Les sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et quatre de ses hauts responsables visent à freiner le soutien présumé de Kigali à la rébellion du M23 dans l’Est de la RDC. Dans une déclaration publiée sur le site officiel du Sénat et consultée par notre rédaction ce mercredi 4 Mars, le sénateur Jim Risch, président de la commission des Affaires étrangères, a averti : « Ceux qui violent les termes négociés par les États-Unis paieront un prix élevé et croissant. » Il exige désormais un « retrait complet » des forces rwandaises et du M23 des zones entourant la ville stratégique d’Uvira, récemment tombée aux mains des rebelles, jugeant cette avancée inacceptable après les accords de paix de décembre 2025.
Le sénateur a insisté sur l’urgence de mettre fin aux hostilités :
« Le temps des postures est terminé. Le Rwanda et le M23 doivent cesser immédiatement leurs avancées, ce qui implique un retrait complet de toutes les zones entourant Uvira. »
Il a également appelé Kinshasa à modérer ses actions militaires :
« Le gouvernement congolais et les FARDC doivent respecter le cessez-le-feu et collaborer avec leurs partenaires, notamment les États-Unis, pour bâtir une solution de sécurité durable dans la région orientale du pays. »
Washington pointe le soutien matériel fourni par l’armée rwandaise au M23, incluant drones et systèmes de brouillage, comme facteur clé de la prise d’Uvira.
Les réactions restent contrastées dans la région. Kigali dénonce des sanctions « injustes et partiales », affirmant défendre la sécurité de ses frontières, tandis que Kinshasa salue un « signal fort en faveur du respect de l’intégrité territoriale de la RDC ». Jim Risch a conclu en appelant « les deux parties à revenir à la table des négociations », soulignant que ces mesures visent à imposer un coût aux violations tout en laissant ouverte une solution diplomatique.
Cedrick Katay Kalombo
