 selon l’OCHA

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Plus de six millions de personnes ont bénéficié d’une assistance humanitaire en République démocratique du Congo entre janvier et juillet 2025 en raison de la crise sécuritaire qui frappe le pays. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA), publié ce vendredi 19 septembre.

Les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, particulièrement touchées par l’insécurité, ont été les principales bénéficiaires de cette aide. Selon OCHA, « entre janvier et juillet, 6,6 millions de personnes ont reçu une assistance humanitaire au moins une fois, soit 60,5 % de la cible totale et 84,8 % de la cible priorisée. Les secteurs avec les taux de réponse les plus élevés sont la protection, la sécurité alimentaire et le CCCM ».

La crise humanitaire s’est accentuée notamment avec l’activisme du groupe M23, qui contrôle plusieurs agglomérations dans le Nord et le Sud-Kivu. Des milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs villages, ce qui a accru la vulnérabilité des populations locales.

Charles Mapinduzi

RDC :Félix Tshisekedi appelle à la prévention des naufrages et à la sécurité sur les voies navigables

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 19 septembre lors du Conseil des ministres sur la recrudescence des naufrages en RDC, notamment ceux survenus les 10 et 11 septembre dernier au confluent des rivières Nsolo et Maringa, dans le territoire de Basankusu, en province de l’Équateur. Ces accidents tragiques ont coûté la vie à plusieurs Congolais, suscitant l’émotion du chef de l’État qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exigé des enquêtes rigoureuses pour déterminer les responsabilités.

Face à la répétition de ces drames liés à un manque de discipline et de contrôle, le président Tshisekedi a insisté sur l’importance pour chaque acteur, qu’il soit au sein de l’État ou de la société civile, d’assumer pleinement ses responsabilités. Il a notamment demandé au vice-premier ministre, ministre des Transports, de dresser rapidement un état des lieux complet de la navigation fluviale et lacustre, et de renforcer les mesures déjà existantes, incluant la fermeture des embarcadères clandestins, la traçabilité des bateaux et l’interdiction de la navigation nocturne.

Le chef de l’État a également appelé à des campagnes de sensibilisation des opérateurs privés et publics, ainsi que des communautés riveraines, et à l’acquisition rapide de bateaux modernes et sécurisés. Il a en outre demandé le renforcement des capacités techniques et logistiques de la Congolaise de Voie Maritime, de la Régie des Voies Fluviales et des services spécialisés pour assurer la sécurité, le balisage et la surveillance. Enfin, les ministres en charge des Affaires sociales sont invités à prendre en charge les victimes et, si nécessaire, à solliciter l’appui des partenaires traditionnels. Un rapport sur l’évolution de ces mesures est attendu lors du prochain Conseil des ministres.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Tshisekedi exige des mesures urgentes contre les embouteillages

Kinshasa : Tshisekedi exige des mesures urgentes contre les embouteillages

 

Lors du Conseil des ministres du 19 septembre, le président Félix Tshisekedi a dénoncé la persistance des embouteillages à Kinshasa, les qualifiant « d’insoutenables » pour les habitants. Rappelant ses précédentes mises en garde, il a rappelé que la mission des agents de la police de circulation ne se limite pas à la régulation, mais doit aussi inclure l’exemplarité, le respect strict du code de la route et la sanction des comportements inciviques.

Pour améliorer la fluidité, le chef de l’État a instruit le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de dresser un état des lieux sur la formation, l’équipement et les effectifs de la police routière, avec un renforcement en perspective. Il a également évoqué, en concertation avec la Défense, la possibilité de mobiliser certaines unités des FARDC en appui afin d’imposer discipline et rigueur sur les grands axes et carrefours stratégiques.

Le ministre des Transports devra, de son côté, présenter un plan opérationnel incluant signalisation moderne, gestion intelligente des carrefours et solutions technologiques adaptées. Quant au gouverneur de Kinshasa, il est appelé à accélérer la réforme du transport collectif, mettre fin aux stationnements anarchiques et développer des parkings modernes avec le secteur privé. Concernant les taxis-motos, Tshisekedi a insisté sur le port obligatoire du casque, leur identification stricte et la restriction de leur circulation aux zones périphériques, avec un suivi mensuel au Conseil des ministres.

Cedrick Katay Kalombo