Les hostilités semblent avoir repris dans l’Est de la République démocratique du Congo, après plusieurs semaines de cessez-le-feu fragile. Ce vendredi 19 septembre, des avions de chasse congolais ont de nouveau survolé le territoire de Masisi, ciblant les localités de Bibwe, Nyenge, Hembe et Chrytso. Des drones des FARDC ont également été signalés en action, selon Laurence Kanyuka, porte-parole du M23, confirmant les frappes aériennes.
Depuis quelques semaines, la méfiance s’était installée entre les belligérants, avec des affrontements récurrents entre le M23 et les résistants Wazalendo. Le groupe rebelle a continué de renforcer ses positions et d’accueillir de nouvelles recrues, tandis que les FARDC n’étaient pas encore engagées dans des combats directs jusqu’à ce jour. Ces nouvelles opérations militaires suggèrent que Kinshasa a décidé de reprendre l’initiative face à la montée en puissance du M23.
Cette reprise des hostilités fragilise davantage les efforts de paix en cours et compromet les engagements pris lors des accords de Doha et de Washington. Les perspectives d’une résolution politique ou diplomatique du conflit dans le Nord-Kivu apparaissent désormais incertaines, au risque d’une escalade durable de la violence.
Jean Ngaviro
