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Côte d’Ivoire : La CNSS auréolée du Prix AISS de bonnes pratiques pour l’Afrique 2023

A peine ouverts les travaux du Forum régional de sécurité sociale pour l’Afrique, édition 2023,  la République démocratique du Congo, via la Caisse national de sécurité sociale (CNSS) voit récompenser ses efforts dans l’implémentation de bonnes pratiques de sécurité sociale.

La « Direction générale » Mudiayi s’est vue décerner le Prix AISS triennal des bonnes pratiques pour l’Afrique. Un couronnement important qui récompense le travail exceptionnel des institutions de sécurité sociale de la région.

Cette séance spéciale a permis d’annoncer les institutions gagnantes du prix et la nouvelle Distinction spéciale pour l’innovation, et de célébrer les certificats de mérite avec mention spéciale, les certificats de mérite et les attestations, obtenus par les 48 institutions membres de l’AISS issues de 30 pays africains, lesquels ont participé au concours 2023 du Prix de bonnes pratiques.

Après 5 mois de fonction, la « Direction général » Mudiayi voit ses efforts couronnés par l’Association Internationale de Sécurité Sociale, AISS et par la sous-région. Ce prix de bonnes pratiques pour l’Afrique, rappelons-le, récompense le travail sectionnaire des institutions de sécurité sociale. Avec ce prix, la CNSS est reconnue au niveau de l’Association internationale de sécurité sociale et au niveau de la sous-région comme une caisse qui respecte les bonnes pratiques qui guident la sécurité sociale dans le monde.

Coup de chapeau à la « direction générale » Mudiayi qui vient de hisser l’emblème national dans le firmament de la sécurité sociale au niveau international. Une façon de matérialiser la vision du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi en ce qui concerne la sécurité sociale traduite dans un slogan « Le peuple d’abord ».

Charles Mudiayi va partager son expérience dans l’implémentation de ces bonnes pratiques avec les représentants de 55 caisses nationales de sécurité sociale, expliquant comment il s’est pris pour en arriver à ce résultat qui vaut ce couronnement ; une expérience qui sera partagée en présence du président, du secrétaire général de l’AISS sous format d’un dîner de travail, ce jeudi 18 mai.

Les cinq bonnes pratiques en sécurité sociale matérialisées, qui ont valu le couronnement de la CNSS à Abidjan sont les suivantes :

  1. L’interactivité entre la CNSS et les prestataires sociaux : gage de l’amélioration de la qualité de service dans la gestion du régime général de sécurité sociale en République démocratique du Congo ;
  2. Partenariat entre la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et les associations ou organisations pour améliorer le paiement des prestations sociales dans les zones difficiles d’accès ;
  3. L’échange informel au niveau du top management de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale de la RDC et la concertation permanente entre le Directeur Général et le PCA: une pratique propice au renforcement de la bonne gouvernance de la CNSS ;
  4. Service de l’imprimerie, une solution pour l’efficacité et l’efficience de gestion de la CNSS ;
  5. Partenariat CNSS-Mairies des villes de la République démocratique du Congo (Service de l’Etat-civil) pour une réponse à la problématique de l’assainissement du fichier des prestataires sociaux et la vérification de l’authenticité de certains documents requis pour la gestion des travailleurs et des bénéficiaires des prestations sociales.

Depuis Abidjan, GST

MLC : Pour avoir saisi directement JP Bemba, Élisée Basaki en disgrâce auprès d’Ève Bazaiba

Grondée, réprimandée vertement, Élisée Basaki n’a pas pu se défendre face à une Ève Bazaiba, folle de rage.

Tout remonte à quelque temps de l’enrôlement d’Eve Bazaiba à la Tshopo, son fief. Eveline Bazaiba est secrétaire générale du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), Élisée Basaki, elle, est haut cadre du parti dans la province de la Tshopo.

Le péché commis par Basaki, c’est d’écrire directement à Jean-Pierre Bemba, président du parti, sans passer par la secrétaire générale.  Il s’agissait alors d’un rapport sur la situation actuelle du parti dans la Tshopo, selon laquelle le parti courait le risque de n’avoir aucun élu dans cette région aux échéances électorales annoncées en décembre prochain.

Ayant appris ce message, Eveline Bazaiba a téléphoné Basaki. L’audio qui circule sur les réseaux est d’une douzaine de minutes. Furieuse, Mme Bazaiba est montée créneau. Elle a insulté, dénigré, bref elle a traité Basaki de tous les maux (sorcière, traîtresse…).

« Je t’ai renvoyé le message que tu as envoyé au président national sur sa boîte WhatsApp. Je voudrais te poser la question de savoir, quand tu écris au président que le MLC Tshopo 1 va disparaître, parce que, 1. il y a aucun député provincial. Donc, c’est moi qui devait élire les députés provinciaux du MLC ? 2. Il n’y a pas de ministres provinciaux. Donc, c’est moi qui devait mettre les ministres provinciaux MLC ou c’est moi qui négocie au niveau du MLC. Est-ce que c’est moi qui devait mettre le gouverneur et vice-gouverneur MLC ? », a interrogé Bazaiba.

Avant de d’ajouter : « Quand tu oses même me dire que nous n’avons pas de sièges du parti parce que vous ne pouvez pas payer le loyer. Mme Élisée Basaki, dis-moi quand toi tu as payé un seul mois le loyer du parti ? C’est moi qui paie tout, avec plus de 2500$ de garantie. J’ai installé des radiotélévisions à travers la province. Mais vous ne vous en servez pas pour le parti. C’est mon argent, ce n’est pas pour Bemba ».

Eve Bazaiba a ensuite signifié à Élisée Basaki que son rapport au président Bemba était de nul effet. « Ce que tu as écrit là, tu crois que Bemba va me faire quoi ? En tant que SG, toi tu vas me remplacer ? C’est moi qui t’ai nommé, je suis allé partout, je n’ai jamais vu une traîtresse comme toi. Tu es vraiment une sorcière toi », a vociféré Ève Bazaiba.

Ève Bazaiba a, dans la foulée, indiqué le poste au parti passe parfois par le corps (point sexuel). « Qu’est-ce que tu peux donner de plus toi, hormis le corps que nous donnons toutes ? », a ajouté Bazaiba.

La suite de cette affaire n’est pas connue. Néanmoins, la ministre de l’Environnement, Ève Bazaiba promettait de descendre sur place à Kisangani pour en finir avec Élisée Basaki.

La Rédaction

Côte d’ivoire-CNSS : Charles Mudiayi prend part au Forum régional de la sécurité sociale pour l’Afrique 2023

Le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), M. Charles Mudiayi a conduit en terre ivoirienne une forte délégation de la CNSS-Kinshasa. A Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, M. Charles Mudiayi, président en exercice du Blaisac, qu’accompagne une forte délégation d’experts de la sécurité sociale,  prend part au Forum régional de la sécurité sociale pour l’Afrique, édition 2023.

Placées sous le haut patronage du Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire Tiémoko Meyliet Kone et le parrainage du Premier ministre de la Côte d’Ivoire, ces assises se tiennent du 17 au 19 mai 2023 au Palais de Congrès de l’Hôtel Ivoire.

En ouverture de ces assises, le ministre de l’Emploi et Protection sociale de la Côte d’Ivoire, M. Adama Kamara, s’est félicité que son pays se présente aujourd’hui comme un État en chantier et en phase de développement accéléré, grâce à la vision d’un grand champion de la protection sociale sur le continent africain, M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. Celui-ci a toujours prôné la coopération entre les États comme gage de renforcement de la fraternité et de désir éminemment stratégique pour un développement réciproquement gagnant-gagnant.

Il a ensuite indiqué qu’en Côte d’ivoire, la protection sociale est en phase de devenir la 3è religion à côté du christianisme et l’islam ainsi que la paix devenue (2è religion du pays).

Et ce, avant de formuler le vœu de voir les résultats de ce forum qui constitueront une étape importante de l’engagement commun pour renforcer la sécurité sociale dans les différents pays du continent.

Pour sa part, le Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire, Denis Charles Kouassi a estimé qu’au regard des enjeux qui fondent les assises d’Abidjan, à savoir la réflexion sur l’extension de la couverture sociale ; le besoin de protection de la population ; le rôle des leaders des institutions de sécurité sociale ; la contribution de la sécurité sociale à la résilience et à la pérennité des acquis, c’est avec immense plaisir que les participants aient de choisir la capitale de la Côte d’Ivoire comme lieu de concertation et de conjonction des expériences pour mettre en évidence les meilleures pratiques que les acteurs qui ont donné la preuve de la capacité à animer le secteur aussi sensible que mouvant qu’est la sécurité sociale.

Par ailleurs, le ministre-gouverneur du district autonome de la Côte d’Ivoire, Robert Beugre a, au nom du comité d’organisation et de toutes les institutions du pays hôte, souhaité la traditionnelle bienvenue en terre ivoirienne. Avant d’adresser ses remerciements à M. Adama Kamara, ministre de l’Emploi et de la Prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire qui, par son implication personnelle, a permis la tenue des assises du forum régional de la sécurité sociale en Afrique.

Pour lui, ces assises réunissant les acteurs de la sécurité sociale de l’Afrique au Palais de Congrès de l’Hôtel ivoire[Sofitel] sont le plus grand événement du continent noir du secteur de la sécurité sociale, avec à la clé plus de 55 organisations présentes pour plus de 400 experts.

Cet événement permet, une fois de plus, de présenter l’ensemble de progrès qu’a connus la Côte d’Ivoire ces dix dernières années dans le domaine de la protection sociale, a-t-il dit en substance.

Il convient de la souligner ici, la Côte d’Ivoire a amorcé depuis 2012 des avancées importantes, grâce à la vision éclairée du président de la République Alassane Ouattara qui a inscrit dans sa politique de développement la sécurité sociale comme un levier important de lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités.

Depuis Abidjan,  GST

Ituri : 1,6 million de déplacés de guerre enregistrés de 2017 à 2023 (OCHA)

Dans un rapport daté du 15 mai 2023 rendu public ce mercredi 17 mai 2023, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) révèle que le nombre de personnes déplacées à ateint 1,6 million de 2017 à 2023, soit près de 202 000 parmi elles se sont déplacées depuis le début de l’année en cours, dans la province de l’Ituri (Est de la RDC).

Selon OCHA, cette situation nécessite une réponse humanitaire urgente.

« Depuis 2017, les violences en Ituri ont déplacé 1,6 million de personnes. Cette spirale de violence entraîne des conséquences qui nécessitent des réponses humanitaires urgentes et multiformes », lit-on dans un tweet d’OCHA.

Parmi ces déplacés, les femmes représentent 51% en Ituri. Plus de 84% des déplacements sont dus aux attaques et affrontements armés, précise le Bureau des Nations unies.

Par ailleurs, indique OCHA, durant les 18 derniers mois, près de 829 000 personnes ont regagné leurs domiciles initiales, dont 36% dans le territoire d’Irumu.

En plein état de siège, la province de l’Ituri reste le théâtre de massacres orchestrés par des groupes armés internes et externes.

Agape Ntona

RDC/Mines – Bras de fer Ngoyi Kasanji-N’Samba Kalambayi : Augustin Kabuya, le sapeur-pompier national!

Quel rôle joue Augustin Kabuya dans la conduite des affaires publiques de l’État ou dans la marche de la nation ?

Secrétaire général du parti au pouvoir, Kabuya passe pour l’archiduc, le régent et le sapeur-pompier national ! C’est du moins dans ces rôles-là qu’il convient de reclasser le tout puissant secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

C’est par lui que se règlent tous les grands dossiers insolubles, se négocient les conflits entre acteurs politiques de la mouvance présidentielle. Cas du dernier bras de fer Alphonse Ngoyi Kasanji-Antoinette N’Samba Kalambayi, respectivement député national, élu de Mbuji-Mayi et ministre national des Mines.

Tenez, Augustin Kabuya a joué au sapeur-pompier dans le rapprochement entre Kasanji et N’Samba.

Le député national, élu de Mbuji-Mayi en raconte l’épisode.

« Contacté par téléphone hier tard dans la soirée par le SG de l’UDPS,Augustin Kabuya T , un Rdv a été pris en faveur d’une rencontre au Fleuve Congo Hôtel. Ma surprise était d’y trouver aux côtés de mon hôte, la Ministre des Mines, Madame N’SAMBA KALAMBAYI , il s’en suit un échange autour de l’arrêté qui cause d’énormes préjudices à la Sacim , ses agents, l’Etat congolais, la province du K.or et le secteur de Kakangayi.  À cette occasion, j’ai démontré l’illégalité qui caractérise cet arrêté qui viole les dispositions pertinentes du code minier en ses articles 85 et 108.

Le SG de l’ UDPS a adressé un coup de fil à la hiérarchie de la Ministre afin de trouver une voie de sortie conforme aux code et règlement miniers. J’ose croire que l’espoir est donc permis pour les mille emplois en péril dans notre province.

Par ailleurs, je reste vigilant  quant à l’issue qui sera réservée à cette situation », a écrit le député National Ngoyi Kasanji sur son compte tweeter.

C’est ici que l’on s’interroge sur le rôle institutionnel que doit jouer un secrétaire général d’un fait privé, fût -il le parti présidentiel. De plus, les affaires réglées par les bons offices de Kabuya relèvent de la marche de l’Etat entre un élu du peuple qui a le pouvoir régalien de contrôler l’Exécutif, mais au lieu de passer par les canaux officiels de règlement d’un tel différend, on s’en remet à la sagesse du secrétaire général du parti présidentiel. C’est dire aussi que l’UDPS se confond insidieusement à un parti-Etat de l’époque du MPR de Mobutu au fait de sa gloire.

Congolais, arrêtez de fabriquer des dictateurs! A moins nous dire que Augustin Kabuya est aussi un institutionnel dans la structure organisationnelle du pouvoir en RDC.

En outre, Ngoyi Kasanji ou N’Samba Kalambayi devait s’interdire de porter cette affaire, réglée dans les coulisses de cette palace de la place de Kinshasa, à la connaissance du grand public. Ceci désacralise le pouvoir d’État en RDC.

Qui dit mieux!

Netic-News

Kasaï : l’arrivée de Laurent Batumona reportée à la semaine prochaine (Bertin Kalubadi)

Annoncé dans la province du Kasaï ce mercredi 17 Mai 2023, le président national du MSC, Laurent Batumona Kandi Kham ne pourra pas piétiner le sol kasaïen. Son arrivée est repoussée pour la semaine prochaine.

La confirmation est du président de l’interfederation du Kasaï du parti politique Mouvement de solidarité pour le changement, Bertin Kalubadi dans un entretien accordé à la presse ce mercredi 17 Mai 2023.

Bertin Kalubadi appelle les membres au calme car Laurent Batumona a eu un empêchement urgent à Kinshasa.

 » Exactement, le président national du MSC, Laurent Batumona devrait arriver à Tshikapa chef-lieu de la province du Kasaï ce mercredi 17 Mai 2023, mais il y a eu un empêchement urgent à Kinshasa, donc son arrivée va intervenir la semaine prochaine. Que tous les membres et cadres qui s’étaient déjà mobilisés pour l’accueillir chaleureusement gardent leur mal en patience,  » a dit l’interfederal du MSC.

À lui d’ajouter:

 » Vous le savez très bien que monsieur Laurent Batumona est un cadre important aux côtés de Félix Tshisekedi, et c’est bien lui qui a la charge de toutes les forces politiques et sociales alliées à l’UDPS , donc son arrivée au Kasaï ne s’inscrit non seulement dans le cadre de son parti politique mais pour s’entretenir avec toutes les couches confondues de la population Kasaïenne en prenant leurs désidératas  »

Député national élu de la Funa à Kinshasa, Laurent Batumona est actuellement directeur général de la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP), Autorité Morale du parti.

Mouvement de solidarité pour le changement (MSC) et Coordonnateur des Forces Politiques Alliées de l’UDPS (FPAU)

Jadot lukadi

Kasaï : Les partis membres de l’USN sollicitent l’installation des organes provinciaux (Document)

Les partis politiques membres de la plateforme politique Union sacrée de la nation dans la province du Kasaï, ont à travers une lettre ouverte adressée à la haute autorité de Kinshasa, sollicité l’installation des organes provinciaux au Kasaï.

Ils précisent que « conformément aux dispositions contenues dans les 46 , 48, 49 et 53 de la charte de l’Union sacrée de la nation du 05 février 2023, il est prévu deux organes habilités à engager la méga plateforme politique en province, nous avons jugé indispensable d’attirer votre attention dans la prise de décision des animateurs en tenant compte des réalités sociopolitiques de la base », peut-on lire dans cette correspondance.

Ces partis politiques de l’USN soulignent qu’ils souhaitent que cette plateforme soit chapeautée par les personnalités crédibles et artisans de la cohésion sociale et non ceux qui sont impliquées dans la mégestion, dans les conflits intercommunautaires et soupçonnés dans les fraudes électorales.

De ce qui précède, ils proposent à la haute autorité de l’union sacrée de la nation à Kinshasa, d’apprécier les listes des fédéraux et interfédéraux de tous les partis membres de l’Union sacrée au Kasaï.

Guy Mafuta Kabongo : « La grève a pour fondement l’amélioration des conditions de travail » (Interview)

Initiée et déposée au bureau de l’Assemblée nationale, il a fallu 4 longues années de patience au député national Guy Mafuta Kabongo de voir sa proposition de loi être débattue. C’était au cours de la plénière du mardi 16 mai 2023.

Cette importante loi régule une matière jamais régie par une loi depuis 1960, alors que le droit à la grève est un droit garanti parla Constitution du 18 février 2006. Et le député national Guy Mafuta en propose les modalités pratiques de l’exercice de cette loi importante.

Ci-dessous l’explication que le député donne a son initiative après qu’elle a été déclarée recevable et envoyée la commission PAJ pour enrichissements et toilettage.

Vous avez initié une proposition de loi relative au droit de grève. Quel est le contour de cette loi déclarée recevable par la plénière ?

Merci beaucoup pour la question. Et il faut tout de suite dire que le droit de grève est garanti par la constitution. Et la même Constitution voudrait que les législateurs que nous sommes puissions prendre une loi qui en organise les modalités d’exercice. C’est pourquoi nous, en tant que député vivant avec la population, après avoir constaté plusieurs abus dans les relations professionnelles entre le travailleur et l’employeur qui, généralement, donne lieu a des grèves et souvent aux conséquences néfastes. Nous avons donc voulu encadrer cet exercice de ce droit important. C’est pourquoi nous avons proposé a la plénière le contour général, l’économie de cette proposition de loi importante que notre assemblée plénière a déclaré recevable.

Quel accueil vos collègues députés ont réservé à cette proposition de loi?

La plénière a réservé un bon accueil à cette proposition de loi. Il y a eu des interventions et réflexion s beaucoup intéressantes qui vont faire partie du corps de ce texte de loi. Je suis content parce que pour une fois nous nous penchons vers le social de la population. Dans chaque famille, chaque localité, chaque province, il ya une travailleur, un employeur qui fait le travail et en contrepartie, il mérite un salaire. Souvent, il y a conflit collectif de travail qui donne lieu a cette grève-là. Elle ne doit pas être l’occasion de punir le travailleur meneur de la grève. Elle ne doit pas donner lieu a des sanctions punitives ou à des permutations punitives. Il faut protéger le travailleur qui va en grève parce qu’il réclame l’amélioration de ses conditions de travail. Il faut aussi, en contrepartie veiller à l’outil de travail. Il y a un équilibre à observer là-dedans. Je suis content et certain que mes collègues députés vont apporter leurs réflexions et ensemble nous allons produire une loi qui pourra réguler les relations professionnelles entre employeur et travailleur du secteur public et privé.

Quelles sont les innovations contenues dans cette proposition de loi?

Les innovations, il y en a légion. Il faut noter par exemple considérer que la grève n’a pas vocation illimitée ; le travailleur qui va en grève ne doit pas être sanctionné à la fin de la grève ; il y a des préalables pour aller en grève, notamment la conciliation, le préavis… Toutes ces questions ont été parfois appliquées de manière empirique. Mais aujourd’hui, il y a une loi qui garantit et protège l’exercice paisible de ce droit-là. C’est l’objet de notre intervention.

Est-ce une première en RDC ?

Depuis 1960, la République démocratique du Congo n’a jamais eu de loi qui régule le droit à la grève.

Beaucoup pensent que c’est le code du travail qui le fait ou la loi sur le statut du personnel de carrière ses services publics de l’Etat. Non, ces deux lois ne reculent pas le droit à la grève. Et vous avez suivi, le président de l’Assemblée nationale a été clair.pour dire que c’est une loi très importante, c’est une loi nouvelle sur une matière qui n’a pas encore été légiférée et pour laquelle l’Assemblée nationale a été invitée, dans le meilleurs delai, de porter le plus grand soin dans la rédaction, dans la forme et dans le fond de cette proposition de loi pour être utile à notre population.

Mais, honorable, vous qualifiés certaines grève de politiques. Voulez-vous en donner un peu plus de lumière ?

L’article 303 si code du travail stipule clairement que, pour aller en grève, il faut que la revendication soit fondée sur l’amélioration des conditions de travail, pas autre chose. Quand on veut aller en grève parce que les Léopards n’ont pas gagné le match; quand on veut aller en grève parce que seul le 6 avril a été retenu comme jour férié pour les Kimbanguistes et pas un seul jour pour les Témoins de Jéhovah,… C’est une grève qui n’a pas de sens. C’est pourquoi nous disons que toute grève qui a pour but de paralyser le fonctionnement le service public de l’État, les institutions de l’État, c’est une grève politique et donc illégale.

Propos recueillis par Netic-News

Le travailleur

Dissolution du FSRDC : La BM exige du gouvernement congolais des justificatifs de 91 millions USD avancés aux projets PRVBG (2millions) et STEP (89 millions) ( Document)

Dans une correspondance adressée au ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, le Groupe de la Banque Mondiale dit avoir appris par le truchement de la presse, le dissolution du Fonds Social de la République Démocratique du Congo et la mise en place d’un nouvel organisme public avec la même dénomination.

En effet, le Groupe de la Banque mondiale prend acte de la décision du gouvernement congolais, mais regrette de n’avoir pas été associé au préalable. Cette attitude des autorités congolaises, dit-il, n’a pas permis au GBM de mieux apprécier et d’anticiper ensemble les conséquences.

« Nous avons appris par la presse la dissolution du Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC) et la création d’un organisme public avec la même dénomination. Conformément aux dispositions de différents accords juridiques qui nous lient, l’organisme dissout était l’entité chargée de l’exécution de trois projets d’une enveloppe totale de 1,04 milliard de dollars américains, à savoir : le projet de prévention et des réponses aux violences basées sur le genre pour 100 millions de dollars américains; le Projet de Stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix pour 695 millions de dollars américains ; et le Projet de Stabilisation et de Relèvement de l’Est pour 250 millions de dollars américains. Au total, 616.380 bénéficiaires seront directement impactés par cette dissolution », lit-on dans ce document parvenu ce mardi 16 mai 2023 à Netic-News, et qui ajoute ce qui suit :

« Nous prenons acte de la décision du gouvernement de la RDC. Néanmoins, nous exprimons nos regrets sur l’absence d’un échange au préalable qui nous aurait permis de mieux apprécier et d’anticiper ensemble les conséquences, en particulier, lorsqu’une telle décision a des implications majeures sur les arrangements institutionnels convenus dans le cadre des accords juridiques signés entre le gouvernement et la Banque mondiale. Nous voudrions attirer l’attention des autorités congolaises sur l’obligation réciproque en vertu de ces accords (y compris les conditions générales qui en font partie intégrale) de coopérer pleinement pour assurer la réalisation des objectifs des projets, et à cette fin, de l’obligation d’informer la Banque mondiale, dans les meilleurs délais, de toute circonstance qui constituerait ou risquerait de constituer une entrave au respect des obligations prises au terme de ces derniers ».

Par ailleurs, poursuit le document, la dissolution du FSRDC, n’est pas conforme aux accords juridiques concernant les modalités de mise en œuvre des projets mentionnés ci-dessus.

« Avant de pouvoir continuer à engager les fonds des projets, le gouvernement et la Banque mondiale devraient s’accorder sur les mesures transitoires à mettre en place afin de s’assurer que les fonds sont utilisés aux fins prévues, conformément à la politique de financement des projets d’investissement de la Banque mondiale. Cette transition permettra à nos équipes fiduciaires d’évaluer la nouvelle structure créée et de réviser, les cas échéants, les accords de financement », poursuit le document.

En outre, la Banque mondiale attire l’attention des autorités congolaises sur le fait que toute dépense effectuée dans le cadre d’une composante exécutée par le FSRDC, après publication de l’ordonnance présidentielle, pourrait être déclarée inéligible. « Il est à noter que 91 millions de dollars américains avancés aux projets PRVBG (2millions) et STEP (89 millions) sont dans l’attente de justification à ce jour. (…).  Il en est de même de la justification des avances et du remboursement des soldes si de nouveaux comptes désignés devaient être ouverts dans le cadre du nouvel arrangement institutionnel à convenir, le cas échéant ».

Enfin, la Banque mondiale attire également l’attention des autorités congolaises sur l’arrêt de l’exécution de 492 contrats signés dans le cadre du projet STEP 2 relatifs à à la construction des Infrastructures de Base (IBD) dans 6 provinces. La prise de l’exécution de ce contrat entrainera certainement des réclamations et des dépenses additionnelles. Elle indique que ces équipes sont disponibles pour discuter rapidement de la marche à suivre.

Agape Ntona

Drame de Kalehe : 16 aires de santé renforcées pour éviter les risques d’épidémies

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) soutient la surveillance des maladies à potentiel épidémique dans le territoire de Kalehe, touché par des inondations meurtrières, en renforçant le système d’alerte précoce (formation des relais communautaires et prestataires des soins sur les définitions des cas de choléra et rougeole.
L’OMS l’a annoncé, ce mardi 16 mai 2023 dans un tweet consulté par Netic-News.
Selon elle, grâce à la présence de ses épidémiologistes déployés dans cette zone sinistrée, elle renforce la surveillance dans 16 aires de santé les plus à risque de Kalehe.
« Le système aide à la détection précoce des menaces de maladies infectieuses et à la réponse aux épidémies associées », précise l’OMS.
Par ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé poursuit son appui aux autorités sanitaires congolaises dans la réponse contre cette catastrophe naturelle. Lundi 15 mai 2023, elle a fourni 2 tonnes de médicaments pour répondre aux besoins sanitaires des milliers de personnes touchées par les inondations qui ont dévasté les villages de Nyamukubi et Bushushu (Sud-Kivu).
Parmi les fournitures médicales remises à Kalehe, il y a des kits choléra, des kits de traumatologie et kits sanitaires d’urgence interagences. Chaque kit d’urgence prendra en charge les besoins sanitaires de 10 000 personnes affectées par les inondations pour les 3 prochains mois.
Les inondations de Kalehe ont fait près de 500 morts, plusieurs personnes disparues et beaucoup de dégâts matériels enregistrés.
Agape Ntona