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RDC : Alain Daniel Shekomba s’insurge contre la sous-traitance dans tous les secteurs de l’économie congolaise

En marge de la fête du travail, célébrée le 1er mai de chaque année, Alain Daniel Shekomba a exprimé son inquiétude sur la politique de la sous-traitance dans tous les secteurs de l’économie congolaise.

Selon cet ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018, cette pratique limite les capacités de la jeunesse congolaise.

Pour lui, cette politique n’est pas différente du métier de contremaître observé à l’époque coloniale. Ainsi, il estime qu’au siècle présent, la jeunesse congolaise doit être créatrice et propriétaire des grandes entreprises.

« La sous-traitance dans n’importe quel secteur de notre économie nationale, limite la croissance du génie et du savoir-faire de la jeunesse congolaise.  Pas différent du métier de contre maître  à l’époque de la colonisation. La jeunesse congolaise doit-être créatrice et propriétaire des grandes entreprises de production et commercialisation des biens et services, pas toujours des sous-traitants !! », a déclaré Daniel Shekomba dans un tweet, consulté par Netic-News.

Dans la foulée, M. Shekomba s’interroge si avec cette politique de sous-traitance, la RDC est-elle capable de créer des milliardaires.

« Quand j’entends sous-traitance par ici, sous-traitants par là, je me dis, avons-nous réellement la volonté de créer des milliardaires ? », s’interroge-t-il, et de répondre :

« Aucune entreprise minière en RDC ne peut faire de ses sous-traitants des milliardaires, c’est une grande illusion. On ne peut baser la politique de création des milliardaires congolais, uniquement sur la sous-traitance ! ».

Alain Daniel Shekomba propose une solution pour lutter contre cette politique de sous-traitance. Il dit pousser l’économie des connaissances ayant comme base, les provinces enclavées du centre de la RDC, une sorte de silicon valley (pôle des industries de pointe) congolais.

Agape Ntona

Fête du travail : Jules Alingete appelle les congolais à travailler avec patriotisme pour le bonheur d’une RDC bénie par Dieu

L’inspecteur général des finances, Jules Alingete Key a, en marge de la Journée Internationale du Travail, appelé les congolais au patriotisme en évitant de trahir le pays.

Dans une publication sur Twitter, l’IGF a affirmé que la RDC est « un véritable trésor qui attire des convoitises » et qui mérite d’être protégé par ses propres citoyens.

Jules Alingete a par cette même occasion appelé ses concitoyens à travailler patriotiquement pour la vraie face du Congo, une nation bénie par Dieu, dit-il.

« Gardons nous de brader, de braquer et de vendre le Congo, notre seul Héritage que nos aïeux nous ont légué.

Un véritable trésor qui attire des convoitises. Travaillons patriotiquement et nous découvrirons plus tard le bonheur d’appartenir à une Nation bénie par Dieu », peut-être lire sur le compte de Jules Alingete.

Jules Alingete à travers l’Inspection Générale des Finances, continue d’encadrer les finances publiques pour éviter des détournements de fonds destinés au trésor public. La semaine dernière il avait annoncé avoir démantelé un réseau mafieux au sein de l’administration publique, qui faisait perdre à la caisse publique, un montant estimé à 158.999.749,440,95 francs congolais par mois.

Agape Ntona

Fête du travail : « Le chômage reste le problème principal, un problème qui est à la source de bien d’autres problèmes » (Guy Loando)

Dans un document élaboré en marge de la Journée Internationale du Travail, le ministère de l’aménagement du territoire, dit rappeler les enjeux auxquels sont confrontés les travailleurs aussi bien de la RDC que du monde entier.

Selon Guy Loando qui a signé ce document, la première souffrance de la majorité des congolais c’est soit le chômage, soit la peur de perdre l’emploi.

« En effet, dans la longue liste des fêtes et des manifestations qui jalonnent notre calendrier, celle du premier mai est tout à fait particulière. Elle est l’occasion de célébrer le travail, mais aussi de rappeler les enjeux et les défis auxquels nous sommes tous confrontés. Il est évident que pour beaucoup de nos compatriotes, la première angoisse, la première source de difficultés et la première souffrance, c’est bien soit l’absence de travail, soit la peur de le perdre.  Individuellement comme collectivement, pour notre société, le chômage reste le problème principal, un problème qui est à la source de bien d’autres problèmes », lit-on dans ce document intitulé, 1er Mai : fête du travail, fête des travailleurs, autrement dit votre et notre fête.

En outre, selon ce document, il est important de rappeler en cette date du 1er mai l’importance du travail qui est notamment considéré comme un « vecteur d’émancipation ». Pour Guy Loando, ministre de l’aménagement du territoire, le travail ne doit pas être considéré seulement comme un moyen de substance, mais doit également être source d’épanouissement et de satisfaction personnelle.

« (..) C’est pourquoi, en ce jour de la fête du travail, nous devons rappeler l’importance du travail comme un vecteur d’émancipation. Cee travail qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de contribuer à la société et de vivre dignement. Nous devons donc tout faire, même lorsque cela nous semble insuffisant, comme le colibri, pour créer des emplois, encourager l’entrepreneuriat et investir dans la formation professionnelle », poursuit ce document qui ajoute ce qui suit :

« Cependant le travail ne doit pas être considéré uniquement comme un moyen de substance. Il doit également être source d’épanouissement et de satisfaction personnelle. Nous devons alors veiller à ce que le travail soit respectueux de la dignité humaine, qu’il offre des conditions décentes et qu’il permette à chacun de développer ses compétences et de s’épanouir dans sa vie professionnelle et personnelle ».

A cet effet, le ministre Loando salue les efforts de tous les travailleurs congolais et du monde entier pour, écrit-il, leur contribution au développement de la société. Il leur exprime dans la foulée son soutien dans leurs revendications liées à l’amélioration des conditions de travail.

Le premier mai de chaque année, plusieurs pays du monde célèbrent la fête du travail notamment en une journée fériée. Rappelons que la RDC fait partie de ces pays qui honorent les travailleurs en cette date.

Agape Ntona

RDC : Le député national du PPRD, Fidèle Likinda rend l’âme !

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) est frappée par la perte d’un des ses  hauts cadres.

Il s’agit du député national Fidèle Likinda, qui est décédé ce lundi 01 Mai à l’âge de 56 ans,  dont certaines sources évoquent la cause de maladie.

Cet élu de la Tshuapa était fidèle aux idéaux du Kabilisme et un combattant acharné du PPRD.

Dans sa casquette de député, Fidèle Likinda était également reconnu comme spécialiste en motions d’interpellation qui, aboutissent souvent à faire tomber les interpeller, dont José Makila à la tête de la province de l’Équateur pour des malversations, mais également Constantin Mbengele, ADG du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) suite à sa « mauvaise gestion ».

Bienvenu Musoy

RDC-A la découverte du Lualaba profond : le boum minier contraste avec la pauvreté de la population, Fifi Masuka propose du « cosmétique » (Enquête)

Le Lualaba, l’une de 5 provinces issues du découpage du Grand Katanga, est une entité d’environ 2,8 millions d’habitants, avec une densité de 21 habitants au kilomètre carré. (Statistique de 2017).

La province compte deux villes dont Kolwezi (chef-lieu avec plus ou moins 600 mille habitants) et Kasaji, conformément au décret n°13/028 du 13 juin 2013 conférant le statut de ville et commune à certaines agglomérations, ainsi que 5 territoires parmi ces territoires, on cite Kapanga, Dilolo, Sandoa, Mutshatsha et Lubudi.

Dans sa configuration administrative actuelle, le Lualaba comprend 6 secteurs, 19 chefferies, 172 groupements et 2576 villages.

La ville de Kolwezi compte deux communes : Dilala et Manika.

Ici la rédaction de Netic-News rend compte d’un constat de terrain, au terme d’une mini-enquête menée du 1er au 16 avril 2023 dans le Lualaba profond. Et ce, après avoir touché aux vraies réalités que cache le « cosmétique » qu’on miroite à la face du monde.

Les faits

Au cours de la période du 1er au 16 avril 2023, une équipe de reporters de Netic-News est descendue au Lualaba, avec comme point de départ la ville de Kolwezi. Les reporters de Netic-News ont eu le privilège de sillonner trois territoires sur les cinq que compte la jeune province, notamment celles de Dilolo, Sandoa et Mutshatsha, y compris les deux villes : Kolwezi et Kasaji.

Constat

Au terme de cette ronde de terrain, le constat est très amer. Le Lualaba demeure toujours un village, contrairement aux images et allégations cosmétiques et démagogiques présentées à Kinshasa et ailleurs par l’exécutif provincial.

Économie

Le Lualaba est présenté aujourd’hui comme la province minière de la République Démocratique du Congo. C’est le centre d’intérêt de tout le monde, nationaux comme étrangers. Le rêve de tous opérateurs économiques, c’est fouler le sol du Lualaba, le nouvel Eldorado congolais et mourir.

Malgré cette embellie, la population ne voit pas ce boum minier contribuer à l’amélioration de ses conditions socioéconomiques. La pauvreté est omniprésente parmi le Lualabais lambda.

Les denrées de première nécessité coûtent extrêmement cher.

Mimie Kateng, ménagère de son état, se révolte en affirmant qu’il n’y a plus moyen de se nourrir au Lualaba. Les prix des produits de consommation courante ont pris de l’ascenseur : un sac de maïs de 25 kg coûte 75 000 Fc, par exemple. Aussi a-t-elle interpellé le chef de l’Etat à vite se pencher sur le cas Lualaba, où la vie est intenable.

 

Alors que, la province fait des recettes, rien qu’avec la redevance minière. Par exemple, en 2021, le Lualaba a produit 79.240. 521,098 USD ; 2022, la province de Fifi Masuka a produit 112.767.671,026 USD et en 2023 (janvier et février) 15.470.336, 007 USD de redevance minière (Documents de ventilation des ETD de la division des Mines), hormis d’autres taxes liées autres activités économiques de la province.

Tous ces fonds devaient normalement être affectés dans des projets de développement pour le bien-être des populations riveraines, selon les prescrits du nouveau code minier. Malheureusement, ces populations broient du noir. En témoigne le chef de quartier Mupanja, dans le secteur de Luilu, dans le territoire de Mutshatsha.

Révolté par la pollution depuis 2021 de ses 18 ha agricoles par le site Tulizembe supervisé par la coopération COMIBAKAT de la gouverneure Fifi Masuka. Jamais, il n’a obtenu réparation de cette pollution comme le veut la loi minière, ce chef de quartier déclare : « La redevance ne profite pas aux ETD comme le veut la loi. C’est plutôt Mme Masuka et Kinshasa qui en tirent bénéfice ».

Avant de renchérir que « la seule action notable à l’actif de l’autorité provinciale, c’est l’octroi à la fin de chaque année d’un lot de pagnes wax à nos femmes des secteurs ayant des carrés miniers ; une façon de nous flouer, alors que nos villages sont dépourvus de forages d’eau. Nous recourons à l’eau de rivières situées à plusieurs kilomètres de nos habitants, a dénoncé par ailleurs cette autorité locale ».

Le pillage orchestré par des coopératives

La descente sur le terrain a permis aux reporters de Netic-News de se rendre compte que les grands sites miniers sont supervisés par deux coopératives récemment mises en ordre avec le fisc.

Il y a la coopérative Comibakat de Mme la gouverneure, gérée par son oncle Alain et la coopérative Comakat du ministre provincial des Mines, M. Kaumba Jacques.

Elles supervisent les sites juteux de la province, notamment ceux de secteur de Luilu et dans le territoire de Lubudi.

Ces sites, supervisés par ces deux coopératives, ont été déclarés d’exploitation artisanale alors que, dans la pratique, les exploitants se livrent à l’exploitation semi-industrielle ou industrielle avec le concours des Libanais et Chinois.

Déclarés sites d’exploitation artisanale dans le souci de minorer la taxe à payer au fisc, les exploitants ne versent rien au compte du trésor, excepté la taxe SAEMAPE. Pour tout le reste, instruction avait été donnée à la police de mines, à la CNPR, aux inspecteurs des mines, à la brigade antifraude, etc. de n’intercepter aucun véhicule sortant des sites supervisés par les coopératives de Mme le gouverneure et le ministre provincial des Mines.

« J’ai été membre de la commission descendue sur le terrain pour essayer de restaurer l’ordre dans le fonctionnement des coopératives et le traitement des creuseurs artisanaux. Malheureusement, les conclusions de cette enquête sont gardées à ce jour dans les tiroirs à Kolwezi, étouffées par les députés affairistes », a déposé le député provincial Donat Tshimboj.

Avant de renchérir dans ces termes : « Nous avons trouvé certaines coopératives qui font la loi sans aucun document. Les expatriés, notamment libanais et chinois, exploitent dans l’illégalité, mais avec la bénédiction de l’exécutif provincial. Et d’autres disent se référer à Kinshasa. Ils ont même aménagé des voies de sortie des sites qui échappent aux postes de péage, au vu et au su de l’exécutif provincial, complice de cette entreprise criminelle de contrebande. Cas du site Tulizembe, Kalukunji… ».

« Le site produit environ 30 à 40 tracts de minerais par jour. Une route clandestine  facilite l’évacuation de la production sans passer par le péage de Lualaba », a raconté un creuseur.

Dans ces entrefaites, les creuseurs artisanaux grincent les dents. Hier patrons de leur activité, ces creuseurs profitaient de leur travail et faisaient vivre la cité après le chantier, aujourd’hui, ils sont devenus de petits négriers à la solde des exploitants libanais et chinois.

« Je déplore l’interdiction de sortir les minerais des sites, tout est fait pour imposer un prix modique non négociable. Un autre fait est que nos minerais sont dépréciés par ces exploitants « chinois, libanais » qui, avec leurs balances et metorex, nous donnent un poids et une mesure autres que ce que nous avons produit », a dénoncé Patrick Tshombe, creuseur de son état.

Céline Katang, femme habitant le site de Tulizembe qui exploite du cuivre et cobalt, site sous supervision de la COMIBAKAT et exploité par une entreprise chinoise, mais n’a rien fait pour la communauté.

« Le site Tulizembe exploite allègrement les gisements de cuivre et cobalt, mais en retour, nos enfants demeurent analphabètes, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, ni de routes, alors que la coopérative et la province devaient suivre cette situation », a regretté Céline Katang.

Il en est de même du site de Kalukunji, sous la supervision de la COMIBAKAT, les véhicules qui sortent de ce site ne paient aucune taxe, parce que Fifi Masuka aurait instruit tous les services de ne pas intercepter un seul de ses véhicules, sous prétexte que ce site produirait des minerais pour la famille présidentielle dont Maman Marthe Tshisekedi, Patrick Tshisekedi… seraient les points focaux de cette famille régnante (indiscrétions des agents).

Plusieurs Lualabais estiment que ceci serait un chantage pour bien se couvrir.

Infrastructures

Sur le plan infrastructures, Mme le gouverneur avait affirmé, pinces sans rire, qu’on pouvait quitter kolwezi à 7 heures pour atteindre Kasaji à 12 heures.  Les reporters de Netic-News qui ont parcouru ce trajet à moto disent avoir constaté que la voie est en état de délabrement très avancé. Les allégations de la gouverneure sont battues en brèche par la réalité sur le terrain.

Les usagers de cette voie, automobilistes et piétons souffrent quand ils s’engagent sur cette route.

A vélo, le trajet Kasaji-Kolwezi est franchi en deux semaines. A moto, c’est endéans 2 jours, soit 48 heures. Par jeep 4×4, c’est trois jours. Il n’existe pas de voie d’accès sur ce trajet.

C’est sur ce trajet que les reporters de Netic News ont croisé Mwant Yav bloqué sur la voie avec sa jeep 4×4.

A Kolwezi, chef-lieu, on présente quelques voies praticables, notamment celles qui mènent vers les entreprises minières, alors que Kolwezi manque de routes. Les quelques voies construites par l’exécutif provincial sont celles qui mènent vers les résidences des proches parents de la gouverneure FIFI MASUKA SAINI, notamment celle qui mène vers la résidence de son fils Jeffrey MASUKA et sa radio ou vers la résidence de son frère Jo Saini, député provincial. Les habitants de Kolwezi racontent que cette artère a été asphaltée en urgence alors qu’elle était en état de délabrement il y a quelque temps, avant que ceux-ci ne choisissent d’habiter le recoin. A ce lot, il faut aussi verser l’avenue où est bâtie l’actuelle résidence de Mme Fifi Masuka.

Les routes d’intérêt général sont délaissées. Bref, le Lualaba présente le visage d’un village où tout est à construire.

Kasaji, la deuxième ville de la province, ne dispose d’aucune avenue asphaltée. De plus, racontent les Lualabais, cette ville n’a jamais été visitées par la gouverneure. Comme d’ailleurs, elle n’a jamais foulé ses pieds ni à Dilolo, ni à Mutshatsha, encore moins à Sandoa, témoignage des habitants de cette partie de la province.

Aucun marché moderne, sinon un petit marché de fortune, Wenze appelé Adèle Kayinda à plein couvert de tôle, ne reflétant aucune image de l’insolente richesse dont regorge la province.

La ville manque de courant électrique, d’eau potable, sinon quelques forages d’eau.

Kasaji ne dispose d’aucune université publique, avec une seule formation hospitalière, celle des missionnaires.

La seule université privée fonctionne sans auditoires viables et on étudie à tour de rôle.

Bref, la ville de Kasaji est enclavée sans voie d’accès !

La ville de Kolwezi dispose quand même d’une route asphaltée, celle qui mène vers le centre-ville. Mais seulement, elle est truffée de nids-de-poule. Pas moyen d’y circuler librement, embouteillage. Les images qui présente Kolwezi comme une ville en plein essor, c’est du surréel. Certainement que ce sont des axes routiers voies qui mènent vers des carrés miniers, entreprises minières, notamment Kamoa, Tenge Fungurume, KCC, SIcomines, etc.

Mais dans la cité de Kolwezi même, il n’y a rien de tel en termes d’infrastructures.

Dans le territoire de Mutshatsha, il n’y a absolument rien, pas un forage d’eau… les habitants puisent l’eau dans la rivière.

Mme le gouverneur n’est jamais allée en tournée dans les trois territoires visés. Les témoignages de la population font foi. Sandoa est dans la même situation.

Dilolo, c’est le même cri. La ville de Kasaji est enclavée.

Les érosions

A part le cosmétique que Mme FIFI MASUKA essaie de présenter, le Lualaba est un vide, le développement n’a pas encore débuté.

Le quartier Joli Site est en voie de disparition, avec beaucoup de têtes d’érosion. L’école Cinquantenaire va bientôt disparaître, car l’érosion pointe à quelques mètres. Aucune autorité urbaine n’y a mis ses pieds. La population est abandonnée à son triste sort.

Sécurité

Sur le plan sécuritaire, le Lualaba n’est pas administré. L’équipe de Netic-News a parcouru plus de 600 km de route, pas une jeep de la police ou un poste de police dans un village. Les habitants en parlent.

A Kolwezi, les cas de viol sont monnaie courante, avec en prime une insécurité ambiante. Les mototaximen témoignent combien ils sont tracassés au quotidien. Ils perdent leurs engins où leurs collègues à la suite de cette insécurité ambiante.

Le quartier Joli Site est l’entité de la ville de Kolwezi la plus insécurisée suivi de Lwilu… Dès la tombe de la nuit, tout le monde se terre dans sa maison, par crainte d’être victime de cas d’insécurité.

Tout Lualaba est en insécurité, à partir de Lwilu, il est difficile de se promener dès que la nuit tombée.

Les quelques agents de l’ordre qu’on rencontre sont sans arme, pas de tenue, moins encore d’engin de mobilité. Ils n’ont pas de motivation et manque de carburant lorsqu’ils ont la possibilité de recourir aux moyens de particuliers. Alors que sous Richard Muyej, les patrouilleurs disposés d’une prime de 10.000 Fc/jour, de la restauration, des engins et munitions étaient mis à leur disposition.

Selon des indiscrétions des agents en charge de la sécurité, c’est ce relâchement de la part de l’autorité provinciale qui est à la base de l’insécurité. A cela s’ajoute aussi la pauvreté, car la population du Lualaba broie du noir et grouille dans une misère indescriptible.

Administration

Sur le plan administratif, les postes juteux sont au main des MASUKA et les SAINI. Il y a une sorte de privatisation de l’administration publique au Lualaba.

La population indexe Mme le gouverneur qui use de népotisme et clientélisme : d’abord les membres de sa famille et ses proches parents au détriment de la compétence qu’on retrouve parmi les Lualabais.

Politique

Sur le plan politique, une forte tension couve au Lualaba, une crise de leadership, dirait-on. La population accuse la gouverneure d’être le commun diviseur de la classe politique du Lualaba. Cette crise ne facilite pas la construction de la province. On dit que Mme Masuka est en conflit avec son ancien chef Richard Muyej, Adèle Kayinda, le sénateur Dominique. Actuellement, elle a en chasse Mme Isabelle Kibassa.

Elle redoute toute mobilisation politique qui n’a pas reçu sa bénédiction sur l’étendue de la province. Quand elle ne peut l’empêcher, elle organise une contre mobilisation au coup de moyen de l’Etat. Fifi MASUKA profite de ces conflits pour asseoir son influence et pour ne rien faire au profit du développement du Lualaba. (Les témoignages des habitants faisant foi).

Cette mini-enquête réalisée par Netic-News existe aussi en version vidéo logée sur sa chaîne YouTube.

GAUTHIER SEY

JEAN KASONGO

ERICK MBUYA

GRÂCE MUSONGO

Insécurité à l’Est : L’EAC se félicite d’avoir permis à la RDC de récupérer plus au moins 11 localités jadis sous contrôle du M23 (Document)

À travers un communiqué rendu public ce lundi 1er mai, dont une copie est parvenue à Netic-News, la Communauté d’Afrique de l’Est se félicite d’avoir permis à la RDC de récupérer plus au moins 11 localités jadis sous contrôle des rebelles du M23.

Il s’agit de Karuba, Mushaki, Kiloriwe, Kitchange, Mweso, Kishishe, Bambo, Mnagana, Tchengerero, Kiwanja et Kinyandoni.

Dans ce document, le secrétariat général de l’EAC précise que les zones récupérées sont déjà sous le contrôle de divers contingents de la force régionale qu’il félicite en passant pour les efforts entrepris pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans la partie Est de la RDC.

Tout de même, le secrétariat général de l’EAC a invité les pays membres à soutenir pleinement les efforts de la force régionale pour stabiliser et pacifier cette partie de la RDC, dominée par des conflits armés.

Toutefois, l’EAC a réitéré sa ferme volonté de permettre le rétablissement de la paix et de la sécurité dans toutes les zones caractérisées par les violences.

  1. Kanku

Union sacrée : Palme d’or au parti DTC du Député Théo Kazadi

La Dynamique pour la Transformation du Congo (DTC), parti cher au député national Théo Kazadi Muayila s’est placée véritablement du bon côté de l’histoire, à l’occasion de la sortie officielle de l’Union sacrée de la nation, ce samedi 29 avril 2023.

De militants aux cadres, passant par les membres du directoire national de ce parti qui prône le social-démocratie, tous n’ont pas voulu loupé cette occasion, celle d’être témoins de la nouvelle page de l’histoire de la renaissance de la République Démocratique du Congo qui s’ouvre avec Félix Tshisekedi.

Déjouant tous les pronostics des partis malettes qui n’ont pour militants que leurs initiateurs, la DTC a démontré son encrage sociologique à Kinshasa, la capitale par sa mobilisation active qui traduit la ferme volonté de son autorité morale, le député national Théo Kazadi Muayila de porter jusqu’aux confins, cette vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

L’un des précurseurs de cette vision qu’il repend en évangile partout où il passe comme la seule alternative pour sauver la nation congolaise face aux vendeurs en eau trouble, jouant le jeu de l’ennemi Rwandais dans ses velléités irrédentistes, Kazadi Muayila dit wabayanda a, dans son message de remerciement, salué l’engagement de ses militants de la DTC.

« Chers camarades transformateurs, au nom de la direction politique de notre cher  parti DTC, je tiens sincèrement à vous remercier vivement pour notre participation active à  la sortie officielle de l’Union Sacrée, famille politique du Président Fatshi notre candidat champion. La visibilité de la DTC telle que remarquée à cette manifestation résulte des efforts de chacun de nous, cela prouve à suffisance combien nous pouvons influencer les choses dans la sphère politique de la RDC », lit-on dans ce communiqué.

Comme tout bon chef de peloton,  Théo Kazadi resserre ses rangs. Il rappelle ses transformateurs à maintenir la flamme jusqu’aux prochaines élections.

« Restons donc soudés et engagés avec ferme détermination jusqu’aux élections de décembre 2023, afin d’obtenir les résultats escomptés. Allez jusqu’au bout. Tout laisse à croire que demain est un jour et un avenir radieux pour la DTC et ses transformateurs.

Vive l’USN, vive la DTC, ensemble, transformons le Congo », conclut-il.

Toutes structures du parti mise en contribution pour cette réussite, l’honorable Théo Kazadi exprime également sa gratitude  aux membres du comité organisateur, tout comme aux différentes commissions ad hoc.

Sylvain Kabongo

Sortie officielle de l’Union sacrée : Les partis membres s’attaquent sur le sondage de la mobilisation

Après la sortie officielle de la charte Union Sacrée de la Nation, le samedi 29 Avril dernier, des polémiques s’enflamment sur la mobilisation des militants des partis politiques, membres de cette plateforme de Félix Tshisekedi.

Selon un sondage, le parti politique AFDC-A du président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, serait à la première position sur la mobilisation de cette activité politique.

En réaction, Steve Mbikayi, président du parti Politique le Travailliste et membre de l’Union sacrée, estime que c’est un faux sondage et les militants dudit parti étaient les premiers à vider les gradins.

« Habitué aux polémiques, le président du parti qui mobilise toujours plus de drapeaux que des militants crée une polémique inutile.

Il publie un faux sondage à la télé se plaçant 1er en terme de mobilisation au stade devant l’Udps et tous les autres partis. Conflictuel, incorrigible et très audacieux !

Et pourtant, les gradins que son parti occupait était premier à se vider (Était-ce des mercenaires ? ) et à influencer les autres militants à quitter le stade.

Nous avons des preuves ( images ) », déclare Steve Mbikayi.

Au sujet du départ des militants avant l’arrivée des orateurs au stade des Martyrs, Steve Mbikayi fait savoir que, « Le fait qu’ils aient rempli le stade à 9h et que très fatigués, soient partis à 15h avant l’arrivée du présidium, n’est nullement un désaveu de l’union sacrée. C’est juste un message de la base aux leaders politiques, toutes tendances confondues, à qui, ils demandent respect et considération.

La marrée humaine venue au stade a témoigné de son soutien au Président Félix Tshisekedi, mais a désapprouvé l’arrivée trop tardive des orateurs.

C’est une bonne leçon du souverain primaire à toute la classe politique ».

D’autres analystes politiques pensent que la couronne de mérite sur la mobilisation revient au Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya, dont ses militants avaient répondu massivement.

Rappelons que la charte Union Sacrée de la Nation portera son choix sur Félix Tshisekedi pour la prochaine élection Présidentielle le 20 décembre.

Bienvenu Musoy

Union sacrée : le parti ACOPD attend apporter la grande moisson pour le Chef de l’État

L’ambition est grande au sein du parti politique Alliance Congolaise des progressistes pour la Démocratie et le Développement Durable (ACOPD).

Présent au stade des martyrs à l’occasion de la sortie officielle de l’Union sacrée de la nation, le président de cette formation politique, Jean Claude Musaas Manyong a réaffirmé la détermination d’ACOPD d’accompagner la vision du Chef de l’État, en lui accordant une majorité écrasante pour son deuxième mandat.

« Le peuple s’est exprimé à cette occasion, vous avez vu le stade des martyrs était plein à craquer. Le peuple a démontré que le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a une vision qui mérite d’être soutenue, c’est cela qui a justifié cette forte adhésion de la population à sa vision à travers la participation à la sortie officielle de cette plateforme que lui-même a initiée, ce grand rassemblement politique qu’est l’Union sacrée de la nation.

Étant parmi les premiers partis qui ont marqué leur adhésion à l’Union sacrée,  ACOPD attend accompagner la vision du Chef de l’État, d’abord en travaillant pour lui accorder un mandat et une majorité écrasante pour son deuxième mandat, qui lui permettra alors de bien matérialiser sa vision qui a connu beaucoup d’obstacles et d’embûches pendant la première législature. (…)  ACOPD attend l’accompagner dans ce sens là. En plus, c’est à travers le nombre des députés qu’ACOPD apportera au parlement à tous les niveaux », souligne le Sénateur Jean-Claude Musaas.

À l’approche des échéances électorales qui pointent à l’horizon, Jean Claude Musaas et son parti se classent déjà en ordre de bataille.

« La mobilisation de notre parti à cette sortie officielle en dit long. En plus, nous couvrons déjà 20 provinces de la RDC. C’est ne pas une mince affaire, cela relève d’une forte détermination de pouvoir aller vers les résultats, et c’est ça notre challenge, c’est de gagner cette élection et nous y travaillons », a-t-il indiqué.

Jean Claude Musaas appelle la population congolaise  à rejoindre les rangs pour faire de ce parti, une force sur laquelle le Chef de l’État peut compter.

Parti du paysan, ACOPD, poursuit entre autres vision de  faire de la RDC, une société éprise de paix et de justice, marquée par la diversification de l’économie, des institutions fortes favorisant, à partir des entités locales, l’accès aux services sociaux de base, conduite par des dirigeants capables de transformer les ressources en richesses, en assurer une justice distributive sans compromettre l’avenir des jeunes.

Sylvain Kabongo

Kasaï : En espace de 3 mois, la province enregistre plusieurs cas des violations des droits humains (NSCC)

La société civile congolaise du Kasaï à travers les structures de défense des droits humains interpelle les autorités face à l’insécurité qui bat son plein dans la province du Kasaï, et les invite au respect des droits humains et la protection de la personne humaine.

Dans un communiqué de presse rendu public ce dimanche 30 avril 2023, dont une copie est parvenue à la rédaction de netic-news, la coordonnatrice provinciale de Bin-adam en action, une organisation de la société civile qui milite pour la défense des droits humains, Madame Julie Ochano Zenga  dénonce avec indignation la situation précaire des violations de droits humains observée en la période allant de janvier à mars 2023, dans les territoires de la province du Kasaï.

« Dans le village de Domiongo une femme pour avoir changée de parti politique a été l’objet de viol, la situation de l’intolérance politique à Mweka devient inquiétant car la liberté d’opinion, d’associations est piétinée et tant d’autres. À Kakenge, les FARDC tracassent la population et se font passer pour les officiers de la police judiciaire, en posant des actes conséquents », s’est indigné madame Julie Ochano.

D’après le bilan dressé par cette ONG, tous les cinq territoires de la province du Kasaï sont touchés par des violations graves des droits de l’homme.

À l’en croire, à Kamonia et à Tshikapa : Les défenseurs de droits de l’homme sont obligés de vivre en clandestinité pour des motifs de menaces par certaines autorités judiciaires.

Aussi, les refoulés d’Angola subissent des traitements inhumains lors de leurs expulsions sans compter les conditions carcérales à la maison pénitentiaire de Tshikapa.

Cette Organisation appelle les autorités de la province au respect des droits humains sous toutes ses formes sur toute l’étendue de la province du Kasaï.