Affaire coup d’État : Jean-Jacques Wondo raconte comment il a été accusé, emprisonné puis exfiltré du pays sur ordre de Tshisekedi

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L’acquittement du général Freddy Kalume a relancé le débat autour de la tentative de coup d’État attribuée à Christian Malanga et des nombreuses arrestations qui avaient suivi. Pour Jean-Jacques Wondo, expert militaire longtemps cité dans cette affaire, cette décision judiciaire confirme que plusieurs personnes avaient été interpellées injustement.

Dans un récit publié sur X ce dimanche 30 novembre, Wondo raconte qu’à la prison militaire de Ndolo, lui et le général Kalume passaient leurs journées à tenter de garder le moral, convaincus de leur innocence. Il décrit cette période comme un moment particulièrement éprouvant, marqué par l’incompréhension, la prière et un effort constant pour supporter une détention qu’ils considéraient comme totalement injustifiée. Selon lui, la libération de Kalume n’est pas seulement une victoire individuelle : elle révèle l’existence d’un système de manipulations et d’accusations fabriquées pour détourner l’attention des véritables responsables de l’affaire Malanga.

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Dans sa prise de position, Wondo ne mâche pas ses mots. Il accuse plusieurs généraux, qu’il qualifie de « généraux d’opérette », ainsi que certains collaborateurs proches du pouvoir, d’avoir fait arrêter des officiers innocents afin de masquer leurs propres fautes dans la gestion du dossier Malanga. Il affirme que ces interpellations n’avaient aucun fondement sérieux et qu’elles servaient uniquement à camoufler une série d’erreurs commises par ceux qui avaient laissé Malanga préparer son aventure militaire. Il dit également finaliser une enquête plus détaillée pour expliquer comment ces manipulations ont pu se produire et pourquoi elles ont perduré. Selon lui, cette affaire a mis en évidence un appareil sécuritaire fragmenté, traversé par des rivalités internes, des règlements de comptes et un recours abusif à la justice militaire pour écarter certains officiers. Il souligne que plusieurs alertes qu’il avait lancées auparavant commencent seulement aujourd’hui à être prises en compte, signe selon lui que « la vérité commence à remonter à la surface ».

La partie la plus marquante de son témoignage concerne toutefois sa propre libération. Wondo affirme avoir été extrait de la prison de Ndolo puis exfiltré du pays sur instruction directe du président Félix Tshisekedi. Selon lui, cette décision est intervenue après que le chef de l’État eut reçu des éléments internes prouvant qu’il n’avait aucun lien avec les actes de Malanga, de près ou de loin. Wondo soutient que le président aurait été très irrité d’apprendre que la justice avait été manipulée et qu’on lui avait présenté une version fausse des faits. Il assure que Tshisekedi a personnellement supervisé son extraction de Ndolo et son retour en Belgique, en dépit de l’avis de certains de ses collaborateurs. Il précise également n’avoir jamais bénéficié d’une grâce présidentielle ni d’aucune décision judiciaire formelle autorisant sa libération.

Pour lui, cette exfiltration a mis fin à une grande injustice, mais la bataille n’est pas terminée. Il dit poursuivre ses démarches pour obtenir une réhabilitation complète, convaincu que « la vérité est têtue, mais finit toujours par s’imposer ».

Charles Mapinduzi

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