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IGF : Jules Alingete veut voir clair sur les fonds alloués au PDL-145 Territoires dans 9 provinces de la RDC (Document)

Dans un ordre de mission parvenue à Netic News ce mardi 06 juin 2023, l’Inspection Générale des Finances (IGF), annonce que six inspecteurs des finances vont effectuer une mission auprès du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) ainsi qu’aux titulaires des marchés dans le cadre du Programme de Développement Local de 145 Territoires dans 9 provinces de la République Démocratique du Congo.

Selon le document, ces inspecteurs sont chargés de s’assurer de l’effectivité de l’exécution des travaux sur les différents sites; procéder à l’évaluation de l’exécution financière, technique et physique des travaux, tout en établissant un rapport.

« Sous la supervision de l’Inspecteur Général des Finances-Chef de Brigade des Marchés Publics Muzeze Nzonzimbu, les Inspecteurs des Finances Musalu Ngemba, Pengele Linzenze, Ilangi Ndeke, Minda Losolo, Kahambira Lwaboshi et Mukalenge Balela sont chargés d’une mission officielle auprès du Programme des Nations-Unies pour le Développement, en sigle, PNUD, ainsi qu’auprès des titulaires des marchés dans le cadre du Programme de Développement Local de 145 Territoires, dans les provinces du Bas-Uélé, Kasaï, Maniema, Mongala, Sankuru, Sud-Kivu, Tanganyika, Tshuapa et Tshopo », lit-on dans ce document signé le 2 juin dernier par Jules Alingete Key.

Pour rappel, l’IGF exerce une mission générale de contrôle, d’audit, d’étude, de conseil et d’évaluation en matière administrative, économique et financière.

Agape Ntona

RDC-EPST: Ferre Gola prêt à accompagner La gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements scolaires publics

L’artiste musicien auteur-compositeur et producteur congolais, Ferre Gola a été reçu en audience lundi 5 juin 2023 par le professeur Tony Mwaba, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Objectif : remercier le ministre pour le travail abattu jusqu’ici dans le sous-secteur de l’éducation, ainsi que le président de la République, chef de l’État pour son apport dans la pérennisation et la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements scolaires publics.

Au sortir de l’entrevue, Ferre Gola a justifié sa présence au cabinet du ministre de l’EPST en ces termes : « Je suis venu à la rencontre du ministre Tony Mwaba, d’abord afin de  le remercier pour le travail abattu et, deuxièmement, pour accompagner le message de la gratuité de l’enseignement primaire, étant donné qu’il existe dans les milieux ruraux des mères et pères de familles qui ne sont pas à mesure de scolariser leurs enfants, et pourtant la gratuité de l’enseignement primaire est bel et bien là. Nous sommes donc là pour véhiculer ce message. » s’est-il expliqué, avant de renchérir que

« Lorsque nous étions élèves, l’enseignement dans les écoles catholiques était gratuit et aujourd’hui nous avons la gratuité de l’enseignement primaire, je pense que tous les enfants devront en profiter ».

Il  a aussi dit vouloir composer une chanson pour la gratuité de l’enseignement primaire, une manière pour lui d’appuyer la gratuité de l’enseignement primaire, dans les établissements scolaires publics, Vision phare du chef de l’État, surtout que celle-ci vient en aide aux parents qui n’étaient pas en mesure de scolariser leurs enfants auparavant.

« Je pense avoir proposé à Son Excellence Monsieur le Ministre de l’EPST, le professeur Tony Mwaba Kazadi, une chanson pour  accompagner l’action du président de la République dans le sous-secteur de l’éducation, et appuyer le professeur Tony Mwaba Kazadi pour la manière dont il fait avancer les choses dans le domaine de l’éducation ».

Il a par la suite invité les parents à envoyer leurs enfants à  l’école.

« Et cette chanson, c’est  aussi pour pousser les parents à envoyer leurs enfants à l’école, parce que je pense que l’avenir de la société, c’est l’éducation, et le Congo de demain, c’est la jeunesse ».

RDC : Deux Députés pro Katumbi échappent à un enlèvement des hommes armés

La pression monte dans le camp Katumbi après l’arrestation de leurs lieutenants, Salomon Idi Kalonda et Mike Mukebayi.

À travers un communiqué daté du lundi 05 juin, le parti politique Ensemble Pour la République est monté au créneau pour dénoncer la tentative d’enlèvement de deux de ses députés nationaux dont Daniel Nsafu et Germain Mutombo.

À en croire ce communiqué, au sortir de son audition à l’Assemblée nationale, le député national Daniel Nsafu a été poursuivi par par des motos transportant des hommes armés et a réussi à s’échapper malgré l’arrestation de 4 des personnes qui l’accompagnaient.

Alors que Germain Mutombo, lui, a été recherché à son domicile par des militaires bien armés qui ont expliqué être de passage dans cette partie de la capitale pour sécuriser l’endroit avant le passage du chef de l’État Félix Tshisekedi, renseigne ce communiqué, exploité par Netic-News.

Par ailleurs, Ensemble pour la République regrette la détérioration du climat politique et sécuritaire, et invite le régime en place à tout faire pour apaiser la tension contre les opposants.

M.Kanku

Soudan : 10 Congolais tués par des bombardements sur un campus universitaire, Kinshasa élève une vive protestation (Document)

Kinshasa est en colère contre le régime soudanais. Et cela, à la suite de la mort de dix de ses citoyens tués, dimanche 4 juin 2023  dans des bombardements sur le campus de l’Université Internationale d’Afrique, à Khartoum, capitale du Soudan.

Selon le ministère congolais des Affaires étrangères et de la  Francophonie, qui l’annonce dans un communiqué signé le 5 juin dont une copie est parvenue ce mardi 6 juin 2023 à Netic-News, des tirs mortels exécutés par l’armée le même dimanche à 13 heures ont également blessé grièvement d’autres Congolais, actuellement aux soins dans un hôpital militaire de la place.

« Le ministère des Affaires étrangères et de la Francophonie de la RDC a appris avec une profonde consternation la mort de 10 Congolais, tués par des bombardements effectués le dimanche 4 juin 2023 à 13 heures sur le campus de l’Université Internationale d’Afrique située à Khartoum. Des informations en possession du ministère des Affaires étrangères et de la Francophonie indiquent que ces tirs mortels, exécutés par l’armée régulière sur une zone occupée par des populations civiles et non armées, y compris des ressortissants des pays étrangers, ont grièvement blessé d’autres compatriotes qui se trouvent actuellement à l’hôpital militaire Kouliyat Razi dans la capitale soudanaise », lit-on dans ce document signé par le ministre de tutelle, Christophe Lutundula.

Parmi les dix morts figurent, Kula Massamba, Benjamin Mvungi Ibrahim, Abdoul Kilumbudidi Gumule, Kamango Joseph, Tabin Aboubacar, Georgette Enka Bongalu Mumbanga, Ismael Patience Jean, Bébé, Farouk et Rose Patience Jean.

Christophe Lutundula qui a reçu lundi le chargé des Affaires a.i de l’ambassade du Soudan à Kinshasa, a transmis à ce dernier le message de tristesse et de protestation du gouvernement congolais. Il lui a signifié dans la foulée que la RDC attend des autorités soudanaises toute la lumière sur ce drame.

Le ministres congolais des Affaires étrangères exige également aux autorités soudanaises de prendre toutes dispositions nécessaires pour rapatrier les dépouilles des victimes en RDC en vue de permettre à leurs familles de faire le deuil.

Par ailleurs, le gouvernement congolais demande au Soudan d’ouvrir un couloir humanitaire afin de lui permettre d’évacuer ses citoyens blessés et de ceux encore bloqués dans ce pays en guerre.

La guerre qui a éclaté résulte de l’affrontement entre Abdel Fattah al-Burhane contre Mohammed Hamdane Daglo, deux militaires qui se partageaient tant bien que mal le pouvoir, depuis 2019. Deux généraux, pour un pays. Depuis samedi 15 avril 2023, le Soudan est à feu et à sang. Plus de 1800 morts déjà enregistrés.

Agape Ntona

Kinshasa : Les conducteurs de taxis et taxi-bus suspendent la grève

Après une journée chaotique, les chauffeurs de taxis et taxi-bus de la ville de Kinshasa n’ont pas pu tenir jusqu’au troisième jour. Ils viennent de suspendre leur mouvement de grève décrété le lundi 5 juin 2023 pour notamment dénoncer les tracasseries routières orchestrées par la police de circulation routière.

Ce mardi 6 juin 2023, tous les taxi-bus et taxis sont de retour sur les artères de la capitale congolaise. Cette reprise est un ouf de soulagement pour la population qui a vécu un lundi d’enfer pour se rendre à leurs milieux de travail.

« Nous sommes heureux de revoir les bus privés en circulation, car hier c’était un calvaire. Nous pensons que les bus Transco sont insuffisants pour servir cette grande ville. Nous demandons aux autorités de répondre aux préoccupations des conducteurs de taxis et taxi-bus pour que telle situation ne se répète plus », a déclaré un Kinois interrogé à l’arrêt  de bus Sainte Thérèse de N’djili, par les reporters de Netic- News.

Du côté des transporteurs en commun, ils disent retourner pour aider la population, mais promettent de récidiver si les tracasseries persistes sur la voie.

« Il est important que nous puissions reprendre le travail parce que la population a souffert hier et même les membres de nos familles. C’était un avertissement; nous allons voir si la police de circulation routière va nous respecter. Au cas contraire, nous allons à nouveau grever », a menacé un conducteur de taxi.

Le transport en commun n’a pas fonctionné à la régulière, le lundi 5 juin 2023 à Kinshasa. Les transporteurs en commun ont décrété une grève de trois jours. Ce sont les bus Transco et les motos qui ont sauvé la population en difficulté.

Agape Ntona

RDC : L’UDPS bloque-t-il l’élection de gouverneur au Lualaba ?

Vraisemblablement, le régime de Tshisekedi n’est pas favorable à l’élection de gouverneur dans la province du Lualaba. Sans nul doute, il se plaît de l’intérim assumé depuis plus de deux ans maintenant par Fifi Masuka, chantre de l’Union Sacrée et pro Tshisekedi.

Cette situation confuse demeure depuis la convocation de Richard Muyej à Kinshasa et perdure malgré sa démission, le 10 janvier 2023.

En effet, le 6 mai 2022, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé les élections des gouverneurs des provinces ayant des postes vacants à l’exception de la province du Lualaba.

Depuis le 21 mars 2023 soit quelques jours avant la publication du gouvernement Sama 2 et 2 mois après la démission de Richard Muyej, le Conseiller principal du Chef de l’État en matière de Sécurité avait saisi par une correspondance, le VPM de l’Intérieur d’alors Daniel Aselo pour qu’une solution soit trouvée. Malheureusement, cela est restée sans suite.

« (…) La Haute Hiérarchie a pris acte de la démission de Monsieur Richard MUYEJ, Gouverneur de la Province du Lualaba. Devant la nécessité de pourvoir à la vacance ainsi créée et pour éviter les critiques les  plus acerbes de l’opposition, je sollicite votre implication personnelle pour que les mécanismes prévus par les dispositions applicables de la loi n° 06/006 du 09 mars 2006;  telle que modifiée et complétée à ce jour, portant l’organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales soient actionnées en urgence », peut-on lire dans cette correspondance interceptée par la rédaction de Netic-News.

À l’avènement  de Peter Kazadi à la tête de ce Ministere, rien ne rassure de la volonté du régime Tshisekedi d’organiser des élections dans cette province.

Considérée comme une vache au lait, la province du Lualaba continue à engraisser certains caciques du pouvoir par le biais de Fifi Masuka, qui, elle aussi continue à s’en servir pour maintenir le statu quo et prolonger son séjour à la tête de la capitale de cobalt.

Plusieurs voix se lèvent pour condamner cette manière de faire. Certaines dénoncent la politique de l’UDPS qui tente d’étouffer les élections à la tête de la province du Lualaba.

À en croire un reportage fait récemment par le journaliste congolais, Gauthier Sey, la province est mal gérée et le peuple lualabais est plongé dans une pauvreté extrême malgré ses ressources naturelles et la présence de plusieurs sociétés minières sur place.

M.Kanku

RDC-AN : La loi sur la répartition des sièges adoptée à l’unanimité de 361 députés ayant pris part au vote

La plénière du lundi 5 juin a été consacrée à l’examen et l’adoption du rapport  de la commission PAJ relatif à la répartition des sièges par circonscription pour les élections législatives, provinciales, urbaines municipales et locales. A l’issue de la plénière dirigée par Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, et au terme du vote nominal, la plénière a adopté le projet de loi sur la répartition des sièges. Au finish, cette loi a été votée à l’unanimité de 361 députés ayant pris part au vote.A en croire le député national Augustin Mulumba, président de la commission Politique administrative et juridique (PAJ), ce projet de loi est le dernier parmi les textes qui accompagnent la CENI dans l’organisation des élections générales en décembre prochain. « La centrale électorale a produit un travail de titan, un travail technique, à la hauteur de sa tâche. Les provinces à problème dont Nord-Kivu et Maï-Ndombe, les sièges ont été réservés tel qu’on avait enrôlé en 2018. Kwamouth garde ses 2 sièges, Maisisi et Rusthuru ont chacun 07 sièges. Le total fait 16 sièges. Et le calcul est fait l’ensemble pour 480 sièges. Donc, la République a pris la tâche de laisser à ces provinces à problème 16 sièges »,  a-t-il déclaré en substance.

La problématique a été partiellement résolue en attendant l’enrôlement des électeurs lorsque la sécurité sera rétablie dans ces territoires troubles du pays. Pour ce qui est de la loi sur la répartition des sièges, les amendements de la PAJ ne concernaient que la forme, notamment la réécriture de certains articles, mais aucun chiffre n’a été modifié.« La CENI a prouvé par sa capacité et sa bonne foi parce que les éléments à notre disposition prouvent qu’aucun chiffre n’a été erroné. Et la commission PAJ a tablé sur les amendements de forme. Comme par exemple, pour la province du Haut-Katanga, on avait oublié la circonscription électorale de Kipushi. La province de Lomami, il y a le territoire de Luilu qui a été omis ainsi que la ville de Mwene-Ditu. Pour ce qui est des chiffres, la CENI était cohérente et les chiffres ont été bien distribués. Personne n’a touché aux chiffres parce qu’à ce niveau, la CENI a prouvé que les chiffres n’étaient erronés», s’est félicité le président de la commission PAJ. S’agissant de l’enrôlement dans les territoires à problème, la responsabilité revient au gouvernement qui doit d’abord y restaurer la paix, sécuriser le personnel de la CENI qui doit déployer son matériel et procéder aux opérations d’identification et enrôlement des électeurs. Après ce vote, le député Augustin Mulumba reste convaincu que le train des élections est en marche. « Ceux qui avaient entretenu le doute hier sur la volonté du gouvernement d’organiser les élections, parlé du glissement, avec la loi sur la répartition des sièges,  le go est lancé. Nous devons nous préparer pour l’échéance de décembre 2023 », a-t-il exhorté par ailleurs.  La commission PAJ a juste la nuit du lundi 5 juin pour apprêter la mouture amendée et à soumettre dès ce mardi 6 juin 2023 au Sénat pour seconde lecture.

Kinshasa : 3 griefs retenus à charge de Salomon SK Della (DEMIAP)

Les renseignements militaires dévoilent les raisons de l’arrestation de Salomon Kalonda, Conseiller de l’opposant Moïse Katumbi.

Devant la presse ce lundi 05 Juin, les services des renseignements militaires disent  reprocher à Salomon Kalonda, le port illégal d’arme à feu lors de la marche de l’opposition le 20 Mai, et cela, sans autorisation de l’armée; être sécurisé par les éléments de l’armée sans en avoir l’autorisation mais également être en contact avec les terroristes du M23 qui massacrent les congolais dans la province du Nord-Kivu et les officiers Rwandais.

Dans la foulée, les renseignements militaires soulignent que l’objectif poursuivi par le conseiller spécial de Moïse Katumbi, était de renverser le régime de Félix Tshisekedi et placer à la tête du pays, un ressortissant Katangais.

Les renseignements militaires soutiennent que tout communiqué d’ensemble pour la République,parti politique de Moïse Katumbi était d’abord envoyé au Rwanda avant d’être diffusé localement.

Au vu de toutes ces charges, les renseignements militaires décident de prolonger la détention de Salomon Kalonda avant son transfert devant son juge naturel.

Bienvenu Musoy

Auditionné par la commission ad hoc, Daniel Nsafu attend d’être fixé sur son sort

Le sort du député national Daniel Nsafu reste suspendu aux délibérations de la commission spéciale et temporaire chargée de son audition, travail  qui a eu lieu ce lundi 5 juin dans la salle des Banquets du Palais du peuple.

Après cette audition qui a eu lieu dans une ambiance bon enfant, les membres de la commission ad hoc se retrouvent ce mardi 6 juin pour délibérer et rédiger le rapport à soumettre à la plénière qui statue en dernier ressort.

Pour la députée nationale Grâce Neema, rapporteur de la commission, la séance de ce jour a été essentiellement consacrée à l’audition du député national Daniel Nsafu.

« Je le félicite pour son courage. Il était avec nous, nous l’avons auditionné et nous allons faire rapport à la plénière conne commission spéciale, lequel sera soumis à la plénière. La conclusion, c’est après le débat à la plénière ».

Membre de la commission ad hoc, le député national Paulin Odiane a embrayé dans le même sens.

« nous avons auditionné notre collègue Daniel Nsafu. L’audition s’est bien déroulée. Il y a eu débat et jeu de questions et réponses..demain, mardi 6 juin, par la grâce de Dieu, bus allons encore nous réunir pour délibérer et évidemment se prononcer pour la suite ».

M..Odiane est d’avis que chaque membre fera appeler à son savoir-faire, à  sa crédibilité, à sa moralité pour se prononcer en homme ou femme d’Etat, sans verser  dans la passion parce que, a-t-il précisé, cette question divise.

 » Certains députés viennent avec des idées bien calquées, d’autres  agissent comme élus capables de se prononcer sur une question qui relève de l’Assemblée nationale ».

Parlant du déroulement de l’audition, le député Paulin Odiane a fait remarquer que Daniel Nsafu était à l’aise. Le président de la commission lui a donné la latitude de s’exprimer librement sur ce qui s’est réellement passé. Parole a ensuite été accordée au député initiateur de la motion d’information. A la fin, Daniel Nsafu a répliqué à toutes les accusations.

« et je constate  que Daniel Nsafu a éclairé la religion sur ce qui s’est réellement passé. Il appartient désormais à chacun de tirer toutes les conclusions », a conclu le député Odian.

Netic-News

RDC-Kinshasa : La guéguerre Gode Mpoyi – Gentiny Ngobila, à la base, une affaire de 6,7millions USD

Le torchon brûle entre M. Gode Mpoyi, président de l’assemblée provinciale de Kinshasa (APK) et Gentiny Ngobila, chef de l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa. Entre les deux dirigeants au sommet de la ville capitale, c’est le désamour, « le moi-je-t’aime-non-plus ». A la base, il y a cette affaire de 6,7 millions de dollars américains.

Selon nos câbles  à l’APK, le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, s’est tapé une jeep Toyota Lexxus pour 160. 000 USD, 80.000 USD pour la jeep de son épouse et 200 .000 USD pour achat d’une parcelle dans la ville de Kinshasa. C’est donc un crédit que le pasteur Mpoyi Gode contracte à Afriland Bank. Dans la même veine, des députés provinciaux ont suivi la même voie et contracté des crédit d’environ 100.000 USD crédit maison et des jeeps  pour 80.000 USD. Et le total du crédit contracté vaut 6.700.000 USD.

 

Les hypothèques en voie d’être confisqués

Selon la convention ayant donné lieu à ces crédits, il avait été convenu que le remboursement se ferait moyennant leurs émoluments mensuels, dont une quotité provient du gouvernement central et l’autre de l’exécutif provincial. Il se fait que les deux n’atterrissent pas à la même période. Pendant près de trois ans, les députés n’ont pas remboursé. Et la banque a mis la pression en vue du remboursement.

Coincés  par Afriland Bank qui menace de confisquer les hypothèques mis en gage par les députés, Gode Mpoyi saisit Ngobila le 31 mai 2023 au moyen d’une première correspondance avec pour objet « État des autorisations d’emprunts auprès des banques ». Correspondance au terme de laquelle le président de l’APK enjoint à Ngobila de lui faire parvenir endéans 48 heures, l’état de toutes les autorisations d’emprunts que l’assemblée provinciale de Kinshasa a établies en faveur du gouvernement provincial.

Six lettres en 48 heures, pas loin d’un acharnement

Au cours de la même journée, Gode Mpoyi adresse une 2é correspondance, cette fois, avec pour objet  » Protocole tripartite réalité aux engagements de l’Assemblée provinciale et des députés provinciaux auprès d’Afriland First Bank CD ». Lettre au terme Gode Mpoyi constaté avec regret que le gouverneur prend avec légèreté la question d’Afriland First Bank CD alors que depuis 2019, le président de l’APK a alerté le gouvernement Ngobila sur le risque que couraient les députés provinciaux du fait du retard que l’exécutif provincial a emmagasiné dans le paiement des émoluments des députés provinciaux.

Toujours dans la même journée du  31 mai 2023, le président de l’APK prend une 3è lettre avec pour objet : » Paie des émoluments des députés provinciaux ». Dans cette missive, Gode Mpoyi rappelle à Ngobila que les députés provinciaux ne sont pas payés et ne savent même pas la date à laquelle ils devront être payés. De ce fait, il lui demande de lui communiquer la date de leur paiement.

Gode Mpoyi maintient la pression

Non content sans doute des réponses lui fournies par le chef de l’exécutif provincial, à la suite de ces trois correspondances du 31 mai 2023, Gode Mpoyi qui ne veut rien lâcher minute une 4è, une 5è puis une 6è lettre, le 1er juin 2023.

La quatrième lettre a pour objet:  » Séance  de travail avec tous  les responsables des services générateurs de recettes » A la suite de multiples arriérés enregistrés par les députés provinciaux, ministres provinciaux, fonctionnaires de la ville, le président de l’assemblée provinciale a projeté une séance de travail avec tous les responsables des services générateurs des recettes. Pour ce faire, il a enjoint à chaque responsable d’apporter les documents pouvant lui donner une idée sur l’évolution des recettes de la ville.

La 5è, avec pour objet « Séance de travail avec les ministres des Finances et Économie, Budget et lema commissaire générale en charge de l’Environnement ». Au terme de cette lettre, Gode Mpoyi demande à Ngobila d’instruire ces ministres aux fins  d’apprêter tous les documents lui permettant de faire la traçabilité de l’argent de la ville de Kinshasa provenant soit du gouvernement provincial ou du gouvernement central, notamment les BEF (bordereau d’envoi des fonds), les bons d’engagement des dépenses et la liste de différents bénéficiaires, et ce, de 2019 à ce jour.

La 6è missive du 1er juin,  avec pour objet :  » Présence de fictifs dans les listings de paie de la ville de Kinshasa’. Au terme de cette lettre, Gode Mpoyi demande à Ngobila de lui transmettre sans délai, la liste  de tous les agents payés par la ville de Kinshasa avec indication précise de leur affectation et l’auteur  de ces fictifs.

Six lettres en 48 heures. Parler  d’un acharnement ne serait pas excessif.

Au comble de tout, Gode Mpoyi a enjoint à Ngobila de payer pour les députés provinciaux le total du crédit évalué à 6,7 millions USD. Et comme le gouverneur ne s’est pas exécuté  selon la demande du président de l’assemblée provinciale, la cause de la guéguerre.

Émiettement de l’électorat

Un autre problème qui divise  les deux personnalités de la ville, c’est la candidature de Levy MPay, assistant de Ngobila, dans la circonscription de Bandalungwa ainsi que la gestion des kermesses de Bandal que Gode Mpoyi aurait bien voulu gérer seul.

Donc, la question d’impaiement des députés provinciaux, ministres provinciaux et fonctionnaires de la ville n’est qu’une goutte d’eau qui fait déborder le vase et presqu’un faux fuyant parce que cela n’a pas commencé aujourd’hui. Et c’est curieux que Gode Mpoyi s’en rende compte qu’en fin de la mandature.

Le vrai problème, c’est son électorat, l’asphyxie de la dette et l’implantation de son parti à travers le territoire national, révèle nos câbles.

Gauthier Sey