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RDC : « Aujourd’hui cette justice que j’ai servi avec tant d’amour m’a arraché ma crédibilité », déclare Constant Mutamba

À l’issue de l’audience du mercredi 13 août à la Cour de cassation, dans le cadre du procès portant sur un présumé détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani, Constant Mutamba a exprimé son amertume.

« Aujourd’hui, cette justice que j’ai servie avec tant d’amour m’a tout arraché : mon honneur, ma crédibilité, ma dignité, mon directeur de cabinet », a déclaré l’ancien ministre de la Justice, affirmant avoir œuvré pour mettre fin à plusieurs maux gangrenant l’appareil judiciaire en République démocratique du Congo (RDC).

Malgré le réquisitoire du ministère public réclamant une peine de 10 ans de prison, le prévenu se dit confiant et compare son combat à celui de Patrice Emery Lumumba. Il a évoqué le parcours de figures historiques comme Nelson Mandela et Luiz Inacio Lula da Silva, qui ont connu la prison avant d’être élevés au rang de leaders emblématiques.

Le verdict de ce procès est attendu le 27 août. Constant Mutamba est poursuivi pour détournement présumé de 19 millions de dollars ainsi que pour violation de plusieurs procédures administratives.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Lancement de la désactivation des sites provisoires pour les sinistrés

Kinshasa amorce le retour à la normale pour les victimes des pluies diluviennes du 4 avril 2025. Hébergées depuis plus de cinq mois par l’État, ces personnes sinistrées quittent progressivement les sites provisoires grâce à un soutien financier destiné à leur relogement. Dans ce cadre, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a lancé dans la nuit du mardi 12 août 2025, au Stade des Martyrs, « une vaste opération de désactivation des sites d’hébergement provisoires des sinistrés ».

Cette initiative fait suite aux recommandations de la 52ᵉ réunion du Conseil des ministres du 18 juillet 2025, qui avait décidé de fermer les trois sites principaux – le Stade des Martyrs, le Stade Tata Raphaël et l’Hôpital de Kinkole – tout en garantissant aux victimes un retour sécurisé et une meilleure réinsertion sociale. Sur place, le VPM Shabani a remis, à titre symbolique, des enveloppes aux sinistrés, illustrant la volonté du Président de la République d’assurer un retour digne aux sinistrés et l’engagement du gouvernement à gérer cette sortie de crise.

La coordination de cette opération est assurée par le ministère provincial de la Santé et la Cellule Permanente d’Alerte et des Urgences (CPAU), supervisant l’ensemble des structures impliquées. En tant que Coordonnateur du Secteur Catastrophes et Protection Civile, le Vice-Premier ministre dirige la stratégie nationale de prévention et de gestion des urgences, valide les plans d’intervention et supervise leur exécution avec les autorités provinciales. Les opérations de désactivation des sites s’étendront aux autres sites dans les jours à venir, marquant une étape clé dans la sortie de crise de la capitale.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Verdict attendu le 27 août dans le procès de Constant Mutamba pour détournement de fonds

La Cour de cassation a poursuivi ce mercredi 13 août le procès de Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre de la Justice, accusé de détournement de près de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani. Au cœur des débats, la nature du compte bancaire utilisé par le prévenu a été centrale. Selon Hervé Sosongo, témoin de la Rawbank, le compte n’était pas un compte séquestre, permettant ainsi à l’entreprise Zion de disposer librement des fonds.

La défense a insisté sur le fait que Mutamba n’avait aucun accès direct à l’argent et que l’ouverture d’un compte séquestre ne dépendait pas du titulaire d’un compte courant, dénonçant un procès à « caractère politique ». Ces arguments visaient à démontrer que l’ancien ministre n’avait perçu aucune somme et qu’aucune infraction directe ne pouvait lui être imputée.

Le ministère public a requis une peine de 10 ans de servitude pénale et 5 ans d’inéligibilité, accompagnée de l’arrestation immédiate du prévenu. Après les plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré et le verdict, attendu le 27 août, pourrait constituer un tournant pour la crédibilité de la justice congolaise et le climat politique autour des accusations de détournement de fonds publics.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : John Banza Lunda prend officiellement la tête du ministère des ITP

Le ministère des Infrastructures et Travaux Publics (ITP) a officiellement changé de direction ce mercredi 13 août, avec la passation de fanions entre le ministre sortant, Alexis Gisaro, et son successeur, John Banza Lunda, nommé par ordonnance présidentielle le 8 août. La cérémonie, organisée dans la salle de réunion du cabinet ministériel, a permis la transmission formelle des dossiers et responsabilités.

Lors de son premier discours, John Banza Lunda a salué l’action de son prédécesseur et remercié le président de la République pour sa confiance. Il a présenté les grandes lignes de son mandat, insistant sur l’accélération des projets structurants, la modernisation du réseau routier et la qualité des infrastructures.

« Les infrastructures sont le socle de notre développement économique », a-t-il souligné.

Face aux défis du ministère, le nouveau ministre a appelé à la transparence dans la gestion des fonds publics, à la collaboration avec les partenaires techniques et financiers, et à l’engagement des équipes pour faire de l’ITP un modèle d’efficacité. Sa prise de fonction a été accueillie sous les applaudissements des responsables présents, témoignant de l’espoir suscité par sa vision.

Cedrick Katay Kalombo

Haut-Katanga : Martin Kazembe présente son bilan après vingt jours à la tête de la province

Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, est arrivé à Kinshasa dans la soirée du mardi 12 août 2025. Selon plusieurs sources proches du gouverneur, ce déplacement a pour objectif de présenter un rapport de mission à sa hiérarchie après environ vingt jours passés à la tête de la province en tant qu’intérimaire.

« Oui, le Gouverneur Martin Kazembe Shula est à Kinshasa. Il rentrera ce week-end pour continuer à travailler dans l’intérêt de la population », a précisé une source à Netic-news.net ce mercredi 13 août.

Depuis sa nomination pour assurer l’intérim de Jacques Kyabula, Martin Kazembe a mené plusieurs actions dans les secteurs de la sécurité, de la gestion administrative et du contrôle des finances publiques. Ces initiatives interviennent alors que le Haut-Katanga fait face à des défis sécuritaires et socio-économiques importants, soulignant la portée de ce bilan d’activité présenté à la capitale.

Parallèlement, le gouverneur Jacques Kyabula Katwe, toujours officiellement en fonction, séjourne également à Kinshasa depuis plus de deux semaines, sans communication officielle sur la nature de son séjour. Ce double séjour dans la capitale suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion provinciale, alors que la province continue de faire face à des enjeux cruciaux.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Bras de fer administratif autour de la gestion du marché Lufungula

Le marché Camp Lufungula, situé dans la commune de Lingwala, est au centre d’une controverse administrative. Nommée récemment administratrice, Mme Janne Lubuku Athie a été écartée ce mercredi 13 août au profit de l’ancien gestionnaire, Gaby Ndombe, qui a dirigé le marché pendant trois décennies. Cette réhabilitation, décidée par le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mushiga, serait intervenue sous la pression du ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité, Thierry Tshitenga Kabuya, selon plusieurs observateurs. Ce revirement suscite des interrogations sur le respect de la bonne gouvernance et du droit administratif au sein des autorités locales.

Pourtant, Gaby Ndombe avait été officiellement affecté au marché Kalembe Lembe par décision du bourgmestre, ouvrant la voie à la prise de fonctions de Mme Lubuku, dont la gestion était perçue comme porteuse d’un nouvel élan. Des juristes estiment que l’intervention du ministre provincial, dépourvue d’arrêté ou d’instruction formelle, n’avait aucune valeur juridique contraignante. En principe, une affectation administrative ne peut être annulée que par un acte légal motivé, ce qui n’a pas été le cas dans ce dossier.

Selon les spécialistes, le bourgmestre de Lingwala aurait pu refuser cette réaffectation en s’appuyant sur l’autonomie communale et le principe de continuité du service public. Cette affaire illustre les tensions persistantes entre autorités locales et provinciales, ainsi que la nécessité de renforcer le respect des procédures administratives pour éviter que les nominations ne soient dictées par des considérations politiques plutôt que par la compétence et la légalité.

Guyvanant Misenge

RTNC : Le personnel syndiqué salue la reconduction de Patrick Muyaya

La délégation syndicale de l’administration centrale de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) a été reçue, mercredi 13 août 2025, par le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe. Venue féliciter le ministre pour sa reconduction à la tête du portefeuille, elle a salué son professionnalisme et les efforts consentis pour améliorer le paysage médiatique national et renforcer les capacités matérielles de la RTNC. Les syndicalistes ont insisté sur la nécessité de poursuivre les projets entamés et de garantir le bien-être des agents et cadres.

Les représentants du personnel ont plaidé pour la tenue rapide d’une réunion tripartite entre la RTNC, le ministère de la Communication et Médias et le ministère du Budget, conformément aux instructions du Président Félix Tshisekedi. Cette rencontre, attendue depuis la correspondance présidentielle du 21 mai 2025, doit permettre de trouver des solutions durables aux revendications du personnel. Ils ont exprimé leur satisfaction que la continuité soit assurée au ministère, évitant de repartir de zéro avec un nouveau titulaire.

Pour sa part, Patrick Muyaya a salué le partenariat établi avec les syndicats, reconnaissant que leurs interpellations ont contribué aux avancées obtenues. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement, de la Primature et de la Présidence de répondre aux préoccupations des employés, annonçant des discussions en cours pour améliorer la couverture santé et les revenus du personnel dans le prochain exercice budgétaire. Le ministre a exhorté les syndicalistes à maintenir leur engagement pour le développement de ce média public, pilier de l’unité nationale.

Gilbert Ngonga

Cour de cassation : Audition d’un témoin clé dans l’affaire Constant Mutamba

La Cour de cassation a poursuivi ce mercredi l’examen du dossier impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour un détournement présumé de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani. À la barre, Hervé Sosongo, responsable du département « Contractualisation et innovation juridique » à la Direction des affaires juridiques, a été entendu en qualité de renseignant.

Au cours de sa déposition, le témoin est revenu sur la gestion des 65 millions de dollars versés par l’Ouganda en réparation des préjudices subis lors de la « guerre de six jours » à Kisangani, conformément à la décision de la Cour internationale de justice. Il a expliqué que ces fonds, logés sur un sous-compte intitulé « Ministre de la Justice/Frivao », provenaient du ministère de la Justice.

« Le ministre de la Justice peut poser des actes sur ce compte ? Non », a-t-il déclaré, précisant que le compte avait été ouvert le 15 avril 2025 et que la première transaction avait été effectuée le lendemain.

L’audience a permis d’éclairer la répartition des fonds entre le gouvernement congolais et l’établissement FRIVAO, au cœur des soupçons de malversation. Les débats se poursuivent devant la haute juridiction, qui devra déterminer les responsabilités dans la gestion de cette enveloppe et statuer sur les accusations portées contre Constant Mutamba.

Gilbert Ngonga

RDC : Sakombi Molendo promet l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité

Le nouveau ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a pris officiellement ses fonctions ce mercredi 13 août 2025, succédant à Teddy Lwamba. Lors de la cérémonie de remise et reprise, il a affirmé vouloir garantir à tous les Congolais un accès effectif à l’eau potable et à l’électricité, qu’il considère comme « le moteur du développement » et non comme des biens de luxe. Cette ambition s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, avec pour priorités la réduction du déficit énergétique et l’extension des réseaux de distribution à l’échelle nationale.

Pour atteindre ces objectifs, Sakombi Molendo mise sur un plan ambitieux combinant augmentation de la production, modernisation des infrastructures et développement des énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité et le solaire. Il a cité plusieurs projets prioritaires, parmi lesquels Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2, Ruzizi 3 et le stratégique Inga 3, présenté comme la clé d’une énergie propre et abordable. Le ministre prévoit un programme à court terme pour des actions visibles rapidement, ainsi qu’un plan à long terme incluant le déploiement de mini-réseaux solaires dans les zones rurales.

Face au constat alarmant selon lequel les deux tiers des habitants des villes et la majorité des ruraux n’ont pas accès à l’eau potable, Sakombi Molendo entend accélérer la réforme de la SNEL et de la REGIDESO, tout en appliquant les nouvelles lois sectorielles. Il prône transparence et bonne gouvernance pour attirer les investissements privés, et envisage de collaborer avec les opérateurs miniers et industriels afin de combler un déficit énergétique estimé à 2 000 MW avant l’entrée en service d’Inga

3. « Nous allons rendre opérationnelles toutes les structures prévues par la loi pour permettre aux opérateurs de travailler dans des conditions normales », a-t-il conclu.

Cédric Katay Kalombo

Kinshasa : Le député Éric Tshikuma interpelle le VPM de l’Intérieur face à la recrudescence du banditisme

L’insécurité croissante à Kinshasa, marquée par la multiplication des braquages, agressions nocturnes et tracasseries policières, a conduit le député national Éric Tshikuma, élu de la circonscription de Funa, à saisir officiellement le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Dans une correspondance datée du 9 août et parvenue à Netic 1 – News, l’élu décrit un climat préoccupant, où la libre circulation et la quiétude des familles sont gravement compromises, tout en pointant du doigt des pratiques abusives de certains agents de la Police Nationale Congolaise, notamment l’extorsion et la gestion illégale de parkings payants.

Pour y remédier, il formule cinq recommandations urgentes : renforcer les effectifs et moyens logistiques de la police dans les zones sensibles, intensifier les patrouilles mixtes et l’opération « Ndobo » contre les « Kuluna », auditer et régulariser les parkings illégaux, engager des enquêtes disciplinaires contre les agents corrompus, et soutenir les cellules de vigilance communautaire en lien avec la société civile. Ces mesures visent à conjuguer répression ciblée et implication citoyenne pour restaurer l’ordre.

Ce plaidoyer rejoint les préoccupations du président Félix-Antoine Tshisekedi, qui a récemment appelé en Conseil des ministres à durcir la lutte contre le banditisme urbain. Toutefois, plusieurs observateurs rappellent que la réponse sécuritaire doit s’accompagner d’actions sur les causes profondes de la criminalité, telles que le chômage et la précarité, afin d’apporter une solution durable.

Guyvanant Misenge