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Fin de la trêve dans l’Est : Les FARDC reprennent les frappes aériennes contre le M23

Les hostilités semblent avoir repris dans l’Est de la République démocratique du Congo, après plusieurs semaines de cessez-le-feu fragile. Ce vendredi 19 septembre, des avions de chasse congolais ont de nouveau survolé le territoire de Masisi, ciblant les localités de Bibwe, Nyenge, Hembe et Chrytso. Des drones des FARDC ont également été signalés en action, selon Laurence Kanyuka, porte-parole du M23, confirmant les frappes aériennes.

Depuis quelques semaines, la méfiance s’était installée entre les belligérants, avec des affrontements récurrents entre le M23 et les résistants Wazalendo. Le groupe rebelle a continué de renforcer ses positions et d’accueillir de nouvelles recrues, tandis que les FARDC n’étaient pas encore engagées dans des combats directs jusqu’à ce jour. Ces nouvelles opérations militaires suggèrent que Kinshasa a décidé de reprendre l’initiative face à la montée en puissance du M23.

Cette reprise des hostilités fragilise davantage les efforts de paix en cours et compromet les engagements pris lors des accords de Doha et de Washington. Les perspectives d’une résolution politique ou diplomatique du conflit dans le Nord-Kivu apparaissent désormais incertaines, au risque d’une escalade durable de la violence.

Jean Ngaviro

Assemblée nationale : Vital Kamerhe et les pétitionnaires auditionnés ce vendredi

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La commission spéciale et temporaire chargée d’examiner les pétitions visant certains membres du bureau de l’Assemblée nationale, installée lors de la plénière du mercredi 17 septembre, a publié le programme de ses activités. Ce vendredi 19 septembre, elle procédera à l’audition des initiateurs des pétitions, du président de la chambre basse, Vital Kamerhe, ainsi que du Rapporteur.

La deuxième série d’auditions est prévue samedi 20 septembre et concernera la Rapporteur adjointe, le Questeur et son adjoint. Ces auditions visent à recueillir les explications des membres du bureau et des pétitionnaires sur les griefs formulés, notamment la mauvaise gestion et le blocage de certains dossiers des élus.

À l’issue des auditions, la commission soumettra son rapport au bureau de l’Assemblée nationale, dirigé par le 1er Vice-président Jean-Claude Tshilumbayi, afin que les députés décident, par vote, de la déchéance éventuelle des membres visés.

Bienvenu Musoy

RDC : Le gouvernement renforce le dialogue avec les opérateurs miniers du Lualaba

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Le Ministre des Mines, Louis Kabamba, a participé, jeudi 19 septembre, à la première réunion du cadre de concertation entre le Ministère des Mines et les responsables des entreprises minières sur le site de Kamoa Copper, dans la province du Lualaba. Cette rencontre visait à honorer les engagements du Gouvernement en instaurant un dialogue franc et constructif avec les opérateurs du secteur.

Au cours des échanges, les participants ont discuté des principales préoccupations du secteur minier et ont formulé des propositions concrètes pour renforcer la collaboration entre le Gouvernement, les entreprises et les communautés locales. La réunion a également permis d’analyser les défis actuels et d’identifier des solutions concertées pour un développement harmonieux de l’industrie.

À l’issue de cette concertation, plusieurs recommandations ont été adoptées, notamment la création d’un comité de suivi chargé de veiller à l’exécution des résolutions et l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle, ainsi que l’instauration d’évaluations périodiques pour mesurer les progrès réalisés. Le Ministère des Mines réaffirme ainsi sa volonté de bâtir un partenariat solide, transparent et équilibré au bénéfice de l’industrie minière et de la Nation congolaise.

Blanchi Lungala M

Tanganyika : Lancement des travaux du nouveau port de Moba par la Première ministre Judith Suminwa

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La Première ministre Judith Suminwa a lancé, jeudi 18 septembre 2025, les travaux du nouveau port de Moba, dans la province du Tanganyika, en présence du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda. Sur place, elle a constaté l’état préoccupant des infrastructures existantes : quai englouti par les crues, navires contraints de mouiller au large et transbordement précaire assuré par des pirogues en bois.

Les travaux se dérouleront en trois phases. La première comprendra un quai de 156 m, quatre postes pour navires AMANI ou OKAKO II, deux hangars de 600 m², un bâtiment administratif, une plateforme logistique de 19 000 m² et deux chariots élévateurs. La deuxième phase prévoit un second quai de 156 m, un hangar supplémentaire et le prolongement de la plateforme avec terre-pleins. Enfin, la troisième phase inclura une digue brise-lames de 476 m, un troisième quai de 110 m, un hangar pour hydrocarbures, un bâtiment technique, des extensions logistiques et deux grues mobiles de 30 tonnes.

Des travaux routiers compléteront le projet, avec 9,6 km de route vers Kirungu et 9,11 km vers Ntoto. La Première ministre a insisté sur la nécessité d’infrastructures modernes et sécurisées, tandis que le ministre John Banza a promis un suivi rapproché de l’exécution. Ces réalisations devraient désenclaver le Tanganyika, fluidifier les échanges commerciaux et améliorer les conditions de vie des populations.

Blanchi Lungala M

Nord-Kivu : Accrochages entre Wazalendo et M23 paralysent écoles et activités socio-économiques à Masisi

Plusieurs entités des groupements Bapfuna, Banyungu, Buabo et Nyamaboko, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), restent désertes à cause des accrochages armés récurrents entre les milices Wazalendo et les rebelles du M23. Selon les sources locales, ces affrontements provoquent des déplacements massifs de population et paralysent les activités socio-économiques, notamment scolaires, rendant la situation humanitaire dans la zone particulièrement précaire et limitant l’accès des organisations humanitaires.

Sur le plan éducatif, la rentrée scolaire a été fortement perturbée. Au moins 19 écoles primaires et 8 écoles secondaires restent fermées, particulièrement dans les groupements Banyungu et Bukombo vers Bihiri. Pour y remédier, les autorités scolaires ont déplacé 11 écoles primaires et 7 secondaires vers des zones plus sûres, notamment Nyabindo, où elles fonctionnent normalement. Toutefois, un grand nombre d’écoliers ne peuvent suivre les cours, soit en raison de leur déplacement, soit parce qu’ils restent bloqués dans les zones en conflit.

Ces violences entraînent également des pertes en vies humaines parmi les civils. Le 7 septembre, une incursion armée dans le village Loashi, secteur Osso Banyungu, a fait un mort et six blessés par arme blanche et feu. Le lendemain, une bombe tombée sur le village Mulu a causé la mort de trois personnes et blessé sept autres. Les habitants vivent dans l’angoisse face à cette instabilité qui menace leur quotidien.

Gilbert Ngonga

Maniema : Plus de 1 000 ménages de Lusangi déplacés à cause des affrontements entre factions Wazalendo

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Plus de 1 000 familles ont quitté leurs domiciles à Lusangi, dans le territoire de Pangi (Maniema), depuis deux jours en raison de violents affrontements entre deux factions du groupe armé Wazalendo. Selon la société civile locale, ces familles se sont réfugiées à Kama Mushibah, tandis que les combats opposent les deux factions pour le contrôle et la perception des taxes à la barrière de Makaku, qui sépare Lusangi de Bikenge. Ces accrochages ont déjà fait deux morts et de nombreux blessés.

Stéphane Kamundala, président de la société civile du Maniema, a lancé un appel urgent aux autorités pour qu’elles interviennent afin de faire cesser les tirs et rétablir la sécurité dans la région. Il a également sollicité l’aide des organisations humanitaires internationales pour venir en soutien aux déplacés vivant dans des conditions extrêmement précaires.

Le responsable citoyen a exprimé son inquiétude face au risque d’épidémies liées aux mauvaises conditions sanitaires et a exhorté la population locale à rester vigilante, prudente et sereine, tout en soulignant l’urgence d’une action coordonnée pour protéger les civils et restaurer la paix.

Gilbert Ngonga

Lualaba : Les proches de la princesse Dominique Munongo dénoncent des accusations « infondées » contre la rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale

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Les proches de la princesse Dominique Munongo Inamizi, rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale, ont rejeté ce vendredi 19 septembre les accusations mettant en doute ses compétences dans l’hémicycle. Dans une déclaration rendue publique, ils qualifient ces critiques de « faux et archi-faux », dénonçant une tentative de nuire à l’image de l’élue de Lubudi, dans la province du Lualaba.

Selon eux, Mme Munongo exerce ses fonctions « dans le strict respect du règlement intérieur », en collaborant de manière constante avec le rapporteur titulaire, Jacques Djoli, et en n’intervenant qu’en cas d’absence de ce dernier. Ils soulignent qu’elle assume avec « rigueur » la mission de suivi des rapports des vacances parlementaires, une tâche souvent délaissée par d’autres députés.

Ses proches insistent par ailleurs sur le fait que « la compétence ne se crie pas, elle se démontre », estimant que la rapporteure adjointe a déjà prouvé son sérieux et son efficacité au sein de la Chambre basse. Une mise au point qui vise à répondre aux critiques relayées par certains pétitionnaires au Parlement.

Gilbert Ngonga

Est de la RDC : Les Wazalendo, de supplétifs du front à menace pour l’autorité de l’État

Le départ du général Olivier Gasita d’Uvira, sous la pression des milices Wazalendo, dépasse le simple fait militaire. Il révèle une crise plus profonde : en s’appuyant sur ces groupes armés pour freiner l’avancée du M23, le gouvernement congolais a engendré une force désormais difficile à contenir. Loin de simples supplétifs, les Wazalendo s’imposent comme une véritable bombe à retardement pour la République démocratique du Congo. Leur emprise croissante, leurs ambitions politiques et leur fonctionnement en électron libre sapent l’autorité de l’État bien au-delà du champ de bataille.

D’alliés stratégiques à acteurs incontrôlables

Nés d’une nécessité, les Wazalendo ont été armés et soutenus par Kinshasa comme force d’autodéfense face à l’impuissance de l’armée régulière. Présentés comme de fervents patriotes, ils ont rapidement gagné en légitimité et en ambition. L’épisode d’Uvira en fournit une illustration claire : en exigeant et obtenant le départ du général Gasita, ils ont démontré leur pouvoir de nuisance, transformant leur rôle militaire en levier politique.

Une érosion inquiétante de l’autorité de l’État

Comme l’a reconnu un ministre en mission, « le problème central à Uvira est le rétablissement de l’autorité de l’État, dans une ville désormais sous l’emprise des Wazalendo armés ». Leurs revendications, consignées dans un mémo, confirment leur dérive : contrôle des flux migratoires, déploiement aux frontières intérieures, participation aux pourparlers de paix, et même intégration dans les institutions. Autant d’exigences qui traduisent la formation d’un État dans l’État, avec déjà « 72 commandants autoproclamés » au Sud-Kivu.

Un dilemme sans issue claire

Le gouvernement tente de canaliser cette force via la création de la « Réserve armée de la Défense », pour les intégrer dans un cadre officiel. Mais les Wazalendo, attachés à leurs chefs et à leur autonomie, refusent de se réduire à un prolongement des FARDC. Quant à leur dissolution, elle risquerait de fragmenter le pays en une multitude de milices dissidentes, rappelant le précédent des Maï-Maï.

Pris au piège, Kinshasa paie aujourd’hui le prix d’une stratégie de court terme. Comme le souligne Henry-Pacifique Mayala, chercheur à l’Institut Ebuteli, « on a l’impression que le gouvernement a construit un monstre qui lui échappe et qui sera très difficile à désintégrer ». La crise d’Uvira n’est pas un épisode isolé : c’est un signal d’alarme. La bombe à retardement est enclenchée.

Guyvenant Misenge

RDC – COP30 : Marie Nyange et le GIBEC renforcent leur partenariat pour la préservation du bassin du Congo

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Le jeudi 18 septembre 2025, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a échangé avec les ambassadeurs membres du Groupe inter-bailleurs pour l’environnement et le changement climatique (GIBEC). Cette rencontre visait à harmoniser les positions avec la RDC, reconnue comme pays-solution et leader des pays du bassin du Congo dans la lutte mondiale contre le changement climatique. La ministre a insisté sur la nécessité de faire bénéficier les populations locales des retombées économiques issues de l’exploitation durable des ressources naturelles nationales.

Au nom du GIBEC, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Kinshasa, Ingo Herbert, a salué cette première prise de contact avec la ministre. « Notre mission est de soutenir la RDC en tant que pays-solution. Nous avons discuté de la COP30 prévue à Belém, au Brésil, ainsi que des aspects techniques et financiers pour appuyer les efforts du gouvernement congolais dans la préservation de la forêt du bassin du Congo, tout en intégrant les besoins de la population », a-t-il déclaré.

Cette dynamique entre le GIBEC et le ministère de l’Environnement ouvre la voie à une planification conjointe, alliant préservation de l’écosystème congolais et inclusion sociale. Elle marque un pas important vers une coopération internationale renforcée, alors que la RDC s’apprête à porter haut sa voix lors de la COP30.

Rodriguez Kikamba

Kinshasa : Les assistants parlementaires dénoncent 48 jours sans salaire et des enfants exclus de l’école

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À Kinshasa, les assistants parlementaires vivent une situation dramatique qui frôle l’inhumain. Privés de salaires depuis plusieurs mois, ils peinent à assurer le minimum vital. Certains n’arrivent plus à envoyer leurs enfants à l’école ni à honorer leurs loyers, au point d’intégrer leurs bailleurs dans leurs forums WhatsApp pour leur prouver qu’ils ne sont pas encore rémunérés.

Devant le premier vice-président de l’Assemblée nationale, André Mbata Tshilumbayi, et le doyen Christophe Mboso, un fonctionnaire a laissé éclater sa douleur : « Aujourd’hui le 48, nos enfants n’ont pas eu accès à l’école. Qu’est-ce que nous vous avions fait pour mériter cela ? » Cette interpellation traduit l’ampleur du désespoir qui ronge ces collaborateurs de l’institution parlementaire.

Alors que les élus poursuivent leurs travaux législatifs, les conditions de vie de leurs assistants soulèvent des interrogations sur la gestion des ressources et la considération accordée aux agents de soutien. Entre loyers impayés, scolarité compromise et dignité bafouée, la corporation des assistants parlementaires alerte sur un enfer quotidien qui appelle une réponse urgente des autorités compétentes.

Gilbert Ngonga