Le président de la République, Félix Tshisekedi, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 19 septembre lors du Conseil des ministres sur la recrudescence des naufrages en RDC, notamment ceux survenus les 10 et 11 septembre dernier au confluent des rivières Nsolo et Maringa, dans le territoire de Basankusu, en province de l’Équateur. Ces accidents tragiques ont coûté la vie à plusieurs Congolais, suscitant l’émotion du chef de l’État qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exigé des enquêtes rigoureuses pour déterminer les responsabilités.
Face à la répétition de ces drames liés à un manque de discipline et de contrôle, le président Tshisekedi a insisté sur l’importance pour chaque acteur, qu’il soit au sein de l’État ou de la société civile, d’assumer pleinement ses responsabilités. Il a notamment demandé au vice-premier ministre, ministre des Transports, de dresser rapidement un état des lieux complet de la navigation fluviale et lacustre, et de renforcer les mesures déjà existantes, incluant la fermeture des embarcadères clandestins, la traçabilité des bateaux et l’interdiction de la navigation nocturne.
Le chef de l’État a également appelé à des campagnes de sensibilisation des opérateurs privés et publics, ainsi que des communautés riveraines, et à l’acquisition rapide de bateaux modernes et sécurisés. Il a en outre demandé le renforcement des capacités techniques et logistiques de la Congolaise de Voie Maritime, de la Régie des Voies Fluviales et des services spécialisés pour assurer la sécurité, le balisage et la surveillance. Enfin, les ministres en charge des Affaires sociales sont invités à prendre en charge les victimes et, si nécessaire, à solliciter l’appui des partenaires traditionnels. Un rapport sur l’évolution de ces mesures est attendu lors du prochain Conseil des ministres.
Cedrick Katay Kalombo
