C’est le gestionnaire du site de Nyamusasi, Seth Maki, qui a tiré la sonnette d’alarme ce 30 mai 2025. Selon lui, des milliers de personnes déplacées vivent dans une grande précarité sur ce site situé sur la rive du lac Albert, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri.
Ces populations vulnérables ont fui en masse les récents affrontements entre la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans la région.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Les déplacés ont tout abandonné lors de leur fuite, ce qui renforce leur vulnérabilité dans ce site d’accueil. Ils viennent s’ajouter à plus de 8 000 personnes déjà installées depuis plusieurs mois à Nyamusasi, vivant dans des conditions extrêmement difficiles. Cette situation est aggravée par la présence persistante de groupes armés, qui limitent leurs moyens de subsistance, souligne Seth Maki.
Sur le site, les déplacés sont confrontés à un manque criant de nourriture, d’eau potable et à une grande incertitude quant à leur avenir. Le gestionnaire explique que certains sont entassés dans quatre hangars construits pour les accueillir, avec en moyenne 42 ménages par pièce. Faute de matelas ou de nattes, beaucoup dorment à même le sol, exposés au froid et à l’humidité.
D’autres se réfugient dans des abris de fortune, dans des conditions d’hébergement tout aussi précaires.
« Ces nouveaux arrivants sont regroupés dans les hangars. Ceux qui ont des jeunes enfants, des nouveau-nés ou des personnes âgées ont cherché à se regrouper dans les blocs, toujours ici sur le site », précise Seth Maki. Il ajoute que d’autres familles déplacées sont dispersées dans des sites voisins, notamment dans des églises ou chez des familles d’accueil.
Rodriguez Kikamba
