Alors que la majorité des entités territoriales décentralisées (ETD) et provinces de la RDC finalisent leurs documents budgétaires pour l’exercice en cours ou le prochain, le Kongo Central se trouve dans une situation singulière et urgente. L’Exécutif et l’Assemblée provinciale sont encore en train de négocier l’édit budgétaire rectificatif 2025. Cette démarche intervient à un moment critique, car il ne reste plus qu’un mois avant la clôture officielle de l’exercice budgétaire 2025. Cette précipitation souligne un retard important dans la gestion financière provinciale.
Le projet d’édit, récemment déclaré recevable par les députés provinciaux, prévoit une contraction significative du budget initial. Le montant passe de 955,09 milliards de FC à 736,17 milliards de FC, soit une diminution de 22,92 %. Cette révision à la baisse a été justifiée par le ministre provincial du Budget, Jean Cornelis Mbilu, par des irrégularités dans la rétrocession des ressources de l’État et une faible performance dans la mobilisation des recettes propres de la province. Ce manque à gagner financier explique la nécessité de rectifier les prévisions initiales dans un délai si serré.
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L’urgence de la situation se traduit par des arbitrages budgétaires délicats qui suscitent la préoccupation des élus, notamment en ce qui concerne la réduction des enveloppes dédiées aux infrastructures vitales. Suite à sa recevabilité, le projet a été renvoyé à la commission économique, financière et de bonne gouvernance (ECOFIN) pour un examen approfondi. Cette commission est désormais sous pression pour analyser le texte et proposer son adoption dans les plus brefs délais, afin d’éviter une rupture dans la planification des dépenses publiques et d’assurer la continuité des services administratifs et des investissements pour le reste de l’année.
Guyvenant Misenge
