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RDC-Opérations d’identification des électeurs dans la 2è aire opérationnelle : 10 jours supplémentaires

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a prolongé de 10 jours, les processus d’enrôlement des électeurs dans la deuxième aire opérationnelle dans les différentes provinces concernées et pays pilotes.

C’est ce qui indique un communiqué publié, ce vendredi 10 mars 2023 dont une copie est parvenue à notre Rédaction. Dans ce document, le président de la centrale électorale souligne que la grande influence de requérants devant les centres d’inscription éparpillés dans cette région est à la base cette nouvelle prolongation.

« Dans le souci permanent de préserver le caractère inclusif des opérations en cours, la CENI accorde une période de rattrapage de 10 jours afin de permettre à toute Congolaise et à tout Congolais remplissant les conditions requises d’obtenir la carte d’électeur et de figurer sur la liste électorale », renseigne le communiqué signé par Denis Kadima, président de la CENI.

La deuxième zone opérationnelle pour cette institution d’appui à démocratie est composée des provinces du Haut-Katanga, Tanganyika, Lualaba, Haut-Lomami, Kasaï, Kasaï Oriental, Kasaï Central, et de l’Afrique du Sud, la Belgique et des États-Unis d’Amérique.

Jérémie Ngunga Léman

Rebondissement dans l’affaire AVC Construct-Modern Construct, Pacifique Kahasha chargé de missionde FélixTshisekedi, démasqué comme instigateur!

L’affaire AVC Construct contre Modern Construct connaît un rebondissement devant les juridictions congolaises. En effet, une copie de la lettre de l’Inspecteur général près le Conseil d’État, Essabe est tombée sur la table de notre Rédaction.

Cette correspondance qui concerne le dossier AVC Construct contre Modern Construct apporte un éclairage nouveau dans cette affaire ! Il apparaît que c’est monsieur Pacifique Kahasha, chargé de mission du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi qui, depuis des mois, et pour des raisons inavouées, use de sa position pour tenter d’arracher une décision de justice en faveur d’AVC Construct.

« Si vous aviez écouté à l’époque, on en serait pas là … », lit-on dans la lettre de l’Inspecteur Essabe.
Ces agissements d’un collaborateur direct du chef de l’Etat pour entraver l’indépendance de la justice pourrait porter atteinte au prestige du cabinet du chef de l’Etat. Cela nécessite que le chef de l’Etat convoque l’Inspecteur général près le conseil d’ État qui ferait toute la lumière sur ce dossier. Ceci pour ainsi dégager les responsabilités.

C’est le dossier pour lequel Avc Construct a vilipendé le ministre des Affaires, Aimé Molendo Sakombi, alors qu’il y avait un proche du chef de l’État qui propageait ces faux bruits contre un ministre national pour des raisons Inavouées

Prétendu détournement des 4 mois de la prime ‘’Equity’’ : Un mensonge cousu de fil blanc

Une rumeur a circulé dans les couloirs de l’EPST, alimentée par des tracts jetés au secrétariat général ; laquelle fait d’un prétendu détournement par le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, le professeur Tony Mwaba Kazadi. La vérité est que la prime a été annulée au 31 décembre 2022, elle devrait être engagée de nouveau et le retard a été dû par l’absence du sous-gestionnaire

Une fausse alerte démentie par la délégation syndicale, à l’issue d’une réunion présidée par le directeur de cabinet du ministre, le professeur Robert Tshilombo, en présence de Mme le secrétaire général à l’EPST à l’attention de l’intersyndicale et de la délégation syndicale de l’EPST.

Comme à chaque fin d’année, tout engagement qui n’a pas été liquidé doit être annulé. C’est ce qui est arrivé avec la prime, appelée ‘’Equity’’ à l’EPST pour les mois de novembre et de décembre 2022. Il avait fallu que l’on effectue un nouvel engagement. C’est le sous-gestionnaire des crédits au secrétariat général de l’EPST qui devrait le faire. Il était malheureusement malade et en Europe, où il a subi une intervention chirurgicale. Ce qui a constitué un véritable handicap, lequel retarde, non seulement le nouvel engagement ; mais aussi et surtout, l’engagement pour les mois de janvier et de février 2023.

Ainsi, il a été conclu que les deux sous-gestionnaires des crédits, tant au niveau du cabinet du ministre que du secrétariat général, apprêtent tous les dossiers qui devront être signés par le ministre de tutelle au plus tard le jeudi 9 mars 2023.

C’est ce qu’a fait savoir le président de la délégation syndicale de l’EPST, M. Mwange, à l’issue de cette réunion. : »Nous venons de quitter la salle après une réunion de concertation et de vérification, parce que comme vous savez au ministère de l’EPST aujourd’hui, il y a des choses qui se disent, qui se sont dites autour de la prime Equity. C’est comme ça que cette prime est qualifiée. En ce moment, nos camarades, les agents et fonctionnaires, certains n’ont pas la bonne information. Ils se sont même livrés à des actes de vandalisme, ils se sont livrés à des informations, les fausses, tendant à faire croire à l’opinion publique que la prime du mois de novembre-décembre, voire celle de janvier -février serait détournée par le n°1 du ministère. Mais voilà que maintenant là qu’on vient de réaliser que la prime du mois de novembre et décembre sont tombées en annulation »’, a-t-il révélé. Avant de préciser : « Ces primes-là n’ont pas été liquidées et toute à l’heure, d’ailleurs, nous venions de récupérer le dossier qu’on devra réengager pour les mois de novembre et décembre pendant que on fait croire à l’opinion, au personnel des services centraux qu’il y avait l’argent chez Equity. Mais je vous apprends, c’est làque je donne l’information à nos camarades, agents et fonctionnaires des services centraux aucun DTO n’a été signé par le ministre Nicolas Kazadi des Finances autour de la prime du mois de novembre et de décembre », a indiqué M. Mwenge.

Ce dossier, a-t-il poursuivi, « nous venions de le récupérer et d’ailleurs l’ultimatum est donné au sous gestionnaire du secrétariat général qui était malade ou en mission, je ne sais pas, qui est revenu et la sous gestionnaire du Budget, plutôt du cabinet qui faisait l’intérim, attendait son collègue pour qu’il lui remette le dossier pour réengagement », invitant ses collègues à prendre leur mal en patience.

Et pour le mois de janvier qui n’a pas encore été engagé, parce qu’il y a une lettre qu’on aurait adressée aux Finances. On doit engager les mois de janvier et février et passer par la chaîne des dépenses au Budget, et on va suivre, c’est-à-dire que à partir du jeudi le 9 mars, c’est-à-dire pour le dossier Equity, les deux sous-gestionnaires sont en train de les réengager pour soumettre à la signature du gestionnaire n°1 qui est le ministre qui va accompagner le processus.

Prédation financière à HVK : L’IGF réclame la tête du ministre provincial des finances, Ngobila s’oppose 

Une enquête de l’Inspection générale des finances menée à la Direction générale des recettes de la ville de Kinshasa (DGRK) a fini par dévoiler la machine de prédation financière installée ; laquelle prive à la ville des ressources nécessaires à son fonctionnement. 

Par sa lettre datée du 27 février 2023, Jules Alingete, inspecteur général et chef de service de l’IGF, annonce au gouverneur Gentiny Ngobila que les ressources de la ville sont dilapidées à la source. Et dans cette grosse maffia, l’IGF indexe le ministre provincial des Finances, Jean Ngoy en tant que plaque tournante.

La prédation, explique Alingete dans sa correspondance, s’opère par des protocoles d’accord, des conventions et des lettres de nivellement du ministre provincial des finances, etc. ; des pratiques qui « paralysent la chaîne de la recette, de la constatation au recouvrement ».

Ces pratiques, poursuit Alingete dans sa missive, « entraînent une ignorance des droits revenant aux services d’assiette, consacrant la consommation des recettes urbaines à la source et prive ainsi la ville des moyens de sa politique ».

Et devant cette machination, l’inspecteur général de l’IGF signifie à Ngobila que « la sauvegarde des intérêts de la ville passe par le changement d’un acteur clé de la chaîne de la recette, à savoir le ministre provincial des Finances ».

En termes sans équivoques, l’inspecteur général de l’IGF réclame la tête de Jean Ngoy Mvunzi, ministre Provincial des Finances.

*Résistance à l’Hôtel de ville*

Au regard de la gravité des faits mis à charge du ministre provincial et au nom de l’intérêt supérieur de la ville, Ngobila devait déjà, sans atermoiements, prendre la mesure de la situation en suspendant, sinon en relevant de ses fonctions le ministre incriminé. Seulement voilà, deux semaines après, rien ne bouge du côté de l’Hôtel de ville qui, à n’en point douter, est sur le point d’engager un bras de fer avec l’IGF.

C’est de bonne guerre, sanctionner un ministre provincial qui n’est qu’un exécutant, c’est viser directement le chef de l’exécutif provincial qui est le metteur en scène. Peut-on soutenir avec arguments probants que Jean Ngoy agirait sans que Ngobila sache de quoi tout cela retourne ? La question reste posée.

Des sources sûres dans les allées du gouvernorat font état d’un branle-bas de combat qui s’y vit depuis que la tête de Jean Ngoy est mise à prix par l’IGF.

La preuve en est que c’est depuis près d’un mois, soit le 14 février 2023 que Gentiny Ngobila avait été informé, dans ses propres bureaux, des conclusions de la mission d’encadrement et des points saillants qui s’en dégagent. C’est également depuis cette date que Ngobila s’était vu vivement recommander de mettre à l’écart son protégé.

Entre le 14 et le 27 février, 13 jours (soit une semaine) se sont écoulés. Et puisque jusqu’à ce 10 mars 2023, le ministre Ngoy Mvunzi est toujours en fonction. Cela fait au total 24 jours que Gentiny Ngobila fait de la résistance. Puisqu’en vérité, Ngoy Mvunzi est cité sur les lèvres à l’Hôtel de ville comme « le maillon puissant de la dilapidation des avoirs de la ville » ; des avoirs qui, ces derniers mois, seraient devenus la première ressource pour l’ACP, le nouveau parti politique de Gentiny Ngobila dont Jean Ngoy est l’un des membres influents.

Nord-Kivu : Bruno Aubert et Jean-Marc Châtaigner convoient le 1er lot du don humanitaire UE- France à Goma

Le premier lot du don humanitaire de la France et l’Union européenne est arrivé ce vendredi 10 mars 2021 à Goma. Et ce, conformément à l’annonce faite par le président français, Emmanuel Macron, lors de son récent passage à Kinshasa,
Ce don, appelé « Pont humanitaire » de la France et de l’Union européenne en faveur des populations touchées par la guerre au Nord-Kivu, a été accueilli à l’aéroport international de Goma par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba.

C’est un total de 35 tonnes, constituées essentiellement d’abris provisoires, kits hygiéniques, matériels médicaux et nutritionnels…, qui sont arrivées à Goma convoyées par Bruno Aubert et Jean-Marc Châtaigner, respectivement ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la France et ambassadeur de l’Union européenne, auprès de la République démocratique du Congo.

« C’est la matérialisation de l’engagement du pont humanitaire aérien annoncé par le président de la France à Kinshasa. Ce qui se passe à l’Est de la République démocratique du Congo est inacceptable. Ça doit être sorti de l’oubli. C’est la raison de notre accompagnement diplomatique et politique qui accompagne ce don humanitaire de la France couplé avec l’Union européenne en faveur des populations touchées par la guerre au Nord-Kivu », a déclaré Bruno Aubert,.

Le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, gouverneur militaire du Nord-Kivu qui a réceptionné ce don humanitaire, au nom du gouvernement congolais, a exhorté la France et l’Union européenne de travailler dans le sens de ramener la paix, de manière définitive, dans l’Est de la RDC.

« Ce qui est fait, c’est très bien, mais le mieux est que les populations déplacées reviennent dans leurs milieux respectifs. Et cela passe par le retour de la paix durable », a-t-il martelé.

L’honorable Président de l’Assemblée nationale Christophe mboso nkodia prêt à tout pour le retour de la paix à l’Est (Tribune de Prince Kinana)

L’honorable Président de l’Assemblée nationale Christophe mboso nkodia continue dans sa lancée diplomatique,soutenant la position du commandant suprême des forces armées et de la police,le président de la République Félix Antoine tshisekedi tshilombo qui ne jure qu’au rétablissement de la paix dans l’EST de la République et que justice soit faite à l’encontre du régime sanguinaire l’axe du mal,le Dracula Paul kagame et ses supplétifs du M23.

Cette guerre a trop duré et constitue un frein énorme au développement de notre pays.

À la délégation du Conseil de sécurité, le Président Mboso demande le vote des sanctions contre Kigali.

Les bureaux de deux Chambres du Parlement congolais, conduits respectivement par Christophe Mboso pour l’Assemblée nationale et Eddy Mundela, 1er vice-président du Sénat, ont eu, ce vendredi 10 mars 2023 dans la salle de Banquiers du Palais du peuple, des échanges fructueux et houleux en même temps avec l’importance de la visite de la délégation du Conseil de sécurité en RDC.

L’honorable Mboso n’a pas fait dans la dentelle,

Il use d’un langage direct avec la délégation du Conseil de sécurité en lui rappelant que la RDC est agressée par le Rwanda et les Nations unies disposent de toutes les preuves irréfutables et documentées de cette agression rwandaise ; laquelle entraîne un drame humanitaire sans précédent, de cas de viol des femmes et jeunes filles, les populations en errance, et cela avec la complicité des multinationales.

Au regard de ce tableau, Christophe Mboso a simplement demandé au Conseil de sécurité de voter des sanctions à l’endroit du régime de Paul Kagame afin qu’il applique de force la feuille de route de processus conjoints de Luanda et Nairobi.

Excédé par la situation de guerre imposée injustement à la RDC, le speaker de la Chambre basse du Parlement a brisé tout protocole diplomatique en déclarant ce qui suit : « Si vous ne soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine ».

L’honorable président a néanmoins remercié le Conseil de sécurité et le gouvernement américain pour son soutien à la RDC depuis 1960 ; lequel soutien est matérialisé par la présence des troupes de la Monusco.

De manière particulière, Christophe Mboso a rendu hommage à l’administration Biden qui a condamné le Belge exploitant l’or de sang et pour avoir indexé le Rwanda comme pays agresseur de la RDC.

De son côté, Michel Biang, chef de la délégation du Conseil de sécurité, s’est exprimé en ces termes : « Nous avons eu le privilège d’échanger, de façon franche et productive, avec le président de l’Assemblée nationale et les bureaux de deux Chambres du Parlement. Le message a été extrêmement clair face à la situation sécuritaire, humanitaire, celle qui prévaut en RDC, surtout à l’Est de la RDC. Nous, notre message est clair. Le Congo n’est pas seul ».

Mais quel est le sens de cette visite du Conseil de sécurité en ce moment où le cessez-le-feu décidé dans le cadre de processus des paix de Luanda et Nairobi est non appliqué, la coalition M23/RDF continue d’attaquer les forces loyalistes ?

A cette préoccupation, Michel Biang répond comme suit :

« Le Conseil de sécurité est venu en RDC pour s’enquérir, discuter, échanger avec les autorités congolaises, les forces vives, la classe politique, de façon à apporter une réponse et des solutions claires aux différents défis qui se posent à la RDC. Notre échange nous a permis d’avoir la perception nationale.

Fort de cette perception, nous allons poursuivre nos échanges et voir de façon plus claire, comment apporter des réponses à cette situation ».

Encore des appels et échanges de la part du Conseil de sécurité alors que sur le terrain, la coalition M23/Rwanda ne décolère pas. Mais pour le Gabonais Biang, c’est même le sens de la présente visite du Conseil de sécurité.

« Les sanctions sont un levier du Conseil de sécurité, mais d’autres leviers existent également, notamment la négociation. Mais pour venir à l’action, nous devons pouvoir écouter, nous devons comprendre, nous devons toucher du doigt, et surtout nous enquérir de l’ampleur de la situation. Nous sommes là parce que décider à New York est une chose, pouvoir toucher du doigt en est une autre.

Et nous sommes pour pouvoir interagir avec l’ensemble des forces vives de la RDC ».

Tous les signaux sont au rouge pour la fin des exactions dans la partie EST de notre pays,car la patience de ses dirigeants est au bout et à la limite.

Nous rappelons au pôle diplomatique franco-américain et le bloc occidental que la russie-afrique avance,et que Kinshasa n’exclut jusque là aucune possibilité afin de finir avec ses supplétifs du Rwanda.

Prince KINANA cadre et communicateur de la CRD

En visite à Kinshasa : la délégation du Conseil de sécurité n’exclut pas de sanctionner le M23

Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a eu une séance de travail, ce vendredi 10 mars 2023 à l’immeuble du gouvernement, avec une forte délégation de tous les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils sont venus à Kinshasa pour écouter, palper du doigt et comprendre les réalités de la guerre qui sévit, depuis plusieurs décennies, dans l’Est de la RDC, en vue d’agir dans le sens de trouver des réponses aux causes profondes de cette guerre.

Tous les services et tous les membres sectoriels du gouvernement congolais, et quelques membres du cabinet du Premier ministre ont également pris part à cette rencontre, dont la restitution a été faite par Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies et co-président de la délégation, Michel-Xavier Biang, représentant du Gabon au Conseil de sécurité et également co-président de la délégation, ainsi que Christophe Lutundula, vice-Premier ministre, ministre congolais des Affaires étrangères.

Détermination d’aider la RDC
Nicolas de Rivière reconnaît une situation très difficile dans l’Est de la RDC, avec l’action des groupes armés. Il a par ailleurs dit la détermination des Nations unies d’aider le pays à y mettre fin.
« Le Conseil de sécurité n’était pas venu en RDC depuis 2018. Il était temps qu’on retourne à nouveau dans ce pays. La situation est très difficile, notamment dans l’Est avec l’action des groupes armés. On a évoqué avec le Premier ministre cette situation dans l’Est. On a dit notre solidarité avec la RDC et la détermination des Nations unies de l’aider. Nous avons aussi évoqué le rôle de la Monusco. Comment la Monusco peut contribuer, de manière encore plus efficace, à la réalisation de son mandat et à la sécurisation de la RDC, à la réforme du secteur de sécurité et à toutes les autres parties de son mandat. Et puis, nous avons évoqué aussi la préparation des élections qui doivent se tenir avant la fin de l’année », a-t-il dit en substance.

Avant de passer la parole à Michel-Xavier Biang qui, en réponse à une question sur les sanctions à infliger au M23 et au Rwanda, a affirmé n’exclure aucune possibilité dans l’objectif de ramener la paix dans l’Est de la RDC.
« Nous avons eu une interaction productive avec le Premier ministre et les membres du gouvernement de la République démocratique du Congo. L’objectif de nos échanges est la paix et la sécurité en RDC. Nous sommes conscients de l’ampleur des enjeux sécuritaires, humanitaires, et politiques. C’est pourquoi il est important, et nous sommes convaincus que pour trouver des réponses aux causes profondes de la situation qui prévaut (dans l’Est de la RDC), il faut écouter, il faut dialoguer, il faut surtout comprendre et agir. C’est pourquoi nous sommes là pour écouter, pour toucher du doigt et surtout trouver des réponses. Les sanctions sont un levier d’action du Conseil de sécurité. Mais au-delà des sanctions, il y a d’autres leviers. Nous envisageons toutes les possibilités dans l’objectif de rétablir la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC », a confié Michel-Xavier Biang.

Rénover le partenariat RDC-ONU

De son côté, Christophe Lutundula a martelé sur la nécessité de rénover le partenariat avec les Nations unies et de muscler le mandat de la Monusco en mettant à sa disposition les moyens nécessaires pour ramener la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC.
« ll faut d’abord souligner que la rencontre était importante et nécessaire. Parce que, d’un côté cela fait longtemps (5 ans) que le Conseil de sécurité des Nations unies a mandaté une mission en RDC. Ensuite, la situation particulière de notre pays exige que nous ayons une communication permanente avec l’institution chargée de la sécurité internationale, en l’occurrence le Conseil de sécurité. Ensuite, c’est une rencontre essentielle pour relancer, sur des bases rénovées, le partenariat entre les Nations unies et la RDC. Pour nous, ce partenariat doit être un partenariat pour la paix et la sécurité, un partenariat pour la stabilité du pays, un partenariat pour le développement économique et social de notre pays sur la base du programme du gouvernement. Ce partenariat doit être un partenariat qui est ancré dans les réalités du moment. Un partenariat qui rencontre les demandes fortes, les aspirations fortes de notre population. Et de ce point de vue, la priorité des priorités, c’est la restauration de la paix et de la sécurité.

Pour y arriver, il faut mettre fin à l’agression contre la RDC et aux aventures meurtrières, criminelles du M23 avec le soutien de l’armée rwandaise. Cela nécessite la mise en œuvre du plan d’action, du plan de paix de Luanda-Nairobi, qui a été avalisé par les chefs d’État de la région et par les Nations unies. Cela nécessite également que la Monusco soit réajustée. Si on veut avoir une Monusco qui travaille, qui est légitime aux yeux des Congolais, il faut revoir, muscler son mandat et lui donner des moyens qu’il faut. Autrement, il ne sert à rien de jeter des hommes, des femmes, militaires ou civils dans une affaire pour laquelle, ils n’ont pas les moyens. Pour aussi arriver à ce résultat d’éradiquer le cancer des groupes armés et de l’agression, il faudra des sanctions. Et nous avons insisté. Les Nations unies, en particulier, et le Conseil de sécurité ont les moyens.

La tradition est là. Les règles de droit sont là. Les pratiques sont là. Les Nations unies ont tout ce qu’il faut pour sanctionner comme ils l’ont fait dans le passé et comme ils le font aussi par exemple, par rapport à la Russie dans la guerre en Ukraine. C’est ce que nous leur avons dit. J’espère que nous nous sommes compris, et que de cette compréhension, nous allons maintenant avoir un partenariat renouvelé et rénové pour mettre fin à la crise qui sévit dans notre pays », a conclu Christophe Lutundula.

Face à la délégation du Conseil de sécurité, Mboso use d’un langage direct et demande des sanctions contre Kigali

Les bureaux de deux Chambres du Parlement congolais, conduits respectivement par Christophe Mboso pour l’Assemblée nationale et Eddy Mundela, 1er vice-président du Sénat, ont eu, ce vendredi 10 mars 2023 dans la salle des Banquets du Palais du peuple, des échanges fructueux et houleux en même temps avec l’importance délégation du Conseil de sécurité en visite en RDC.
Face aux tergiversations de la communauté internationale et surtout du Conseil de sécurité, Christophe Mboso n’a pas fait dans la dentelle. Il use d’un langage direct et sans circonlocution avec la délégation du Conseil de sécurité en lui rappelant que la RDC est agressée par le Rwanda et les Nations unies disposent de toutes les preuves irréfutables et documentées de cette agression rwandaise.

Laquelle entraîne un drame humanitaire sans précédent, des cas de viol des femmes et jeunes filles, les populations en errance. Et cela avec la complicité des hommes d’affaires occidentaux.
A la lumière de ce tableau, Christophe Mboso a simplement demandé au Conseil de sécurité de voter des sanctions contre le régime de Paul Kagame, afin qu’il applique de force la feuille de route de processus conjoints de Luanda et Nairobi.
Excédé par la situation de guerre imposée injustement à la RDC, le speaker de la Chambre basse du Parlement a brisé tout protocole diplomatique en déclarant ce qui suit : « Si vous ne soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine ».

Le speaker Mboso a néanmoins remercié le Conseil de sécurité et le gouvernement américain pour leur soutien à la RDC depuis 1960 ; lequel soutien est matérialisé par la présence des troupes de la Monusco sur le sol congolais.
De manière particulière, Christophe Mboso a rendu hommage à l’administration Biden qui a condamné le Belge exploitant l’or de sang en RDC et pour avoir indexé le Rwanda comme Etat agresseur de la RDC.

De son côté, Michel Biang, chef de la délégation du Conseil de sécurité, s’est exprimé en ces termes : « Nous avons eu le privilège d’échanger, de façon franche et productive, avec le président de l’Assemblée nationale et les bureaux de deux Chambres du Parlement. Le message a été extrêmement clair face à la situation sécuritaire, humanitaire, celle qui prévaut en RDC, surtout à l’Est de la RDC. Nous, notre message est clair. Le Congo n’est pas seul ».

Mais quelle l’essence de cette visite du Conseil de sécurité en ce moment où le cessez-le-feu décidé dans le cadre des processus des paix de Luanda et Nairobi est non appliqué, la coalition M23/RDF continue d’attaquer les forces loyalistes ?
A cette préoccupation, Michel Biang répond comme suit : « Le Conseil de sécurité est venue en RDC pour s’enquérir, discuter, échanger avec les autorités congolaises, les forces vives, la classe politique, de façon à apporter une réponse et des solutions claires aux différents défis qui se posent à la RDC. Notre échange nous a permis d’avoir la perception nationale. Fort de cette perception, nous allons poursuivre nos échanges et voir de façon plus claire, comment apporter des réponses à cette situation ».


Encore des appels et échanges de la part du Conseil de sécurité alors que sur le terrain, la coalition M23/Rwanda ne décolère pas.
Pour le Gabonais Biang, c’est même l’essence de la présente visite du Conseil de sécurité. « Les sanctions sont un levier du Conseil de sécurité, mais d’autres leviers existent également, notamment la négociation.

Mais pour venir à l’action, nous devons pouvoir écouter, nous devons comprendre, nous devons toucher du doigt, et surtout nous enquérir de l’ampleur de la situation. Nous sommes là parce que décider à New York est une chose, pouvoir toucher du doigt en est une autre. Et nous sommes pour pouvoir interagir avec l’ensemble des forces vives de la RDC », a-t-il expliqué par ailleurs.

RDC-Surfacturation des infrastructures : Le PG près de la Cour d’appel Gombe ouvre un dossier judiciaire à charge de l’ACGT et du Bureau de coordination du contrat chinois

Le rapport de l’Inspection générale des finances sur le contrat signé entre le gouvernement congolais et un groupement d’entreprises chinoises portant construction des infrastructures en échange des gisements miniers finit par émouvoir le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Robert Kumbu Phanzu, qui vient de se saisir du dossier.

 

Par réquisition d’information n° 0978/PG.023/a/030/8392/SEC/2023, le PG Robert Kumbu Phanzu demande à M. l’Inspecteur général des finances-chef de service de l’IGF et au directeur général du Bureau technique de contrôle (BTC) aux fins de désigner des inspecteurs des finances et experts de leurs services respectifs, à l’effet de procéder, avec le concours des inspecteurs judiciaires divisionnaires Victor Kibanda, Lambert Mulebo de la Brigade judiciaire de la Gombe et l’officier de Police judiciaire Othniel Masiala Masiala de la Coordination nationale de la Police judiciaire, à Kinshasa/Gombe de procéder aux devoirs suivants : descendre au siège de la Sicomines sis dans la commune de la Gombe, pour obtenir toutes les preuves de paiement des travaux effectués avec les approbations données par l’Agence congolaise de grands travaux (ACGT), et auprès de celui-ci, pour obtenir les contrats des travaux, les décomptes finaux des travaux, les procès-verbaux de réception des travaux et les rapports des missions de contrôle de chaque projet ; descendre sur le terrain pour procéder à la contre-expertise de tous les travaux réalisés ; établir et évaluer tous les cas de surfacturation et les modalités mise en œuvre en vue de son accomplissement ; établir et déterminer les responsabilités individuelles dans la surfacturation et le détournement présumé des deniers publics ; poser tout autre acte légal susceptible d’éclairer votre religion ; nous faire rapport.

 

Affaire à suivre !

Mars 2023 :  Nanouche Ngalula se félicite de l’honneur faite à la femme

C’est à l’occasion de la  célébration de la journée internationale de la femme, mercredi 8 mars 2023, que la coordinatrice nationale de l’organisation non-gouvernementale Appui aux Projets des Actions Sociales a rendu un hommage particulier aux femmes dignitaires de la RDC,en général, mais surtout aux femmes kasaïennes, en particulier, qui prouvent à la face du monde qu’elles possèdent toutes les capacités et compétences de bien faire même plus que les hommes dans tous les domaines de la vie.

Dans son message d’encouragement à l’honneur de la femme pour cette journée internationale de la femme,  Mme Ngalula Nanouche  a dit sa gratitude à toutes les femmes fortes, particulièrement.

« Je salue tout spécialement l’engagement de ces femmes, le sens d’adaptation des unes et des autres aux nouvelles exigences économiques et sociales, notamment par la formation plus que jamais indispensable au numérique. Il est temps pour la femme de faire bouger les lignes, de faire preuve de capacités sur tous les plans, comme vous l’avez fait et vous continuer à le faire déjà si bien, femmes engagées de ma province, en particulier », a-t-elle dit dans ses éloges à la femme.

Elle a, à cette occasion,  lancé  un appel pathétique à toutes les femmes du monde, en général, et celles du Kasaï,en particulier, de se reconnaître, connaître ses droits, ses capacités, ses opportunités, compétences, sa contribution et autres sur le plan politique, social, économique et dans la cohabitation pacifique, la consolidation de la paix et la résolution des conflits dans la province du Kasaï.

JL