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RDC- Lutte contre le VIH Sida au Kasaï : Philippe Malu sollicite l’implication de toutes les parties prenantes

Chargé de la planification, suivi et évaluation et secrétaire exécutif provincial a.i du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), Phillippe Malu a invité toutes les couches de la population de la province du Kasaï à s’impliquer dans la lutte contre le VIH/SIDA, car cette lutte, dit-il, est multisectorielle. Ce point de vue, il l’a exprimé a la.faveur d’une interview exclusive accordée à Netic-News.net.

Philippe Malu rassure par ailleurs que les campagnes de sensibilisation se tiennent, même si elles sont restreintes, mais c’est la population qui semble oublié l’existence du VIH au Kasaï.

 » Nous continuons à sensibiliser la population, d’une manière restreinte, parce que nous n’arrivons pas à couvrir toutes les 18 zones de la DPS, mais c’est la population qui ignore l’existence du VIH comme pandémie. Cette lutte est multisectorielle, c.à.d ce n’est pas seulement le personnel de santé qui doit s’impliquer, mais toutes les couches confondues de la population sont invitées à s’impliquer dans cette lutte « , a-t-il dit.

Philippe Mali précise que ce qui bloque l’élargissement de la sensibilisation sur le terrain, ce sont les moyens financiers. De ce fait, il demande aux partenaires d’appuyer sa coordination provinciale.

 » Si cette sensibilisation se fait d’une manière restreinte, c’est parce que nous n’avons pas actuellement d’appui financier. Je profite pour demander premièrement aux médias de nous aider à animer des émissions, car les radios jouent un grand rôle dans cette sensibilisation et aux autres partenaires de nous appuyer « , a-t-il sollicité.

 » La population ne peut pas oublier les mesures d’application pour lutter contre le VIH, parce que ce virus affaiblit le système immunitaire, ouvre la voie aux autres infections opportunistes. D’où, il faut que la population soit vigilante, nécessairement lutter contre le VIH que la COVID-19″, a conclu Philippe Malu.

Il sied de noter qu’il s’est observé un manque de sensibilisation à la lutte aux mefaits et ravages du VIH/SIDA dans la province du Kasaï en faveur de la COVID-19.

Jadot lukadi doué

RDC – Enjeux politiques : signature de la charte de l’Union sacrée: Voici ce qui bloque ( la constitution de sa coordination et les fautes disciplinaires) 

Les sociétaires de la nouvelle majorité présidentielle se fixent rendez-vous , ce mercredi 5 avril 2023 à Pullman Hôtel pour la signature de sa charte constitutive.

La signature de la Charte constitutive de l’Union sacrée de la nation est ouverte à toutes les formes parties prenantes membres de cette famille politique en vue d’en faire une plateforme électorale autour de Félix Tshisekedi.

Seulement, cela fait jaser par les sociétaires. Selon les indiscrétions qui sont parvenues à Netic-news.net, il y a une disposition qui fâche et ne met d’accord toutes les parties prenantes. Cette disposition a trait à la coordination à cinq dont les présidents de deux Chambres du Parlement congolais, Vital Kamerhe, Jean-Pierre Bemba et Augustin Kabuya.

Pour beaucoup, cette disposition ne tient pas la route.

 » Au nom de quoi Kabuya, Bemba et Kamerhe vont-ils assurer cette coordination. Si Mboso et Bahati font unanimes, en tant chefs de corps, en quoi les trois autres peuvent-ils trôner a la coordination de l’Union sacrée, surtout que cette charte ne reconnaît pas le regroupement portique », arguent-ils.

Avant de poursuivre en ces termes :  » Quel est le.pods de Bemba avec son MLC, Kamerhe, avec son UNC et Kabuya avec son UDPS, pour se prévaloir de siéger à la coordination de l’Union sacrée ? Si tel est le cas, il faut donc tenir compte des anciens chefs de corps membres de l’Union sacrée, notamment anciens premiers ministres m, anciens présidents de l’Assemblée nationale et Sénat membres, au cas contraire, seuls Mboso et Bahati sont admis à assurer cette coordination ».

Il est des forces politiques qui menacent de ne pas signer le document et promettent de solliciter l’arbitrage du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, pour signer la charte. Les tractations s’annoncent houleuses avant l’ouverture de la signature de cette charte.

En outre, certains considèrent que des fautes disciplinaires retenues dans la charte de l’Union sacrée de la nation risquent d’alourdir la bonne marche de la plateforme, notamment

l’incohérence politique dans le comportement général, toute déclaration de nature à remettre en cause les actions de l’USN, tout comportement ou acte de nature à nuire à la bonne marché de l’USN ou à sa Haute Autorité Politique, le fait d’entreprendre des initiatives institutionnelles, médiatiques isolées susceptibles de créer la confusion et/ou de compromettre l’atteinte des objectifs définis dans la présente Charte.

Affaire à suivre !

Netic-News

RDC- Fifi Masuka règle des comptes à tout membre de l’administration proche d’Isabelle Kibassa!

Le Cadre de concertation de la Société civile du Lualaba s’est réuni lundi 3 avril 2023 pour examiner la situation qui prévaut au gouvernorat de province du Lualaba, où il y a licenciements abusifs, suspensions des cadres et agents de l’administration provinciale. De grandes déceptions ont été enregistrées au sein de cette province sous l’autorité de Fifi Masuka Saîni. 

Selon Me Chadrack k, le gouvernement Masuka s’est illustré dans beaucoup d’abus allant dans le sens d’excès de pouvoir, de grandes déviances qui choquent les bonnes consciences de la province du Lualaba et les principes administratifs.

Le conseiller de son cabinet ayant participé à l’accueil d’un membre de l’Union sacrée en visite dans la province, en l’occurrence Isabelle Kibassa est déclaré indésirables au gouvernorat. Pour avoir sensibilisé les membres de sa communauté a l’adhésion à un parti proche de ce regroupement « USN », un autre conseiller a éte évincé d’un cabinet ministériel. Il y a aussi ce remplacement sans motif d’un conseiller principal de la Direction provinciale d’assainissement sur ordre du dircab du gouverneur. A sa place, on promeut un 1er assistant.

La province enregistre depuis deux ans des scandales qui font la honte, avec une administration du Moyen âge.

Imaginez un commissaire général qui démissionne du gouvernement provincial pour retourner à l’hémicycle se désigne lui-même son successeur dans l’exécutif provincial. Quel imbroglio?

Affaire à suivre !

Netic-News

Nord-Kivu : Les éléments de Mai-Mai Baraka attaquent un centre d’enrôlement à Mususa et tuent 1 civil

Des coups de feu ont été entendus dans la nuit et jusqu’au petit matin de ce mercredi 5 avril, dans la commune de Mususa, à Butembo, dans la province du Nord-Kivu.

Selon le porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord, le capitaine Antony Mwalushay, « Un groupe Mai-Mai BARAKA, se passant pour des électeurs, se sont introduits dans un centre d’enrôlement de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ce mercredi 5 avril 2023, à l’école primaire KIRIBATA.

La même source renseigne que les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo étaient descendus sur le terrain et ces inciviques ont tiré plusieurs balles, lesquelles ont touché un civil venu s’enrôler et qui a trouvé la mort, mais également un kit électoral de la CENI a été endommagé.

Le capitaine Antony Mwalushay regrette par ailleurs le comportement des jeunes venus de la cellule FURU, qui ont soutenu visiblement les actions de ces Mai-Mai BARAKA, et ont barricadé quelques routes principales de la ville en s’attaquant aux forces de sécurité.

« La circulation routière a été fortement perturbée par ces jeunes, qui voulaient à tout prix, brûler les trois véhicules de la Police Nationale Congolaise.

Pour l’instant l’armée m et la Police sont en train de rétablir l’ordre dans la ville de BUTEMBO », a renchéri le porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord.

Rappelons que lors de son arrivée, le mardi 4 avril 2023 dans la ville de Beni, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant-général Constant Ndima, a dénoncé la complicité des filles et fils de sa province qui travaillent en connivence avec les ADF.

Bienvenu Musoy

RDC- L’Assemblée nationale vote huit ordonnances-lois sans debat en exécution de la loi d’habilitation de décembre 2022 

Les députés nationaux se sont retrouvés en plénière, ce mardi 4 avril 2023 dans la salle de Congrès du Palais du peuple, à l’invitation du bureau de la Chambre basse, à en croire le communiqué de presse rendu public le veille par le rapporteur Joseph Lembi Libula.

Au programme de la plénière étaient inscrits l’examen et l’adoption de huit projets de lois portant ratification des ordonnances-lois prises en exécution de la loi n°22/066 du 26 décembre 2022 portant habilitation du gouvernement.

En prévision de leur examen, le Premier ministre a chargé les membres du gouvernement, notamment la ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, ministre d’Etat, ministre de la Justice, les ministres de la Santé publique, de l’Agriculture, des PT-NTIC, du Numérique et celui de la Communication, pour leur défense, a fait savoir Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, président de l’Assemblée nationale.

Il s’agit du projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n° 23/05 modifiant et complétant le loi n°018/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique ; du projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en RDC ; du projet de loi portant ratification n°23/007 du 3 mars 2023 modifiant et complétant la loi n°11/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux à la protection de l’environnement ; projet de la loi portant ratification de l’ordonnance-loi n°23/008 du 10 mars 2023 autorisant la ratification de l’accord de la Convention de l’Union africaine sur la cyber-sécurité et la protection des données à caractère personnel ; projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code numérique ; projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n°23/011 du 13 mars 2023 autorisant la ratification de la Convention l’Union africaine des télécommunications ; projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n°23/0112 du 13 mars 2023 portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie de la RDC, etc.

Dans la défense de ces ordonnances-lois, les membres du gouvernement Sama II se sont évertués à produire les motivations ayant présidé à leur prise.Eve Bazaiba a fait comprendre que les deux décisions prises dans son secteur, lesquelles figurent parmi les dix mesures prises par le gouvernement pour améliorer la gouvernance des ressources forestières en RDC. Et l’arsenal juridique congolais n’ayant pas prévu les matières liées à la lutte contre le changement climatique, il s’est avéré nécessaire de modifier la loi existante.

Motivations

Le ministre de la Santé publique a fait observer que le projet de loi sur la santé est une émanation du Parlement envoyée au président de la République et au gouvernement pour être adopté sous forme d’ordonnance-loi.

De son côté, Eberande Kolongele du Numérique a estimé qu’avec les deux ordonnances-lois portant sur son secteur, la RDC est en train d’organiser sa cyber-résilience en protégeant son système d’information. Alors que Patrick Muyaya a justifié l’ordonnance-loi relative à l’exercice de la liberté de presse par la volonté des parties prenantes aux travaux des états généraux de la communication et des médias de janvier 2022 de revisiter la loi n° 96 /002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, texte-mère qui encadre l’exercice de ce métier si sensible et qui connait une évolution avec l’apparition de nouvelles technologies de l’information et de la communication. D’autres textes, à la suite de celui-ci renforceront l’arsenal juridique du secteur de la communication et des médias, notamment celui sur le statut des journalistes œuvrant en RDC ou celui sur l’organisation des médias et la publicité.

Vote à l’unanimité

Déclarés recevables, les huit projets de lois ont été soumis au vote. A l’issue de cet exercice, sur 376 députés votant, le projet de loi sur le bambou 369 ont répondu oui, 7 non, aucune abstention ; le projet de loi sur la Santé publique 369 oui, 7 non, aucune abstention ; le projet de loi sur l’environnement 369 oui, 7 non, 4 abstentions ; le projet de loi sur la cyber-sécurité 369 oui, 7 non, aucune, le projet de loi sur la liberté de la presse 369 oui , 7 non , aucune abstention ; le projet de loi sur le Code numérique 369 oui, 7 non ; le projet de loi portant Convention sur les télécommunications 369 oui, 7 non ; le projet portant autorisation de l’état de siège 368 oui, 6 non.

Tous ces textes de lois seront transmis au Sénat pour seconde lecture.

RDC: 1ère réunion de la commission ECOFIN: Vital Kamerhe encourage l’accroissement de la production locale 

 Nommé vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale dans le gouvernement Sama II Vital Kamerhe a tenu, mardi 4 avril à l’hôtel du Gouvernement, sa toute première réunion avec la nouvelle équipe de la commission Économique et Finances.

La communication du président de la commission ; le point d’information sur la situation économique, financière et monétaire, développé par la gouverneure de la Banque Centrale du Congo ; L’Approbation du relevé des décisions de la réunion du 7 mars 2023 ; La réflexion sur la diversification de l’économie congolaise, état d’avancement du dossier ; L’Examen d’un projet de loi du ministère des Finances autorisant la ratification de l’accord de prêt, signé entre la RDC et le Fonds africain de développement, au titre de projet de construction du Corridor économique transnational, RDC-Angola, dans sa phase 1: sont les points débattus lors de cette réunion de l’ECOFIN.

Dans son adresse, le VPM de l’Économie nationale a souligné que, « C’est en travaillant ensemble que nous pouvons espérer relever les multiples défis qui plombent le progrès économique et social de notre pays. »

Vital Kamerhe a martelé par ailleurs sur l’impératif de la diversification économique et l’accroissement de la production locale, afin d’assurer une substitution intelligente des importations par des produits locaux, et cette pratique permettra la réduction de l’exposition aux chocs exogènes pour assurer la souveraineté alimentaire de la RDC.

Notons que cette première réunion de l’ECOFIN a connu la participation des ministres des Finances, du Plan, du Commerce extérieur, du Portefeuille, de l’Industrie, du Budget et la Banque Centrale du Congo dont le Secrétaire général a représenté la gouverneure empêchée.

Bienvenu Musoy

RDC : l’IGF promet d’accompagner la direction de l’Inspection du ministère de l’Economie   

L’Inspection générale des finances (IGF) a rassuré d’accompagner la direction de l’inspection du ministère de l’Economie nationale pour lutter contre toute forme de détournement au sein de ce secteur en République démocratique du Congo. 

Vital Kamerhe et Jules Alingete, respectivement nouveau vice-Premier ministre, ministre de l’Economie national et directeur général, chef de service de l’IGF, se sont entretenus, ce mardi 4 mars pour tabler sur cette question de lutte contre le détournement des derniers publics et les atteintes des objectifs fixés au sein du ministre de l’Economie.

Au sortir de cet échange, le DG de l’IGF a d’abord indiqué qu’il a été question de partage d’expériences en matière de traitement des questions économiques et financières, avant de s’appesantir sur l’implication des services de l’IGF qui sont prêts à fédérer les forces avec la direction de l’inspection du ministère de l’Economie afin de combattre le coulage des recettes. “ Nous sommes disposés à accompagner le ministère de l’Economie nationale dans cette approche, surtout dans le cadre du contrôle des prix des produits qui sont vendus sur l’ensemble de territoire “, a rapporté le chef de l’IGF Jules Alingete. 

Dans ce même élan, il a relevé que la RDC vient de très loin en ce qui concerne son économie, aujourd’hui le pays est en train de se relever. Donc,, c’est tout à fait normal que l’IGF s’implique pour accompagner tous les ministres, y compris celui de l’Economie.

Pour sa part, Vital Kamerhe dit vouloir travailler en parfaite collaboration avec cette structure de la Présidence de la République qui exerce une mission générale de contrôle et d’audit financier.

Richard Musafiri

RDC : Matata Ponyo dénonce une justice congolaise “très corrompue” 

Dans une matinée politique de son parti, le président du parti politique Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), l’ancien Premier ministre de la RDC, Augustin Matata Ponyo, est revenue sur les nombreuses bavures des institutions du pays, dont la justice congolaise qu’il juge être dans les rouages de la corruption.  

“La constitution de ce pays a été violée plus de 39 fois pour que Matata Ponyo soit incarcéré”, a déclaré l’ancien chef du gouvernement dans son discours politique devant ses militants.

L’homme à la cravate rouge est revenu sur ses déboires judiciaires et a insisté sur son innocence dans le dossier Bukangalonzo.Selon lui, plusieurs fois la justice a été torpillée pour le placer en prison comme dans le dossier susmentionné qui a débouché sur la destitution du juge Dieudonné Kaluba, de manière rocambolesque, car ce dernier a dit le droit. 

“ M. Dieudonné Kaluba a été débarqué de ses fonctions de manière rocambolesque en lui disant que Monsieur, nous vous avons pas dit de dire le droit, mais de dire la politique “, a déclaré Augustin Matete Ponyo en rapport avec la déchéance du juge constitutionnel Dieudonné Kaluba en mai 2022.

Réitérant sa candidature en décembre 2023, il promet de faire de la justice congolaise un secteur sérieux et paradoxalement indépendant pour relever la nation congolaise comme un vrai pays de droit.

Richard Musafiri

RDC-AN : Jean-Pierre Bemba interpellé sur la présence des troupes ougandaises sur le sol congolais

À peine investi dans ses fonctions que le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Jean-Pierre Bemba Gombo se voit interpellé par le député national Juvénal Munubo, élu de Walikale dans le Nord-Kivu.

Le VPM en charge de la Défense nationale doit répondre à la question orale avec débat, au terme de laquelle il doit fournir à la représentation nationale des explications sur l’agression de la RDC par le Rwanda et la présence en masse des éléments de l’Armée ougandaise.

 

A en croire l’élu de Walikale, il y a plusieurs accusations, selon lesquelles, il n’y pas que le Rwanda qui agresse la RDC. Il y a l’Ouganda aussi. « Lorsque vous lisez le rapport qui a été publié par le groupe d’experts conjoint des Nations unies en 2022, il est clairement écrit que le Rwanda et l’Ouganda avaient servi de bases-arrières pour le M23. Dès lors, on ne sait pas comprendre qu’un pays comme l’Ouganda, cité par le rapport des experts des Nations unies, un pays condamné en 2005 pour les actes d’agression et activités criminelles sur le territoire congolais et qui a été sommé de payer des dommages et intérêts à la RDC, on ne sait pas comprendre qu’un pays comme celui-là continue à être considéré comme un pays partenaire. Le VPM en charge de la Défense a même reçu une délégation des officiers militaires ougandais à Kinshasa. Moi je me disais qu’au lieu que ce débat reste dans les réseaux sociaux, j’ai bien voulu que le VPM de la Défense, M. Jean-Pierre Bemba vienne à l’Assemblée nationale, invité par le bureau pour fournir des explications à ma question », a expliqué Juvénal Munubo.

Pour un ministre qui vient d’arriver, a-t-il eu le temps matériel suffisant de s’imprégner des dossiers relevant de son secteur ? Le député national Munubo s’appuie sur les principes sacrosaints de l’administration : « la continuité de l’Etat » et « la continuité des services ».

« C’est qu’il n’y pas longtemps que les remise et reprises ont eu lieu, mais le patron de la Défense. Il dispose des collaborateurs civils et militaires, travaille dans une équipe gouvernementale où il peut consulter ses collègues des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, il y a même un Premier ministre au-dessus de lui. Et donc, c’est lui qui est responsable du secteur », a-t-il argumenté son initiative de contrôle parlementaire.

NETIC-NEWS

RDC : Médecins Sans Frontières alerte sur une catastrophe humanitaire en cours au Nord-Kivu

La situation humanitaire est critique dans la province du Nord-Kivu. Selon Médecins Sans Frontières (MSF) qui livre l’information, au moins 1 million de personnes ont été forcées aux déplacements internes pour préserver leur vie contre les exactions des terroristes du M23, il y a maintenant une année. 

« Une catastrophe humanitaire est en cours au Nord-Kivu : environ 1million de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons ces 12 derniers mois pour fuir les combats liés à la résurgence du M23. Cette crise exacerbe une situation humanitaire déjà critique », alerte MSF, dans une publication ce mardi 4 avril 2023 sur son compte Twitter.

À en croire Médecin Sans Frontières, la réponse humanitaire est largement insuffisante face à l’ampleur de la crise actuelle. C’est ainsi que « MSF appelle la communauté internationale et les autorités congolaises à accroître d’urgence les efforts pour répondre aux besoins de la population.

En outre, MSF invite tous les participants au processus de paix dans cette région à faire preuve de plus de réactivité et de flexibilité afin de répondre rapidement aux besoins et de s’ajuster à l’évolution des mouvements de populations.

Malgré plusieurs démarches, des accords et déploiements des militaires de la Force régionale au Nord-Kivu, les rebelles du M23 continuent de semer la terreur dans cette partie de la RDC, ce qui met en mal la vie quotidienne des paisibles citoyens.

Agapé Ntona